OS : Un mariage inattendu

Elle sortait du hall de l'immeuble. Là où se trouvais son bureau. Enfin…Pour se qu'il en restait, les murs avaient jaunis et la moquette s'était peu à peu tacheté au fil des années. Tout le bâtiment était en travaux, y compris son bureau. Il ressemblait alors à un immense chantier, des pots de peintures trainaient sur le sol, et les escabeaux étaient nombreux dans la pièce. Une fois sortis dehors elle pu remarquer que la rue était animée, plus loin on pouvait apercevoir un clown qui faisait peur au plus petits, et rire les plus grands. Le nez rouge, les chaussures immondes et trop grandes qu'il portait, les traits grossis par un maquillage fait à la va-vite. Elle soupirait.

Encore un qui a besoin de gagner sa croûte… pensa-t-elle.

Elle regagnait alors son véhicule, une berline noire. Depuis son installation à New York, elle était devenue aigri de la vie, perdant toute sa joie de vivre. Elle qui aimait passer de longues après-midi à flâner, à rire avec ses amis. Aujourd'hui elle n'en avait plus, ou presque plus.

Il est tard, dix-neuf heures peut-être songea-t-elle. Il est vingt heures en réalité. Cela fait bien longtemps qu'elle a oublié les horaires de son travail. Elle rentrait chaque soir tard, et ne souhaitait qu'une chose rentrer et rester au calme. Pourtant ce soir là, comme tous les autres d'ailleurs, ne faisait pas exception à la règle. Jacob serait là. Comme toujours.

La journée avait été particulièrement longue et éprouvante, et elle ne pensait qu'à se blottir bien au chaud sous ses draps. Elle avait envi de se retrouver seule, cependant chez elle l'attendait son compagnon. Depuis quelques temps déjà le couple n'allait plus très bien. Lui disait que tout allait bien, elle, au contraire, ne voulait qu'une seule chose : qu'il disparaisse !

L'homme était âgé de 24 ans, elle de 29 ans. C'était un beau brun amérindien, qui travaillait dans un garage renommé de New York. Elle, était brune, et sa peau pâle, contrastait avec celle de son amant. Il était immense pour elle avec ses 1 mètre 90, alors qu'elle semblait minuscule à ses côtés, du haut de son mètre 65. Il n'allait pas ensemble, c'est avec cette constatation en tête que Bella rentra chez elle.

_ Je suis rentrée !

Il sortit de la cuisine, portant le tablier à fleur que Charlie avait offert à Bella à noël. Outch, vision plus qu'étrange pour la jeune femme qui retint un fou rire. En effet le dit tablier était rose à fleurs, des marguerites pour être précis, blanches et jaunes. Jacob, attrapa Bella par la taille et l'embrassa chastement.

_ Il y a du courrier pour moi ? demanda-t-elle, en retenant une grimace de dégoût.

_ Oui tiens.

Il s'approcha d'un guéridon et lui tendit une enveloppe rose bonbon.

_ Hum bizarre, dit-elle en voyant cette chose entre ces mains.

_ Ouvre là, elle ne va pas te manger ! rétorqua Jacob, plus curieux que jamais de voir ce qui se trouvait dans cette enveloppe.

Bizarrement, il lui semblait reconnaître l'écriture sur le dessus de l'enveloppe. Elle laissa ses doutes et ses interrogations de côtés et ouvrit l'enveloppe. Elle en retira une invitation, couleur ivoire.

Monsieur Edward Cullen & Madame Tanya Dénali

Ont le plaisir de vous annoncer leur mariage

Qui se tiendra dans l'église St Thomas à Boston

Le 28 juin prochain à 11h45

Vous êtes cordialement invitée à vous joindre à eux, lors des festivités.

Esmée & Carlisle Cullen, Carmen & Eléazar Dénali

Elle laissait le carton tombait à terre. Ce fut comme un coup de poing pris en plein dans le ventre. Elle ne s'attendait pas, mais alors pas du tout à ça. Jacob quand à lui ne perdit pas une minute de plus pour attraper le morceau de papier cartonné et de le lire.

_ Cool un mariage, dit-il le sourire aux lèvres.

Bella voyant le sourire béat de son concubin le regarda alors sévèrement arracha cette maudite chose et la déchira en plusieurs petits morceaux, puis les jeta dans la poubelle. Elle était tellement énervée de sa journée, de ce qu'elle venait de lire, et de plus de l'attitude de son compagnon qu'elle pensait bien commettre un crime dans l'heure.

_ Je ne comprends pas ta réaction Bell's, un mariage c'est plutôt cool, y'a de la bonne musique, de la bouffe à volontés et gratuite.

_ Tais toi Jacob ! Tu ne comprendras jamais rien à rien. Rétorqua-t-elle furieuse et plus en colère que jamais.

_ Pourquoi tu te mets dans un tel état ?

_ Laisse tomber… J'ai eu une dure journée, je vais me coucher. SEULE ! hurla-t-elle lorsqu'elle vit Jacob qui commençait à la suivre.

Une fois dans sa chambre, elle ferma la porte avec le verrou et se coucha dans son lit toute habillée. Elle se mit alors à pleurer. Elle qui avait si longtemps retenue ses larmes, aujourd'hui elle ne pouvait plus. Cela lui était impossible. Alors elle s'endormi, épuisée d'avoir trop pleuré. Jacob, quant à lui, partis sans faire un bruit, ne comprenant pas la réaction de sa compagne. Il repartit chez lui, triste et le regard dans le vague. Peut être n'étaient-ils pas fait l'un pour l'autre, pensa-t-il, sur la route. Peut être…

Une semaine après avoir reçu cette lettre qui avait bouleversé la vie de Bella Swan, tout, ou presque, avait repris sa place. Jacob venait chaque soir la voir, parler avec elle, la câliner. Cependant elle n'était plus autant réceptive qu'auparavant. Un soir elle rentra tard, et Jacob souffla avant de lui donner une nouvelle enveloppe. Semblable à la précédente. Il savait très bien la crise qui allait démarrer d'ici quelques secondes. Il se préparait alors à l'inévitable.

Tremblotante Bella ouvrit l'enveloppe, même si au fond d'elle, elle savait ce qu'elle y trouverait. Elle ne se trompa pas. Il y avait la même invitation, pour le même mariage, portant exactement les mêmes indications et noms. Le sol s'ouvrit sous ses pieds. Et elle repartit de plus belle. Son visage perdit encore plus de couleurs qu'à l'accoutumée. De pâle, il était devenu blanchâtre. Elle avait de longues et larges cernes sous ses yeux, qui accentuaient son côté pâle.

Jacob l'observait silencieusement. Il n'en pouvait plus de la voir comme ça. Il fallait qu'il réagisse. Et tant pis pour les dommages collatéraux. Il avait besoin de lui dire ce qu'il avait sur le cœur.

_ Bella je te trouve bizarre, changer depuis que tu as reçu ce carton d'invitation. Je ne sais pas…J'ai l'impression que tu t'éloigne. Dit-il doucement, en s'approchant d'elle.

_ C'est peut être ça en effet, répondit-elle sèchement

_ Mais je ne comprends pas. Qu'est-ce que j'ai fait de mal ?

_ Jacob ! Tu ne comprends pas que j'étouffe ici? Lâcha-t-elle soudainement

_ Mais je…

_ Lâche moi !

Elle sortit de l'appartement, rouge de colère, emportant avec elle son sac à main. Elle courut, courut sans pouvoir s'arrêter. Sans savoir où aller. Elle souhaitait tout quitter. Mais pour aller où ? Il pourrait toujours la retrouver. Elle souhaitait juste s'échapper. Le carton était toujours dans sa main. La couleur rose bonbon de ce dernier lui donne envie de vomir. Son écriture est recherchée et le seul prénom qu'elle retient là-dedans est celui de son amour de toujours. Edward. Les larmes coulaient le long de ses joues, le froid de la nuit commençait à lui glacer le sang. Et sa tête tournait, comme une valse autrichienne. Elle avait mal. Sans savoir comment ni pourquoi, elle arriva près de l'aéroport. Sa carte bleue se trouvait dans son blouson. Elle s'en saisit. Tapa le code et la voilà qui part dans l'avion, en direction de Boston, où Edward est sur le point de se marier. Elle ne sait pas où aller, ni pourquoi elle fait ça. Tout ce qu'elle souhaite c'est arriver à temps. A temps, pour le voir, lui parler. Mais le temps lui est compté. Elle prit juste le temps d'acheter à manger avant de partir, car elle était partie précipitamment sans prendre le temps de manger. Le sandwich qu'elle venait d'acheter avait du mal à passer. Elle ressentait toujours cette rancœur qui lui donnait la nausée.

A vingt-et-une heure elle montait dans l'avion, elle s'endormit automatiquement. Ce fut une hôtesse de l'air qui vint la réveiller pour lui dire qu'elle était arrivée à Boston. Il était minuit. L'aéroport semblait presque désert et les néons l'aveuglaient presque. Elle sortit alors de l'immense bâtiment, et héla un taxi. Elle se trouva une petite chambre d'hôtel très peu décorée. Le bleu et le jaune, un peu vieillit donnait une dimension étrange à cette chambre. Il y avait un lit, une commode et un petit bureau. Un tableau, sur lequel était peint un tournesol dans un vase. Kitch, pensa Bella. Cette pièce n'était vraiment pas à son goût. Mais qu'importe elle n'allait pas se transformer en Valérie Damido, pour redécorer une chambre, qui lui servirait le temps de quelques jours.

Le lendemain, 26 juin, elle partit visiter Boston. Elle passa près d'une boutique et craqua pour une robe bleue nuit, en satin avec les bordures noires en dentelle. Puis au détour d'une rue, elle pu apercevoir une librairie très ancienne, n'y tenant plus, elle se précipita vers celle-ci.

Lorsqu'elle entra dans cette dernière, tout lui paraissait magique. Les étagères partaient du plafond pour revenir se poser délicatement sur le sol, et sur celles-ci étaient placés des milliers d'ouvrages en tout genre. Elle passa son index sur les livres de l'étagère qui se trouvait devant ses yeux. Ils brillaient d'admiration.

_ Très bon choix si je peux me permettre. Ce sont les classiques de la littératures anglo-saxonne.

_ Alice ? cria Bella en reconnaissant la voix.

Elle se retourna et pu ainsi voir son ancienne meilleure amie.

_ Bella ? Oh mon dieu, Oh mon dieu, Oh mon dieu ! BELLAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA ! cria Alice en lui sautant au cou.

Bella rit devant l'énergie de son amie, qui s'était décuplé au fil des années.

_ Al' tu m'étouffes !

_ Oups, elle relâcha Bella. Oh mon dieu ! C'est tellement irréel de te voir ici Bella, après autant d'année.

_ Et oui que veux-tu ? Je suis comme ça moi, une fille pleine de surprise.

_ Attend au moins qu'Edward, Emmett, et mes parents te voient. Tu leur à beaucoup manqués tu sais.

_ Oh et bien je… Tu sais si je suis là c'est pour le…

_ Le mariage d'Edward ?

_ Oui voilà, dit-elle en essayant de masquer ses rougeurs derrière ses cheveux.

_ J'ignorais que tu étais invitée mais c'est génial ! Au fait, il va falloir qu'on te trouve une robe, que je te coiffe, te maquille et puis qu'il…

_ Oh Stop Alice ! J'apprécie vraiment tout ce que tu fais mais écoute. Je ne suis même pas sûre d'y aller alors… J'ai déjà trouvée une robe. Tiens regarde.

Elle sort de sa poche la robe bleue et déclenche ainsi des millions de feux dans les yeux de son amie.

_ Mais, mais c'est une DOLCEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEE !

_ Calme toi Alice !

_ Oups. Désolée… dit-elle penaude.

_ Bon si on allait boire un verre et que tu me racontais tout ce qui t'es arrivée depuis ces dix dernières années hein ?

Alice et Bella se dirigèrent vers un café du centre ville. Elles parlèrent du bon vieux temps, de leurs vies actuellement. Ainsi Bella appris qu'Alice était mariée depuis quelques années à un psychologue très renommé de Boston : Jasper Hale. Et qu'ensemble ils avaient eu une petite fille prénommée Nina, une sorte d'hommage à la célèbre Nina Ricci, âgée de 6 ans et un petit Corry âgé de 3 ans.

_ Mais tu sais Emmett non plus n'a pas chômé depuis tout ce temps. Sa femme Rosalie, qui est également la sœur de Jasper, mon mari, est enceinte de leur quatrième enfant.

_ Quatrième enfant ? dit-elle ahuris.

_ Et oui. Emmett est un super papa. Ils ont eu un petit Kellan il y a 7 ans de ça, puis Lola et Tia sont nées, deux petites jumelles adorables, qui ont 4 ans. Et là Rose préfère garder le secret quant au sexe du bébé.

_ Et bah. Ça en fait du changement tout ça. Il faut que je m'y habitue.

_ Et tu as intérêt à le faire rapidement c'est après-demain le mariage ma belle.

_ A ce propos, tu es sûre que ce n'est pas une erreur cette invitation.

_ Je ne pense pas. Mes parents tiennent vraiment à toi, tout comme Edward, alors ils veulent que tu sois là pour partager leur bonheur. Voilà tout.

_ Moui… répondit-elle pas vraiment convaincu.

_ Bref ! Tu es logée où là ?

_ Je loge dans un hôtel, le Santa Cruz.

_ Mais ça ne vas pas du tout Bell's. Tu vas venir habiter à la maison le temps que tu resteras.

_ Non. Ça va pas la tête ? Je ne m'incruste pas chez les gens.

_ Mais c'est une invitation Bella. Tu n'as pas le choix !

_ Bien… grommela-t-elle.

Elles partirent chercher le trousse de toilette de Bella et les quelques affaires qu'elle s'était achetée. Heureusement qu'elle gardait toujours dans son immense sac à main, des affaires de rechange. Elle avait profité de son après-midi boutique pour s'acheter un sac de voyage et quelques affaires pour les quelques jours durant lesquels elle resterait à Boston.

_ Chériiiiiiiiiiiiiiiiiii je suis rentré !

Un homme blond, grand, voir immense, arriva. Il avait le regard bleu acier et regarda la femme qui accompagnait la sienne.

_ Jazzou je te présente Isabella Swan, c'est une amie d'enfance et elle est là pour le mariage d'Ed'.

_ Enchanté Isabella.

_ Rien que Bella. Et enchantée aussi. Je suis désolée de débarquer ainsi mais c'est Alice et je…

_ Ne t'inquiète pas, ça ne me gène pas et en même temps avec Alice, il faut s'attendre au pire. Mais rassure toi tu n'es pas le pire hein.

_ Merci Jasper.

Il hocha la tête et laissa sa femme discuter avec Bella. Il alla chercher ses enfants pour qu'ils mangent, et pendant leur repas, ils n'arrêtèrent pas d'interroger Bella sur les nombreuses bêtises que leur mère et leurs oncles avaient pu faire étant petits. Jasper écoutait, lui aussi d'une oreille attentive, les différentes aventures rocambolesques de sa chère épouse. Alice, quant à elle, se cachait le visage derrière sa serviette, riant nostalgique à toutes les petites anecdotes que leur servait Bella.

Aux alentours de 22 heures, Jasper monta coucher ses enfants. Bella aidait Alice à débarrasser la table et à faire la vaisselle. La belle baillait aux corneilles lorsque Jasper redescendit.

_ Vas donc te coucher je vais finir.

_ Non, ne t'inquiète pas je peux le faire.

_ Allez Bella. Va te coucher ! Demain nous avons rendez-vous avec Esmée et je ne pense pas qu'Alice apprécierait si elle te voyait avec des cernes de six pieds de long.

_ Mouai… Possible.

_ Allez bonne nuit.

_ Bonne nuit Jasper.

Elle lui fit un petit signe de la tête et alla se coucher dans la chambre qui lui était attribuée. Elle se mit en pyjama et s'endormit une fois que son corps se trouva sous la chaleur des draps propres et dont l'odeur, celle de la lavande, s'échappait dans la pièce.

La journée s'était parfaitement bien déroulée. Bella avait retrouvée son sourire et sa bonne humeur. Elle en oublia même le masque de la femme hautaine et arrogante qu'elle s'était forgée au fil des années. Même Jacob avait fini sa course aux oubliettes.

_ Bon alors Bella, ce soir nous dinons chez mes parents. J'ai prévue ta tenue et ta coiffure, ton maquillage oh et tes chaussures et puis…
_ Alice ! Stop c'est bon je suis là. Ne t'inquiète pas je ne vais pas m'envoler. Respire !

_ Oh mais c'est que je suis tellement impatiente que tout le monde te revois.

_ Oui et bien moi je suis légèrement… stressée on va dire alors ne me fait pas paniquer d'avantage. D'accord ?

_ Oki doki !

La jeune femme regarda son amie en haussant un sourcil.

_ Et bah quoi, j'apprends les expressions de la cours de récré de mes enfants, dit-elle comme si c'était une évidence.

Cette remarque fit sourire Bella. Son amie Alice était toujours aussi folle que lorsqu'elle était plus jeune.

_ Allez hop hop hop ! Files sous la douche ! NINAAAAAAAAA !

_ Oui maman ? dit la petite fille en arrivant au pas de course dans la chambre de sa mère.

_ Tu vas te préparer. Va me chercher ta robe et je vais te faire ta coiffure.

_ D'accord maman !

Elle courait déjà jusqu'à sa chambre pour attraper sa tenue.

Bella secouait la tête et disparue sous la douche, pour en sortir dix minutes plus tard. Elle avait mis ses sous-vêtements blancs, en dentelles et soie, qu'Alice lui avait déposée sur le meuble à côté du lavabo, lorsqu'elle se douchait.

Revenue dans la chambre, son amie l'a fit s'habiller d'une robe blanche, au décolté important. Mais la robe la mettait réellement en valeur. Elle s'arrêtait juste au dessus du genou et elle flottait dans les airs. Bella s'émerveillait devant le miroir. C'était comme si la robe avait été créé pour elle. Alice applaudit Bella. Il est vrai qu'elle avait particulièrement bien choisis le vêtement pour son amie. Mais bon c'était Alice Cullen-Hale dont on parlait, la plus grande styliste de Boston !

Elle poussa alors Bella, pour que cette dernière prenne place sur le siège devant sa coiffeuse. La petite Nina, observait le spectacle qui se jouait devant elle. C'était la première fan de sa mère et elle aimait beaucoup la demoiselle qui était rentrée dans sa vie la veille. Elle avait particulièrement aimé entendre Bella raconter les petites bêtises que sa maman et ses oncles avaient commises étant petits. Et aujourd'hui elle trouvait que l'amie de sa maman était tout simplement magnifique. La petite fille rêvait de devenir comme Bella quand elle serait grande. Aussi jolie qu'elle. Nina avait les cheveux blonds comme son père et son frère, elle les avait longs. Elle aimait lorsque sa mère lui faisait des coiffures, lorsqu'elle s'occupait d'elle comme d'une princesse. Et assise en tailleur sur le lit de ses parents, elle attendait son tour, pour la séance coiffure, et regardait Bella dans le miroir.

Alice lui avait fait une tresse elle l'avait faite tenir dans un chignon magnifique. Elle avait maquillé légèrement le visage de Bella, juste pour sublimer sa beauté naturelle.

Bella écarquilla les yeux, en se voyant dans le miroir.

_ Ça te plait ? demanda alors Alice, anxieuse de la réponse de son amie.

_ Tu veux rire ? C'est magnifique Alice ! Je ne me reconnais même pas.

_ Tu sais je pense que nous devrions faire ça demain, pour le mariage.

_ Je le pense aussi, répondit Bella en riant.

Elle se leva et laissa sa place à la petite Nina.

_ Alors je te fais quoi comme coiffure ma puce ?

_ Comme Bella !

_ Ok. Ne bouge pas d'accord ?

La petite obéit et Bella pris place sur le bord du lit pour observer Nina se faire coiffer. La petite fille portait une robe rose qui lui allait parfaitement bien. Elle portait un bracelet violet à la main gauche et une petite bague avec une grenouille sur le majeur droit. Elle ne perdit pas une seule fois son sourire, durant toute la séance de coiffure. Une fois qu'elle fut prête sa mère, alla s'habiller. Alors Nina prit place aux côtés de Bella et posa sa tête contre l'épaule de cette dernière. Bella souriait et passa une main contre la joue de la fille de son amie.

Il était près de 19 heures 30 lorsque les filles sonnèrent à la porte de la maison des parents Cullen. Les garçons, Corry et Jasper était déjà partis pour les aider à tout préparer.

_ Putain ! J'ai oublié mon portable chez toi ! Et j'attends un coup de fil important, s'écria Bella.

_ Tiens tu peux prendre la voiture. Tu nous rejoindras après.

_ Ok. A tout de suite ! dit Bella avant de pester contre elle-même.

Le temps de faire un aller retour et elle avait déjà perdu une demi heure. Elle se frappa le front avec la paume de sa main, avant d'enlever le contact de la voiture. Elle sortit précipitamment de la voiture d'Alice. Elle lissa sa robe de la main et sonna. D'où elle était, elle entendait des éclats de rire. Elle voyait la lumière qui se propageait dans le salon.

_ Ouai et puis quoi encore aussi… dit une voix avant d'ouvrir la porte. Un éclat de rire et lorsque la personne se retourna, elle se figea.

_ Bella ?

_ Bonsoir Edward… Je euh… Alice m'a invité… dit-elle piteusement avant de braquer son regard sur le sol, essayant de cacher ses rougeurs.

_ Non… Ce n'est rien. Je suis juste…surpris de te voir ici. Je ne m'y attendais pas.

_ Tu préfères que je parte ? Je peux… Je veux dire, j'ai toujours ma chambre à l'hôtel. Alors pardon d'être venue. Tu diras à Alice que je la remercie.

Bella commençait à partir dans la rue. Edward était sur le seuil de la porte. Complètement ahuris de l'avoir revue. Lorsqu'il vit le blanc de la robe partir, il sortit de sa torpeur et parti en courant la rejoindre.

_ Attend Bella !

Elle se retourna et vit Edward courir dans sa direction. Il portait une chemise blanche et un jean brut foncé. Ses cheveux étaient toujours autant indisciplinés.

_ Ne pars pas. Je ne voulais pas te blesser. C'est juste que… Putain ! Ça fait plus de dix ans et je suis réellement surpris de te revoir maintenant.

_ Edward si je suis revenue c'est que j'ai reçu cette invitation pour ton mariage et je… Je pensais que tu serais peut être heureux de me revoir. Je vois que je me suis trompée. Encore une fois.

_ Viens. Viens avec moi à la maison. Parlons de tout et de n'importe quoi. Mais reste. S'il te plaît.

Elle voyait bien dans le regard de son ami qu'il était sincère. Il n'attendait qu'une seule chose, qu'elle reste. Il le souhaitait véritablement au fond de lui.

_ D'accord.

Il acquiesça et ils partirent en direction du foyer des Cullen. Lorsqu'elle entra, elle avait l'impression que ses souvenirs chevauchaient la réalité. Chaque photo, chaque objet lui rappelait Forks et la maison aux milles et unes fenêtres. Elle aimait surnommer ainsi l'immense villa des Cullen car elle possédait une multitude de fenêtres et baies vitrées en tout genre. C'était son rêve de gosse. Celui de devenir la princesse de cet immense château. Mais le temps à passer, et la princesse à grandit. Et ses idéaux se sont envolés.

Dans le salon, se trouvait une magnifique cheminée en marbre, et les sofas semblaient confortables. Les couleurs étaient chaudes et rendaient un côté convivial à la pièce. Assis sur un des sofas, Carlisle, Esmée et Emmett discutaient ensemble. Sur un autre se trouvaient, Alice, Jasper et une femme blonde, enceinte. Bella devina aisément que c'était Rosalie, la femme d'Emmett. Les enfants jouaient plus loin, près d'un coffre en bois ciré.

Edward se racla la gorge et posa sa main dans le bas du dos de Bella. Tous les regards convergèrent vers cette dernière, et elle sentit aussitôt le rouge lui monter aux joues. Esmée se mit rapidement debout et vint enlacer la jeune femme. Esmée avait été comme une deuxième mère pour elle. Et elle aimait particulièrement sa chaleur maternelle. Elle qui avait perdu sa mère jeune et qui avait du vivre avec son père, solitaire. Elle avait donc trouvé en Carlisle et Esmée, les parents qu'elle aurait souhaité avoir. Eux qui étaient toujours présent pour chacun de leurs enfants.

_ Tu m'as tellement manqué ma chérie.

_ Vous m'avez manqué aussi Esmée.

Esmée souriait. Bella n'avait jamais voulu la tutoyer. Elle avait beaucoup trop de respect pour cette femme. A l'époque Esmée avait dût batailler contre Bella pour qu'elle cesse de l'appeler Madame Cullen. Mais elle avait fini par gagner contre la petite Bella âgée d'à peine sept ans. Mais plus têtu que cette petite Swan tu meures !

Carlisle esquissa un pas vers celle qu'il avait toujours considéré comme sa deuxième fille. Il l'a prit à son tour dans ses bras et lui murmura quelque chose à l'oreille. Bella releva la tête face à cet homme et hocha la tête simplement. Edward était de plus en plus intrigué par la femme qui se trouvait face à lui. Elle avait changé. En dix ans, les gens changent c'est normal. Mais elle était devenue plus belle, plus femme. Avait-elle des enfants ? Etait-elle mariée ? Il se perdit dans ses pensées, et dans son passé. Bella et lui avait été plus que des amis à un moment donné. Ils avaient expérimenté quelques choses d'adultes. C'était à l'âge de 17 ans. Avant que tout ne bascule, et que le lendemain de la remise des diplômes, Bella Swan ne disparaisse du décor, et de Forks tout simplement.

Edward se mit alors à penser à cette femme qu'il avait aimé. Car oui, il était tombé fou amoureux de cette jeune femme, se promettant de l'épouser plus tard. Mais le temps à fait son œuvre et il l'avait « oublié », et il se mariait le lendemain avec une autre femme. Tanya…

Ils étaient tous passés à table et les discutions allaient bon train. Ils parlèrent tous de leur vie, passant des enfants, aux mariages, du travail que chacun faisait. Edward en appris beaucoup plus sur son ancienne amie. Elle était la directrice d'un journal de New York, était célibataire et sans enfants. Et quand vint son tour il ne savait plus quoi dire. Il était désormais le directeur du conservatoire de Boston, où il enseignait le piano également. Et le lendemain, il se marierait avec une femme, qu'il trouvait belle. Ça en était presque pathétique. Tanya était blonde, grande et avait une forte poitrine. Au départ ce n'était qu'une histoire d'une nuit, et puis il s'était dit et pourquoi pas. Et après un an passé ensemble, ils allaient se marier. Carlisle et Esmée n'appréciaient guère cette femme, glaciale et sans cœur. Edward, lui, semblait complètement gaga devant cette fille.

C'était également pour cette raison que les parents Cullen avaient invité Bella au mariage. Pensant que sa présence pourrait aider leur fils à retomber sur terre et à voir quelle monumentale erreur il était sur le point de commettre. Hélas, ils semblaient froid l'un envers l'autre.

Bella trouvait très étrange le fait que la fiancée d'Edward ne soit pas présente au diner. Mais elle ne dit rien pour autant. Elle affectionnait particulièrement la femme d'Emmett, qui était une femme gentille, juste et intelligente. Elle était institutrice avant de devenir femme au foyer. Elle aimait ses enfants et cela se voyait dans son regard, lorsqu'elle parlait d'eux. Emmett, lui avait changé. Mais à la fois, il était toujours le même. Toujours là pour raconter des blagues salaces et vaseuses, mais Rosalie semblait le canaliser.

Et puis il y avait Edward. Il n'avait presque rien dit du repas, se contentant d'hocher la tête aux paroles de sa famille, où d'écouter seulement les conversations qui se déroulaient à droite et à gauche de lui.

Puis minuit sonna. Les enfants s'étaient endormis sur les canapés et Alice avait une envie folle de retrouver ses vingt ans. Elle proposa alors à tous le monde d'aller en boîte de nuit. Seule, Rosalie refusa, sa condition de femme enceinte ne lui permettait pas de faire des folies.

Emmett lui aurait bien voulu aller s'amuser mais préférait garder un œil sur sa femme, juste au cas où, avait-il dit. Et c'est ainsi qu'Alice et Jasper précédaient Edward et Bella pour aller en boîte de nuit. Ils étaient partis à deux voitures. Et le trajet se fit en silence dans celle d'Edward. Bella était plus que vexée de ce silence. Il prouvait bien une chose : Edward ne voulait pas la voir.

Dès qu'ils arrivèrent Bella fila au bar commander un mojito. Edward, la suivait alors et pris la même chose. Le bruit était assourdissant, Alice se déhanchait déjà contre Jasper, qui lançait des regards énamourés et empreint de désir à sa femme. Edward en voyant ça, voulait s'en aller. C'était sa sœur après tout. Même si il savait que sa nièce et son neveu n'était pas nés dans les choux et les roses.

La musique changea et Bella secoua la tête et commença à chantonner. Edward s'approcha d'elle et lui dit à l'oreille :

_ Viens danser.

Elle le regarda comme si il était fou. Mais non, au lieu de ça, il lui tendait sa main et l'emmena avec lui sur la piste. La musique était à la fois sensuelle et très rapide. Bella avait oublié à quel point il savait bien danser. Il attrapa alors sa partenaire de danse et la fis tournoyer dans tous les sens. Bella, souriait de toutes ses dents. Elle était très heureuse d'être là avec lui. Après quelques danses endiablées, Bella n'en pouvait plus. Elle transpirait et avait besoin d'air frais. Edward l'accompagna dehors. Ils parlaient de tout et de rien comme lorsqu'ils étaient ado. Bella avait enfin retrouvé son Edward. Le portable dans la poche d'Edward se mit à vibrer.

_ Ah. Alice et Jasper sont partis.

_ Je n'ai pas la clé pour rentrer…

_ Reste à la maison ce soir. Tu les rejoindras demain matin.

_ Je ne sais pas si c'est une bonne idée Edward.

Il semblait peiné. Bella ne voulait pas rester avec lui. Il se recula alors et Bella vit dans son regard qu'il était blessé. Elle lui prit la main et joua distraitement avec ses doigts.

_ Ce n'est pas contre toi Edward. C'est juste que tes parents n'ont pas été prévenus et que je trouve ça mal de s'incruster.

_ Tu sais très bien que tu ne t'incrustes jamais.

Elle souriait aux mots du jeune homme.

_ Ok… lâcha-t-elle.

Il sourit en retour et lui attrapa la main. Ils rentrèrent de nouveau dans la boîte et prirent leurs affaires. Edward repris alors la main de Bella et la conduisit jusqu'à sa voiture. Il lui ouvrit la porte comme un gentleman. Cela faisait tellement longtemps qu'on ne s'était pas occupé d'elle ainsi. Jacob, lui n'avait jamais eu le moindre geste comme celui-ci envers elle. Elle devait toujours tout faire seule. Et elle regrettait amèrement d'être sortie avec lui.

Une fois que la voiture s'arrêta devant la maison des Cullen, elle eut soudainement le même sentiment de gêne qui la tiraillait. Elle n'avait pas sa place ici. Elle n'arrêtait pas de se le répéter. Mais que pouvait-elle faire face au regard courroucé d'Edward ? Son cœur face à lui était bien faible, et elle n'arrivait pas à prendre cet air si détaché qu'elle empruntait à la Bella, femme d'affaire redoutable.

Il se déplaça avec rapidité, hors du véhicule, et vint faire le tour pour ouvrir la portière à sa Belle. Le regard qu'il portait sur elle depuis le début de la soirée, était étrange. Ce n'était pas celui d'un homme heureux de retrouver une ancienne amie à lui, non, son regard, était emplit de désir et d'envie. La passion transpirait par tous les pores de sa peau d'albâtre. Son odeur à elle, l'ensorcelait. Il était possédé du démon de la luxure. Elle lui rappelait tant de choses, tant de promesses, tant de secrets inavoués. Il était sous son contrôle, elle n'avait qu'à sourire pour qu'il tombe à ses pieds. Il en oubliait presque qu'il se mariait le lendemain. Mais qu'importe s'il ne lui restait qu'une seule soirée, qu'une seule nuit en tant que célibataire, il devait la vivre à fond, et avec elle.

Ils passèrent la porte d'entrée en silence, ne souhaitant pas réveiller la maisonnée. Edward se saisit d'un morceau de papier et écrit un bref mot, où il mentionna le fait que Bella était resté dormir. Il le mit en évidence sur la table de la cuisine, près de la cafetière. Il savait très bien que Carlisle serait le premier levé, et suivant son parcours matinal, la première chose qu'il ferait, serait d'aller directement se servir une tasse fumante de café noir.

Après ces quelques secondes, passées au rez-de-chaussée, Edward attrapa la main de Bella et la tira vers l'étage. La chambre d'Alice était inaccessible, il y avait trop d'affaires en vrac sur le lit et il avait peur de se recevoir les foudres de sa sœur pour avoir ne serait-ce que froisser un seul de ses vêtements. Il l'emmena donc dans sa chambre.

_ Tu prendras le lit, je m'installerais par terre, où dans le fauteuil.

_ Non. C'est chez toi, tu prends le lit et je prends le fauteuil.

_ Bella tu es mon invitée.

Alors qu'elle allait protester, elle sentit les lèvres de son « ami » se poser sur les siennes, réveillant le feu ardant qui sommeillait dans son bas ventre. Elle fut surprise et ne répondit pas tout de suite au baiser. Cependant, lorsqu'elle sentit qu'Edward décollait ses lèvres, elle lui attrapa la nuque avec ses mains et l'embrassa de nouveau. Sa langue, vint butter contre les dents de Bella, et elle lui ouvrit alors la bouche pour qu'un ballet sensuellement érotique puisse voir le jour entre eux. Elle avait chaud. Terriblement chaud. Lui, était au bord de l'évanouissement passionnel. Sans qu'elle ne s'y attende, Edward la poussa sur son lit, sa robe remonta légèrement sur le haut de ses cuisses.

Les mains de Bella passèrent sous sa chemise qu'elle remonta le long de son torse, caressant sa peau du bout des doigts. Il ne pût empêcher un grognement sortir de sa gorge. Ses lèvres quittèrent celles de Bella, pour atteindre la lisière de son décolté. Il pouvait voir la naissance de ses seins, ainsi que le tissu qui les recouvraient. Il passa alors ses mains le long de ses hanches, puis elles finirent par arrivée sur ses cuisses. Remontant encore et encore sa robe le long de son corps. Bientôt le vêtement de sa belle fût vite oublié. Elle était là, allongée, complètement offerte à lui, ne portant que des sous-vêtements qu'il qualifiait de sexy.

_ Edwaaard ! gémit-elle lorsque la langue de son amant passa sur le tissu de son soutien-gorge.

Il fit glisser les bretelles de son vêtement, lui découvrant ses deux dômes tendus au maximum. Il commença à glisser son nez contre son sein, touchant et torturant l'autre de sa main. N'en pouvant plus de ces caresses, il prit en bouche l'un deux, et continua sa douce torture. Bella balançait des hanches contre lui, gémissant son prénom de satisfaction.

_ Edward ! Plus !

Elle commença à lui retirer sa ceinture, mais il stoppa toute activité.

_ Patience mon ange !

Il fit descendre sa bouche le long du corps de sa belle. Elle était en sueur, les cheveux entremêlés sur l'oreiller, et il ne restait plus que son string sur son corps. Edward, avait les cheveux complètement en bataille, les joues rougies, il était torse nue, ne restait plus que son pantalon et son boxer. Il commença par enlever l'ultime vêtement de Bella, ce string qui lui faisait de l'œil depuis tout à l'heure et il glissa son index contre la fente de sa belle.

_ Tu es trempée !

_ Rien…Rien que pour…Toi.

Bella ne pouvait s'empêcher de bégayer, sa langue sur elle avait été un terrible anesthésiant.

_ Pitié, viens en moi !

Il la regarda, elle n'en pouvait plus. Elle était au bord du précipice. Il se dépêcha de quitter son jean et son boxer. Il tendit la main vers la table de nuit, et en sortit un carré d'aluminium.

Le préservatif ! Se dit soudainement Bella. Elle l'avait complètement oublié. Pas lui.

Il s'habilla de sa protection et poussa en Bella. Ils gémirent à l'unisson. La présence d'Edward en elle, lui faisait un bien fou. Ils s'emboitaient parfaitement bien. Bella releva ses genoux, et Edward plongea plus durement en elle. Il balançait ses hanches et elle criait son nom. Il n'y avait plus qu'une terrible guerre de cris et de grognements entre eux. Ce serait à celui qui criait le plus fort. Bella était essoufflé. Elle n'allait pas tenir longtemps. Edward crispait sa mâchoire pour ne pas venir de suite.

_ Je vais…Venir… gémit Bella.

Edward relâcha la hanche de Bella, qu'il maintenait pour avoir un angle de pénétration plus profond encore, et vint titiller son bouton rose pour l'envoyer loin dans les étoiles. L'effet fût immédiat.

C'est ensemble qu'ils atteignirent leur paroxysme, hurlant simultanément le prénom de l'autre sous l'effet de la jouissance. Il leur fallut un certain nombre de minutes avant de reprendre pied. Tout doucement, Edward se retira d'elle et se laissa rouler sur le côté tout en l'entrainant avec lui. Il retira sa protection et la jeta dans une poubelle qui se trouvait à côté de son lit. Il se retourna et embrassa tendrement Bella.

_ Merci, dit-elle simplement

Il tourna sa tête et lui sourit. Jamais il n'avait été aussi heureux. Même avec Tanya. Ce prénom. Celui de sa fiancée, presque femme, elle le serait le lendemain matin. Il venait de faire une connerie…

*o*o*o*o*

Le lendemain matin, se furent les premiers rayons du soleil qui vinrent réveiller Bella. Elle avait fait un merveilleux rêve. Elle était revenue à Boston et avait retrouvé celui qu'elle aimait depuis toujours. Son Edward. Elle ne voulait pas ouvrir les yeux, de peur de perdre son rêve à tout jamais. Pourtant, quelqu'un gigota à côté d'elle. Putin pourquoi Jacob ne peut-il pas rester tranquille deux secondes ? se demanda-t-elle. Elle pesta contre son compagnon avant d'ouvrir les yeux. Adieux rêve merveilleux. Bonjour tristesse de ce jour.

Mais cependant, lorsqu'elle ouvrit les yeux elle fût surprise de trouver les yeux émeraudes d'Edward.

_ Bonjour, lui dit-il. Tu as bien dormis ?

Discrètement elle se pinça le bras pour savoir si tout cela était vrai. Aïe ! Elle cligna des yeux plusieurs fois. Serait-ce possible que… ? Oh mon dieu !

Elle se releva aussi vite qu'elle le pouvait. Elle chercha ses affaires éparpillées un peu partout dans la chambre de son « compagnon ». Elle ramassa son soutien-gorge et sa robe. Elle pesta car elle ne trouvait pas son string.

_ Qu'est-ce tu fabriques Bella ?

_ Putin mais je cherche mes affaires voilà ce que je fais !

_ Mais pourquoi ?

_ Pourquoi ? Tu oses me demander pourquoi ? J'ai couché avec un homme marié je dois te le rappeler ou tu as encore assez de mémoire pour ça ?

_ Bella je ne suis pas encore marié, précisa-t-il, et en plus c'est moi qui t'ai sauté dessus.

_ J'aurais du te repousser Edward. Et puis ne joue pas sur les mots !

Elle hurlait contre lui. Elle retrouva alors son dernier sous-vêtement et sous les yeux ébahis de son amant, elle s'habilla rapidement avant de franchir la porte. Edward resta un moment immobile, seul sur son lit, avant de comprendre que Bella partait. Il se saisit de son boxer de son pantalon et les enfila rapidement, avant de courir la retrouver dans le couloir.

_ Attends Bella, il faut qu'on s'explique !

_ Non ! Tout est déjà très clair ! Tu vas aller gentiment te recoucher, faire comme si tout ceci ne s'était pas passé, et puis tu vas tranquillement aller te préparer pour ton mariage. Ok ? Et me foutre la paix ! hurla-t-elle.

Sans qu'il ne puisse rien faire de plus, elle prit la porte et s'en alla. Seule. Il était désemparé. Avait-il réellement envi de se marier à Tanya ? Il n'était plus sûr de rien à l'heure actuelle. Emmett s'avança près de son frère. Celui-ci ne l'avait pas entendu arriver.

_ Qu'est-ce qui s'est passé avec Bella ?

Edward sursauta en entendant la voix de son frère.

_ Rien. Absolument rien.

_ Elle ne serait pas partie comme ça si rien ne s'était passé Ed'.

_ J'ai…J'ai couché avec elle hier soir.

Il jeta un regard vers son frère. Emmett avait les yeux ronds, la bouche ouverte. Il faisait peur à voir.

_ Tu as fais quoi ? Mais Ed' tu vas te marier ! Putin tu ne tournes pas rond ou quoi ?

_ Je sais Em' tu crois quoi ? Que je ne suis pas paumé là ? Et bien si figures-toi ! Je ne sais même pas si j'ai encore envi de ce mariage avec Tanya. Je ne sais même pas si je l'aime et je…

_ Oh attend voir un peu ! Bella t'as à ce point retourner le cerveau ?

_ Em' tu ne comprends pas. C'est elle. Ça a toujours été elle. Je ne suis rien si elle n'est pas là. J'ai cru aimer Tanya mais ce rien comparé à l'amour que j'éprouve envers Bella. Je suis complètement raide dingue d'elle. Ça fait plus de dix ans que je ne l'ai pas vu. Je pensais que tout ça c'était fini. Mais non.

Edward avait des larmes qui stagnaient aux coins de ses yeux. Il était anéanti à cet instant même.

_ Je ne sais plus quoi faire Emmett.

Son frère se frottait le menton avec son index, signe de réflexion chez lui.

_ Que veux-tu que je te dise Edward, à part d'annuler ton putin de mariage et de filer trouver Bella pour lui dire tout ça. Tu sais, moi c'est ce que j'aurais fait. On va t'arranger tout ça. Allez file te préparer.

_ Mais tu as dis que…

_ J'ai un plan. Viens !

Ensemble, les frère Cullen grimpèrent les escaliers et allèrent se préparer pour le mariage. En chemin, Emmett raconta alors son plan à Edward, qui craignait plus que tout, qu'il ne fonctionne pas. Mais il fallait y croire. Il voulait y croire.

*o*o*o*

_ Bella que se passe-t-il ? Pourquoi tu ne veux rien me dire ? Et arrête de faire cette valise là !

Bella entassait encore et encore ses vêtements dans son sac de voyages. Ils étaient plus que froissés, mais elle n'en avait rien à faire. Elle venait de bafouer l'honneur d'une femme, en faisant l'amour avec Edward. Elle ne pouvait s'empêcher de penser à ça.

_ Bella !

_ Alice il faut que je parte.

_ C'est à cause d'Edward ?

Bella ne répondit pas.

_ Bien sûr que c'est à cause de lui sinon tu ne réagirais pas comme ça.

Bella lui lança un regard noir.

_ Je ne veux pas en parler. Ok ?

_ Ok c'est bon. Pas besoin de te mettre dans un état pareil.

Alice boudait faussement dans son coin et Bella ressentait un sentiment de culpabilité. Bien sur qu'elle n'y pouvait rien. La pauvre. Ce n'était pas sur elle qu'elle devait passer ses nerfs.

_ Excuse moi Alice. Je ne voulais pas m'énerver après toi.

_ Bella, dis moi ce qui ne vas pas alors.

_ Je…Je ne peux pas. C'est horrible ce que j'ai fait.

_ N'importe quoi. Je suis sûre que tu en fais toute une montagne pour pas grand-chose.

_ Tu l'aimes bien toi la fiancée de ton frère ?

_ Pourquoi cette question ?

_ Répond juste s'il te plaît.

_ Non. Esmée et Carlisle non plus. Ils la détestent. Presque autant que moi.

_ J'ai fait quelque chose d'horrible. J'ai… J'ai couché avec ton frère hier soir.

Bella n'osait plus regarder son amie. Elle avait le rouge qui lui était monté au visage. Elle souffrait tellement. Edward était l'homme de ses rêves, elle l'avait toujours, plus ou moins, idolâtré. Et là, il se mariait. Et qu'allait dire Alice face à cet aveu. Elle n'osait plus rien. Même respirer lui était difficile.

_ Bella…

_ Ne dis rien Alice. J'ai merdé. Je le sais. Je n'aurais pas du.

_ Non au contraire. Peut être que ça remettra Edward sur le bon chemin.

_ Je ne vois pas ça comme ça. Pas après ce que je lui ai dit.

_ Bella, nous allons nous préparer et tu verras qu'il ne se mariera pas avec Tanya aujourd'hui. Je peux te le promettre.

_ Tu n'es pas dans sa tête ni dans son cœur Alice. Tu ne peux pas décider pour lui.

_ Ne t'en fais pas. J'ai une petite idée.

*o*o*o*o*

Dans une chambre à l'étage d'une très grande demeure du style victorien, Tanya se préparait à épouser officiellement l'homme qui partageait sa vie. Tanya, était une de ses beautés fatales, blonde aux yeux bleus, elle était, avant de rencontrer Edward, une croqueuse d'homme mais surtout d'argent. La réussite et le nombre de dollars qu'une personne avait sur son compte bancaire était tout ce qui l'intéressait.

Elle était face au miroir de sa chambre, elle s'observait. Elle avait passé sur elle, sa robe blanche, de jeune mariée, signée par un grand créateur. Sur le devant on pouvait apercevoir de la dentelle, et des perles incrustées. Son bouquet, composé de fleurs blanches, tulipes, roses et lys, était posé sur une console, non loin de son lit. Sa mère, Carmen, l'aidait à bien lisser l'étoffe de sa robe.

_ Je suis si contente que tu ai enfin ce que tu voulais ma chérie.

_ Moi aussi Maman. Moi aussi.

Elle lança un regard entendu à sa mère. Oui. Aujourd'hui elle aurait tout ce dont elle avait rêvé. La belle maison, le beau mari, le riche mari, mais surtout, un nom. Cullen. Il était connu, tout comme le reste de sa famille. Et c'est ce qui l'avait intéressé au tout début. Elle ressentait quelque chose pour lui, mais ce n'était qu'une pure amitié. Cependant plus ou moins arrangée.

Edward de son côté, s'habillait de son costume beige. Il avait un nœud en travers de la gorge, et n'avait plus prononcé un seul mot depuis qu'Emmett avait fini son récit. Il était triste. Il se disait qu'il devait tout annuler. Mais le plan… Bella… Il l'aimait, c'était une putain d'évidence.

Tanya serait déçue, ses parents aussi. Mais il voulait vivre pour lui. Vivre son amour avec elle. Son amour de jeunesse.

Tout le monde s'activait dans l'église. Il restait quelques fleurs à accrocher aux bancs. Le prêtre patientait. Et les gens commençaient à arriver. Alice en première, suivi de Jasper. Emmett, puis Rosalie, qui alla s'assoir immédiatement. Leurs enfants étaient habillés comme des enfants modèles. Kellan portait un petit costume blanc et rouge. Ses sœurs, portaient la même robe, beige, avec une ceinture rouge. L'une était coiffée d'un chignon, l'autre d'une tresse. Corry arriva tout essoufflé. Suivi de peu par sa sœur Nina. Elle était magnifique, elle avait un petit chignon, dont s'échappait des mèches folles. Son frère portait une petite salopette écrue, avec un polo blanc en dessous. Les boutons de la salopette étaient rouges. Alice avait vraiment trouvée les tenues parfaites en concordance avec les tons du mariage.

Il ne vit pas Bella. Elle ne viendra pas, se dit-il. Il y avait de plus en plus de monde dans la petite église Saint Thomas, les tantes Irina et Kate d'Edward, passèrent le saluer, avant de s'installer. Puis le vieil oncle Barnabé, et la cousine Emily. Carlisle et Esmée, vinrent faire leur entrée. Tout le monde était installé. Edward osa un regard vers Alice, qui lui sourit de toutes ses dents. Edward prit place, s'abandonnant à son triste sort. Il pourrait très bien dire non. Mais est-ce que cela se faisait, dans la maison de dieu ? Il se mit alors à prier.

S'il te plaît donne-moi un signe.

Edward était tellement pris par sa prière, qu'il ne vit pas Emmett s'absenter. Alice le remarqua automatiquement et le suivis. Jasper et Rosalie se regardèrent, puis haussèrent les épaules. Allez donc savoir ce qu'il se passait dans leurs têtes…

Alice couru jusqu'à son frère.

_ Emmett attend moi !

Il se retourna et vis le petit lutin en train de sautiller jusqu'à lui.

_ Alice, il faut faire vite pour empêcher ce mariage.

_ Bella attend dehors.
_ Il faut enfermer Tanya et ses parents, cela leur laissera le temps de parler je pense.

Alice hocha la tête et ils partirent afin de mettre en place leur plan.

_ Ce mariage on s'en souviendra toute notre vie, déclara Emmett hilare, après avoir enfermé la famille Dénali dans la maison.

Pendant ce temps, tous le monde regardait sa montre. Edward regarda alors le prêtre d'un air désolé. Mais bon sang qu'est-ce qu'elle foutait ? C'est une femme, elle veut se faire désirer. Ou alors peut être qu'elle a eu peur et qu'elle est partie. Qu'il est tellement plus facile de rêver que de voir la vérité en face, se dit Edward. Jamais elle n'aurait abandonné un morceau de choix comme lui. Il en était bien conscient.

Emmett et Alice revinrent et prirent place aux côtés de leurs conjoints respectifs. Ils allèrent poser chacun une question lorsque la marche nuptiale retentit. Les portes de l'église s'ouvrirent, mais avec le soleil personne ne pouvait voir à quoi ressemblait la mariée.

Edward abaissa ses épaules et s'abandonna à son sort. Dieu tu ne m'as pas aidé. Tu ne m'as pas envoyé de signe. Veux-tu me punir d'un quelconque pêché ?

La mariée, dans sa robe blanche s'avançait le long de l'allé. Mais qu'elle ne fut pas la surprise générale, lorsque le blond se transforma en brun, et que les yeux bleus avaient été remplacés par des yeux chocolat. Un délicieux visage en forme de cœur, des courbes à en damner un saint. Même le vieil oncle Barnabé, qui était sourd comme un pot, et myope comme une taupe, ne pu s'empêcher de remettre ses lunettes pour voir un peu mieux cet ange tombé du ciel.

Edward, lui, n'en croyait pas ses yeux. Il devait rêver. C'était ça. Il rêvait. Il s'était endormi à son propre mariage. Un comble ! Mais non, Bella arriva près de lui, avec tant de grâce qu'il fut obligé de se pincer. Merde c'est vrai. Putin merci dieu ! Merci pour ce signe ! Il était prêt à danser la danse de la joie, rien que pour remercier son bienfaiteur.

Bella souriait à l'assemblée. Elle était plus qu'heureuse en ce moment même. Edward avait le regard énamouré et dans ses yeux elle pouvait voir l'amour qu'il lui portait. Il lui tendit la main, et elle gravit les deux marches qui la mèneraient à lui. Il garda sa main dans la sienne, tout en lui caressant le dessus avec son pouce.

_ Chers amis nous sommes ici pour célébrer le mariage d'Edward Cullen et d'Isabella Swan.

Edward s'était tendu, il allait interrompre le prêtre pour lui dire qu'elle s'appelait Isabella Swan, mais il ne prononça pas un fois le nom de Tanya. Il fut surpris. Il se tourna légèrement vers sa promise, qui lui montra d'un mouvement de la tête : Alice. Il hocha alors la tête dans la direction de sa sœur, qui leva son pouce vers lui.

_ Si quelqu'un souhaite s'opposer à cette union qu'il parle maintenant ou se taise à jamais.

Personne ne brisa le silence qui régnait dans l'église. Le prêtre commença un long discours sur l'amour qui pouvait régner entre ses deux personnes. Edward ne lâchait pas Bella du regard. Il était tout simplement conquis. Le prêtre demanda qu'on apporte les alliances. Les deux petites jumelles portèrent à leur oncle, un coussin en forme de cœur où reposaient deux alliances.

_ Edward Anthony Cullen voulez-vous prendre pour épouse Isabella Marie Swan ?

_ Oui. Je le veux plus que tout.

Bella lui passa son alliance. Il était heureux. Plus que jamais.

_ Isabella Marie Swan voulez-vous prendre pour époux Edward Anthony Cullen ?

_ Oui. Je le veux plus que tout aussi.

Ce fut au tour d'Edward de lui passer la bague au doigt. Une alliance en or, toute simple. Emmett avait remplacé, l'anneau en or blanc de Tanya par ce dernier.

_ Je vous déclare unis par les liens du mariage, et ce, devant Dieu. Edward, vous pouvez embrasser votre femme.

Votre femme… Il ne se fit pas prier pour l'embrasser. Tout le monde applaudit. Même la famille éloignée du côté Dénali applaudit.

Edward, tira sur la main de Bella et ensemble ils sortirent de la chapelle. Ils étaient heureux, amoureux et plus que tout unis. Sous l'assaut des pétales de roses et des grains de riz, ils montèrent dans une vieille voiture, où étaient accrochées banderoles et fleurs en tissus. Just Maried ! pensa Edward. Il embrassa Bella avec passion, avant de mettre le contact et de partir avec sa femme.

_ Je t'aime Edward, lâcha Bella après l'avoir embrassé.

_ Moi aussi ma Bella. Moi aussi.

Edward parti en direction de sa maison à lui. Bella fut surprise de voir une très grande maison, à la façade rouge et aux volets blancs. Il sortit de la voiture et lui tendit la main.

_ Viens !

Elle le suivit dans l'entrée et aussitôt la porte passée, il lui sauta dessus. Après tout ils avaient dix ans à rattraper. La porte fermée à clef, ils pouvaient commencer à s'aimer. Enfin, librement. Ils étaient unis à présent, mari et femme. Voilà tout ce qui résonnait à leurs oreilles.


Sept ans plus tard :

POV BELLA :

La journée avait été épouvantable. J'étais debout depuis sept heures le matin et je venais tout juste de finir ma journée. Un regard vers le tableau de bord de ma voiture m'appris qu'il était vingt-et-une heures. Il va me tuer… Je rejoignais au bout de vingt minutes notre maison, située à quelques kilomètres de Boston. La ville nous avait dégoûté je crois. En arrivant devant la maison, je pu voir, qu'Edward était déjà là. Sa voiture était garée devant le garage de notre maison. La lumière était allumée dans le salon, et je pouvais voir les ombres se propageaient à travers la pièce.

_ Bonsoir, lançais-je.

Edward sorti de la cuisine habillé de sa chemise noire et de son jean brut, qui lui moulait adorablement ses fesses. Il vint me prendre dans ses bras et m'embrassa langoureusement. Humm. Putin ce dieu vivant est mon mari ! Il lâcha mes lèvres et me regarda avec amour. Je pouvais voir derrière lui, la table qui était dressée. On fêtait quelque chose ce soir ?

Je m'étonnais même de ne pas voir les filles courir autour de nous.

_ Où sont les filles ?

_ Chez mes parents. Dit-il avant de m'embrasser de nouveau.

Je pouvais sentir aisément son envie qui durcissait contre ma cuisse. Cela faisait une semaine que nous ne nous étions pas touchés. J'avais eu beaucoup de boulot et j'étais sans cesse fatiguée. Je m'accrochais alors au cou de mon amant. Je me laissais bercer par ses battements de cœurs.

_ On fête quelque chose ce soir ?

_ Juste le fait que je suis heureux de t'avoir comme épouse.

Je rougis face à son compliment. Comme toujours il connaissait mes faiblesses. Je le regardais amoureusement avant qu'il ne me lâche subitement.

_ Merde le four !

Il courut vers la cuisine, d'où s'échappait une épaisse fumée. Il ramena alors sur la table un poulet un peu plus grillé qu'il n'aurait dût être. Il alla chercher les pommes de terre et la salade qui l'accompagnait.

_ Assied-toi mon ange !

Je m'installais alors sur une des chaises et le regardais me servir. Les muscles de ses avant-bras ressortaient. J'aimais particulièrement regarder ses muscles qui s'activaient. Il était toujours magnifique.

_ Arrête de me mater mon ange ou je ne réponds plus de rien !

Merde ! Grillée ! Je souriais innocemment à mon époux.

_ Bella, je voudrais te demander quelque chose.

_ Vas y je t'écoute.

_ Voilà, tu sais je suis très heureux d'avoir eu les filles, mais ça ne me suffit plus.

Je lâchais ma fourchette violemment. Que voulait-il dire par ça ne me suffit plus ?

_ Tu sais, continua-t-il, j'aimerais beaucoup que toi et moi on essaye de faire… un petit frère à Brook et Heidi. J'aimerais savoir si tu es d'accord avec ça.

J'étais complètement abasourdie. Il voulait un troisième enfant ? Brook avait maintenant six ans et sa sœur en avait quatre. Mais je ne me voyais pas me remettre dans les couches et les biberons. Mais en même temps… En même temps, la perspective d'avoir un autre enfant avec Edward me réjouissait tellement.

_ Et si c'est une fille ?

_ Je serais tout de même très heureux.

_ Même si je n'arrive pas à te donner un fils ?

_ Même si nous n'avons pas de garçon, je serais le plus comblé des hommes. Alors c'est oui ?

_ Oui ! Hurlais-je avait de me jeter à son cou.

_ Je t'aime Bella !

_ Je t'aime aussi Edward !

Les essais bébé avaient alors fonctionnés toute la nuit, et tous les jours qui avait précédé ce repas.

Le matin du treize décembre 2010, je découvrais ébahis, les résultats de ma prise de sang. J'étais enceinte ! Je courais immédiatement l'annoncer à Edward qui me souleva dans ses bras et pleura de bonheur.

Et le 29 Août 2011, notre fils naissait. Il portait le doux prénom d'Aaron. Il était tout simplement magnifique. Ses sœurs étaient plus que ravies de l'avoir auprès d'elles.
Edward lui était tout simplement comblé de bonheur.

Qui aurait pu croire qu'un simple carton d'invitation allait tout changer dans ma vie. Moi Isabella Swan, qui avec l'éloignement était devenue une femme froide et autoritaire, qui aurait pu imaginer qu'un aller simple pour Boston, m'apporterait la vie que j'avais toujours secrètement espéré.

Edward m'avait fait devenir femme, sa femme, mais aussi la mère de ses enfants. Trois petites merveilles. Jusqu'à mon dernier souffle je les aimerais. Jusqu'à mon dernier souffle je leur dirais ces trois petits mots : Je t'aime.