Journée poste et voici enfin le chapitre 2 de notre fic à Iliana et à moi même, toujours dans un délirium complet lol ! Nous vous remercions pour vos com et en attendons toujours autant et encore plus, on aime lol !
Merci à tous encore et voici la suite !
Chapitre 2 :
Arrêter à un feu, elle pianotait impatiemment sur son volant, tentant de comprendre ce qui avait pu se produire. Elle ne s'était absentée que deux petites heures, et ils avaient trouvés le moyen de faire des bêtises au point que Castle se retrouvait à l'hôpital. Elle avait l'impression d'être une mère de famille célibataire avec à charge trois garnements qui rivalisaient d'imagination pour la faire tourner en bourrique et la rendre chèvre. Il ne manquerait plus que Castle soit gravement blessé et que cela arrive aux oreilles du maire. En grognant, elle donnait un coup de volant, et allumant son gyrophare, elle empruntait la bande d'arrêt d'urgence pour s'extirper des embouteillages. Il fallait qu'elle arrive aussi vite que possible à l'hôpital avant que le capitaine ne leur tombe dessus. Parce que même si elle n'avait pas été sur place, Castle était sous sa responsabilité. Les gars allaient l'entendre. Si jamais elle découvrait qu'ils avaient fait une blague à son écrivain qui avait mal tournée, ils prieraient pour être mutés à l'autre bout du pays. De plus l'idée qui lui arrive malheur l'obsédait depuis quelque temps à chaque fois qu'il les accompagnait sur le terrain, elle était terrifiée qu'il se prenne un mauvais coup ou une balle perdue.
Enfin elle arrivait en vue de l'hôpital, et profitant de son statut de policier, elle se garait sur une des places réservées aux médecins de cet hôpital. De toute façon, s'il n'était pas encore là, il ne devrait pas prendre son service avant ce soir, alors elle avait le temps d'envoyer un des gars lui trouver une place plus appropriée. Se retenant de courir, impatiente de savoir dans quel état ils avaient mis son partenaire, elle cherchait un membre du personnel susceptible de la renseigner, mais en dehors des patients, aucune trace du personnel soignant, à croire que cet hôpital avait été abandonné à son triste sort. Décidant de se débrouiller seule, elle s'élançait vers le service des urgences et trouvait les salles d'examens. Castle devait être par là. Fébrile, elle cherchait les gars du regard lorsqu'enfin elle apercevait Esposito et Ryan faisant les cent pas devant l'une d'elles.
« Ryan ! Esposito ! » Les interpellait-elle d'une voix forte et sèche, leur donnant le ton d'emblé.
Dans un bel ensemble, ils se tournaient vers elle, échangeant un regard ampli de culpabilité et d'inquiétude. Elle avait vu assez de coupable dans sa vie pour en reconnaître quand elle en avait sous les yeux. Et tout dans leur attitude lui criait qu'ils n'avaient pas la conscience tranquille. Affichant sa mine la plus sévère, elle les clouait sur place du regard, et ils baissaient piteusement les yeux, tels deux enfants pris en faute.
« Vous avez deux secondes pour me donner une bonne raison de ne pas vous mettre à pied ! » déclarait-elle d'un ton dur.
Ils échangeaient un nouveau regard inquiet, et elle sentait sa colère grimper d'un cran. Qu'avaient-ils bien pu faire de si répréhensible pour ne pas oser s'expliquer ? Tout ce qu'elle savait, c'était que Castle était derrière cette porte, blessé. Karpowsky ne lui avait rien dit d'autre, et elle ne lui avait pas vraiment laissé le temps de le faire, trop inquiète pour son partenaire.
« Nous… » Commençait Ryan avant de s'interrompre, lançant un regard suppliant à Esposito.
« C'est à cause de cet article… » Continuait Esposito en lui adressant un regard entendu, comme si cela suffirait à tout expliquer.
Manque de chance, elle ne voyait pas de quoi il parlait, et n'était pas d'humeur à jouer aux charades. Sa patience s'émoussait dangereusement, et elle se sentait de plus en plus d'humeur massacrante, d'autant qu'elle ne savait toujours pas ce qu'avait Castle au juste.
« Les gars, deux secondes pas une éternité ! » grondait-elle en fronçant les sourcils.
« On a mal pris la dernière interview de Castle, et on lui a fait une petite blague, mais il s'est fait mal… » Avouait finalement Esposito en échangeant un nouveau regard avec Ryan.
« Je suppose que votre blague est liée à l'état dans lequel se trouve la chaise de Castle ? » s'enquérait-elle en se pinçant l'arrête du nez.
« Ouais… on ne voulait pas lui faire mal, juste lui faire comprendre de ne plus nous oubliez à l'avenir » marmonnait Ryan sans oser croiser son regard.
« Et vous ne pouviez pas le lui dire simplement ? Et vous ne vous êtes pas dit non plus que le journaliste avait peut-être supprimé une partie de l'interview, ne gardant que ce qui pourrait intéresser les lecteurs ? » Demandait-elle, les toisant sévèrement.
Au regard piteux qu'ils échangeaient, elle comprenait que cette éventualité ne leur avait pas même effleurée l'esprit. Elle soupirait en se passant une main sur le visage avant de la glisser dans ses cheveux.
« Comment va-t-il ? » S'enquérait-elle en les fixant attentivement.
« Il s'est mal réceptionné en tombant… » Commençait Ryan en grimaçant.
« Il s'est plaint du coccyx » Poursuivait Esposito en carrant les épaules, comme s'il s'attendait à ce que sa patronne ne lui hurle dessus.
Elle soufflait longuement pour ne pas s'emporter. Castle s'était fait mal aux fesses ? La situation aurait pu prêtée à sourire, mais elle riait jaune pour le coup. Comment annoncer au capitaine que Castle ne viendrait plus au commissariat pendant quelques temps parce que Ryan et Esposito n'avaient rien trouvé de plus intelligent à faire que de lui casser le coccyx ? Qu'une blague de mauvais goût avait mal tournée et qu'ils risquaient de voir le maire entrer dans une rage folle quand la nouvelle lui viendrait aux oreilles ? Et puis endommager un postérieur pareil devrait être passible de la peine capitale en ce qui la concernait. Rien que l'idée de ne plus pouvoir mater à loisir le derrière attrayant de son écrivain la mettait dans une colère noire et dans un état de frustration incommensurable. Dangereux cocktail pour ses collègues.
« Bon sang les gars vous vous rendez compte du merdier dans lequel vous vous êtes fourrés ? » leur demandait-elle en secouant la tête d'un air désespéré.
« On ne voulait pas le blessé, juste s'amuser un peu à ses dépends » révélait Ryan en se tordant nerveusement les mains.
« Et bien vous expliquerez ça au capitaine. Il sera ravi d'apprendre pourquoi Castle se retrouve à l'hôpital, et priez pour que le maire n'entende pas parler de cette histoire » assenait-elle, souriant intérieurement lorsqu'ils écarquillèrent les yeux de panique.
« Beckett… » Protestait Esposito en lui lançant un regard suppliant.
« Pas de Beckett qui tienne. Ryan tu vas déplacer ma voiture et toi Espo, tu me trouve un médecin. Moi je vais voir Castle, et j'espère pour vous deux qu'il n'a rien de casser » déclarait-elle d'un ton ferme qui ne laissait aucune place à une quelconque forme de protestation, avant d'ajouter « Après cela vous allez rentrer au poste et attendre que je décide de votre sort. Je peux vous assurer que dans les jours prochains vos doigts vont beaucoup vous servir, mais pas pour appuyer sur la gâchette ! Il y a tout un tas de paperasse à faire et à classer ! »
Ils déglutissaient et faisaient la grimace. L'idée ne leur plaisait pas du tout mais c'était le but recherché. Et sans attendre leurs réponses, elle lançait ses clés à Ryan et s'avançait vers la porte de la pièce dans laquelle se trouvait son partenaire. Le connaissant il devait être en train de geindre comme un bébé. Même si sa douleur était réelle, il n'hésiterait pas à en rajouter juste pour se faire plaindre et se faire dorloter. Et elle devait reconnaître que l'idée d'être celle qui veillerait sur lui ne lui déplaisait pas, loin de là. De plus si elle devait s'occuper de son petit postérieur, cela serait une corvée qu'elle effectuerait avec un immense plaisir… Un sourire naissait sur son visage à cette audacieuse pensée, et elle se mordillait la lèvre en se réprimandant. Castle souffrait, et elle, elle ne pensait qu'à ses fesses. D'accord elles étaient plus qu'appétissantes, mais elle devait oublier ce fait pour se concentrer sur l'état de son écrivain. Elle aurait bien le temps de fantasmer plus tard, dans l'intimité de sa chambre.
Secouant la tête pour reprendre ses esprits, elle pénétrait dans le box et souriait en découvrant Castle, allongé sur une table d'examen, les fesses en l'air. Et elle n'avait aucunes difficultés à imaginer ce que dissimulait le simple drap qui le recouvrait. Elle sentait le bout de ses doigts la démanger tant la tentation était forte de tendre la main pour faire disparaître ce gênant bout de tissu. Sans s'en rendre véritablement compte, elle avançait vers Castle dont la tête reposait sur ses bras. Le claquement de ses talons sur le sol le faisait sursauter, et il se redressait, une expression paniquée sur le visage. Surprise, elle se figeait, se demandant ce qui avait pu le mettre dans cet état. Que s'était-il passé pour qu'il ait cet air effrayé ? Sa chute avait-elle occasionnée des dégâts plus importants que ce que lui en avaient dit les gars ?
« Oh mon dieu Beckett ! Vous êtes là, enfin ! » S'exclamait-il avec un tel soulagement qu'elle en était un peu plus troublée.
« Je suis venue dès que j'ai appris ce qu'il s'était passé » déclarait-elle en parcourant les derniers centimètres qui la séparaient de lui.
« Il faut absolument que vous me sortiez de là, elle est complètement folle ! » s'écriait-il avec affolement en se saisissant de la main de sa partenaire, la broyant littéralement entre les siennes.
« Mais de qui parlez-vous ? » s'étonnait-elle en retirant sa main dans une grimace.
Les médecins lui auraient-ils donné quelque chose contre la douleur qui aurait de drôle d'effets secondaires ? Même la plus difficile de leurs enquêtes ne l'avait pas mis dans un tel état d'affolement. Plus inquiète que jamais, elle fronçait les sourcils en dévisageant avec inquiétude son écrivain, attendant impatiemment qu'il lui explique ce qu'il se passait.
« C'est cette femme médecin ! Elle est folle ! Elle veut me faire une césarienne ! » S'écriait-il en tentant de se relever avant de retomber sur la table en poussant un cri si aigu qu'il lui en vrillait les tympans.
Il la fixait d'un air suppliant, et elle ne savait pas trop comment réagir. Il espérait vraiment lui faire croire une telle absurdité ? Comment un médecin digne de ce nom pourrait-il proposer une césarienne à un homme ? Voilà ce qui arrivait lorsque monsieur le grand écrivain à l'imagination débordante abusait un peu trop des films hollywoodiens. Il fallait vraiment dire à Alexis de mieux surveiller les programmes télévisuels de son paternel.
« Allons Castle, vous avez dû mal comprendre… » Tentait-elle de le rassurer, se mordant l'intérieur de la joue pour ne pas éclater de rire devant son air effaré.
« NON ! Vous devez vraiment me sortir de là avant qu'Uggly Betty ne revienne ! » Criait-il en essayant de nouveau de se lever, mais la douleur se rappelait à lui, et il poussait un nouveau cri de petite fille.
Qu'est-ce qu'elle disait ? Il fallait vraiment qu'il arrête de regarder la télé pour son propre bien. Bientôt il allait encore lui parler des petits hommes verts venus spécialement pour faire des expériences sur lui. Incapable de se retenir plus longtemps, elle éclatait de rire.
« Mais je vous assure qu'elle m'a dit qu'elle allait préparer le bloc pour ma césarienne parce que mon bébé était pressé de sortir ! » insistait-il en la foudroyant du regard.
Elle riait si fort que des larmes lui montaient aux yeux, et qu'elle était obligée de se pencher en avant, se tenant les côtes. Castle avait toujours eu une imagination débordante, mais là, il faisait fort.
« Oui bien sûr Castle, et lorsqu'elle va arriver, elle va me prendre pour le papa ! » laissait-elle échapper entre deux éclats de rire, essuyant les larmes de rire qui s'étaient égarées sur ses joues.
« C'est ça, moquez-vous ! Vous rirez moins quand le professeur foldingue sera de retour ! » Boudait-il en lui lançant son regard de chiot blessé.
Encore une référence à un film à l'humour douteux. Et après il voulait qu'elle le prenne au sérieux. Une chose était sûre, lorsque le médecin arriverait, elle lui demanderait quel médicament avait été administré à Castle pour qu'il délire comme ça. Peut-être faisait-il une réaction allergique ? Même si elle n'avait jamais entendu parler de ce type d'effet secondaire. Mais Castle ne faisait jamais rien comme tout le monde, pourquoi commencerait-il maintenant ?
« Désolée Castle, mais vous devez reconnaître que cette histoire est encore plus tirer par les cheveux que les théories que vous me sortez habituellement ! » soufflait-elle en tentant vainement de reprendre mon sérieux.
« Mais je vous dis la vérité ! » s'entêtait-il en jetant un regard paniqué vers la porte.
Soupirant, elle suivait son regard et se rendait compte que prise dans leur discussion, elle n'avait pas remarqué l'arrivée de la doctoresse. Et fort lui était d'admettre que Castle avait raison. Elle avait tout d'Uggly Betty et une nouvelle envie de rire la reprenait, mais au prix d'un immense effort, elle parvenait à la réprimer, se mordant la joue violement. Pas étonnant que l'imagination de Castle fonctionne à plein régime avec cette femme. Amusée, elle la suivait du regard alors qu'elle traversait la pièce, marmonnant dans sa barbe. Elle ne paraissait pas avoir conscience de la présence de la jeune femme, et compulsait un dossier en fronçant les sourcils.
« Ze vous l'avait dit zeune fille ! Vos rézultats d'annalyzes zont revenus, et il est grand temps de faire zortir votre bébé ! » Déclarait-elle finalement en faisant joyeusement claquer le dossier.
Alors que Beckett avait le regard fixé sur Castle pour ne pas éclater de rire à la vue du spécimen qui venait d'entrer dans la pièce, elle tournait la tête brusquement vers cette doctoresse, ouvrant la bouche en grand et les yeux avec. Avait-elle bien entendu ce qu'elle avait entendu ? Non sérieusement, elle avait dû mal comprendre, Castle la contaminait avec ses délires.
« Mais quelles analyses ? Vous ne m'avez fait aucuns prélèvements ! » S'écriait Castle en se tournant vers elle avec affolement.
« Allons zeune fille ! Ze zuis votre grozzezze depuis le début et vouz êtes dans votre dernier zemeztre, évidemment que ze vouz est fait des analyzes ! » Soupirait-elle en regardant Castle.
Non mais qu'est ce que c'était que ce bazar ? Peut-être que tout l'hôpital avait été exposé à un gaz hallucinogène avant son arrivée ? Mais dans ce cas pourquoi les gars ne présentaient-ils aucuns symptômes ? A moins que ce ne soit dans cette pièce que le gaz s'était répandu ? Si c'était le cas, il allait falloir faire appel à un autre médecin afin d'empêcher cette doctoresse de s'occuper de patients temps qu'elle n'aurait pas retrouvée toute sa raison.
« Mais je suis un homme, je ne suis pas enceint ! » protestait Castle en essayant à nouveau de se lever, mais n'y parvenant toujours pas.
Beckett était tellement estomaquée qu'elle ne parvenait pas à réagir, se contentant d'assister avec effarement à la scène surréaliste qui se jouait sous ses yeux.
« Tenez vous tranquille, ze n'est pas bon pour le bébé toute zette azitazion ! » déclarait doctement le médecin en écarquillant les yeux derrière ses verres à double foyers.
« Hummm… excusez-moi, mais il doit y avoir une erreur… » Réussissait enfin à articuler Beckett en constatant que Castle était sur le point de faire une crise d'apoplexie.
Surprise par le son de sa voix, la doctoresse se tournait vers elle, le détaillant de haut en bas en battant des cils de ses gros yeux globuleux. Et soudain un grand sourire éclairait son visage, et elle battait des mains, comme une petite fille l'aurait fait.
« Ah ! Enfin ! Le papa est arrivé ! » S'exclamait-elle avec ravissement.
Beckett manquait s'étouffer alors que Castle ricanait derrière son dos, ne pouvant s'empêcher malgré tout de se demander comment cette doctoresse de bas étage pouvait prendre sa muse pour un homme. Plus aucun doute n'était permis, cette femme avait vraiment une case en moins. Toujours bouche bée, Beckett battait des cils, tentant de se reprendre. Castle avait eu raison, cette femme était folle, et il fallait impérativement lui faire entendre raison avant qu'elle n'emmène Castle au bloc et ne lui fasse subir une césarienne afin de lui sortir un enfant fictif. Surtout qu'elle risquait fort d'oublier l'étape de la péridurale et de l'anesthésie. L'image de Castle allongé sur une table d'opération et devant mettre au monde un bébé imaginaire, lui tirait un rire nerveux qu'elle réprimait en voyant son partenaire la foudroyer du regard.
« Désolée docteur, mais je pense que vous avez du intervertir le dossier de mon partenaire avec celui d'une de vos patientes. Castle ne peut définitivement pas être enceint… ou alors il m'a caché des choses… » Déclarait-elle en se mordant la lèvre pour ne pas rire de nouveau.
« Ze zais ze ce que vous rezzentez, et z'est tout à fait normal d'être nerveux à l'arrivée d'un premier bébé, mais tout ze pazzera bien, vous zerez un père fantaztique ! » la rassurait-elle en lui souriant de toutes ses dents.
« Mais je ne suis pas… » Commençait-elle à protester, mais la doctoresse la faisait taire d'un geste négligeant.
« Tzzzzz… ne vouz inquiétée pas… Ze vais aller m'azzurer que tout est prêt pour la zézarienne et ze reviens chercher votre épouze ! »
Sur ces dernières paroles, elle quittait la pièce d'une démarche sautillante, laissant la jeune femme totalement sonnée. Elle rêvait où cette femme était vraiment persuadée que Castle était là pour accouché ? Où avait-elle eu son diplôme ? Dans une pochette surprise ? Peut être dans une tombola… Une chose était sûre, elle ne devait pas la laisser s'approcher de son partenaire.
« Vous me croyez maintenant ? » l'interrogeait-il en fixant la porte comme s'il craignait de la voir revenir d'un instant à l'autre.
« D'accord, vous aviez raison, mais si jamais je découvre que c'est une blague que les gars et vous avez orchestrée, je vous promets que vous n'aurez pas assez du reste de votre vie pour vous en repentir » déclarait-elle en plantant son regard dans le sien.
« Je vous assure que ce n'est pas le cas Beckett ! Vous allez me sortir de là n'est-ce pas ? » L'interrogeait-il avec inquiétude.
« Evidemment. Je ne vais pas laisser cette femme qui se prétend médecin vous emmenez au bloc » le rassurait-elle en réfléchissant aux options qui s'offraient à elle.
« Dieu merci ! Aidez moi à me lever, il faut partir avant qu'elle ne revienne » déclarait-il avant de se redresser précautionneusement, serrant fermement le drap autour de lui.
Malgré l'urgence de la situation, Beckett souriait en se mordillant sensuellement la lèvre, imaginant sans peine ce que dissimulait ce drap, avant de secouer la tête pour se reprendre. Se détournant, elle s'emparait du pantalon de son partenaire avant de lui tendre. Il s'en saisissait de sa main libre et tentait de l'enfiler, mais le moindre mouvement lui tirant des plaintes de souffrance, Kate se dévouait et s'agenouillant devant son partenaire, l'aidait à l'enfiler avant de se relever et de croiser le regard obscurcit de son écrivain. Gênée par l'intensité du moment, elle détournait le regard avant de s'éloigner vers la porte, comme pour s'assurer que l'autre allumée ne revenait pas. Prenant une profonde inspiration, elle se tournait de nouveau vers Castle qui n'avait pas bougé d'un centimètre, et lui souriait d'un air détaché.
« Je ne laisserais pas cette femme s'approcher de vous Castle, mais vous avez besoin qu'un médecin vous examine. J'ai envoyé Esposito cherché un docteur. Celui-ci ne devrait plus tarder, et je me ferais un plaisir de lui parler de sa curieuse collègue pendant qu'il examine votre… dos » soufflait-elle en s'approchant de nouveau de lui pour qu'il s'appuie sur elle.
« Pas question de rester dans cet hôpital de fous ! » protestait-il en s'appuyant sur la jeune femme pour se mettre sur ses pieds.
« Soyez raisonnable Castle, vous n'allez pas rester comme ça ! » tentait-elle de le raisonner, même si elle savait que c'était peine perdue.
« Dès que nous serons sorti d'ici, je vous laisserais me conduire dans un autre hôpital, mais je veux partir d'ici avant que l'autre folle ne me retrouve et mutile mon corps de dieu grec ! » lançait-il fermement en commençant à avancer vers la porte.
Beckett se mordait l'intérieur de la joue pour ne pas sourire, songeant que, même dans les moments difficiles, il trouvait le moyen de faire de l'esprit. Mais elle ne pouvait que partager son désir de fuir aussi loin que possible de cette salle d'examen. Passant ses bras autour de sa taille, elle l'aidait à avancer, tentant d'occulter les sensations que son corps collé contre le sien éveillait en moi. Il n'était peut être pas un dieu grec, mais possédait un corps qui faisait naître en elle des sensations électrisantes. Mais encore une fois, les circonstances ne se prêtaient pas à un rapprochement, et elle soupirait légèrement de dépit. Arriver devant la porte, elle tendait une main vers la clenche lorsque celle-ci se baissait, et que la porte s'ouvrait, livrant passage à un homme en blouse blanche.
« Désolé de ne venir que maintenant, mais c'est un peu la folie aujourd'hui ! » déclarait-il alors que la porte se refermait derrière lui.
« Oui, nous avions remarqué ! » ironisait Castle en lui lançant un regard entendu.
« Encore toutes mes excuses, mais nous sommes en effectif réduit aujourd'hui, et nous jonglons avec plusieurs patients ! » expliquait-il sans quitter son dossier du regard.
« Ce qui explique sûrement les légères erreurs de diagnostics… » Remarquait Castle en lançant un regard noir au médecin.
Se retenant de rire devant la tête outrée de son écrivain, Beckett le ramenait vers la table d'examen.
Sans prendre conscience de la portée de son geste, elle posait la main su la boucle de sa ceinture et entreprenait de la défaire.
« Merci Kate, mais je pense que je vais le faire tout seul ! » la stoppait-il en recouvrant sa main de la sienne.
Réalisant ce qu'elle venait de faire, elle rougissait furieusement et s'écartait vivement de lui. Se traitant mentalement de tous les noms, elle fixait obstinément le sol, mais le raclement de gorge de son partenaire l'obligeait à le regarder, et elle constatait qu'il avait besoin de son aide pour se rallonger. Prenant une profonde inspiration, elle s'approchait de lui, et sans croiser son regard intense braqué sur elle, l'aidait à se rallonger sur la table.
« Mais quand nous serons sorti de cet asile de fou, sentez-vous libre de me déshabiller chaque fois que le cœur vous en dira ! » la taquinait-il, s'amusant de la gêne de sa partenaire.
Sans répondre, elle se contentait de le relâcher un peu trop brusquement, et il laissait échapper un cri de douleur lorsque son fessier rencontrait brutalement la table, et elle se mordait la lèvre en souriant.
« Allons zeune fille, ze n'est qu'un mauvais moment à pazzer ! » se moquait-elle en riant doucement.
« Content de voir que ma souffrance vous amuse autant Beckett, je ne vous savais pas aussi sans cœur ! » se plaignait-il en boudant comme le ferait un enfant.
« Allons chaton, ne fais pas la tête, tu auras droit à une sucrerie si tu es sage et que tu laisses le médecin t'examiner ! » rigolait-elle franchement avant de lui déposer spontanément un baiser sur le front pour se faire pardonner.
Ce n'est qu'en se redressant et en croisant son regard qu'elle comprenait qu'elle venait à nouveau de se trahir. A ce rythme-là, elle lui sauterait dessus avant la fin de la journée. Penchée au-dessus de lui, elle laissait leurs regards exprimés ce qu'ils étaient incapables de se dire, et ils étaient sur le point d'échanger un baiser lorsque la voix du médecin les interrompait, brisant l'intensité de ce moment. Comme prise en faute, Beckett se redressait en sursautant et s'écartait brusquement de Castle, comme si sa vie en dépendait.
« Bien, je vois dans votre dossier que vous vous plaigniez du coccyx… » Lançait-il en refermant le dossier et en enfilant des gants.
« Oui tout à fait. Je suis tombé et me suis mal réceptionné, et c'est assez douloureux ! » Soupirait Castle sans pour autant la quitter du regard, cherchant à capter l'attention qu'elle lui refusait.
Hochant la tête, le médecin s'approchait de Castle et palpait le bas de son dos, arrachant des plaintes à son partenaire. Au bout de quelques minutes, il s'écartait et allait jeter ses gants dans une poubelle avant de reprendre le dossier pour noter ses constatations dedans. Reprenant ses esprits, elle se rapprochait de Castle et s'asseyait à ses pieds, attendant que le médecin leur annonce ce qu'il en était.
« Dites-vous croyez qu'il va nous dire ce que j'ai ou qu'il va tout garder pour lui ? » ronchonnait Castle dont la patience commençait à s'émousser.
« Cessez de faire l'enfant Castle, il est important que vous laissiez le médecin faire son travail » le rappelait-elle à l'ordre.
Castle était pire qu'un enfant de cinq ans à qui l'on aurait demandé de rester tranquille trop longtemps. En soupirant, elle se tournait vers le médecin au moment où il reposait le dossier de Castle et les regardait d'un air songeur.
« Bien, il n'y a rien de casser. Je vais vous prescrire une pommade à appliquer pendant une semaine à raison de trois fois par jour. » Leur souriait-il gentiment avant de se saisir d'un bloc et de rédiger l'ordonnance qu'il tendait à Beckett dans un sourire.
« Merci docteur. Peut-il quitter l'hôpital ? » S'enquérait-elle avec soulagement tout en rangeant l'ordonnance dans la poche arrière de son jean.
« Je pense qu'il serait plus prudent qu'il reste avec nous encore un peu… » Déclarait-il en continuant de sourire.
« Mais pourquoi ? Vous craignez des complications ? » S'étonnait-elle en échangeant un regard inquiet avec Castle.
« Et bien cette chute a déclenchée le travail, je pense donc plus prudent que madame reste ici jusqu'à ce que tout soit prêt pour la césarienne que ma collègue a programmée pour elle ! » leur expliquait-il sans se départir de son sourire.
« Je vous demande pardon ? » s'étouffait-elle alors que Castle se saisissait de son bras, totalement paniqué.
« Mais ne vous inquiétez pas monsieur, votre mari et votre bébé sont entre de très bonnes mains, tout se passera bien » ajoutait-il avant de s'excuser et de sortir de la salle de consultation.
« Beckett, il faut me sortir de là, maintenant ! » s'écriait Castle dont la voix montait dangereusement dans les aigus.
Et elle pouvait comprendre. Qu'est-ce que c'était que cet hôpital de fous ?
Clic ?
