Voici le chapitre 4 de notre fic loufoque, vous allez comprendre enfin le délire, j'espère que vous allez aimer et merci à tous pour vos reviews, on adore, toujours en co avec Iliana avec qui j'adore écrire bon j'arrête de vous raconter my life et vous souhaite une bonne lecture !
Chapitre 4 :
La porte de la pièce claquait brutalement alors qu'elle se réceptionnait douloureusement sur le sol. Ces sales brutes allaient le lui payer, mais en attendant, elle devait trouver le moyen de sortir d'ici et de venir en aide à Rick. Elle lui avait promis de le sortir de là, et pour le moment, elle avait plutôt lamentablement échoué. D'un geste rageur, elle essuyait les quelques larmes qui souillaient encore son visage et se précipitait sur la porte. Elle en tournait la poignée, même si elle savait bien que ces types aussi tarés qu'ils paraissaient l'être, ne l'étaient pas au point d'oublier de fermer la porte à clé. Et effectivement, celle-ci était bien verrouillée. Frustrée, elle cognait du poing contre celle-ci avant de pousser un cri de colère et de se retourner pour s'adosser à la porte. Ce n'était qu'à ce moment-là qu'elle s'apercevait enfin de la présence d'une tiers personne dans la pièce.
Assise sur un lit pliant installé à la va-vite dans un coin de la pièce, une jolie jeune femme qui devait avoir le même âge qu'elle, la fixait avec un sourire légèrement moqueur, comme si la colère qu'elle éprouvait en cet instant l'amusait. La fixant plus attentivement, elle remarquait avec un léger trouble, qu'elle se ressemblait beaucoup. Même longs cheveux bruns, même yeux verts. La véritable différence entre elle et cette femme, était qu'elle était libre de ses mouvements alors que l'autre était emprisonnée dans une camisole de force. Plus cette journée s'écoulait, plus elle se transformait en cauchemar. Voilà maintenant qu'elle se retrouvait enfermée avec les malades mentaux de cet hôpital. Quoiqu'il était de plus en plus difficile de faire la différence entre les patients et le personnel soignant. En soupirant, elle décidait d'ignorer la jeune femme qui continuait de la suivre de son regard moqueur, et scrutait la pièce à la recherche d'une éventuelle issue.
Il y avait bien les conduits d'aération, mais la bouche était trop étroite pour qu'elle puisse s'y faufiler. Son regard se posait sur la fenêtre, et elle s'y précipitait. Mais là encore, c'était une voie sans issue. Celle-ci ne s'ouvrait que par le haut, et même si elle avait réussi à casser les doubles vitrages, les barreaux seraient bien plus difficiles à faire disparaître. S'écartant de la fenêtre dans un grondement rageur, elle se passait une main fébrile dans les cheveux, faisant les cents pas dans la pièce, réfléchissant à plein régime. Dieu seul savait ce que ces malades faisaient à Castle en ce moment même, et elle ne pouvait strictement rien faire. Lui aurait trouvé une solution. Il aurait trouvé comment l'aider, mais elle avait beau retourné le problème dans tous les sens, elle ne voyait pas de façon de s'en sortir. Einstein avait dit qu'un problème sans solution était un problème mal posé. Elle voulait bien le croire, mais là, elle séchait lamentablement.
Si elle avait son mot à dire, c'était bien la dernière fois qu'elle mettait les pieds dans cet hôpital. Ce n'était pas le seul dans cette ville après tout. Elle mettrait même une note dans son dossier stipulant qu'elle ne voulait pas y être conduite en cas de blessures. Enfin si elle arrivait à sortir de cette maudite chambre. Ignorant royalement sa voisine de chambre qui continuait de la fixer comme si elle était une bête curieuse, elle recommençait à faire les cents pas, se demandant si elle pourrait attirer un des vigiles ici en lui faisant croire qu'elle faisait un malaise. Après tout, ces idiots lui avaient laissé son arme. Elle si jusqu'à maintenant, elle avait éprouvée des scrupules à en faire usage, ce n'était plus le cas. Pas alors qu'ils avaient emmenés son écrivain loin d'elle. Elle n'allait pas le perdre alors qu'ils avaient enfin sautés le pas. Si seulement Josh était là !
« Mais pourquoi serait-il là pour m'aider ? Josh n'était jamais là quand on sortait ensemble, alors maintenant que nous avons rompus ! » s'exclamait-elle en levant machinalement les yeux au ciel en se moquant d'elle-même.
Sentant le regard inquisiteur de sa compagne de galère, elle se tournait vers elle, la foudroyant sur place, mais celle-ci restait de marbre, la fixant, la tête légèrement penchée sur le côté, comme si elle réfléchissait intensément.
« Quoi ? » s'impatientait-elle, agacée par le regard de cette femme qui ne la quittait pas.
« C'est du docteur Josh Davidson que vous parliez ? » demandait-elle finalement secouant la tête, comme pour sortir de cette torpeur qui lui embrouillait quelque peu l'esprit.
« Oui pourquoi ? » s'étonnait-elle en fronçant les sourcils.
Mais la jeune femme ne lui répondait pas, se contentant de reprendre son examen attentif, mettant les nerfs de Kate déjà plus qu'éprouvés sur des charbons ardents. Décidant de l'ignorer de nouveau, Kate dégainait son arme, et visait la serrure de la porte, bien décidée à sortir de cette chambre d'une façon ou d'une autre, lorsqu'une voix surexcitée retentissait dans son dos.
« Je sais qui vous êtes » s'écriait-elle triomphalement.
« Celle qui va vous descendre si vous ne la fermez pas ! » marmonnait Kate entre ses dents, sans tenir compte de cette intervention.
Attentivement, elle étudiait la serrure, cherchant le meilleur angle de tir. Il ne manquerait plus que sa balle ricoche sur le métal et n'ailles se loger dieux sait où. Il ne manquerait plus qu'elle blesse quelqu'un ou pire par inadvertance. Ce n'était peut-être pas une si bonne idée que ça finalement. Elle était peut-être désespérée, mais pas inconsciente.
« Vous êtes Kate Beckett, la femme qui lui a brisé le cœur ! » entendait-elle soudain dans son dos, la changeant en statue de sel.
Comment une patiente de cet hôpital pouvait-elle savoir qui elle était ? Elle ne pouvait pas tenir cette information de Josh. Il avait beaucoup de défauts, mais elle était certaine qu'il tenait trop à sa carrière pour la compromettre en ayant une liaison avec une patiente. Encore moins une patiente du service psychiatrique. Alors comment cette femme pouvait-elle être si bien informée ? Josh avait-il parlé de sa vie privée avec ses collègues et aurait-elle entendu ? Non, là encore, ça ne collait pas. Josh était bien trop prude et fier pour étaler son linge sale en public. Lentement, relâchant son bras, elle se tournait vers la jeune femme qui l'observait, un petit sourire supérieur sur les lèvres.
« Comment connaissez-vous mon nom ? » l'interrogeait-elle froidement.
« Josh m'a beaucoup parlé de vous. J'ai passé de longues heures à le réconforter après que vous l'ayez laissé tomber pour votre écrivain » expliquait la jeune femme sans baisser les yeux.
D'accord. Là c'était le summum du bizarre. Qui était vraiment cette femme ? Pour la première fois depuis qu'elle avait constaté sa présence, Kate l'observait vraiment. Et même si son éternel petit sourire en coin était horripilant au possible, elle n'avait pas l'air folle. Juste un peu groggy. Un peu comme Castle après que l'autre folle lui ait fait son injection. Etait-il possible que cette femme ait ele aussi été victime de la folie qui régnait dans cet hôpital ?
« Qui êtes-vous ? » demandait-elle en plongeant son regard dans celui de cette femme.
« Je suis le docteur Kimberly Finn. Je suis psychologue dans cet hôpital, même si en ce moment c'est assez difficile à croire » soupirait-elle en lançant un regard désabusé à sa camisole.
« Et vous espérez que je vais vous croire ? » l'interrogeait-elle en arquant un sourcil sceptique, même si elle sentait qu'elle lui disait la vérité.
« Je sais que les apparences jouent contre moi, mais vous avez bien du vous rendre compte que quelque chose clochait dans cet hôpital aujourd'hui ! » s'exclamait Kimberly en lui lançant un regard défiant.
« Que s'est-il passé pour que vous vous retrouviez en mauvaise posture ? » s'enquérait Kate sans prendre la peine de répondre à la question.
« Je suis incapable de vous répondre. J'ai pris mon service à 10 heures ce matin. Et la dernière chose dont je me souvienne clairement, c'est d'être entrée dans la chambre d'une de mes patientes qui se prend pour un médecin. Et après c'est le trou noir » soupirait-elle en fermant les yeux de concentration.
« Je crois que votre patiente est sur le point d'opérer mon partenaire pour mettre au monde son bébé » ironisait Kate d'un ton venimeux.
« Oh mon dieu ! » s'écriait-elle horrifiée « Il faut absolument que vous me détachiez et que vous m'aidiez à réunir mes collègues. Il faut l'arrêter avant qu'elle ne commette un acte irrémédiable ! »
Kate hésitait quelques secondes, puis se rappelant de l'homme qui se trouvait dans les vestiaires, comprenait enfin que les patients avaient pris le contrôle de cet hôpital, et qu'il fallait agir vite. Rangeant son arme dans son holster, elle s'avançait vers la jeune femme qui poussait un soupir de soulagement.
Castle, de son côté, luttait pour ne pas s'endormir mais cela devenait difficile, il sortait tout juste d'une anesthésie et son corps n'avait pas éliminé complètement les drogues.
« Ou m'emmenez-vous, où est Kate, je veux la voir, qu'est-ce que vous avez fait d'elle ? Si vous lui faites du mal, je vous le ferais payer ! » Hurla-t-il les yeux brillant de rage.
Il s'en voulait tellement ! Tout était de sa faute. Encore une fois sa partenaire était en danger à cause de lui. Il fallait vraiment qu'il se décide à partir loin d'elle pour sa sécurité. Il ne pouvait pas se permettre de jouer avec sa vie impunément. Il n'était pas dans un de ses romans où il lui suffisait de réécrire la fin pour que les choses finissent bien. Il ne pouvait pas effacer ses erreurs d'un simple clic, et il était temps qu'il agisse en homme responsable.
« Calmez-vous zeune fille, ze n'est pas bon pour votre bébé ! Votre mari attends dans zune zalle, pour qu'il ne fazze pas de bétizes. Z'il est zentil, nous le laizzeront zortir pour voir zon petit anze et embrazzer la maman. »
Castle se débattait alors qu'on l'attachait à la table. Il scrutait la salle d'opération, hagard, cherchant un moyen de s'en sortir, d'échapper à ses tortionnaires pour voler au secours de sa partenaire. Il commençait à perdre peu à peu conscience, mais il parvint malgré tout à reprend pied quelque peu, luttant coûte que coûte contre l'effet des calmants.
« Par contre après pas de bétize, mes vizils m'ont dit qu'il vous z'avait zurpris dans une zituation des plus zochante ! zaites attenzion au retour de couche, ze vou l'ai déza dit ! »
« Mais vous êtes complètement folle je suis un homme bordel de merde et je ne suis pas enceint » S'égosillait Rick sentant ses paupières de plus en plus lourdes.
Il regarda de nouveau autour de lui, remarquant un interne qui observait la scène pétrifié. Alors qu'on lui passait la Bétadine sur le ventre, il laissait sa tête retomber lourdement sur la table, avant de la tourner vers le jeune médecin devenu livide.
« Vous là, vous avez l'air d'être sain d'esprit… aid…ez… moi…, je je suis … homme… je… »
L'écrivain n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'il sombrait dans un profond sommeil. Le jeune étudiant en médecine sortit de sa transe lorsqu'il vit doc Betty poser son scalpel sur le ventre de Castle.
« Mais ça ne va pas c'est un homme ! Vous êtes folle, vous ne pouvez pas faire cela. »
Ugly Betty femme médecin le toisa de la tête au pied, un air sévère peint sur la face, elle leva un sourcil et dit d'un ton étouffé par son masque.
« Est-ce un jeune morveux apprenti médecin qui va m'apprendre mon métier ? »
Elle brandissait son scalpel, l'agitant sous les yeux du jeune interne aux yeux exorbités de terreur.
« Toi tu vas m'apprendre mon métier ? Toi petit pézieux qui zort à peine des zupes de papa, maman ? Toi qui ne connais rien, tu vas m'apprendre à moi un éminent médezin de 30 ans de carrière, à reconnaître un homme d'une femme ? »
« Je ne vous apprendrais rien car y'a rien à apprendre ! Il est évident que c'est un homme voyons ! » N'en démordait pas le jeune étudiant malgré la peur qui lui emprisonnait les entrailles.
En entrant en fac de médecine, il avait prêté serment. Il voulait sauver des vies, du moins en avait-il l'espoir. Alors il ne pouvait pas laisser ce charlatan charcuter ce pauvre homme. La doctoresse le regarda avec ses yeux de folle puis fit un signe de la tête à ses vigils.
« Il zemblerait que ze monsieur ait bezoin de zon traitement. Faite ze qu'il faut mezzieurs, il zène le bon fonczionnement de zette zezariene et met ma paziente en danzer ! »
Deux vigiles à la taille impressionnante vinrent se poster autour du pauvre étudiant qui se débattit.
« Vous êtes folle, vous ne pouvez pas être médecin, vous êtes échappée de l'asile, ce n'est pas possible autrement ! »
Betty regarda sévèrement le jeune interne, puis baissa les yeux sur une des seringues contenant un anesthésiant. Elle s'en saisit et le brandit vers le futur médecin.
« Il est temps de zaire dodo, petit ezzronté ! » s'exclama-t-elle avec un sourire victorieux.
« Non laissez-moi ! Vous n'avez pas le droit, je porterais plainte, vous verrez, vous… » s'écria-t-il en se débattant pour échapper à son sort.
Ses avertissements furent stopper pas l'aiguille qui pénétrait la chair de son cou.
« Aie bordel, tarée, tu… » cria-t-il en ruant un peu plus avant de s'effondrer mollement comme une poupée de son.
L'interne semblait bien moins tolérer la dose d'anesthésiant que Castle.
« Je lui ai mis la double doze, il vous laizzera en paix ! mettez-le dans la zambre des punis avec le mari de ma paziente, ils ze tiendront compagnie. » rigolait-elle d'un air dément.
La doctoresse folle dingue se retourna et se dirigea vers Castle endormit.
« Bien zeune fille zortons ze petit cœur de là ! »
Alors qu'elle tendait à nouveau le bras au-dessus du ventre de Castle, les deux vigiles traînèrent l'interne inconscient vers la sortie. Les pieds du jeune homme accrochèrent le fil de la perfusion qui dispensait goutte à goutte l'anesthésiant dans le corps de Castle, et alors que les vigiles le tirait sans ménagement, le fil se tendit de plus en plus jusqu'à son point de rupture. Face à la résistance qu'ils rencontrèrent subitement, les deux hommes tirèrent plus fermement sur les bras du jeune interne, et l'inévitable se produisit. La perfusion s'échappa du bras de Castle, et le pied libéré de l'interne inconscient heurta violemment la table d'opération, la faisant dangereusement tanguée. Dans un élan de panique, un des deux vigiles s'élança pour tenter de la stabilisée, mais se prit les pieds dans le fil de la perfusion, et heurta la table qui se renversa sous le choc, projetant Castle sur le sol.
« Bande d'imbézile ! Regardez ze que vouz avez fait ! » tempêta Uggly en brandissant furieusement son scalpel comme les chevaliers jadis leurs épées.
« Désolés boss ! » s'excusèrent les deux colosses en baissant piteusement la tête.
« Ramazzez moi tout ze bazard ! Il ne me rezte plus qu'à repouzzer l'opérazion le temps de ztérilzer la pièze et ma paziente ! » soupirait-elle en tapant rageusement du pied au sol.
« Et pour lui ? » demanda prudemment un des deux vigiles.
« Enfermez le dans la première pièze venue za m'est égal ! » grondait-elle en lançant un regard mauvais vers le jeune interne.
« Comme vous voudrez boss » approuvèrent-ils en remettant la table en place et en rallongeant Castle dessus.
« Ne t'inquiète pas zoli bébé. Ze ne sera plus très long ! Tu verras bientôt la lumière du jour ! » Roucoula-t-elle en se penchant au-dessus du ventre de l'écrivain inconscient.
Cela faisait déjà dix minutes que Kate tournait en rond comme un lion en cage sous le regard de la jeune doctoresse. Elle réfléchissait tout haut, un air de concentration intense peint sur le visage.
« Il n'y a vraiment aucun moyen de sortir d'ici, en dehors de cette porte ! » soupira-t-elle en foudroyant la pauvre porte du regard.
Levant la tête, elle avisa la bouche d'aération qu'elle avait écarté plus tôt. Elle l'observa avec plus d'attention et constata que bien que très étroite, en se contorsionnant, elle devrait pouvoir s'y faufiler. De toute façon, elle pouvait toujours essayer. C'était mieux que de rester là à ne rien faire d'autre que d'imaginer les pires scénarios concernant son partenaire.
« Faites-moi la courte échelle, je vais essayer de passer par là ! » lança-t-elle en se tournant vers sa compagne de chambre.
« Je vous le déconseille fortement. » répliqua posément Kimberly qui semblait avoir recouvert son état naturel « Déjà d'une, bien que vous soyez assez mince, je ne pense pas que vous passiez. Un enfant peut être mais vous, vous risquez de rester coincée, et de deux toutes les bouches sont scellées pour la sécurité. »
« Et alors comment fait le gars qui entretient les conduits ? » rétorqua vertement Kate, agacée par l'attitude de cette jeune femme.
« Lors de l'entretien annuel, celui qui s'occupe de réviser toutes les turbines d'aération, le fait à l'aide d'un appareil spécial. S'il y a un problème, il accède au conduit pas le toit !»
Kate la toisa sévèrement puis soupira avant de recommencer à faire les cent pas. Retour à la case départ. Cette femme était très douée pour donner des conseils et jouer les être supérieurs, mais pour ce qui était de trouver des solutions, là il n'y avait plus personne. Pas étonnant qu'elle s'entende si bien avec Josh. Qui se ressemble s'assemble.
« Je ne peux pas rester là à rien faire alors que mon partenaire est en danger ! Mon rôle est de le protéger, même contre les folles dingues, je dirais même, surtout contre les folles dingues » S'exclama la brunette en sortant son arme, la pointant sur la poignée.
« Non ne faites pas ça ! » tenta de l'arrêter la jeune médecin, mais Kate tirait déjà sur la porte.
Sa balle ricocha contre sa cible et Kate eut juste le temps de se reculer pour éviter que son propre projectile ne l'atteigne. Celui-ci finit sa course en plein dans une des armoires contenant les serviettes et gants de toilette de l'hôpital.
« Quoi mais qu'est-ce que c'est que ça ! Les portes sont blindées ? » s'exclama-t-elle en lançant un regard incrédule vers la jeune doctoresse.
« Oui nous sommes dans une des réserves de l'hôpital et celle-ci ne contient pas simplement du linge mais aussi des médicaments, tel que des anxiolytiques réservés aux patients de la psychiatrie. Chaque porte des réserves à médicament sont blindées pour éviter toute les intrusions ou vol. »
Kate la regardait, dépitée. Passant une main sur son visage, elle recommença à faire les cent pas, la panique montant en elle, plus puissante à chaque seconde. Elle devait sortir d'ici et le sauver, elle devait trouver une solution et vite.
« Vous semblez beaucoup tenir à lui ! »
C'était plus une affirmation qu'une question. Beckett regarda la jeune femme, la bouche entre ouverte essayant de trouver une chose à dire pour détourner les soupçons sur ses sentiments mais ses mots sortir tout seul.
« Enormément oui ! »
Jamais Kate Beckett n'avouait ce qu'elle ressentait à qui que ce soit et encore moins à une inconnue mais pourquoi se mentir, pourquoi nier l'évidence ? Et puis il y avait quelque chose chez cette femme qui donnait envie de se confier. Foutu psy !
« C'est pour lui que vous avez quitté Josh ? » continua de l'interroger cette jeune curieuse.
La détective toisa sévèrement le médecin, n'appréciant pas sa curiosité mal placée. De quel droit se permettait-elle de lui poser ce genre de question ? Même si cela était en partie vrai, il n'y avait pas que cela. Josh avait tout autant sa part de responsabilité dans l'échec de leur relation, même si visiblement il s'était fait passer pour la victime auprès de Kimberly.
« Je crois que cela ne vous regarde d'aucune façon ! » Lui répondit-elle sur un ton polaire.
« Bien sûr mais savez-vous dans quel état vous avez laissé Josh en le laissant ? » l'interrogea-t-elle en s'approchant d'elle d'un air sévère.
Les paroles de cette femme firent mal à Kate. Elle aimait beaucoup Josh mais pas comme elle aurait dû et savoir qu'il avait souffert par sa faute était difficile à accepter surtout que depuis le début elle avait su que cela ne fonctionnerait pas entre eux parce qu'elle avait déjà un autre homme dans son cœur. Pourtant elle avait essayé, elle avait tout fait pour que leur relation fonctionne, mais c'était peine perdue. Castle était resté celui que son cœur désirait, et contre ça, Josh n'avait eu aucune chance. Et ses nombreuses absences n'avaient malheureusement pas servies sa cause perdue d'avance.
Elle comprenait bien que la personne en face d'elle devait être intime avec le chirurgien. Tout en elle le lui indiquait. Sa façon de parler de lui, ses yeux qui s'illuminaient lorsqu'elle prononçait son prénom le prouvait. Elle était heureuse pour son ami mais ce qu'elle ne supportait pas c'est qu'on joue les donneurs de leçon.
« Il me semble que vous avez su le consoler alors s'il vous plait cesser de me parler de Josh et trouvons un moyen de sortir d'ici ! » Répliqua sèchement la détective.
Alors que Beckett reprenait ses réflexions arpentant la pièce de plus en plus angoissée, mordillant ses ongles par nervosité, la porte s'ouvrit. Les deux jeunes femmes tournèrent la tête dans un synchronisme parfait. Devant elles, se tenait Josh Davidson qui les regardaient l'air éberlué.
« Kate mais que fais-tu là ? » S'exclama-t-il une lueur étrange dans les yeux lorsqu'il les posa sur son ex compagne.
Lueur qui n'échappa pas à sa nouvelle petite amie qui grimaça de jalousie. La détective s'approcha de Josh, le regardant avec un regard si intense qu'il déglutit, le cœur battant à tout rompre. Mon dieu il avait presque oublié à quel point elle était belle. Elle le toisa avec mécontentement.
« T'étais là depuis le début et c'est maintenant que tu te pointes ? Décidément on peut pas compter sur toi ! » gronda-t-elle en se retenant de se défouler sur lui pour évacuer toute la tension accumulée depuis le début de cette journée.
Et sans que le toubib ne puisse lui répondre, elle le poussait pour passer, courant dans les couloirs de l'hôpital sous les yeux des deux médecins.
« Tu vois ce que je t'avais dit, ce qu'elle me faisait endurer ? » Rétorqua Josh auprès de sa nouvelle compagne qui lui sourit, crispée, bien consciente que son amour n'avait pas complètement oublié son ex-compagne.
Kate courrait aussi vite qu'elle le pouvait. Elle avait perdu tant de temps ! Elle n'aurait pu dire combien exactement, mais depuis sa séparation d'avec son écrivain il avait bien dû se passer une bonne demie heure. Elle avait peur d'arriver trop tard. Et si cette folle lui avait mutilé son partenaire ou pire encore ? Ravalant ses larmes d'angoisse, elle accéléra le pas.
Arrivant devant la salle d'opération elle n'hésita pas une seconde et ouvrit la porte à la volée, pointant son arme droit devant elle. Lorsqu'elle vit ce qui se déroulait dans cette pièce, elle hurla :
« Oh mon Dieu Castle, non ! »
