Adieu (chapitre 2)
POV normal :
Cela faisait deux jours qu'ils étaient de retour. Une réunion avait été prévue. Tous les capitaines attendaient devant la salle de la première division et parlaient entre eux. Il n'y avait que le capitaine de la dixième qui ne prenait pas part aux discussions autour de lui. Il s'était assis dans un coin, avait entouré ses genoux de ses bras et semblait être perdu dans ses pensées.
Les portes s'ouvrirent, les capitaines commencèrent à entrer dans la salle. Les capitaines Komamura et Kyoraku passèrent à côté du jeune garçon et s'aperçurent qu'il ne s'était pas rendu compte que tout le monde était en train de se déplacer.
- Hé Toshiro, tu viens, ça va commencer, lui lança Kyoraku.
Aucune réponse, il continuait de scruter le vide. Les deux capitaines se regardèrent.
- Capitaine Hitsugaya ! Appela Komamura de sa grosse voix.
Aussitôt, Hitsugaya parut se réveiller.
- Excusez-moi, je n'avais pas entendu, dit-il d'une voix monotone.
Il entra avec les autres capitaines dans la salle.
- Le pauvre, il ne va pas bien du tout..., souffla Kyoraku.
- Je déclare cette réunion de capitaines ouverte, annonça le capitaine général. Mais avant, rendons un hommage au lieutenant Hinamori qui est décédé au combat contre Aizen. Une cérémonie lui sera rendu cet après-midi.
A ces mots, Toshiro repensa à la scène qui s'était déroulée devant ses yeux. C'était sa propre sœur qu'il avait vu mourir atrocement, soit dit en passant. Il ne la reverrai plus jamais, jamais. La personne qu'il aimait le plus au monde était morte. Il baissa la tête et serra les dents. Des larmes roulèrent sur ses joues. Il mit sa main sur l'un de ses yeux pour stopper ses larmes. Ukitake, qui était en face de lui, se rendit compte de l'état d'Hitsugaya.
- Ça ne va pas, capitaine Hitsugaya ?
Tout le monde se tourna vers lui.
Voyant qu'il était devenu le centre d'attention, il essuya négligemment ses larmes à l'aide des revers de ses poignets .
- Je suis désolé...
Mais à peine eut-il « séché » ses larmes, que d'autres prirent leur place.
- Capitaine Hitsugaya, je vois bien que le décès du vice-capitaine vous touche. Je pense que vous ne pourrez pas travailler correctement pendant une certaine période. Je vous propose de prendre quelques jours de congés, le temps de récupérer.
Toshiro acquesia et partit en direction de la porte, d'un pas nonchalant.
Une fois que la porte fut refermé, le capitaine en chef déclara :
- Eh bien, je ne pensais pas que la mort du vice-capitaine pouvait autant l'affecter. Je savais qu'ils se connaissaient, mais je ne penserai pas que ça lui ferait un si gros choc.
- Elle était plus qu'une simple connaissance pour lui, capitaine commandant, commença Kyoraku. Ils ont été élevés ensembles au Rukongaï c'est comme s'il avait perdu sa sœur.
- Et de plus, ajouta Unohana, il a assisté à sa violente mort. Il était aux premières loges et il ne pouvait rien faire pour la sauver. Il est trop jeune pour avoir été confronté à un tel carnage. Aizen a été vraiment affreux sur ce coup là...
- Je vois...J'espère qu'il se remettra vite de cet incident. Reprenons, capitaine Soi Fon.
Il courait à en perdre haleine, les larmes s'envolant avec la vitesse. Il les chassa d'un revert de la manche. Il arriva à la colline où devait se dérouler la cérémonie pour sa sœur. Une pierre tombale avait déjà été déposé et son nom gravé dans la pierre. Il resta devant à la contempler. Il murmura quelques mots. Ca ressemblait à « Pardonne-moi », et aussitôt après, il tourna les talons et rentra à son bureau. En le voyant arriver, Matsumoto remarqua :
- La réunion est déjà finie ?
- Non..., murmura t-il
Elle le regarda aller s'assoir sur un des divans, retirer son haori de capitaine et le poser à côté de lui. Il reprit exactement la même position que celle qu'il avait quelques minutes avant et fixa le vide d'un regard absent.
Elle était très triste pour lui, ce ne devait pas être facile de perdre une personne proche que Hinamori l'était de lui, comme ça. Elle regarda l'heure et se leva.
- Capitaine, je vais à la cérémonie pour Hinamori...vous venez ?
Il secoua doucement la tête, restant le regard perdu.
- Comme vous voulez..., dit-elle, compatissante.
Il resta deux jours entiers sans bouger sur le canapé. Sa vice-capitaine commençait vraiment à se faire du souci pour lui. Elle fit venir le capitaine Unohana. La femme médecin s'approcha de lui. Des cernes lui dessinaient les yeux. Elle lui toucha le front, lui pris le pouls et lui mit une lumière dans les yeux pour vérifier la dilatation de ses pupilles. A la fin de sa consultation, Matsumoto voulu savoir ce qu'il en était.
- Alors ?
- Eh bien, tous les symptômes indiquent que notre cher capitaine nous fait une grosse dépression.
- Le pauvre...
- Je suis d'accord. Ce qu'il a vu l'a profondément choqué et affecté. Il est même possible que ça ait des conséquences sur sa personnalité ou sur son comportement.
- Et que puis-je faire pour l'aider ?
- Pas grand chose, si ce n'est qu'essayer de passer du temps avec lui.
- Très bien...Merci, capitaine Unohana.
- Je t'en prie, c'était la moindre chose que je puisse faire.
Après avoir reconduit le médecin à la sortie, la rousse retourna voir son supérieur. Elle s'assit sur la table-basse juste en face de son capitaine et s'en rapprocha. Elle mit ses mains sur les petits bras d'Hitugaya.
- Capitaine...vous savez ce que Unohana-san a dit ? Que vous faisiez une dépression ! Vous vous rendez compte ? Une dépression ! Excusez-moi, mais vous êtes encore un enfant ! Vous ne devriez pas être dans cet état !...
-...Tout est ma faute...
- Pardon ?
- C'est ma faute si Momo est morte. J'aurais pu la sauver...(il se met à pleurer) J-j'étais à quelques centimètres...ç-ça aurait suffit...m-mais je...et...e-elle...
- Les images revinrent dans sa tête. Il repensa à son passé, sa vie avec elle, ce qu'ils étaient bien !...Il sanglota.
- Capitaine..., elle posa une main sur son épaule pour le consoler. Puis, sans crier gare, il se jeta dans ses bras. Au début, elle resta un peu choquée. Bah oui, ce n'était pas dans les habitudes de son capitaine d'avoir besoin d'affection...Puis, elle lui répondit en l'enlaçant à son tour. Il pleurait de tout son soul.
- E-elle n'avait...r-rien fait d-de mal !...E-elle ne méritait pas...
Il ne put finir sa phrase, l'émotion était trop grande. Matsumoto continuait de le consoler. Il avait un peu maigri pendant ces deux jours sans manger. Elle s'étonna de sa légèreté. Il continuait de sangloter, il tremblait aussi. Elle le berça un peu et lui caressa ses cheveux argentés. Il semblait se calmer. Ils restèrent une bonne demie heure l'un dans les bras de l'autre. Elle finit par se rendre compte qu'il s'était endormi dans ses bras. Elle le contempla. Il paraissait tellement fragile. Elle le porta (comme on porte les enfants) et alla le déposer dans ses quartiers. Elle lui mit une couverture et s'en alla.
Elle se faisait beaucoup de soucis pour lui. Elle avait peur que ce soit un trop gros choc à supporter et qu'il ne tienne pas. Mais elle croyait en lui. Elle savait qu'il finirait tôt ou tard par s'en remettre, il était fort...
Fin deuxième chapitre, je ferai sûrement un épilogue pour clore cette fanfic !
J'espère qu'elle vous a plus !
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