Warning ! UA -Slash DM/HP-
Genre : Romance.
Notes :
► Les personnages d'Harry Potter ne m'appartiennent pas. Ceux de ma propre création ainsi que l'histoire en elle même si.
► Ce récit ne comporte aucune indication, aucune référence quelconque sur l'univers magique inventé par J.K Rowling.
► Réponse aux reviews en fin de chapitre.
► Je sais. J'ai du retard... La vérité c'est que je ne sais même pas pourquoi j'ai mis autant de temps pour écrire ce nouveau chapitre. Aaaah~ Flémagite aiguë, quand tu nous tiens ! Mais l'essentiel c'est qu'il est là. D'ailleurs en ce qui concerne le rythme de publication de cette fiction, je pense que je posterai un chapitre par mois (en fin de mois) car il me faut du temps pour agencer mes idées et le scénario. Bonne lecture !
Chapitre 2 : Vide Bordélique
« Le temps n'avait pas pris la peine de s'arrêter pour moi. Les aiguilles de l'horloge s'amusaient à transpercer mon corps aussi doucement que les secondes défilaient, et seuls les puissants battement de mon cœur me rappelaient à quel point j'étais effrayé. Tout était entrain de s'écrouler. Les fondements même de nos vies étaient entrain de voler en éclats, mes quatre murs porteurs tombaient en poussières. J'agonisais. Je suffoquais.
Non loin de mon cœur, comme éjectés par une trop forte pulsation, reposaient les restes de nos souvenirs heureux. Ne t'en déplaise, mon Amour, la vie se meurt. Nos désirs n'étaient qu'illusion vaine, langueur extrême de nos deux corps enlacés.
Périssaient secondes après secondes les connexions qui nous maintenaient en vie, et sans que je ne puisse rien y faire, les observais t'éloigner de moi...»
Parmi toutes les affaires à ramasser et à nettoyer, perdu au milieu d'un ramassis d'objets à peine reconnaissables, seul ce bout de papier écorné m'avait réellement interpellé. Tombé près du vase brisé, situé entre la table basse et notre sofa noir, sur le sol mouillé, il m'avait presque comme appelé... Et je n'avais eu d'yeux que pour lui...
Sans doute parce que je n'avais d'yeux que pour toi.
Littéralement.
La page orpheline et déchirée d'un de tes livres se tenait à présent entre mes mains pâles. La numéro quatre. Je ne savais pas à quel livre elle était reliée, c'était la première fois que je lisais ces mots. Il paraissait même étrange que je ne découvre que cette feuille abandonnée sur le parquet, sans même retrouver à ses côtés le livre dont elle était extraite. Le hasard était étrangement troublant parfois. Ici, de toute façon, aucun livre ne m'appartenait. Ils étaient tous à toi, et ne partageant pas réellement ton goût pour la littérature, je ne m'étais jamais plongé dans une de leur lecture. En revanche, j'aurais acheté le moindre de ces bouquins ennuyeux à la moindre de tes requêtes. Tu les aurais tous eu. Je te les aurais tous donné.
Mais les choses n'étaient pas aussi simples entre nous. Ça, je l'avais compris avec le temps... Et du temps, il m'en avait fallu.
Fallu pour m'empêcher de t'offrir toutes les choses que tu regardais d'un air rêveur, pour te convaincre d'habiter avec moi, pour te laisser payer la moitié des charges, pour accepter que tu continues de travailler, pour apprendre à te comprendre.
Et c'était parfois difficile... J'avais les moyens de tout te donner, mais toi, tu ne voulais rien. Rien de plus que tu ne pouvais déjà t'acheter par toi-même... C'était exaspérant. Ton indépendance m'exaspérait.
Sauf que le temps avait rapidement transformé cette exaspération en peur. En farouche peur de te voir partir... Seul, avec un ou une autre, peu importait le cas, l'idée seule m'était insupportable. Car d'aussi loin que je me rappelais, j'avais toujours été attiré et fasciné par toi... Jusqu'à en tomber amoureux. Définitivement et irrémédiablement amoureux.
Nous nous battions souvent lorsque nous étions jeunes. Enfin... En réalité, je te provoquais souvent pour que nous nous battions. Au collège, au lycée, à la fac. Forçant une connexion, notre connexion, m'immiscent infatigablement dans ton quotidien, te montrant que j'existais, n'existant désespérément qu'à travers ça. Oui j'étais infecte et dégueulasse. Oui j'ai souvent mérité tes crochets droits. Oui je ne supportais pas tes amis. Oui je n'ai toujours aimé que toi.
Et ça ne rend pas les choses plus faciles.
J'aurais pu continuer de te rendre la vie impossible à m'y inviter par la force encore et encore, jusqu'à ce que tu m'y laisses irrémédiablement entrer... Je sais que j'aurais eu les moyens et la ténacité de le faire jusqu'à ma mort. Mais je sais aussi qu'avec le temps, ton intérêt pour ma personne se serait incontestablement amoindri... Tu aurais rencontré d'autres personnes, des amis, des ennemis, des amants ou des maîtresses. Des gens... Autres que moi. Or, ce que moi je voulais, c'était devenir ton centre de gravitation et de gravité. Telle la terre tournant autour du soleil sans jamais se brûler, ou la tendre Pomme de Newton retombant toujours vers son ami le sol.
J'étais possessif.
Doux euphémisme.
Souvent possessif à t'étouffer, j'en avais conscience. Pleinement. Mais bien que possessif, je n'étais pas du genre à te revendiquer comme mien. Ta vie t'appartenait. Entièrement. J'étais juste possessif à vouloir tout mettre en œuvre pour te garder près de moi. Pour que tu ne me quittes pas... Et pour que si jamais cela arrivait une, deux, trois fois... Tu me reviennes à chaque fois... Sans avoir à regretter ton choix.
Heureux, épanoui et comblé. Voilà le Harry que je m'efforçais de rendre. Ton bonheur m'était simplement indispensable... Quitte à ce qu'il entre en contradiction avec mes propres valeurs... Parfois.
Car tout comme toi, il existait certaines choses sur lesquelles je ne pouvais faire de concessions. A commencer par mon caractère exclusif. J'avais eu beau travailler dessus, rien n'y avait jamais fait. Face à toi, j'essayais de me contenir au mieux, me rendant moins oppressant, moins quémandant de ta présence.
J'avais eu du mal à te courtiser. J'avais eu de la peine à te faire comprendre que je t'aimais vraiment, et qu'aucune de mes actions n'étaient des pièges ou autres humiliations... Et il t'avait toi-même fallu du temps pour ne serait-ce te faire à cette idée.
Mais j'avais attendu... J'avais même réussi à me faire des alliés, tes propres meilleurs amis. Ravalant ma fierté, je m'étais excusé, leur expliquant maladroitement qu'il n'y avait que toi, et que je les avais toujours enviés de t'être si proches et chers. Oh que je les avais haïs ! D'une manière totalement irrationnelle et indéfinissable. A l'époque, ces sentiments m'avaient complètement dépassé, si bien que je m'étais caché derrière de miséreuses excuses afin de justifier mes actes. Ils me bouffèrent, m'épuisèrent, me faisant perdre toute notion de contrôle, me guidant vers ces insultes à vomir. A dégueuler autant que ce que j'éprouvais était réel. Jamais je n'avais envié autant Granger et sa satanée intelligence que le jour où elle me dit ce « Je le savais... ». Parce qu'elle savait oui. Elle savait à quel point je te disséquais du regard, notant tes habitudes, tes expressions, jalousant les personnes qui te parlaient confortablement... Soit à peu près tout le monde. Elle le savait à quel point tu m'obsédais. Elle savait à quel point je t'aimais, tout comme elle doit encore le savoir, à quel point je t'aime toujours. Une traite s'installa entre eux et moi et leur aide me fut nécessaire et précieuse.
Au fond, mon comportement avait toujours été assez pathétique. Aussi pathétique qu'une personne amoureuse pouvait-être.
Parce qu'elles l'étaient souvent.
L'amour tuait, l'amour rendait fou, l'amour rendait heureux. L'Amour était un compagnon de route si dingue qu'à l'attitude aléatoire... Et il nous avait longtemps effrayé. Peut être nous effrayait-il encore un peu.
Il était angoissant de ne pas connaître ses limites, de ne pas pouvoir savoir à quel point nous pouvions être asservis par lui. De méconnaître ce qui nous rendait meilleur et pire.
A croire que pour ma part, ce soir, j'étais devenu ce qu'il y avait de pire.
Car pour que tu m'aimes jusqu'à la fin, j'ignorais ce dont j'étais capable... Ou au contraire, n'en avais que trop conscience.
Tout n'avait été que cris, fracas et mots blessants jusqu'à cette gifle. Jusqu'à ma main sur ta joue. Je l'avais vu partir. Si vite qu'elle aurait pu n'être qu'un simple acte de notre imagination. Mais le claquement, le picotement insistant au bout de mes doigts, la trace rouge sur ton visage étaient tout ce qu'il y avait de bien réel.
Elle renversa mon esprit. Tout comme nous avions rendu l'appartement, mes pensées étaient sans dessus-dessous. Des minutes intensément longues furent nécessaires au tissage d'une infime partie d'idées constructives. Réflexions dont j'étais incapable d'en saisir le fil, tout se mélangeant et s'emmêlant dans mon esprit.
Lorsque ce dernier me revint, tu n'étais plus là.
Depuis que tu étais parti, je n'avais cessé de t'appeler. Et lorsque, enfin, tu m'avais répondu, je n'avais pas résisté à ma nature et avais exigé de savoir où tu t'en étais allé... Mon caractère s'était retrouvé acculé face à la brusque folie qui s'était emparée de nous quelques heures plus tôt.
Ton retard m'avait mis hors de moi. Il m'en avait fallu si peu pour mes barrières ne cèdent, laissant place à ces sentiments inconditionnels, ne relevant absolument plus de la raison. Te faire m'aimer avait été si compliqué, si laborieux, qu'à présent un rien pouvait me faire craindre ton départ.
Mais même en sachant cela, j'avais merdé.
Tu m'avais raccroché au nez.
Et j'étais mort d'inquiétude...
Parce que je savais que je devrais attendre, attendre dans l'angoisse de ne pas te voir franchir le seuil de cette porte à nouveau, t'attendre peut être aussi vainement que désespérément.
Car toi, tu avais certainement les moyens t'autorisant de me quitter à jamais. Ton caractère têtu et entier que j'aimais pourtant tant, se révélant être ton meilleur avocat. Et des excuses pour te donner le courage de te barrer, tu en avais certainement des tas.
« L'Amour ne justifie pas tout. » C'est ce que tu me répétais souvent, si bien qu'aujourd'hui j'étais effrayé que tu ne suives ce mantra infernal sans la moindre pitié à mon égard.
Ne resterait alors plus que moi. Ne resterait alors plus que des années de souvenirs entre nous deux... Et au delà de la douleur de ton départ, celle de n'avoir même pas pu y assister correctement...
Pieds nus sur le parquet dégueulasse, la poigne fermement accrochée à la page déchirée, les yeux rivés sur le téléphone, j'attendais ton retour.
Puis, fatigué de se confronter au désordre de notre Amour, mes pas me menèrent à la fenêtre.
Au dehors, la vie nocturne étaient entrain de vibrer. J'observais la ville et ses éternelles lumières, devinant le ronflement des moteurs et le bruit de la foule. De mon poste, je pouvais aisément distinguer quelques commerces encore ouverts en contre-bas. Marchant sur les trottoirs infernaux de Londres, se serraient des familles entières, des hommes, des femmes, des adolescents, des jeunes, des vieux, des couples... Des inconnus qui peut être de la même façon que moi, s'étaient un jour retrouvé à mutiler la personne dont ils étaient épris... Et pour la première fois de ma vie, je voulais me mélanger à eux, moi Draco Malfoy, richissime héritier de la firme Malfoy Corp' Compagnie, voulais aller à leur rencontre, leur parler de moi, de nous, et surtout... De toi. Leur expliquer notre histoire, notre parcours, leur faire savoir que je t'aimais, que je ne l'avais pas voulu cette gifle. Pour la première fois de mon existence, jamais je ne m'étais senti si démuni et seul. Infiniment seul.
Exténué, je frottais de mes longs doigts mes paupières mobiles. Me retirant de mes contemplations, je partis chercher de quoi nettoyer notre maison.
A ton retour, tout serait propre.
A ton retour, toutes les choses brisées seraient recollées.
A ton retour, je ferai en sorte que tu n'aies plus jamais à t'en aller de nouveau.
Alors reviens...
Posté le 15/04/12
A Snake90 : Merci à toi d'avoir posté ma première review de cette nouvelle fiction ! En espérant t'avoir fait adhérer encore plus à mon écriture et à l'histoire avec ce nouveau chapitre !
A mariiiee63 : Merci du compliment ! Je peux déjà te dire, que quelque chose de réellement profond s'est brisé entre Draco et Harry à cause de cette gifle. Donc, au-delà du pardon, c'est toute un histoire de confiance, de sentiments et d'amour qui va être à reconstruire... Peut être. ^^ Non, plus sérieusement, j'en avais marre de lire des histoires dans lesquels les compagnes ou compagnons pardonnent la gifle de leur moitié comme si c'était naturel ! Parce que honnêtement... Dans la "vraie vie", ça ne l'est pas. La gifle est un sujet tabou. J'en avais marre qu'on utilise cet acte dans les histoires comme un simple outil de rupture puis tout de suite après de réconciliation. Je trouve ça inintéressant et foncièrement ennuyant. Donc oui, mon histoire ne se basera pas sur le "Je t'aime", "Je te déteste" que beaucoup d'auteurs affectionnent. Je veux vraiment essayer d'écrire quelque chose de plus... profond.
A darkmoonlady : Merci ! En espérant que cette suite t'ai plu !
A toinette Malefoy-Potter : Je suppose que je possède un certain "talent" pour écrire des fictions aux titres assez peu évocateurs. ^^ Merci d'être allé au delà et d'avoir pris le temps de lire ce premier chapitre ! Pour répondre à tes quelques questions, je pars du principe que ce couple est un genre de couple de référence dans lequel tout le monde peut se retrouver. Hommes comme Femmes. Donc les motifs de leurs actions et réactions ne seront certainement pas aussi spéciaux que ce que je pourrais l'inventer.
A Florence Baker : Merci de ta review ! En espérant que cette suite attendue t'ai plu !
