Warning ! - DM/HP-
Genre : Romance.
Notes :
► Les personnages d'Harry Potter ne m'appartiennent pas. Ceux de ma propre création ainsi que l'histoire en elle même si.
► Ce récit ne comporte aucune indication, aucune référence quelconque sur l'univers magique inventé par J.K Rowling. Donc oui. Je suppose qu'il s'agit là d'un UA.
► Merci à toutes les personnes m'ayant ajoutée dans vos "Alertes" et/ou dans vos "Favoris" !
► Réponse aux reviews en fin de chapitre.
► Ah oui ! Juste pour vous dire, qu'il ne sera pas rare que les chapitres précédents s'étoffent quelque peu au fil de l'histoire, ce qui n'est réellement pas logique, j'en conviens (j'ai modifié le chapitre 2 à titre d'exemple), mais je pense que cela ne peut que servir au récit. Sinon comme vous l'aurez constaté, j'ai aussi changé les titres de mes chapitres, ça me permettra de garder une meilleure cohérence. Allez ! Bonne lecture !
Chapitre 5 : Quand je t'attends
Ma semaine n'avait ressemblé à rien. Comme si mes journées s'étaient disputées pour obtenir le grand prix de l'ennui, comme si mes journées n'avaient été rythmées que par le son de l'horloge murale que j'avais eu du mal à quitter des yeux. Ma semaine n'avait ressemblé à rien, s'écoulant à la fois trop doucement et sans douceur. Sept maudits jours où mes nuits de sommeil avaient été aussi tourmentées que les histoires polarisées de tes livres. L'insomnie poussa mes yeux à se fermer aussi fort qu'il me l'était possible, allant jusqu'à me faire supplier Morphée de me prendre avec elle quand les somnifères n'agissaient pas. Immobilisé par ton départ sur notre lit, les rares fois où mes pieds pâles et nus touchaient le sol étaient pour me rendre à la salle de bain. Arborant cet unique et immonde jogging gris, oubliant toute stature, oubliant mon nom, je n'avais eu de cesse d'errer dans mon dédale de souvenirs, veillant à conserver mon imaginaire. Là où tu me parlais encore. Là où tu me souriais encore. Là où je te faisais l'amour, toi criant mon prénom encore et encore.
Là où cette gifle n'avait pas eu lieu.
Tu me manquais.
Il était midi passé.
J'avais quitté le lit depuis dix minutes à peine, pour mieux me vautrer dans le canapé par la suite. La position engagée par mon corps n'était pas vraiment agréable, mais de toute façon, c'est à peine si je tenais debout correctement. J'avais juste de la peine à essayer de faire autre chose que de nous penser.
Je n'avais rien mangé ce matin... Ainsi que les six autres matinées précédentes. Et lorsque je traînais mes os rouillés à travers les pièces à l'heure des déjeuners, la faim me quittait simplement. Dès lors, les boîtes traiteurs commandées en soirées s'accumulaient incessamment dans le fond de la poubelle, juste à côté de ces paquets de clopes idiotes que je m'enfilais, enfumant parfois même l'appartement tout entier. Je n'avais plus vraiment faim, et le temps où je rechignais lorsque tu me demandais de t'aider en cuisine me semblait tellement désuet... Je n'aimais pas cuisiner. Mon éducation bien lisse m'ayant appris que mes mains n'étaient pas pour ça, jamais je n'avais eu à effectuer la moindre tâche domestique... Jusqu'à ce tu emménages définitivement avec moi, mettant par la même occasion sur le carreau Doby, mon ancien domestique, retourné alors dans la demeure familiale effectuer ses corvées.
Sans toi, l'idée de me faire à manger seul,ne m'était d'aucun intérêt. Pire, elle m'effrayait. Je ne voulais même pas essayer de m'imaginer l'image pathétique que je me renverrais, moi et mon jogging, assis seul contre la table en bois, la tête plongée dans une assiette de riz trop cuit, jouant pitoyablement avec ma nourriture... Car c'était sans aucun doute ce je deviendrais si jamais mes membres atteignaient la gazinière.
Et même si j'en venais à faire un semblant de cuisine... Si j'en venais à brûler l'huile de la poêle puis la poêle elle-même, si j'en venais à rendre les pattes si collantes que du ciment pour joints aux murs, même si j'en arrivais à me couper les dix doigts de la main...
Sans toi à mes côtés, même me vider de mon sang n'avait aucun sens.
Rien n'allait sans toi... Et c'était terriblement dur à réaliser.
Il était midi passé, et affalé sur ce canapé dur, je t'attendais.
Ma façade impeccable devenue médiocre en l'espace d'une soirée en prenait des coups.
Elle aussi.
Je ne me reconnaissais sans doute pas. Me mirer dans un miroir, dans le reflet d'une fenêtre, dans le regard des autres, me rendait tout bonnement indifférent. Depuis sept jours, de cette connerie, je m'en foutais éperdument. Avec toi, les apparences comptaient à peine. Sans toi, elles pouvaient simplement aller se faire voir.
Je me faisais juste pitié.
Car était-ce bien important ? Ce à quoi je pouvais ressembler était-ce là le plus important ? La fierté, en ce moment précis, m'était-elle d'une quelconque utilité ? Serait-elle celle qui me pardonnerait ? Te ferait-elle me revenir ? Certainement pas...
Tu la haïssais.
Cette fierté, souvent « trop mal placée » comme tu le disais, était la seule chose à laquelle on m'avait dit me raccrocher. La seule chose que je ne devais perdre sous aucun prétexte. La plus grande chose qui nous constituait, nous, les Malfoy. L'unique chose qui nous maintenait séparé du reste des autres. Élevé au rythme de cette diktat, incubant petit à petit cette doctrine en mon sein, elle me façonna de cette manière ridicule... Jusqu'à ce qu'elle se confronte à tes beaux yeux verts, jusqu'à ce qu'elle se confronte à ton regard si transperçant, jusqu'à ce que j'en tombe envouté. D'abord dans le déni le plus total, cette fierté, cette part de moi te harcela, ne comprenant pas pourquoi je nourrissais cette obsession à ton égard. Tu ne collais pas à l'éthique et aux étiquettes attendues pour attirer l'attention d'un Malfoy. Tu ne correspondais à rien de ce qui aurait du normalement susciter mon intérêt... Et elle le savait, me susurrant ces mots inlassablement tout contre mes oreilles, tout contre mon cerveau, tout contre mon coeur.
Pour elle, tu n'étais qu'une gêne.
Une gêne car dès que je t'ai rencontré, toutes mes actions furent dictées en fonction de ta personne. De toi, uniquement de toi... Et ma fierté insupportait ce peu de maîtrise de moi. Tes sourires chaleureux et francs l'agaçaient, ton apparence frêle et délicate l'irritait, tes cheveux noirs sans dessus dessous l'énervaient, ta façon de répondre paradoxalement pertinente et impertinente la crispait, même tes fringues simplistes au possible et tes lunettes rondes l'horripilaient. Elle ne voulait rien savoir ou entendre de toi.
Alors qu'elle était la première à me faire me ruer sur toi...
Pour t'humilier.
Te faire comprendre nos différences.
Te faire du mal.
Te blesser.
Te marquer.
Pour te toucher...
Physiquement.
Spirituellement.
Profondément.
Parce qu'au fond, elle détestait tout autant que moi, voire même plus, te voir avec qui que soit d'autre. Ce qui était certainement le plus absurde et le plus drôle ! Cette fierté abhorrait le fait que je puisse te trouver une quelconque attention, mais cette dernière ne se privait pas de te faire remarquer à coups de phrases saignantes, à coups de bâton dans les roues, ma présence.
Elle était moi, et elle t'aimait.
Mais tu la haïssais plus que tout, me haïssant alors tout entier.
Pendant longtemps d'ailleurs, j'ai cru que j'étais le problème. J'ai cru que tu me détestais juste profondément dans tes mauvais jours,et que je t'indifférais simplement dans tes bons. Mais j'avais tout faux... Parce que pensant réellement être parfait, d'être mieux que le reste du monde, vivant dans cette bulle de pensées suffisantes, j'ai longtemps ignoré où se situaient mes torts... Car il y en avait beaucoup. Entre nous, ce n'était pas vraiment moi le véritable problème... C'était ce que j'en dégageais. Et d'après tes dires, c'était la forme qui était mauvaise, le fond était sans aucun doute récupérable.
Ton côté « Bon Samaritain » t'avait souvent joué des tours. Il t'avait parfois induis en erreur... Et autrefois, les occasions pour te balancer ta presque naïveté dans la figure n'avaient jamais manqué. Alors que je fondais totalement face à tes yeux concernés et intrigués. Qu'aurais-je fait si tu ne m'avais pas laissé une chance de te montrer que je pouvais être capable d'autre chose ?
Certainement serais-je devenu pire que lourd et insistant. Probablement... Car je t'étais et te suis encore totalement dévoué.
Si bien que j'en devenais misérable. Cet homme à l'allure froissée, au teint éteint, aux traits crevés et aux cheveux ternes me faisait de la peine. Je me faisais de la peine. Draco Malfoy était en loques... Et il le méritait.
Je le savais. Je le savais mais regretter mon geste ne me faisait pas me sentir mieux. Ruminant à en avoir le tournis le pourquoi du comment, t'attendre silencieusement me torturait. Je voulais te parler, je voulais m'expliquer, je voulais m'excuser. Encore, encore, encore... Et encore. Autant de fois que nécessaire pour ne pas avoir à te perdre. Autant de fois que tu voudrais bien l'entendre pour ne pas te voir faire tes bagages. A chaque minute, à chaque heure, à chaque réveil, à chaque couché si cela me permettait de te faire rester à mes côtés.
Je ne rappelais même plus pourquoi cette dispute en était arrivée à ce stade. Seul cet arrière goût amer, étouffant et écœurant s'était scotché à mon palais. Il me donnait la nausée. Dire que ce geste m'aurait échappé me semblait totalement incongru et déplacé.
Je n'étais pas une bête.
Mais Draco Malfoy avait giflé Harry Potter. Et Draco Malfoy aurait mieux fait de se couper la main ce jour là. La douleur aurait été moins intense... Parce que sans Harry, Draco n'existait pas.
Tu me manquais.
J'étais inquiet. Mort de peur à rendre mes muscles cadavériques. Angoissé.
Sans nouvelles.
Bougeant légèrement ma tête sur le côté, j'observais à travers la fenêtre ce beau ciel bleu qui me toisait. Même les rayons du soleil d'été ne semblaient pas vouloir traverser le double vitrage de cette baraque... De toute façon, même si cette vaine lumière passait franchement à travers les carreaux, jamais elle ne pourrait réchauffer l'atmosphère de ces lieux. Cet appartement était vide, froid et impersonnel quand tu n'y étais pas. Si bien que j'en étais même venu le soir à ouvrir les portes de ton petit placard pour vérifier que notre histoire existait pour de vrai, quelque part, faisant alors taire ma raison douloureusement douteuse.
Et depuis ton départ, la maison était d'une propreté inquiétante. Tes livres, tranquillement rangés sur les étagères, somnolaient le temps que tu reviennes, et je les couvais du regard... Parce qu'ils t'appartenaient, parce que tu les adorais, parce qu'ils étaient chez nous, et parce que d'une certaine façon, ils constituaient un peu de toi. De cette soirée, je n'avais gardé que les choses qui te concernaient. Abîmées ou pas. Le reste avait simplement terminé dans la benne à ordure du quartier.
C'était l'été, midi plus que passé, et moi, allongé sur ce divan, le ventre vide, je t'attendais.
Sans avoir la moindre idée de l'endroit où tu t'en étais allé.
Je n'avais cependant pas manqué d'appeler la tribu Granger-Weasley afin de les interroger. Persuadé qu'ils savaient où tu étais, j'eus la dérangeante surprise de découvrir qu'ils en savaient à peine plus que moi. Et tu ne travaillais pas ces temps derniers, me pointer devant les portes d'entrées du building dans lequel du exerçais ne m'aurait en rien servi. J'aurais sans aucun doute pu faire comme dans ces séries télévisées, faire appelle à toute cette batterie de technologie incompréhensible afin de te localiser grâce à ma carte de crédit. Mais cette idée était bête. Tu étais têtu, toi seul déciderais quand tu te manifesterais à nouveau. Te retrouver de cette manière ne t'aurait pas ramener à moi. Elle t'aurait fait fuir.
Je devais t'attendre.
Même si j'en devenais complètement fissuré, même si j'en crevais tellement j'avais peur, même si l'admettre ne plaisait pas à mon égo, même si j'étais entrain de tomber en morceaux, je t'attendrais. Et ça au moins, je savais que je le ferais correctement.
Paradoxalement, bien que mon statut particulier d'héritier en arrivait parfois à déconnecté nos longueur ondes, j'étais heureux d'être en ce moment précis Draco Malfoy. Car si je ne l'avais pas été, jamais ma patience n'aurait résisté face aux poids de l'adulte que j'étais. Les tracas, les contraintes du quotidien m'auraient alors rapidement immergé. Pour Harry Potter, Draco Malfoy pouvait se permettre de prendre son mal en patience.
Indéfiniment.
Fermement emprisonné dans la poche de mon pantalon, la sonnerie élevée à son plus haut niveau, le mode vibreur enclenché, mon téléphone t'attendait lui aussi. Ici, tout se languissait de toi.
Enfournant ma main dans ma poche, je balayai le salon de mon regard gris fatigué, finissant à la fin par le fixer dans le vide. Il n'y avait rien à contempler entre ces murs. Pas de Harry installé dans un fauteuil un livre à la main, pas de Harry entrain de s'amuser à répondre aux questions de ces émissions que je jugeais d'une médiocrité sans bornes, pas de Harry endormi contre mon épaule à l'heure du crépuscule, pas de Harry au visage illuminé par son écran d'ordinateur, les sourcils froncés, entrain de travailler pour son agence... Depuis une semaine, il n'y avait plus rien eu de tout ça.
Tu n'étais pas là.
Soudain, un son strident retentit dans l'air nauséabond de l'appartement. Mon téléphone vibrait. Le contacte presque directe de ces ondes sur ma peau me hérissa les poils. Ces vibrations semblaient se répercuter en moi jusqu'à la plus petite de mes cellules. Mon corps entier était dans l'expectative. Il voulait que ça un appel de toi...
Et ça l'était.
L'écran lumineux de mon Smart-Phone affichait glorieusement ton nom. Mes tripes se tordirent à la vue de ton nom et les pulsations de mon coeur semblèrent être hors-de-contrôle. Ma main étonnamment peu sûre d'elle, je décrochais.
- Harry ? demandais-je la voix serrée et lourde.
- Je... Heu... Bonjour Draco, me répondis-tu doucement en bafouillant quelque peu.
- Harry où es...
- Avant que tu ne me poses cette question, me coupas-tu, laisse moi finir. S'il te plait.
Je soupirai. Tu continuas.
- L'endroit où j'ai passé cette dernière semaine importe peu... Je voulais juste te prévenir que je rentrerai demain...
Tu rentrais. A partir de ces mots, c'est à peine si j'entendis la suite de ta phrase. Tu rentrais, et c'était ce qui m'importait le plus.
-... Mais j'aurais quelque chose à te dire à ce moment là...
L'entente de ces mots en revanche me glacèrent. Revenais-tu pour mieux t'en aller par la suite ? Revenais-tu ici pour récupérer tes affaires ? Revenais-tu pour me quitter ?
- Tu veux t'en aller ? ne pus-je m'empêcher de te questionner.
A cette interrogation, j'entendis ton souffle agacé contre le combiné.
- Ça Draco... J'ai bien peur que ça ne dépende pas que de moi, répliquas-tu simplement.
Et tu raccrochas.
Clairement, la balle était dans mon camp. Mais le plus encourageant dans tout ceci, était que tu savais aussi bien que moi, à quel point je pouvais être aussi borné et volontaire que toi. Cette douce pression sur mes épaules venait de me réveiller définitivement...
Car pour sauver notre couple, rien n'était trop beau.
Tout était possible.
Posté le 29/05/12
► Allez ! Au 29 prochain, en espérant que malgré mes épreuves de BAC, le prochain chapitre nous satisfera tous !
A Eichi-Chan : Voilà la suite ! En espérant que cette dernière t'ai plu. Et en ce qui concerne Draco et Harry, mon objectif sera de les remettre ensemble. Aucun doute la dessus... Néanmoins je pense que la fin, bien que prévue pour être douce et sucrée, aura plutôt un arrière goût acidulé.
A Clairehime : Merci de ta review ! Eh bien... Je ne me rappelle pas avoir réellement explicité que Harry n'avait absolument pas remarqué ses amis. ^^ Bien sûr que si, il les aura remarqués (faut dire qu'une troupe comme ça, ça se remarque de très loin !) xD Brefouille, j'espère que ce chapitre t'aura plu une fois encore !
A toinette Malefoy-Potter : Encore merci pour ton message ! Ce chapitre, comme tu l'auras constaté continue sur la lancer des « choses du passé », et j'espère qu'il t'aura plu !
A Idelyse : Je suppose que je peux te considérer comme une des mes lectrices fidèles, puisque mes trois fictions t'ont globalement toutes tapées dans l'oeil. Merci des compliments en ce qui concerne donc l'ensemble de mon « œuvre » (c'est assez pédant comme expression quand même...) J'espère encore et toujours que tu auras apprécié ce dernier chapitre ! Sinon, effectivement, tu auras droit à un nouveau chapitre de FN&lM le Premier (l'occasion d'ailleurs pour nous de revoir certains personnages jusque là peu mentionnés dans la seconde partie...) Voili, voilou !
A Kim : J'adore quand tu me laisses une review ! T'es vraiment pas radine dans les compliments et ça me va droit au coeur ! Merci ! En espérant continuer à t'emmener dans mon monde fictif avec ce nouveau chapitre !
