Le sergent-chef Will James a chassé Eldrige de son lit lorsque ce dernier lui fait un aveu sur ses sentiments.
Voici la suite !
Bonne lecture !
Partie 2 :
Une escouade de G.I, en état d'alerte, sur le qui-vive, déployée, maintenait la zone de périmètre infranchissable à n'importe quel civil.
Le soleil de Bagdad cognait dur sur les véhicules et les soldats qui, en dépit de leur kevlar et de leurs lunettes de soleil, subissaient les réverbérations des rayons sur le sable.
Des habitants du quartier, à leurs fenêtres, curieux, observaient les militaires américains sécuriser la zone où se trouvait, enfoui, une bombe piégée.
Will, debout, les traits impassibles et imperturbables, se laissait enfiler son « Humvee » par le sergent Sanborn et par l'artificier Eldrige.
Le jeune soldat, la mine occupée, semblait avoir oublié sa déconvenue de la veille avec son sergent-chef. Saisissant le casque de métal, lui mettant son arme dans son étui, il évitait le regard de Will qui le fixait des yeux, impavides.
Tentant désespérément de cacher ses joues rouges et son sentiment d'humiliation et de gêne sous le regard perspicace de James.
Ajustant la visière et le casque sur le crâne de son sergent-chef, Eldrige finit par rencontrer le regard clair et direct de Will et ses doigts effleurant, par inadvertance, la peau douce et chaude des joues de son supérieur, le jeune artificier tressaillit.
Baissant vivement les yeux et se mordillant la lèvre inférieure, l'humectant. Se haïssant d'être si réceptif à ce contact et de sa faiblesse à l'égard d'un homme qui se fichait bien de lui.
La sueur transparut sur le front d'Eldrige dont la respiration se fit plus courte et plus saccadée quand l'artificier perçut la lueur narquoise dans les yeux, assombris par le désir, de Will.
L'air sembla, soudain, se raréfier autour des deux hommes et Owen, confus et contrarié, se sentit trahi par une partie de son anatomie venant de se réveiller.
Will eut juste un demi-sourire, montrant qu'il n'ignorait rien de ce qui se passait en Owen qui le détesta, au plus haut point, à cet instant-là.
« -Ce soir, petit. Dit James, bien bas et sûr de lui. Je te ferai crier comme jamais. »
Eldrige, récupérant ses esprits, murmura :
« -Dans tes rêves, sale « enfoiré ». »
Il ne récolta qu'un rire, cynique et à moitié étouffé par le casque, de la part de son sergent-chef qui cheminait, lentement, vers l'explosif.
….
Sanborn, son fusil mitraillette à l'épaule et un œil collé au viseur de la lunette, surveillait les toits des immeubles et gardait le contact radio avec James.
Celui-ci, allongé sur le sable, concentré, examinait un EEI dont le reste était enfoui sous des gravats. Délicatement, minutieusement, il déblaya le sable autour de la tête de la bombe et avec des gestes précis et lents, entreprit d'enlever l'explosif.
Le souffle suspendu et court.
Eldrige, à l'abri derrière un parapet de brique, chargé de le couvrir et de lui apporter le matériel nécessaire, suivait l'opération. Fasciné par la dextérité et le sang-froid de cet homme étrange et totalement « shooté » à l'adrénaline.
Pointant le viseur sur le sergent-chef, il perçut son expression de profonde satisfaction et de jouissance à côtoyer le danger et la mort. Partagé entre l'horreur et la compassion, il songea que la femme de Will était sacrément loyale et amoureuse pour rester avec un homme dont le seul et unique amour était la guerre.
Inconsciemment, Eldrige commença à presser la gâchette de son arme et immobile, il contempla l'homme qui pouvait, un jour, les faire tous tuer.
L'arme s'enclencha et Will, toujours dans la ligne de mire d'Owen, extirpa, précautionneusement, l'engin explosif.
Puis se relevant, soupirant, arborant un immense sourire, il signala à Sanborn et aux autres G.I que tout péril était écarté.
Owen relâcha son doigt de la gâchette et réalisant qu'il avait été bien près de commettre un acte irréparable, se réprimanda mentalement.
Il vit Will qui s'avançait dans sa direction et faillit s'étrangler quand le sergent-chef chuchota, à son passage, dans un souffle :
« -Vise la bombe la prochaine fois. Ton acte passera pour une erreur de ma part. »
Dérouté, perdu, Owen demeura figé, un long moment, à ruminer ces conseils. Ce fut le regard suspicieux de Sanborn qui l'arracha de son désarroi et qui le fit rejoindre leur véhicule.
…
S'appuyant de ses deux paumes sur le rebord des lavabos, Owen s'observa dans le miroir de la salle de bain collective du camp Victory et déboussolé, se retourna et se laissa glisser au sol.
Les yeux clos et l'esprit empli de sentiments contradictoires et orageux.
Des pas sur le sol dallé de la salle d'eau tirèrent Eldrige de ses pensées chaotiques et tourmentées.
Will, portant toujours son uniforme de combat, tout comme Owen, le jaugeait de son air impassible et subtilement railleur.
Le jeune artificier, énervé par cet air si confiant et si imperturbable, se jeta sur lui et commença à le rouer de coups. Désirant lui enlever cette expression si supérieure et si assurée…
La haine le submergea entièrement, faisant oublier au jeune soldat grade, sanction et cour martiale…
Will esquiva l'attaque suivante et maitrisant Owen, le collant contre le mur, déclara, railleur et moqueur :
« -Que se passe-t-il, artificier ? Vous n'avez pas digéré le fait que j'aime toujours ma femme et mon fils ? Ou que vous ne soyez qu'un coup pour moi ? Allons, Eldrige, tu sais très bien qu'il n'y a que ça entre soldats. »
Furieux et plein de rage, Owen profita, d'un brusque relâchement de Will, pour se dégager et lui cracher à la figure.
Will, sans se départir de son cynisme et de son calme, agrippa Owen et le projetant dans une cabine de douche et tirant les rideaux, le plaqua, ventre au mur.
L'uniforme sentant bon le sable et le soleil de Bagdad et l'odeur de la poudre et de sueur mêlée embrasèrent le désir de Will qui, mordillant la nuque d'Owen, humait ce parfum typique et propre d'un G.I revenant d'un combat.
Le sergent-chef, dont des images de batailles et de désamorçage amplifièrent l'adrénaline et les sensations, détacha la ceinture d'Eldrige qui, muet et docile, se laissait faire.
Aimant le côté brutal et animal de leur relation.
La main de Will se glissa sous le treillis, atteignit le caleçon et descendit plus bas. Ses doigts exercèrent une pression experte sur le membre d'Owen qui, gémissant, se cambra.
« -Je veux t'entendre crier et gémir, Owen. » Susurra James, en accentuant ses caresses le long de la verge de son artificier qui, les yeux clos, se mordait le poignet pour étouffer ses cris.
Mais Eldrige, avec un sursaut de lucidité, refusa :
« -On pourrait venir et nous surprendre… Oh, dieu ! »
Will, fier de lui, abaissa le pantalon et le sous-vêtement d'Owen et le prépara, sensuellement et délicatement. Faisant soupirer et haleter son artificier.
Un râle rauque et puissant échappa de la gorge d'Eldrige quand James le pénétra, avec force et hardiesse. Les vas et vient du membre dur et long de Will, en Owen, eurent raison de la résolution du jeune artificier qui se mit à crier et à hurler de plaisir.
« -Crie ! Gémis bien fort, petit ! Encouragea Will, qui continua à le pilonner comme un fou. Tout le monde saura que tu es à moi ! »
Saisissant la verge, douloureusement gonflée d'Eldrige, il effectua des massages lents qui rendirent fou de frustration Owen.
« -Plus vite, Will ! Supplia-t-il, entre deux gémissements. Oui…Comme ça…Oh, seigneur ! Je vais mourir…Will ! »
Dans un hurlement sauvage et bestial, les deux hommes se libérèrent et s'écroulèrent à terre.
Haletant, le souffle court. Cherchant à retrouver leur respiration. Heureux et la chair repu.
Will, le premier, se leva et ébouriffant les mèches blondes d'Eldrige, s'en alla :
« -Je t'avais dit que je te ferai crier comme jamais. Promesse tenue, petit. »
Owen, après le départ de son sergent-chef, prostré sur lui-même, éclata en sanglot.
A suivre.
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