Chacun d'entre nous a souhaité la solitude. Soit lorsque rien n'allait et que les questions dérangeaient, soit lorsqu'au contraire, les gens de part leur joie et leur bonheur vous étouffent. Elle peut faire beaucoup de bien, permettre de se retrouver face à soit-même et d'ainsi se prouver un certain courage qu'un grand nombre d'humains sur cette planète ne possèdent pas. Souvent, la seule personne qui nous blesse est nous même, et c'est aussi la plus destructrice.

►Flash

« -Mrs Styles ?
-Oui, c'est bien moi, confirma Anne, la mère d'Harry.
-Dr. Waldon, j'ai les résultats d'analyse de votre fils, expliqua le médecin.
-Oh .. Alors, est-ce que c'est grave ?
-Ça dépend de quel point de vue ... »

Flash◄

PDV Harry :
J'avais très mal dormi, me retournant, toussant sans arrêt. Trouver une position confortable avait été tout simplement impossible. De ce fait, j'étais encore fatigué. Je ne savais pas ce qu'avait prévu Niall pour cette première journée complète chez lui, mais je ne comptais pas participer à quoi que ce soit. J'en étais incapable.
Quelques coups furent portés à la porte de ma chambre. Louis n'attendit pas ma réponse et entra en s'asseyant à côté de moi.

« -T'as mal dormi hein ?
-Euh ... Comment tu sais ça ? Demandais-je inquiet.
-Tu as toussé toute la nuit, un peu plus et tu t'étouffais !
-Ah ... Ouais, désolé, m'excusais-je vaguement.
-Tu comptes rien dire et nous parler comme de la merde toute la journée ? M'attaqua-t-il.
-Ouais, répondis-je clairement au vu de mon humeur.
-Bon ben salut, me dit-il avant de partir en claquant la porte. »

Je détestais m'engueuler avec Louis, il était celui avec lequel j'étais le plus proche. Mais j'étais tellement énervé contre moi, contre tout le monde que même avec lui, je ne pouvais pas être agréable. Je m'en voulais et m'en fichais à la fois. J'étais une chose et son contraire. Rien allait depuis l'appel de ma mère à vrai dire.

►Flash

« -Bonjour mon chéri, me dit-elle gentiment au téléphone.
-Salut Maman ! Ça va ?
-Oui. Alors vous partez à quelle heure pour l'Irlande ? Me demanda-t-elle.
-Hum ... 13h et quelques je crois. Je suis super content d'aller chez Niall ! Et lui aussi, il n'arrête pas de nous dire qu'il est impatient, lui racontais-je.
-Je m'en doute bien. Tu as réussi à bien dormir ?
-Nan, comme d'habitude. Heureusement que les murs sont insonorisés, les mecs dormiraient pas de la nuit s'ils m'entendaient tousser, remarquais-je.

-Le docteur m'a appelé en fait, j'ai les résultats de tes radios, échographies et tout ce que l'on a fait quand tu étais à la maison.
-Ah, alors ? C'est mauvais ?
-Tu es atteint de cardiomyopathie ...
-Stop, la coupais-je. C'est quoi ce truc ? M'affolais-je.
-Laisse moi terminer alors mon chéri.
-Ouais, excuse moi, lui dis-je en m'asseyant le visage grave.
-C'est une maladie cardiovasculaire, ta cardiomyopathie est hypertrophique, c'est à dire que c'est génétique, certains gènes ont mutés d'une mauvaise façon si tu veux, et deviennent un obstacle à ton flux sanguin. C'est arrivé, les médecins ne savent pas exactement comment, ni quand. Ça explique les douleurs que tu as quelques fois au niveau de ta cage thoracique, et pourquoi tu tousses beaucoup, je suis désolé mon amour ... termina-t-elle.
-Je ... C'est ... C'est pas ta faute ... Je présume. Je ... Qu'est-ce que je fois faire ? Bafouillais-je encore sous le choc.
-Tu vas avoir un traitement ... Je te l'enverrais en Irlande. Tout sera expliqué dans une lettre. Ça devrait réduire tes douleurs et t'aider à respirer correctement la nuit ... Si ça ne va pas mieux, il te faudra un stimulateur cardiaque. »

Flash◄

Je n'avais toujours pas reçu mes médicaments. Je vivais très mal cette nouvelle. J'étais si vite essoufflé que même monter les escaliers devenait une épreuve pour moi. Jamais je ne pourrais assurer un concert de deux heures avec cette putain de maladie. Sans rien contrôler, assis sur mon lit, je pleurai. Je voyais mon rêve s'effondrer quelques peu devant mes yeux, mes amis souffrir de mon silence. J'étais faible, et je détestais ça plus que tout au monde. Je n'avais pas ri depuis trop longtemps, et je le ressentais plus qu'il ne fallait. Seulement je ne pouvais rien leur dire, les inquiéter était la dernière chose à faire. Surtout si je devais quitter le groupe pour éviter d'être un boulet.

PDV Externe :
Les cinq garçons étaient parti faire leur promotion dans un centre commercial d'une ville voisine. Cela faisait parti de leur contrat de vacances, ils devaient se déplacer pour rencontrer les fans quelques jours durant leur deux semaines. Et Niall voulait le faire rapidement pour ensuite ne pas avoir d'obligation jusqu'à la fin de leur séjour. Alors Agate se trouvait seule à la grange ce samedi après-midi. Ils devraient revenir vers 18h, avait assuré son meilleur ami.
La jeune fille était en jogging devant la télévision avec son laptop sur les genoux. Des clips passaient en boucle sur MTV pendant qu'elle surfait sur Tumblr ou Twitter. Elle aimait voir Niall sourire, dire des conneries ou faire des grimaces improbables sur les différents sites de fans qui étaient dédiés aux One Direction. Si elles riaient comme Agate le faisait, elle comprenait pourquoi toutes ces filles étaient folles d'eux.

L'irlandais ayant 18 ans, avait la propriété de la grange. Malheureusement, il n'avait pas pensé à installer une boite aux lettres. Alors quand le facteur voulut déposer le courrier, il n'eut d'autres choix que de sonner à la porte.

« -Oui ? Je peux vous aider ? Demanda la rousse.
-Euh ... Je n'ai pas trouvé la boîte aux lettres, et j'ai un colis pour ... il regarda la boîte en carton. Pour Harry Styles à cette adresse.
-Ah oui, d'accord. Je vais le prendre, dit-elle en haussant les épaules. »

Elle sourit au jeune homme, signa le reçu et lui dit au revoir en indiquant là où déposer les lettres à venir, celle des parents de Niall.
Agate était très curieuse. Plus qu'elle ne le devrait, alors, tout en se disant qu'il ne fallait pas renier sa nature, elle ouvrit le colis proprement. Elle pourrait le refermer facilement de cette manière.

Les One Direction étaient épuisés de cette journée à signer des autographes et à prendre des photos. Même si les fans n'étaient pas beaucoup vu la petite ville dans laquelle ils étaient allés, elles s'étaient révélées très demandeuses. Louis entra en faisant le maximum de bruit, disant qu'il avait faim et qu'il faisait froid dehors, autrement dit, en faisant des remarques inutiles ayant pour but de signifier sa présence à Agate. Cette dernière se leva du canapé et les serra dans leur bras tout naturellement, sauf Harry qui était en retrait, comme toujours. Elle avait rougi au rapide contact avec Liam. Ce qui n'avait pas échappé à Niall qui avait pouffé non discrètement.

« -Alors, comment c'était ? Demanda la jeune fille.
-Cool, mais fatigant, annonça Zayn.
-Et toi ? T'as fait quoi ? Interrogea le blond irlandais.
-Rien, je vous ai attendu. Je dors chez moi ce soir.
-Quoi ? Mais pourquoi ? Dit son meilleur ami une moue triste au visage.
-Mes parents. J'vous fait à manger si vous voulez ? Proposa-t-elle.
-Oui, ça serait cool, assura Louis. »

PDV Harry :
Elle nous informa qu'on passait à table à 20h. Ça me laissait le temps d'aller me reposer. Je montais discrètement et lentement, évitant tout commentaire de la part de qui que ce soit. J'avais souri pour faire plaisir aux fans. Fatigant de faire semblant. Je ne venais à peine de m'allonger sur mon lit, que quelqu'un toqua puis entra. Les yeux toujours fermés, je soupirais.

« -Qu'est-ce que tu veux Louis ? Devinais-je.
-Non. »

Je me redressais, qu'est-ce qu'Agate faisait dans ma chambre alors qu'elle m'avait littéralement ignoré tout à l'heure ?

« -Euh ... Oui ? Demandais-je.
-Le facteur a apporté ça pour toi aujourd'hui, j'ai pensé que les gars devaient pas le voir étant donné qu'ils ont pas l'air au courant, me dit-elle en me donnant un petit carton avec un ton de reproche. »

Je l'ouvris et découvrais mes médicaments avec une ordonnance et une lettre où était expliquées les doses à prendre, à quel moment et combien de fois par jour. Puis, je relevais la tête et regardais la rousse qui avait les bras croisés sur sa poitrine et qui tapait du pied. Comment savait-elle ?

J'haussais les sourcils face à son attitude réprobatrice.

« -T'es malade, c'est ça ?
-Ça ne te regarde pas, répliquais-je froidement.
-Oh que si ! Ils sont tous inquiets, l'ambiance est mortelle quand tu montes tout seul sans rien dire si tu savais !
-Je vois toujours pas en quoi ça te concerne, haussais-je le ton.
-Mon meilleur ami se tracasse pour toi abruti, et toi tu fermes ta gueule et leur fait peur ! Ils croient qu'ils sont coupables de quelque chose, s'énerva-t-elle.
-C'est mon problème, ils n'ont rien à voir avec ça, mentis-je.
-T'es malade ma parole ... Si ça ...
-Ouais, j'suis malade et tu sais rien de ce qu'il m'arrive, alors viens pas te mêler de ce qui ne te regarde pas pour la dernière fois, la coupais-je en parlant plus fort.
-Pour qui tu te prends à me parler comme ça, on ne se connaît pas !
-Justement, on ne se connaît pas. De quel droit toi tu viens ouvrir mon courrier hein ? Parce que je suis pas con, pour savoir que je suis malade t'as bien dû l'ouvrir le paquet ! Lui reprochais-je en m'étant levé et en la pointant du doigt. Les petites fouineuses comme toi, elles feraient mieux de retourner d'où elles viennent !
-Vraiment ? Répondit-elle en haussant les sourcils. Ben tu sais quoi ? Vous allez bouffer sans moi. T'en fais pas, ton petit secret de merde qui va détruire tes potes et ton groupe, je le garde pour moi. Tu me reverras pas de si tôt.
-C'est ça, tant mieux ! Lui criais-je alors qu'elle partait. »

PDV Liam :
Nous venions d'entendre des cris de l'étage. Je m'étais levé pour voir ce qu'il se passait et en arrivant au pied des escaliers, Agate descendait furieusement, rouge d'énervement visiblement. Elle me bouscula et quitta la grange en claquant la porte. OK. Qu'est-ce qu'il se passait ?

« -Niall ! Agate vient de partir en furie, l'appelais-je.
-Quoi ? S'affola-t-il en me rejoignant avec Zayn et Louis.
-Ben j'sais pas, j'voulais aller voir pourquoi ça gueulait là-haut, mais elle descendait déjà ... racontais-je.
-Qu'est-ce qu'à fait Harry ... soupira Louis. Je vais le voir. »

PDV Louis :
Je montais les marches rapidement et allais devant la chambre du bouclé. Elle était ouverte. Il était assis sur son lit, la tête dans ses mains. Il ne m'avait pas entendu. Il prit une petite boîte en plastique blanc dans un carton, sortit deux cachets de cette dernière et les avala. Je ne savais pas qu'il avait des médicaments.

« -Harry ? C'est quoi ça ? Lui demandais-je en montrant ce qu'il venait de prendre inquiet.
-Évidemment, soupira-t-il.
-Merde ! Faut que t'arrêtes tes sarcasmes à deux balles, ton humeur de merde et tout ça ! J'en peux plus moi, explosais-je. Qu'est-ce qu'il se passe dans ta putain de tête à la fin ? »

Il ne me regardait plus, ses lèvres tremblaient, et il les pinçait. Il me parut tout à coup faible, fatigué, vulnérable et totalement démunit. Je ne comprenais pas. Puis lorsque je le vis essuyer ses yeux, je ne pus rester énervé. Mes épaules s'affaissèrent. Je fermais sa porte et allai m'asseoir à côté de lui. Ça me faisait mal de voir mon meilleur ami souffrir pour une raison que j'ignorais et de ne rien pouvoir faire. Je le pris dans mes bras, lui tapotant l'épaule, lui montrant que j'étais là.

« -Je suis désolé, pleura-t-il. Je voulais pas vous inquiéter ...
-De quoi tu parles ? Lui demandais-je doucement en le regardant.
-Je ... J'ai essayé de me dire que c'était rien ... Je jure que j'ai essayé.
-Explique moi ce qui t'arrive Harry ! Tu peux plus le garder pour toi, lui dis-je.
-Je suis malade Louis, j'ai une maladie cardio-vasculaire. Je peux plus monter sur scène, m'avoua-t-il en sanglotant de plus belle. »

Je le regardais choqué. Je ne pouvais croire ce qu'il venait de me dire. Je ne m'étais pas attendu à quelque chose de si grave. J'avais pensé à une fille, à sa soeur qui avait un problème, ou même à des ennuis avec des gars pas nets. Un tas de merde dans lesquelles il aurait pu se fourrer. Mais pas à ça.

« -Je voulais rien vous dire, je ... Je veux pas quitter le groupe, mais si ... Si jamais le traitement ne marche pas ... Je ... Je vais devoir me faire opérer, et je ne pourrais plus faire de gros efforts pendant un bon moment ... m'expliqua-t-il. Je ne peux pas arrêter ...
-Harry, écoute moi, me repris-je enfin. Ça va aller d''accord, on va s'arranger pour que ça fonctionne. Je promets que tu remonteras sur scène avec nous. On te laissera pas tomber. Jamais. On est tous là, cette épreuve on la vit ensemble. Tu n'as pas à être tout seul là dedans, le rassurais-je. »

Agate était revenue sous les supplications de Niall. Ils étaient assis avec Zayn et Niall dans le salon. Silencieusement, ils attendaient des nouvelles. La rousse n'avait rien voulue dire. Quand ils virent Harry arriver les yeux rouges et gonflés suivit de près par Louis le visage grave. Tous s'inquiétèrent. Le pakistanais commençait sérieusement à se poser des questions quant à la gravité de la situation. Il ne se doutait pas des évènements, des soucis dans lesquels était Harry.

« -Désolé Agate, finit par dire le bouclé qui était les mains dans les poches debout face à tout le monde.
-Nan, c'est moi. J'aurais pas dû fouiller.
-C'est rien, dit-il en croisant le regard encourageant de Louis qui s'était assis. Je ... J'ai des problèmes les gars, commenta-t-il. C'est important. Ma mère m'a appelé hier matin vers 11h. Vous vous souvenez quand je suis rentré à Holmes Chapel il y a un mois pour voir ma soeur, ils acquiescèrent. J'ai bien vu Gemma, mais je suis allé chez mon médecin, ma mère voulait me faire passer des examens, elle me trouvait fatigué. Mais ils m'ont quand même fait passer des échographies et des radios il y a deux semaines ... Quand ma mère m'a appelé, c'était pour les résultats de tout ça, continua-t-il une boule à la gorge, je ... j'ai une cardiomyopathie hypertrophique. C'est une maladie qui empêche mon sang de circuler aussi bien et vite qu'il le devrait jusqu'à mon coeur, expliqua Harry simplement. Ça me fatigue, m'essouffle vite, je dors mal, je respire mal ... »

Ils regardaient tous leur ami souffrir impuissants. Ne sachant que dire ou que faire à l'instant. Comment réagir ? A quoi fallait-il penser ? Ils étaient tous abasourdis, ne réalisant pas vraiment les conséquences de cette maladie sur eux, sur leur groupe. Certes leur amitié serait bien plus forte, mais à quel prix ? Laisser de côtés l'un des chanteurs phares des One Direction ? Ou tout lâcher ensemble ?

« -Ça se guérit bien une maladie, dit enfin Liam, t'as un traitement ? Quelque chose ?
-Oui, j'ai un traitement par médicaments pendant trois mois. Mais c'est possible que ça ne marche pas ... Dans ce cas, j'aurais besoin d'un simulateur cardiaque, je devrais faire de la rééducation pendant six mois avant de pouvoir retravailler avec vous, expliqua-t-il en se passant la main dans les cheveux.
-Tu veux dire que tu vas quitter le groupe ? S'exclama Niall.
-Non ! Non, bien sur que non. Pendant trois mois je dois y aller mollo ... Pas trop forcer, mais ça devrait aller avec les médicaments, assura-t-il. Mais si le traitement ne règle pas le problème entièrement, je ne pourrais rien faire pendant six mois après la pose du stimulateur.
-T'as intérêt à les prendre correctement tes médocs, dit Liam en se levant pour serra son ami sans ses bras. »

Ils se levèrent tous, sauf Agate, pour faire de même. Harry avait besoin d'eux plus que jamais. Sans leur soutient, il ne serait capable de rien. Et ça, ils l'avaient tous compris.

PDV Niall :
La soirée avait été inhabituellement calme. Harry avait fini de nous expliquer tout concernant sa maladie. Il nous avait également donné une lettre où chaque médicament avait son heure. J'étais touché par le courage qu'il avait de se battre pour nous, notre groupe. Ça allait être dur et éprouvant. Nos habitudes allaient chantés, nos regards inévitablement aussi. Mais j'espérais que l'ambiance joyeuse reviendrait vite, elle lui ferait du bien à lui, et à nous aussi.
A21h, je raccompagnai Agate chez elle. J'avais dû la délaisse un peu pour Harry, mais elle comprenait.

« -Désolé, m'excusais-je encore en arrivant devant la porte de chez elle.
-C'est rien, je suis ... Je comprend, m'assura-t-elle. C'est beau de voir à quel point vous êtes proches et vous faites attention les uns envers les autres. »

Je lui souris en lui disant que c'était normal, qu'ils devaient être là quoi qu'il arrive. Puis je lui embrassais la joue et la serrais dans mes bras.

►Flash

« -Agate ! Qu'est-ce qu'il se passe là ? Criais-je en rattrapant ma meilleure amie.
-Il se passe que je n'ai rien à faire ici, répondit-elle en se retournant brusquement.
-Mais pourquoi tu dis ça ? Tu sais bien que c'est faux !
-Ouais, ben va dire ça à Harry tu veux, répliqua-t-elle.
-Qu'est-ce qu'il a fait ?
-Rien, me dit-elle en regardant ses pieds.
-Tu dis qu'il ne t'a rien fait, mais tu réagis comme ça ... Bon écoute, ça vous regarde ok. Je ne veux pas intervenir, sauf si vous vous faites du mal. Mais s'il te plait, reviens ... lui demandais-je en usant de mes yeux bleus. Je t'ai à peine vu quelques heures depuis hier.
-C'est bon, arrête ce truc avec tes yeux Horan, tu me fais pitié, me dit-elle en souriant à nouveau.
-Ah, je préfère ! »

Flash◄

Le lendemain des révélations d'Harry, les quelques tensions semblaient avoir disparues. Dimanche serait un jour de repos total. Agate avait l'obligation de rester chez elle pour travailler. Elle avait d'importants examens à la fin de l'année, et l'économie irlandaise coulait. Il fallait donc être excellent pour avoir de l'avenir. Quant aux garçons, rien n'avait été prévu.
Le premier d'entre eux se leva à 10h15. Liam avait l'habitude de se lever tout seul. Il déjeuna alors rapidement, un bol de céréales accompagné de lait. Il n'avait pas un aussi gros estomac que Niall. Durant ce petit repas, il repensa à la journée chargée d'hier. D'abord les fans, puis l'engueulade, et enfin la maladie d'Harry. Il s'inquiétait tellement. Si jamais l'un d'entre eux devrait quitter le groupe, ce serait très certainement la fin. Chacun apportant sa touche personnelle et rendant les One Direction si spéciaux et aimés. Le jeune homme avait peur, mais il ne dirait rien.
Il débarrassa ses affaires et s'installa devant la télévision avec un Macbook qui trainait sur la table basse. Il passa sur Twitter, remerciant ou répondant à quelques fans au passage. Il adorait se dire que quelque part dans le monde, quelqu'un était heureux d'avoir un misérable tweet de Liam Payne. Ce qui pour lui était misérable, était incroyable pour ses fans, il ne se rendait pas tellement compte de ce qu'il représentait aux yeux de ses adoratrices.

« -Salut, t'es déjà debout ?
-Ouep, comme d'hab' ... Toi par contre, c'est assez inhabituel, remarqua Liam.
-J'ai mal dormi.
-Oh ... Harry ?
-Ouais, j'ai encore du mal à accepter que ça lui arrive à lui ... répondit tristement Louis.
-Moi aussi, seulement si on ne parait pas un minimum confiant, il y arrivera pas, dis-je.
-Je sais ça ... Mais Harry ! Il me faut juste du temps je crois, conclut-il.
-Ouais, je pense aussi. »

« -Zayn ! T'en as mis partout !
-Je sais, je sais, s'excusa à moitié le pakistanais, je sais pas faire ça moi.
-Ça on avait cru comprendre, remarqua Niall.
-Mais c'est pas sorcier de faire des crêpes, râla le fan de carottes.
-Vous me faites bien rire en tout cas, pouffa Harry.
-Oh c'est bon, si tu veux, tu peux aider aussi flemmard !
-Non, non, c'est bon, je préfère regarder, répondit-il en s'affalant au bar.
-Liam, programme de la semaine, hurla l'Irlandais.
-Alors, dit-il en arrivant un papier dans la main. Lundi rien, Mardi on doit être à Dublin pour des interviews et un photoshoot. Mercredi rien, Jeudi rien non-plus. Vendredi soir, on a un petit concert à faire à Mullingar, ça ira Harry ? S'inquiéta-t-il.
-Je pense oui, vous en faites pas.
-Si justement. Samedi dédicace toujours à Mullingar. Dimanche rien, et la deuxième semaine, on est libre aussi, termina-t-il enfin. »

Mais non, la solitude n'est pas que bienfétrice. Dans beaucoup de situation, elle vous ronge de l'intérieur, vous isole du bien, et vous rend bien plus vulnérable. Elle vous détruit, et vous rend bel et bien seul, car vous y prenez gout, et que vous ne voyez plus que le mal. C'est triste, mais c'est ainsi. Chaque chose, chaque personne a ses bons, et ses mauvais côtés. Je dirais que la solitude en plus de mauvais. Ne l'approchez pas de trop près.