Salut, je tiens à prévenir que les sept premiers chapitres que vous avez pu n'était qu'un essaie pour moi. Ayant eu des lecteurs sur Skyrock grâce à ces chapitres, j'ai décidé de continuer avec un trcu plus concret bien qu'un peu fou, impossible et bizarre. Le personne féminin principale s'appelle Mélitine, je vous laisse faire connaissance avec elle. Reviewer si vous en avez envie !


Toutes les conversations entre Mélitine et ses parents se feront en Grec.

Pourquoi avais-je accepté de passer deux semaines sur une ile coupée de mon monde avec mes parents alors que j'étais majeure ? Excellente question. Nous étions arrivés ce matin par bateau, et nous ne pourrions revenir sur l'île où se trouvait l'aérodrome qu'à la fin de ce séjour. L'ile d'Anafi se situait parmi toutes ces petites iles pour la plupart inhabitées entre la Crète et la Grèce, mon pays. Elle n'était accessible que par la voie des mers, avec un petit port très peu fréquenté. Il y avait aussi une toute petite piste d'atterrissage sur un endroit plat de cet énorme rocher que seul son riche propriétaire et ses proches pouvaient utiliser. Les Jet privés étaient de rigueur vu la taille. C'était si peu touristique, qu'un bateau ne faisait l'aller-retour qu'une fois toutes les deux semaines avec une ile plus grosse.
Je m'installais alors dans une chambre de la villa que nous avions loué. J'avais un lit deux places aux parure blanches et bleu, la pièce contenait également un immense placard et sur la droite, il y avait une petite porte n'atteignant pas le plafond qui menait à une salle de bains dans les mêmes couleurs en faïence. J'avais aussi un balcon avec une petite table et deux chaises en fer forgé. C'était sublime. Mon père gagnait bien sa vie, et nous permettait donc ce genre de vacances. Lentement, je rangeais mes vêtements sur les étagères à disposition, autant profiter de ce confort pour les jours qui seraient longs. Je ne captais aucun réseau avec mon téléphone, internet non-plus par conséquent. J'étais réellement coupée de la civilisation. Ma mère m'avait prévenu que pour les coups de fils urgents, tel que les pompiers ou la police, il y avait une cabine téléphonique dans le village qui était à quinze minutes de marche. Mais ça n'arrivait jamais selon le guide qui conduisait le bateau.

« -Chérie, on va se promener aux bords des falaises avec ton père ! Tu veux venir ? Cria Uranie, ma mère depuis le rez-de-chaussé.
-Non, je défais mes valises.
-D'accord, à tout à l'heure puce ! »

Je les entendis quitter la maison. J'attendis quelques minutes pour être sure qu'ils ne reviendraient pas ayant oublier quelque chose, puis pris mon paquet de Marlboro light dans mon sac à main et allai m'assoir sur ma petite chaise à la terrasse. Même si j'avais dix-huit ans, et que mes parents savaient que je fumais, ils refusaient catégoriquement de me laisser faire en leur présence. Ils étaient idiots, ça ne me ferait pas fumer moins. Je pris ma blonde et l'alluma avec mon briquet rose fluo. Je tirais enfin sur ma première cigarette depuis que j'avais quitté Athènes la veille. Nous avions pris un petit avion vers 22 heures pour atterrir sur une beaucoup plus grosse ile qu'Anafi. Nous avions dormir à l'hôtel là-bas, et avions pris le bateau le lendemain matin pour être ici. Je savourais donc pleinement ma clope, ressentant chaque bouffée et l'expirant le plus lentement possible. J'étais plutôt bizarre, je l'accorde.
Mes parents ne sont rentrés que deux heures plus tard, fatigués mais apparemment satisfait de leur petite promenade. Ils avaient trouvé un endroit de la falaise soit disant magnifique où je pourrais prendre de très belles photos m'avaient-ils dit. Je m'y rendrais après manger, pour faire ma balade digestive.

« -On passe à table dans dix minutes Mélitine, m'informa mon père alors que je bronzais au bord de la piscine. »

Je lui répondis par un grognement assez inexpressif, puis me levai lentement pour ne pas trop me secouer. J'étais en vacances d'un mois avant de commencer l'université, il ne fallait pas trop m'en demander ! Je montai dans ma chambre enfiler une robe par dessus mon maillot de bains, je n'aurais pas à m'habiller après le repas.
En bonne fille bien élevée que j'étais, j'allais aider ma mère à mettre la table alors que mon père terminait d'assaisonner notre salade typiquement grecque. Ce mois d'août était particulièrement chaud, et ce genre de plat me convenait parfaitement. Nous commençâmes à manger en entendant un de ces riches jet décoller de l'île.

La veille, à Londres.

« -Harry, tu peux aller chercher à boire ?
-Ouep. »

Les cinq jeunes hommes faisaient encore la fête. Cette fois, il célébrait la fin de longs mois passés entre les studios, la maison, leurs familles et les disputes pour leur second album. Ils l'avaient terminé ce jour là et étaient soulagés de ne plus avoir à se préoccuper de ça. Bien que la promotion leur prendrait beaucoup d'énergie aussi, il préférait être au contact direct des fans.
Lorsque le bouclé revint avec quatre verres de whisky coca et un de vodka red-bull, le sien, ils trinquèrent joyeusement.

« -A nous, à cet album enfin fini et à nos fans ! Lança Louis en buvant.
-Le meilleur reste à venir, affirma un des blonds.
-Évidemment, d'ailleurs mec, en parlant de meilleur, t'en es où avec la petite irlandaise ?
-Zayn, ma meilleure amie a couché avec Liam, ok, mais ça s'arrête là, coupa Niall un brin énervé.
-Merci mec, sourit le concerné. »

Ils burent rapidement leurs verres, en se racontant diverses anecdotes vécues ensemble. L'ambiance ne pouvait être plus joyeuse et tranquille. Ils se sentaient en parfaite harmonie les uns avec les autres et rien ne pouvait les déranger dans leur bonheur. Malgré les disputes essuyés, parfois des longues et violentes, ils finissaient toujours pas se rendre compte de leur stupidité et s'excusaient bien plus que ça n'était nécessaire. Ils étaient des frères, ils n'avaient presque pas besoin de mots pour se comprendre.
Alors lorsqu'Harry se leva en regardant la salle attentivement, ils devinèrent tous qu'il avait besoin de séduire et d'après soulager ses couilles en feu. Il n'y avait pas d'autres termes. Après cinq mois d'abstinence et de calme à cause de sa maladie, il avait repris ses activités. Ses amis savaient bien que c'était un connard avec les filles, il les utilisait pour se satisfaire et les jetait sans se préoccuper de leurs sentiments. Mais ils n'osaient rien dire de très sérieux, il avait le droit de profiter et elles savaient à quoi s'attendre avec sa réputation.
Il s'avança parmi le rassemblement de personnes dansant, se frayant un chemin vers une jolie blonde aperçue vaguement. Cependant, une fois au milieu de la piste, des vertiges le forcèrent à s'éloigner de la foule. Il alla à l'extérieur, personne ne fumait, personne ne vomissait et personne ne draguait au calme. Il était seul, se tenant contre le mur, une main sur son estomac qui avait l'air de le faire souffrir. Il ressentait tous ses intestins se tordre, s'écraser. C'était le bordel à l'intérieur de lui. Jamais il n'avait été malade comme ça à cause de sa vodka ... Au bout de cinq longues minutes recroquevillé sur lui-même, la tête tournant et des sueurs froides le faisant grelotter, il relâcha tout ce qu'il avait avalé au cours de la soirée un peu plus loin de la porte. Il se sentait faible, très faible, et très vite, il dut s'assoir contre un mur, ses paupières étaient très lourdes à porter, il devait attraper son iPhone pour appeler un des gars, mais son corps ne répondait déjà plus. Ses forces l'abandonnèrent et il perdit connaissance sans avoir prévenu personne qu'il allait mal ...

Retour sur l'ile d'Anafi

PDV Mélitine :
J'avais terminé mon déjeuner avec une salade de fraise et de myrtille. Détails totalement inintéressant de ma vie soit dit en passant. Mes parents m'avaient parlé pendant tout le repas du calme reposant de l'île, que ça leur ferait du bien, qu'ils seraient tristes quand je serais à l'université et d'un blabla aillant pour but de me montrer à quel point ils étaient fiers de moi. J'aimais énormément mes géniteurs, nous avions une complicité assez rare chez les adolescents ou nouveaux adultes pour ma part, cependant l'affection qu'ils me portaient était souvent étouffante.
J'allai dans ma chambre prendre la sacoche de mon réflex et y glissai mon paquet de cigarette à l'intérieur. Puis je quittai la villa calme et fraiche pour m'exposer au soleil écrasant du bord de mer. Je marchais sur les cailloux pendant quelques minutes avant de me décider à quitter le sentier pour explorer les creux entre les gros rochers. Il y avait probablement un paysage à capturer, une image, quelque chose. De plus, si je trouvais une crypte, je serais mieux pour fumer, la chaleur ne rendait en rien le tabac agréable. Je me concentrais où je mettais les pieds voulant éviter une chute inutile. Mon portable ne me servirait à rien sans réseau, si je tombais, je devrais attendre que mes parents s'inquiètent pour espérer un quelconque secours.
Alors que je me rapprochais un peu du chemin moins dangereux à emprunter, j'aperçus une masse allongée à une quinzaine de mètre de moi. J'allumais mon appareil et à l'aide du zoom, je découvris le corps d'un jeune homme étendu au soleil. Il ne bougeait pas et semblaient totalement inconscient.

PDV Externe :
Etait-il mort ? Que devait-elle faire ? Lui porter secours si c'était encore possible ? Allez d'abord prévenir ses parents ou directement se rendre à la cabine téléphonique d'urgence au village qui se trouvait à quinze minutes de là où elle se trouvait ? Après quelques secondes d'hésitation, elle prit son courage à deux mains et marcha prudemment vers la silhouette inerte. Elle aperçut un peu mieux le pantalon en toile marron, le tee-shirt blanc et la touffe de cheveux de l'homme qui avait définitivement besoin d'aide. Avec des gestes maladroits, elle s'accroupit à ses côtés et posa ses mains sur le torse du garçon, voulant savoir s'il respirait ou pas. Elle ne sentait pas de pectoraux bien musclés, mais sa main qui bougeait au rythme du souffle de cet inconnu, ça lui suffisait. Elle soupira de soulagement se calmant et réfléchissant à ce qu'elle devait faire. Ce n'était peut être qu'un adolescent qui avait trop bu la veille et qui était parti se balader. Elle n'avait jamais croisé de jeune depuis les quelques heures qu'elle était là. Ce garçon paraissait un tout petit peu plus jeune qu'elle, son teint légèrement bronzé laissait penser qu'il était du coin. Elle avait tort sur tous les points, ou presque.

PDV Harry :
Je me réveillais lentement. Ma tête me faisait horriblement mal, j'avais des nausées. Je me sentais très lourd, les parfaits symptômes d'une belle gueule de bois. Cependant c'était plus dur cette fois d'ouvrir les yeux, je n'y parvins pas immédiatement d'ailleurs. Je ne reconnu pas l'odeur de ma chambre, ni la douceur de mes draps. Je tendis l'oreille pour entendre les garçons s'activer, mais les seuls sons qui provenaient à mes tympans furent des chuchotements dans une langue étrangère non loin de moi. Où étais-je ? Peut être avais-je passé la nuit chez une fille venant d'un autre pays à Londres ? Avec beaucoup de conviction et de courage, j'entrouvris les paupières. J'étais dans une pièce entièrement blanche et bleu avec quelques décorations des mêmes couleurs aux murs. La porte fenêtre donnait sur un petit balcon, alors que je plissais les yeux pour essayer de voir l'extérieur, une tête féminine brune et bronzée apparut devant moi. Elle avait de grands yeux bleus et un beau sourire immaculé. Elle devait avoir la quarantaine. Elle me dit quelque chose que je ne compris absolument pas, j'étais incapable de reconnaître la langue qu'elle me parlait. Elle se recula et cria ce qui me semblait être un prénom. Je me redressais alors sur mes coudes. Une fille d'environ mon âge entra dans la pièce. Les mêmes yeux et cheveux que sa mère je pensais. Elle portait un short court et beaucoup de bracelet. C'était une jolie fille, mince, bronzée, un peu musclée, avais-je couché avec elle la veille ? Les deux femmes échangèrent quelques mots, puis la plus jeune des deux se retourna vers moi. Elle me parla dans ma langue natale.

« -Tu comprends le grec ?
-Euh ... non, répondis-je surpris quant à sa question. »

Elle se tourna alors vers l'autre personne présente dans cette pièce et lui dit des choses tout autant incompréhensible pour moi. Je fus frappé par le soleil qui s'engouffrait à travers la vitre. J'observais enfin l'extérieur. Pourquoi voyais-je la mer et les rochers en centre ville de Londres ? Je me redressais soudainement, paniquant.

« -Où sommes-nous ? Coupais-je la jeune femme.
-Excuse moi, je parle avec ma mère de ton cas là, me dit-elle avec un accent étranger.
-Mais je panique un peu là, lui fis-je comprendre agacé. »

Je m'étais levé, j'étais encore habillé avec mes vêtements de la veille. Je n'avais définitivement pas couché avec cette fille. Elle soupira longuement, sa mère me fit un sourire désolé et quitta la chambre. La brune se tourna alors vers moi.

« -Qui es-tu ? Me demanda-t-elle.
-Où sommes-nous ? Répétais-je agressivement.
-Très bien, tu veux jouer au con, alors je te répondrais une fois que tu m'auras répondu.
-Je m'appelle Harry Styles, dis-je après quelques secondes de silence.
-Tu es sur l'île d'Anafi, en Grèce.
-Quoi ? M'exclamais-je en pensant à une très mauvaise blague.
-Quoi quoi ?
-Tu te fous de ma gueule ?
-Est-ce que j'en ai l'air ? Me répondit-elle passablement sérieuse et agacée elle aussi. D'où est-ce que tu viens pour ne pas parler Grec ?
-De ... D'Angleterre, mais qu'est-ce que je fais ici ? Me dis-je en angoissant.
-Écoute, assis toi déjà, t'es pâle. Faut que tu m'expliques ce qu'il t'arrive, t'es en vacances ici ?
-Non.
-Qu'est-ce que tu fais là alors ?
-Je ... Je sais pas, obéissais-je.
-Quoi ? T'as pas de mémoire ? Tu sais pas ce que t'as fait hier soir pour te retrouver en plein milieu des falaises ce matin ? »

J'étais totalement déboussolé. Mais qu'est-ce qu'elle me racontait ? Je ne pouvais pas être en Grèce sur une île inconnue alors que la veille j'étais en Angleterre. C'était impossible de passer à l'aéroport si j'étais saoul de toute façon, je n'aurais pas pu y aller seul. Et puis je ne me souvenais même plus de ce que j'avais fait après avoir vomi.

« -Il faut que je rentre chez moi, lui dis-je soudainement en me relevant.
-C'est où chez toi ?
-A Londres. »

Elle me regarda pendant deux longues secondes avant d'éclater d'un rire franc et sincère. Les larmes lui montant aux yeux. Je la fixais choqué qu'elle puisse trouver drôle ce que je venais de dire.

« -T'es sérieux, se calma-t-elle en se grattant l'arrière du crâne.
-Oui.
-Écoute, tu vas devoir attendre deux semaines Harry, c'est tellement pommé ici que le bateau ne fait des aller-retour que tous les quinze jours, m'expliqua-t-elle.
-Mais ... Je peux pas, m'exclamai-je en la détestant de me donner de si mauvaises nouvelles.
-Oh, déjà tu ne me parles pas comme ça mon coco. Je te ferais remarquer que sans moi tu te déshydraterais encore dehors, répliqua-t-elle. Ensuite je vais te proposer d'aller prendre une douche, ou de manger quelque chose pendant que je parle avec mes parents ! Ça te mettra peut être de meilleur humeur.
-Je ... Euh ... J'ai pas de vêtements de rechange, ni de serviette, soupirais-je désespérant d'être si faible.
-La salle de bains est au fond du couloir, t'as des serviettes dans le placard, tu laisseras tes fringues devant la porte pour que je les mette à la machine, j'en t'en donnerais à mon père. »

J'acquiesçai en la regardant quitter la chambre avec son sourire de bonne samaritaine collé au visage, elle m'énervait déjà.

PDV Externe :
Mélitine rejoignit ses parents, avec les informations qu'elle venait de récolter, elle pouvait prendre des décisions.

« -Papa, il est anglais ...
-C'est un touriste qui s'est pommé ? S'interrogea l'homme de quarante sept ans.
-Non, il dit qu'il ne sait pas ce qui lui arrive et qu'il doit retourner en Angleterre.
-Je ne comprend rien, râla Uranie. Comment il est arrivé ici ?
-J'en sais pas plus ... Qu'est-ce qu'on fait ? On va pas appeler la police quand même ? Demanda la jeune femme.
-Non, non. On peut toujours l'héberger jusqu'à ce que le bateau passe et après il trouvera bien le moyen de contacter sa famille pour qu'ils viennent le chercher. Il est majeur dans son pays ?
-Je ne sais pas qu'elle âge il a.
-Je suis d'accord pour le garder, décréta le père de famille. Il dormira dans la chambre en face de la tienne Méli. Il va falloir lui expliquer tout ça.
-Sa famille et ses amis vont vraiment s'inquiéter, remarqua avec peine la plus âgée des deux femmes.
-Il pourra toujours appeler avec la cabine du village. »

Les parents grecs décidèrent de tous les détails en ce qui concernait le jeune Harry. Hémon sachant parler anglais lui souhaiterait la bienvenue et lui expliquerait tout, évitant ainsi à sa fille de se faire blâmer pour quoi que ce soit. D'ailleurs, la seule règle était simple, s'il emmerdait Mélitine, il virait.

A Londres.

L'appartement des One Direction se réveillait difficilement après cette longue soirée. C'était Liam qui avait été raisonnable et qui avait ramené trois de ses amis. Il pensait que le dernier d'entre eux était déjà reparti avec une fille. Alors quand il se leva, il attrapa son Blackberry et envoya un message à Harry pour prendre de ses nouvelles. Il n'allait que très rarement chez les filles, préférant les ramener chez eux pour éviter le surplus de questions d'éventuels parents ou journalistes qui le verraient quitter une maison ou l'autre.

Destinataire :Harry
Message : Hey Hazza !
J'espère que t'as passé une bonne nuit ) et que tu es sur le chemin !
T'appelles si t'as un problème.

PDV Liam :
Deux heures après mon réveil, Zayn était sous la douche, Niall déjeunait et Louis comatait devant la télévision. Le dimanche était notre jour de repos, on en profitait parfaitement. Seulement une ombre gâchait l'habituelle bonne humeur commune. Toujours aucune nouvelle d'Harry à 15h, et je n'avais pas reçu d'accusé de réception. Nous n'avions aucune idée de la fille qu'il avait raccompagné, de savoir si son portable était éteint volontairement, déchargé ou cassé. Bref, même sans parler, cette tension se faisait bien ressentir chez chacun d'entre nous.

« -Qu'est-ce qu'il fout ? Osa enfin Louis.
-Aucune idée, tu l'as vu partir avec quelqu'un hier soir ? Demandais-je.
-Che l'ai plus vu quand il est parti droguer, marmonna Niall la bouche pleine se joignant à nous.
-Quoi ?
-Parti draguer, rectifia-t-il.
-Il répond pas à mes messages, soupira le plus âgé.
-Il n'a pas reçu les miens.
-On fait quoi ?
-On attend encore. À 17h, on appelle sa mère ou sa soeur, proposais-je.
-Ouais, ça me semble bien. »

Nous passâmes alors encore deux heures à attendre un quelconque signe de sa part. Nous détendre avait été très compliqué, même une bonne partie de PS3 n'avait pas eu l'effet hilarant qu'elle avait habituellement. Zayn enchainait clope sur clope, si bien qu'à un moment, je lui pris son paquet pour qu'il s'arrête un peu. Nous n'avions réellement pas besoin de le voir tousser ou être malade pour trop fumer.

PDV Externe :
Quatre boules de nerfs assises devant leurs téléphones fixaient l'horloge. Lorsque la plus grande aiguille dépassa le douze, ils se regardèrent inquiets. Ils savaient tous qu'ils ne pouvaient pas appeler la police car Harry n'avait pas disparu depuis quarante-huit heures et c'est le délai minimum pour qu'ils puissent ouvrir une enquête. Leurs seuls espoirs étaient donc la famille Styles. Si jamais il était arrivé quelque chose à leur meilleur ami, chacun s'en voudrait. Ils culpabiliseraient, se maudiraient, s'insulteraient. Ce ne serait pas facile.

« -J'appelle Anne, décréta Liam.
-Et moi Gemma, s'éloigna vers la terrasse Louis.
-Je fais Simon, s'imposa l'Irlandais. T'as qu'à appeler le beau père à Harry. »

Zayn acquiesça et alla dans la cuisine pour passer son coup de téléphone. Tous n'attendaient qu'une seule phrase « Tout va bien, il est avec moi». Mais cette phrase ne venait pas.

« -Oui ? Décrocha Mrs Styles.
-Mrs Styles, c'est Liam. Vous allez bien ? Demanda-t-il par politesse.
-Euh ... Oui Liam, merci. Que me vaut l'honneur d'un appel ?
-Euh ... En fait, on voulait savoir si vous aviez des nouvelles d'Harry. Il n'est pas rentré avec nous hier soir et nous ne l'avons toujours pas vu.
-Quoi ? Non ... Je ... Non, il n'est pas venu à la maison, s'inquiéta-t-elle. Vous lui avez téléphoné ?
-On tombe directement sur la messagerie, soupira-t-il. Écoutez, les autres sont en train d'appeler d'autres personnes pour avoir des infos, je vous tiens au courant.
-Oui, s'il te plait Liam.
-C'est normal, aucun soucis. »

Et le jeune homme attendit qu'elle raccroche pour soupirer longuement une fois de plus en désespérant de ne pas retrouver son ami. Il ne saurait que faire si l'un d'entre eux disparaitrait réellement. Le groupe surtout était en danger ...

En Grèce

Harry fut surpris en sortant de la douche vêtu des vêtements du père de la famille chez qui il était de voir justement cet homme et la jeune fille l'attendre dans le couloir. Il se sentait particulièrement gêné dans une telle position.

« -Bonjour jeune homme, lui dit Hémon en lui tendant sa main.
-Monsieur. Merci pour les vêtements.
-Aucun problème. Bon comme Mélitine t'as déjà expliqué, tu ne peux pas retourner chez toi avant deux semaines. Mais nous serions ravis de t'accueillir parmi nous, proposa l'homme. Nous avons une chambre en trop de toute façon, et j'en ai marre d'être le seul représentant de la gente masculine. Nous te prêterons un peu d'argent pour que tu puisses acheter des vêtements au village. La seule règle, c'est en fonction de Mélitine, tu l'as fait chier, tu dégages, annonça-t-il très directement. C'est d'accord ?
-Euh ... Oui, merci beaucoup, répondit le jeune homme de 19ans gêné de dépendre de gens qu'il ne connaissait absolument pas.
-Vous n'avez qu'à aller au village, je doute que mes vieilles chemises te plaisent, lui sourit-il en lui tendant deux billets de 20€, la même monnaie que l'Irlande remarqua Harry. »

Hémon donna une tape sur l'épaule de l'autre homme de la villa et retourna vaquer à ses occupations. Les deux jeunes gens restèrent longtemps ainsi, gênés. Elle ne l'aimait pas beaucoup, il lui avait paru arrogant, trop sur de lui et hautain, elle ne supporterait pas des remarques acerbes à longueur de journée. Bien qu'il ne lui en est jamais faite. Lui aussi ne portait pas la jeune fille dans son coeur, elle avait tellement voulu faire sa fille à Papa, il détestait l'hypocrisie. Mais il ne savait pas qu'elle était réellement proche de son père. Chacun s'était jugé et forgé des aprioris sur quelques minutes de conversation. Ils avaient un point commun : l'immaturité.

« -Bon, tu veux rester planter là ? On en a pour quinze minutes de marche, dit-elle.
-Je te suis. »

Et c'était parti pour deux semaines à se supporter vingt-quatre heures sur vingt-quatre.