Alors qu'ils étaient sur le chemin, les deux jeunes gens ne faisaient que réfléchir. Ils marchaient silencieusement guettant l'autre du coin de l'œil. C'était un combat de coq. Qui se réduirait à prendre la parole le premier ? Harry ne voulait pas être désobligeant, il était nourri, hébergé et habillé gratuitement pendant deux semaines, l'amabilité de la famille l'étonnait encore. Bien sur, quand il rentrerait en Angleterre, il les rembourseraient, il avait largement les moyens, cependant il était très reconnaissant.
« -Tu sais la condition, c'est bidon, mon père est trop protecteur, perdit-elle.
-Oh, répondit le bouclé très simplement avec ce sourire victorieux au coin des lèvres. »
Il était fier de lui, elle avait craqué. Il la vit fouiller dans son sac et ressortir une cigarette qu'elle porta à ses lèvres. Ça ne collait pas à son image.
« -Tu veux ma photo ? L'agressa-t-elle.
-Non, merci. T'es majeure au moins ?
-Non mais pour qui tu te prends ? demanda-t-elle en allumant sa clope.
-Drapeau blanc, dit Harry les bras levé. J'ai 19 ans moi.
-18. Tu fais beaucoup plus jeune.
-C'est un compliment ?
-Non.
-Au moins ça a le mérite d'être clair, déglutit-il. Je ne me souviens plus ton nom, Méline ?
-Non.
-Ah ...
-Mélitine Petridis.
-Pardon.
-Moi aussi je m'excuse, répondit-elle après quelques secondes de silence et un petit sourire. Tu fais quoi comme étude ?
-Tu t'intéresses à moi ? S'étonna le jeune homme.
-Et je peux très vite arrêter.
-J'ai arrêté mes études, dit-il gêné ne voulant pas en parler. Toi ?
-Pour l'instant, je suis en vacances. Euh ... Si tu veux joindre quelqu'un, il y a une cabine téléphonique dans cinq minutes je pense. C'est le seul moyen de contact avec l'extérieur. »
Il acquiesça, content de pouvoir rassurer ses proches, cependant il eut beau fouiller les poches de son pantalon, il ne trouva pas son iPhone. Mélitine lui rappela non sans moquerie dans son ton qu'il ne portait pas ses vêtements et qu'elle n'avait rien trouvé dans les poches du pantalon passé au linge sale. Il avoua alors honteux qu'il ne connaissait aucun numéro par cœur. Elle en profita pour rire de lui, encore.
« -Ils vont s'inquiéter un max pendant deux semaines ...
-De qui tu parles ?
-Mes potes, ma mère et ma sœur, se confia-t-il.
-Ah ... Elle s'en fichait en fait. On est arrivé, je t'attends à l'entrée, cigarette, justifia-t-elle.
-Ok. »
Tandis qu'elle fumait tranquillement à l'ombre d'un arbre, lui prenait quelques caleçons au hasard, une marinière, deux tee-shirts, un blanc et un gris, et deux jeans, ainsi qu'une paire d'espadrilles. Il n'en eut que pour 35€, la qualité n'était vraiment pas des plus grandes, mais ça serait parfait pour deux petites semaines. En sortant du magasin, si on pouvait appeler ça comme ça, il la vit adossée contre un pin avec des Ray-Bans sur le nez somnolant à cause de la chaleur. Il ne la trouvait pas moche. Chiante, mais jolie. Elle tourna lentement la tête.
« -Arrêtes de me reluquer Styles.
-Pfff, leva-t-il les yeux au ciel. Y a combien de décalage horaire entre là-bas et ici ?
-Deux heures de moins là-bas, dit-elle en se mettant sur ses pieds.
-Il est quelle heure ici ?
-15h30, 17h30 chez toi, calcula Mélitine.
-Merci, je sais compter. »
Il la bouscula gentiment d'un coup d'épaule en riant légèrement. Après tout s'il devait être agréable, autant créer quelque chose. Il n'était cependant vraiment pas tranquille. Il n'avait aucune idée de comment il avait atterri ici, il avait déjà pensé à quelques choses. Il devait les partager avec sa nouvelle rencontre. Mais plus tard. Pour l'instant il se contentait de l'observer, d'essayer de trouver ses points faibles, de la connaître un peu mieux.
« -Tu habites dans ce coin pommé ? Demanda-t-il alors qu'ils faisaient le chemin du retour.
-Dieu merci non. On est en vacances, et on repart dans deux semaines à Athènes.
-Pourquoi t'es pas parti en vacances avec tes ami, t'as 18 ans ! »
Sujet sensible trouvé. Elle lui avait lancé un regard noir à glacer le sang, il s'était alors tu. Comprenant que soit elle avait des problèmes avec ses amis, soit elle regrettait franchement d'avoir accompagné ses parents dans ce «nowhere land». Cette seconde solution lui semblait bien plus appropriée. Mélitine était riche et belle, elle avait forcément un petit ami et des amis de la même condition qu'elle. Comme lui d'ailleurs, ses seules fréquentations féminines avait accès aux endroits les plus chics de Londres, elles étaient donc aussi voir plus riches que lui.
Ils arrivèrent à la villa assoiffés à cause de la chaleur. La jeune fille fit visiter la maison au nouvel habitant. Puis elle alla s'enfermer dans sa chambre le laissant seul.
PDV Mélitine :
J'avais besoin d'être seule, sans ce pot de colle incapable. Harry était apparemment un garçon ne vivant que pour son petit plaisir personnel. J'avais essayé d'être gentille, je lui avais même adressé une phrase sans sarcasme ou ironie, mais il avait tout gâché avec une question débile. Un pur abruti. J'avais besoin de faire une sieste, pas à cause de la fatigue, mais simplement pour éviter l'ennuie. Je pris donc mon casque, le posai sur mes oreilles, appuyais sur play et attendis gentiment le sommeil.
On frottait mon épaule en m'appelant, la musique résonnait encore dans mes oreilles. Je soupirais et ouvris les yeux. Styles. J'ôtais mon casque et le regardai méchamment. Pourquoi me réveillait-il ce débile ?
« -Tes parents me font te dire qu'on passe à table, se justifia-t-il.
-Ouais, c'est bon. »
Il sortit en levant les yeux au ciel, geste que j'imitais à mon tour. Il m'exaspérait particulièrement. Je remarquai en le voyant sortir qu'il ne portait plus les vêtements de mon père, mais un tee-shirt blanc et un jean foncé. Ça lui allait bien mieux. Je le trouvais un tout petit peu moins inintéressant. J'emboitais donc ses pas pour me rendre à table. Ils étaient tous assis et m'attendaient. Nous commençâmes à manger tandis que ma mère commençait à faire la curieuse.
« -Harry, c'est comme tu t'appelles ? Demanda-t-elle dans un anglais très approximatif. Je ne parle bien l'anglais.
-Je m'appelle Harry, oui, lui sourit-il avec son air poli à frapper.
-Tu as quel âge ?
-19 ans.
-Tu fais plus jeune, s'exclama mon père. Qu'est-ce que tu fais dans la vie ?
-Oh ... Euh ... commença-t-il gêné. De la musique.
-Ah bon ? Tu es dans un conservatoire ou une école de musique ?
-Non Papa, il a arrêté ses études, dis-je en souriant mesquinement étant curieuse de voir comment il allait s'en sortir face aux sourcils froncés de mon père.
-Oui, je fais parti d'un groupe plutôt connu en Angleterre et un peu partout dans le monde d'ailleurs, on a gagné la troisième place d'un concours télé, avoua-t-il avec son sourire fier de m'avoie cloué le bec. Les One Direction.
-Oh, intéressant, jamais entendu parler ... rajouta mon père. »
Je n'écoutais plus la conversation. Il ne pouvait pas avoir mitonner devant mon père, c'est le somum de l'irrespect. Mais s'il disait vrai, il devait voir un peu gros avec son « un peu partout dans le monde » car je n'avais jamais entendu parler d'Harry Styles ou de One Direction. Il était prétentieux en plus. Je grognais dans ma moussaka -qu'il trouvait très bonne d'ailleurs- en pensant à la clope que j'aurais sur la plage tout à l'heure.
A Londres.
PDV Louis :
Nous étions couchés, n'ayant pas d'occupations ce soir et étant trop bouleversés pour s'amuser. Personne n'avait vu Harry, Simon viendrait demain matin pour comprendre un peu mieux les choses. Je n'osais pas imaginer ce qui lui arrivait. Il ne serait jamais parti sur un coup de tête sans nous prévenir. Il répondrait au moins au téléphone, mais rien. J'avais peur, peur qu'il soit blessé, seul, ou pire ... Je ne dormais pas tranquille cette nuit.
Mon meilleur ami me manquait, le faire chier, le charrier ou m'allier à lui pour faire des blagues idiotes aux autres me manquait. Dès mon réveil, j'y pensais. Il ne pouvait pas ne pas être là. Souvent il dormait dans ma chambre après avoir discuter toute la nuit, là non.
« -Simon arrive dans vingt minutes, cria Niall dans le couloir. »
Je pris mon oreiller et je l'écrasais sur ma tête. Je ne voulais pas affronter cette journée, je ne voulais pas me lever de mon lit et me préparer pour entendre qu'il n'était toujours pas rentré et qu'on avait toujours aucune nouvelle. Pourtant je sortis de la douceur et protection de mes draps pour filer sous la douche. J'essayais de ne penser à rien pendant ces dix minutes sous l'eau. Sans succès. Puis, je me séchais et enfilait une marinière aux manches courtes ainsi qu'un pantacourt en jean serrant mes genoux. Je coiffais rapidement mes cheveux et sortis de mon antre. Je n'avais pas faim ce matin.
« -Salut Louis.
-Salut.
-Bien dormi ? S'inquiéta Zayn.
-Non.
-Les garçons ! S'exclama Simon en arrivant à son tour dans la pièce. Comment vous allez ?
-On fait avec, répondit Liam en le serrant dans ses bras brièvement.
-Bon expliquez moi tout.
-On est sorti en boîte pour fêter l'album avant hier soir, il a juste bu un verre et il est allé vers la piste,expliqua le pakistanais. On ne l'a pas revu depuis, son téléphone ne reçoit pas nos messages et on a aucun appel. On aucune idée de là où il pourrait être, sa mère et sa sœur ne savent pas non-plus.
-Et cette après midi vous avez un photoshoot très important ... soupira l'homme de la cinquantaine.
-On peut pas y aller sans lui, s'exclama Niall.
-J'ai appelé Marshal, votre manager est pas très chaud ... Vous avez déjà raté pas mal de truc l'an passé pour diverses raisons.
-Qu'est-ce que ça veut dire ?
-Il veut que vous continuiez même si l'un d'entre vous manque, dit-il rapidement pour probablement mieux faire passer la chose.
-Hors de question, répliquais-je sèchement. On ne va pas faire de photoshoot sans Harry, ni de séances de dédicaces et encore moins de concerts.
-Écoute Louis, je sais que ça vous touche ... Moi aussi je ne suis pas beaucoup pour, mais nous ne pouvons rien faire d'autres pour l'instant. »
En Grèce.
Deuxième jour ensemble pour Harry et Mélitine. Les parents de cette dernière étaient parti toute la journée pour faire le tour de l'île, ils avaient programmé leur retour pour 18h, mais n'étaient pas sur. Les deux jeunes gens se retrouvaient donc seuls sans obligation de repas ou d'activités particulières. Elle avait décidé de peaufiner son bronzage pendant quelques heures. Et lui, il s'ennuyait déjà. Il avait rangé la maison, nettoyé la cuisine, avait réfléchit longuement à ce qui lui arrivait, et voilà qu'à 14h, il se tournait les pouces à nouveau. Il se rendit alors au bord de la piscine où il vit la brune s'exposer dangereusement au soleil. Il s'était promis de ne pas l'embêter, mais il devait s'occuper.
« -Tu vas exploser ton capital soleil, quand tu seras vieille, tu seras moche.
-Tu m'emmerdes Styles. Et si je serais moche, ça veut dire que je suis belle ? Devina-t-elle à voix haute.
-Je sais reconnaître les belles choses, la dragua-t-il.
-Ouais, c'est ça. T'es un connard avec les filles donc, intéressant à savoir.
-Mélitine ?
-Hm ? Fit-elle sans bouger d'un poil de sa position de semi-sommeil.
-Comment j'ai fais pour me retrouver ici ? Je veux dire, j'étais bourré la veille au soir, j'aurais pas pu aller seul à l'aéroport et prendre un avion.
-Je sais pas. Y a quelqu'un qui te déteste pour quelques chose ?
-Oui, probablement, je suis célèbre, dit-il très sérieusement dans ses pensées.
-Ah oui, j'avais oublié, pouffa-t-elle.
-Quoi ? Tu me connais pas ?
-Pas plus que je connais la mère de ton meilleur pote. »
Le jeune s'assombrit soudainement. Elle ne se rendait pas compte que son meilleur ami lui manquait horriblement, même s'il avait déjà passé une semaine sans le voir, c'était volontaire. Là, c'était différent.
« -J'ai dit une connerie ?
-Nan ... C'est juste que Louis doit s'inquiéter ...
-Bon, j'vais faire la sociale, profite, dit-elle en s'allumant une cigarette. C'est quoi ce groupe si connu dont tu fais parti ?
-Ah, sourit-il timidement. On est cinq, Liam le sérieux, Niall l'Irlandais, Zayn le fumeur, comme toi, Louis mon meilleur ami, le petit rigolo et moi. On a passé les auditions d'X Factor, tu connais ? Elle acquiesça. Donc on les a passé en solo, et ils nous ont regroupé ensemble parce qu'on était pas au niveau tout seul. On a fini troisième et depuis on a fait deux albums et voyagé un peu partout en Europe et en Amérique du nord.
-Pourquoi j'ai jamais entendu parler de vous alors ? Demanda-t-elle anxieuse.
-T'as Twitter ? Tumblr ?
-Twiquoi ? Grimaça Mélitine.
-Mais tu vis sur quelle planète ? Rit-il.
-Oh c'est bon.
-Et toi, c'est quoi ta vie à Athènes ? S'enquit-il.
-Oh ... Euh ... C'était rien, le lycée, la maison, simplement.
-Tu trainais pas avec tes potes ?
-Ouais, bon, je vais me chercher une glace, t'en veux une ? Évita-t-elle rapidement. »
Il répondit par l'affirmative curieux de comprendre pourquoi elle semblait gênée par ce sujet. Il ne voyait pas quel pouvait le problème. Quant à elle, elle souffla un bon coup en arrivant à la cuisine. Ces questions sur sa vie l'ennuyaient beaucoup. Il n'avait pas à savoir quoi ce que soit. De toute façon, dans deux semaines il redeviendrait un inconnu à ses yeux et ce serait pareil pour lui, alors autant ne pas déballer sa vie à quelqu'un qui se ficherait de la dévoiler à droite à gauche.
Elle revint au bord de la piscine avec deux glaces à l'eau au sirop de grenadine. Il la remercia et recommença la discussion.
« -Comment ça se fait que tu sois bilingue ?
-J'apprenais l'anglais au lycée.
-Oui, ben j'apprenais le français et c'est pas pour autant que je suis bilingue, rétorqua-t-il. J'en suis très loin même.
-J'en avais besoin pour la suite, dit-elle encore calmement.
-Quelle suite ?
-L'université.
-Ah bon ? Tu vas faire des études d'anglais ?
-Non, s'impatienta la jeune fille.
-Ben quoi alors ?
-Oh j'en ai marre de tes questions Styles, tu me fais chier là.
-Excuse moi de vouloir connaître la fille avec qui je vais passer deux semaines, ironisa-t-il.
-T'en as pas besoin.
-Moi aussi tu me casses les couilles Mélitine ! Si tu t'ouvres pas un peu plus aux autres, tu vas finir toute seule, s'exclama le jeune homme.
-Pour qui tu te prends à me juger ? Tu ne me connais même pas ! Haussa-t-elle le ton.
-Ben c'est sur, tu ne m'en laisses pas vraiment l'occasion.
-J'ai mes raisons abruti.
-Ah bon ? Et c'est quoi ? T'as trop d'amis pour me laisser entrer dans ton cercle ? »
Elle n'avait rien répliqué cette fois ci et s'était contenté de le regarder très méchamment avant de courir s'enfermer dans sa chambre. Elle n'avait pas du tout aimé le ton qu'il avait employé, les phrases qu'il lui avait jeté au visage. Rarement elle se laissait démolir en fuyant ainsi, mais il avait franchi une limite lors de cette première dispute.
Lui s'en voulait, il se faisait héberger, nourrir et tout ce qu'il trouvait à faire c'était crier contre quelqu'un qu'il ne connaissait que depuis quelques heures en lui reprochant de justement ne pas la connaître suffisamment. Il avait eu tort et s'en voulait horriblement. En plus elle n'avait qu'à claquer des doigts et il virait.
Il monta alors les quelques marches menant à l'étage et se posta devant la porte de la jeune fille.
« -Désolé Mélitine, je voulais pas ... Je comprends que tu ne veuilles pas tout me dire sur toi ... »
Il attendit une réponse, un bruit, quelque chose. Mais rien, elle restait terrée dans son silence de jeune fille blessée. Il reprit alors espérant qu'elle n'avait pas remis son casque sur ses oreilles, qu'il ne parlait pas dans le vide.
« -Mélitine ... Je veux pas me fâcher avec toi. On se connait depuis hier ... Enfin ... Je sais, je me suis comporté n'importe comment, c'est normal que je ne te connaisse pas par cœur et je dois arrêter de trop t'en demander. Ce que tu as fait pour moi signifie beaucoup. Tu ne l'as pas fait par intérêt parce que tu ne me connaissais pas, tu l'as fait parce que tu es quelqu'un de bien, dévoila-t-il en la flattant un peu plus que ce qu'il ne pensait réellement. Je suis vraiment vraiment'
-Ta gueule Styles, tu me fais mal à la tête, le coupa-t-elle. Arrête de t'excuser et dégage de devant ma porte. »
Son ton n'avait pas été méchant. Comment devait-il le prendre ? Elle le pardonnait ou en avait juste marre de l'entendre geindre de l'autre côté du mur ? Il pensa que les deux solutions étaient appropriées, et avec un petit sourire, il sortit dorer sur un transat sous le soleil Grec. C'était presque comme des vacances.
PDV Mélitine :
Je n'avais vraiment pas voulu que ses paroles me touchent, je n'avais pas non plus voulu pleurer seule dans ma chambre. Ce n'était qu'un abruti, je n'avais aucune raison de prendre en compte ce qu'il me disait. Ça ne m'apporterait rien de l'écouter me faire un monologue dans le but qu'il ne vire pas de la villa. Cependant je voulais croire qu'il ne s'était pas excusé juste pour ça. Il avait en parti raison, je ne m'ouvrais pas à lui, et à part son côté dragueur, il n'avait pas l'air méchant, ni dangereux. J'étais même persuadée qu'il était un très bon ami. Rien qu'à la façon dont ses yeux brillaient ou s'assombrissaient dès que le sujet de ses potes était abordé. Il tenait à eux bien plus qu'à lui ...
Je ruminais quelques minutes dans mon lit, puis allai sur mon balcon pour fumer. J'en avais bien besoin après ces émotions fortes. J'allumai ma Marlboro light et me permettait de m'étirer lentement, me détendant un maximum.
« -C'est mal de fumer, entendis-je Harry dire du bord de la piscine.
-Je sais, répondis-je simplement. Ne t'inquiètes pas, tu resteras là pendant les deux semaines quoi qu'il arrive entre nous. Je veux pas que tu fasses ton faux-cul avec moi pour éviter que tu vires, compris ?
-Ouais. De toute façon c'est pas mon genre, tu me fais chier, je te le dis. Au pire j'irais vivre chez le marchant de fringues, rit-il. Il sentait bon. »
Je secouais la tête en souriant discrètement. Même s'il ne me voyait pas, je ne voulais pas qu'il imagine que je riais à une de ses blagues. Mais je devais avouer qu'il me faisait bien rire le petit bouclé.
A Londres.
Les quatre membres restant des One Direction se trouvaient dans le bureau de leur manager. Il restait deux heures avant le photoshoot et ils devaient prendre une décision. C'est pour cela que Marshal voulait les voir. Ça n'était pas très bon signe, il préférait les appels téléphoniques généralement.
« -Bonjour les garçons, les salua l'homme en les invitant à s'assoir. Bon je ne vais pas tourner autour du pot. j'ai appris ce qu'il s'est passé. Tout d'abord, une chose est claire, pas une seule parole aux journalistes. Bonjour et au revoir suffiront. Ensuite, les fans vont à coup sur se poser des questions quand elles vont verront sans lui, vous les ignorez'
-Quoi ? S'exclama Zayn. Non mais ça va pas ?
-Laissez-moi finir. Harry a disparu, d'accord. Dès que vous pourrez, vous mettez la police sur le coup, il faut qu'ils signent une close de confidentialité d'ailleurs. Rien ne doit filtrer. Ensuite, il faut que vous continuiez les photoshoots, les rencontres en centre commercial, les passages radios, et tout ça. Harry va revenir, c'est une question de temps.
-Vous nous demandez de faire comme si de rien n'était ? Grogna Louis en colère.
-Non, je ne vous le demande pas.
-Ben quoi alors ?
-Vous devez comprendre qu'une grosse quantité d'argent est en jeu, tous ces magazines paient pour avoir vos mots et vos photos. Les petits concerts que vous allez donner à la fin de cette semaine et la semaine prochaine aussi. Vos fans ont déjà payer, posa calmement leur manager. C'est le business avant les sentiments dans ce domaine.
-Et si on ne veut pas ? Défia le plus âgé du groupe.
-Je vous mets en liste noire, personne ne voudra de vous après. Alors Harry ou les One Direction ? »
Ils eurent l'air affoler. Cette liste n'était pourtant qu'un pur mensonge, évidemment que d'autres voulaient s'occuper d'eux, mais ils ne le savaient pas, Marshal s'occupant bien de décliner les offres qu'ils avaient à leur place. Il fallait qu'ils fassent un choix.
