PDV Externe :
Elle le regarda enfin dans les yeux. Il avait raison, son cœur lui criait de tout lui dire, d'avoir confiance en lui, mais sa raison n'était pas du même avis. Cela faisait trois petits jours qu'elle le connaissait ! Comment pouvait-elle lui parler de sa plus grosse erreur ? Mélitine baissa le regard, honteuse de ne savoir que dire ou que faire. Elle était totalement perdue. Il posa alors sa main sur son genou, voulant la mettre à l'aise, la rassurer. Il ne faisait que ça en ce moment, faire attention à elle. Elle regarda longuement ses cinq doigts, il était tellement gentil avec elle ce jour là. Sa respiration accéléra, elle allait pleurer. Mais elle s'en fichait, elle voulait se déverser de ce poids, et si les mots ne venaient pas encore, les larmes l'aideraient un peu. Harry se rapprocha d'elle et passa son bras par dessus son épaule, la serrant légèrement contre lui. On aurait cru voir un couple se réconfortant.
C'est ce que pensait Uranie à la terrasse de leur villa en voyant les deux jeunes gens ainsi. Elle sourit et se retourna vers son mari.
« -Il ne pouvait tomber mieux ... Elle avait besoin de quelqu'un, dit-elle.
-Oui, mais il va repartir ...
-Peut être qu'ils se verront encore quand elle sera là-bas, imagina la mère.
-S'il est célèbre comme il le dit, la police aura retrouvé sa trace d'ici quatre ou cinq jours ma chérie, je ne sais pas si Méli se sera ouverte à lui d'ici là, avoua Hémon.
-J'espère que si ... soupira-t-elle. »
A Londres.
Effectivement, dans la capitale anglaise, les choses avançaient doucement. Les enquêteurs avaient récupérés les caméras de surveillance du club pour voir où Harry était allé. Le visionnement révélait tout ce que les garçons ignoraient. Son malaise parut très suspect. Et cette silhouette noire qui l'avait récupéré et l'avait amené hors de l'objectif de la caméra aussi. C'était les dernières images du jeune Styles.
En ce Vendredi, cinquième jour d'absence, les policiers rencontraient les autres membres du groupe ainsi que la mère du disparu pour leur montrer les vidéos et leur donner l'avancement de l'enquête.
« -Inspecteur Cooper, se présenta-t-il. Asseyez-vous, je vous en prie.
-Merci.
-Nous avons donc récupérés les vidéos de la soirée du Samedi soir, expliqua-t-il en actionnant le dvd.
-Oh mon dieu ... Souffla Niall en voyant son ami s'écrouler au sol.
-C'est qui cet homme ? Demanda brusquement Liam tout aussi choqué.
-Et bien nous avons remonté le cours de sa soirée pour éventuellement voir quelque chose d'intéressant. Et nous sommes tombés sur ça, dit-il en mettant une autre séquence. Harry n'a pas bu la même chose que vous, une autre personne que le barman a approché son verre et y a mis quelque chose dedans. Sa silhouette correspond avec l'homme de dehors. Il connait suffisamment votre ami pour savoir ce qu'il boit. Vous le reconnaissez ? »
Ils répondirent négativement en voyant la tête de cet inconnu. Se pouvait-il qu'il les suive partout ? Zayn perdit toute l'assurance acquise par sa petite amie. C'était un enlèvement, pas une simple envie de prendre le large. Et ils l'avaient tous compris. La peur tétanisait chaque membre du groupe. Mais où était leur ami ? Et surtout, dans quel état ?
« -Qu'est-ce que vous allez faire maintenant ? S'inquiéta la mère d'Harry en sanglotant.
-Nous pensons que c'est un enlèvement, le ravisseur voudrait se cacher au plus vite. Nous allons chercher dans les cinq aéroports de Londres et sa banlieue, au port aussi. Si ça donne quelque chose, on devrait savoir où il se trouve avant Mercredi prochain. On vous appelle si on a des nouvelles d'accord ?
-Il est en danger ? Demanda Louis la voix tremblante.
-Je ne peux pas vous répondre. J'espère que non, mais il n'y a aucune demande de rançon, c'est pas très bon signe ... »
PDV Agate :
J'attendais nerveuse les garçons à leur appartement en tripotant ma bague. Ils avaient du s'absenter pour un rendez-vous avec la police, j'espérais avoir de bonnes nouvelles en les voyant revenir. Surtout qu'ils avaient leur premier concert sans Harry ce soir, ils avaient besoin de soutient et de moral pour assurer.
La porte s'ouvrit, je me levais et vis Liam arriver, seul.
« -Qu'est-ce que tu fais là ? Me demanda-t-il surpris.
-Je voulais vous voir, Niall m'a dit d'attendre là, expliquais-je.
-Il a oublié de te dire qu'on allait faire la balance pour le concert visiblement.
-Ah ... »
Liam se gratta l'arrière du crâne en me regardant. Nous n'avions pas parlé de cette fameuse soirée, et c'était la première fois que l'on était seul depuis. Mon cerveau me disait qu'il fallait que j'en discute avec lui, que je mette les choses au clair. Mais je ne savais absolument pas ce que je voulais. Je n'étais pas amoureuse de lui, je ne le connaissais pas assez pour ça et je ne passais pas assez de temps avec lui, mais il m'attirait beaucoup. Je ne savais vraiment pas quoi faire.
« -Euh ... Tu ne fais pas la balance avec les autres ? Demandais-je après un long silence pesant.
-Je suis venu chercher la guitare de Niall, il l'a oublié ...
-Ah d'accord.
-Agate, j'ai cinq minutes ... Peut être qu'il faudrait qu'on discute ? Proposa-t-il en passant sa main dans ses cheveux gêné.
-Ah ... Euh ... Ouais, t'as raison. »
Il posa ses clés sur le buffet et m'invita à m'assoir. J'obéis pendant qu'il allait chercher l'instrument qu'ils avaient offert à mon meilleur ami ce soir si riche en événement. Il revint rapidement et s'assit face à moi. Il tripotait nerveusement le bas de son tee-shirt en regardant le parquet. Il ne savait pas quoi dire, mais à vrai dire, moi non-plus.
« -Félicitations pour ton admission.
-Oh, merci, tu m'as aidé, lui souris-je.
-Avec les maths, c'est vrai, se rappela-t-il.
-Oui. Vous avez des nouvelles d'Harry alors ?
-Euh ... Ouais. Des mauvaises, la police pense qu'il s'est fait enlever.
-Vraiment ? M'affolais-je. Mais comment c'est possible ? Pourquoi quelqu'un voudrait enlever cet abruti ? Il sait rien faire à part chanter et faire les yeux doux. Et puis nous n'avez pas d'ennemis ! C'est incompréhensible ! J'espère qu'ils se trompent et qu'il va bien ... Parce que vraiment ! »
Je vis Liam secouer la tête en souriant. Je soupirais brièvement. J'avais été mal à l'aise depuis le début de notre conversation, et là, mon côté bavarde reprenait le dessus. C'était insupportable, il devait me prendre pour une réelle folle.
« -J'adore quand tu fais ça, dit-il doucement.
-Quand je fais quoi ? Demandais-je en rougissant.
-Quand tu te mets à parler très vite et beaucoup.
-Ouais ... Liam, je ne sais pas quoi en dire, mais on peut plus ignorer ce qu'il s'est passé, abordais-je enfin le sujet fâcheux.
-Ouais, je sais. Qu'est-ce que tu veux qu'on y fasse ? On était bourré, nos cerveaux n'agissaient que par impulsion. On a agit inconsciemment ...
-Je sais tout ça, mais enfin, c'était ta première fois et je me sens mal que tu es fait l'amour avec une fille pour qui tu n'as aucun sentiments, avouais-je.
-Qui te dit que je n'ai pas de sentiments ? »
Je m'arrêtais à cette phrase. J'étais immobile sur ce canapé, à le fixer. Il avait l'air tellement sur de lui, c'était déroutant. Il venait d'insinuer qu'il éprouvait quelque chose pour moi ? Mais qu'est-ce que cela voulait dire dans le fond ? Il ne me connaissait pas plus que moi je le connaissais.
« -Agate, écoute. Je suis grand ok. Je suis responsable de mes actes, je n'étais peut être pas réellement conscient de ce que je faisais, je ne me rappelle pas de tout, mais je l'ai fait et avec quelqu'un que j'apprécie. Tu n'es pas n'importe qui ou même une inconnue pour moi, me dit-il. C'est pas grave. On en reste où on en était et ça ira très bien si tu veux ... »
En Grèce.
Ce vendredi matin entamait le sixième jour de l'anglais sur l'île d'Anafi. Il était désormais parfaitement intégré parmi les Petridis et profitait de ses journées pour se reposer, composer un petit peu et se rapprocher de plus en plus de sa nouvelle amie. Elle n'avait toujours pas dit un mot sur ses angoisses, mais il était patient et savait qu'il l'aidait quand même. Ils ne se lançaient presque plus de pics réellement méchants et rigolaient beaucoup ensemble. Ils s'étaient trouvé ce point commun pour le rire, une fois moins timide, Mélitine se révélait être une grande farceuse. Elle avait retrouvé le sourire et la joie de vivre avec lui. Ses parents la voyaient s'épanouir de jours en jours très fièrement. Elle avait toujours quelques moments sombres, mais Harry se chargeait de les éliminer petit à petit. Il tenait à elle, elle était devenue une personne de confiance à qui il dirait tout sans avoir peur de quoi que ce soit. En si peu de temps, ils étaient devenu bien proches.
Le jeune homme trainait encore dans son lit en cette fin de matinée. Ce n'était pas sa journée. Ses amis et sa famille lui manquaient beaucoup, de plus les One Direction étaient de concert ce soir là, et il ne savait absolument pas si les garçons le feraient sans lui ou pas. Il ne savait pas non-plus de quelle manière il devait le prendre s'ils le faisaient. Il serait vexé et se sentirait abandonné, mais d'un autre côté, il ne voulait pas qu'ils s'arrêtent pour lui, surtout en ce début de promotion. Harry grogna contre ses pensées négatives et un peu égoïstes. Il ne voulait pas quitter son confort.
Cependant, une petite brune d'un mètre soixante-cinq en avait décidé autrement. Il était onze heure, et son nouvel ami n'était pas encore levé. Alors, sans prendre la peine de toquer, elle entra dans la chambre de ce dernier et sauta sur son lit, joyeuse.
« -Debout Styles ! Debout ! Rit-elle de plus belle.
-Ça va, ça va, marmonna-t-il.
-J'ai quelque chose à te dire, annonça-t-elle en s'asseyant parmi les draps retournés par le vacarme qu'elle venait de faire.
-Hum ?
-Non, c'est important, réveilles-toi, insista Mélitine. »
Il soupira en levant les yeux au ciel. Puis, il se redressa à l'aide de ses coudes pour pouvoir s'assoir lui aussi. Il la vit habillée d'une robe marinière et de ce joli pendentif hibou. Chaque jour elle portait des vêtement différents remarqua-t-il intérieurement. Elle souriait de toutes ses dents, il ne put s'empêcher de la trouver jolie heureuse ainsi. Il sourit à son tour en secouant la tête.
« -Je t'écoute Line.
-J'aime bien ce surnom, t'es le premier à me le donner, dit-elle.
-Chouette. Vas-tu enfin me dire pourquoi tu es venu me faire chier ?
-Oui. Je te l'ai pas dit avant parce que je pensais pas qu'on deviendrait ami et qu'on pourrait éventuellement garder contact après. »
Elle marqua une courte pause. Les deux jeunes gens pensaient à la même chose, c'était la première fois que l'un d'entre eux abordait l'avenir. Leur avenir. Quelque peu chamboulée, elle reprit.
« -Si je suis bilingue, c'est que j'ai été acceptée à l'université de Brighton, en section management et sciences de l'informatique. Enfin moi c'est plus le management, précisa-t-elle. M'enfin ça veut dire que je passe les deux ou trois prochaines années dans ton pays.
-Wow, félicitations ! Mais tu m'as dit que t'avais dix-huit ans !
-Je suis née en fin d'année, j'ai dix-neuf ans en Octobre, expliqua-t-elle. »
Il acquiesça puis la félicita à nouveau ne comprenant pas où elle voulut en venir et s'arrêtant juste à la simple révélation d'un petit morceau supplémentaire de sa vie. Elle attendit quelques secondes les yeux malicieux, mais il ne comprenait toujours pas. Déçue, elle quitta la chambre en prétextant vouloir le laisser seul pour se préparer. Quel abruti ! Une fois de plus il l'énervait. Bien que leur relation s'était nettement améliorée, il agissait de manière débile certaines fois et ça avait le don de l'exaspérer.
Elle passa la journée à l'ignorer et à ne répondre que vaguement à ses questions ou blagues. Restant froide et sèche, elle avait mal pris l'ignorance face à ce qu'elle avait voulu lui dire le matin. Mais elle ne pensait pas que lui n'avait pas eu une belle journée dès le départ. Alors vers dix-sept heure, alors qu'ils étaient tous les deux au bord de la piscine, la tension accumulée ne put qu'éclater en dispute.
« -Mais qu'est-ce que t'as à être chiante comme ça ? T'as tes règles ? Attaqua-t-il.
-Pardon ?
-T'as pas arrêté de toute la journée !
-T'es con ou tu le fais exprès ? Haussa-t-elle le ton.
-Ouais, je le fais exprès c'est sympa. Non mais ça va, j'en ai marre de me faire renvoyer chier !
-Ouais, ben tu peux t'en prendre qu'à toi !
-Qu'est-ce que j'ai fais encore ?
-Ah, tu sais toujours pas ?
-C'est totalement immature la façon dont tu te comportes.
-Vraiment ? Non mais tu t'es vu toi à geindre comme un bébé ?
-Un bébé ? Je te rappelle que je suis plus âgé que toi !
-Ouais ben ça n'empêche pas que moi je fais de sérieuses études alors que toi tu brailles avec quatre clowns devant des ados en chaleur ! »
Boum, elle venait de dire quelque chose qu'elle regretta immédiatement et que les yeux peinés et blessés d'Harry confirmèrent.
« -Ouais, figure toi que les quatre clowns braillent sans moi pour la première fois ce soir, alors c'était pas quelque chose à dire, lui dit-il commençant à se diriger vers la porte pour entrer dans la maison.
-Harry, l'interpella-t-elle honteuse en attrapant son poignet. Je ... Je suis désolé, je savais pas ... Je regrette, c'est sorti tout seul.
-Je sais, soupira-t-il en se retournant vers elle.
-Ils te manquent beaucoup, je le sens tous les jours. Mais tout à l'heure quand je t'ai parlé de l'université, j'espérais que tu suggères qu'on pourrait se voir une fois en Angleterre ... avoua-t-elle en baissant la tête.
-Oh ... C'est ça alors, dit Harry doucement. Line, excuse moi. J'avais l'esprit ailleurs toute la journée tu sais bien ...
-Oui.
-Évidemment que je veux qu'on continue à se voir, et Brighton c'est pas très loin de Londres. Tu pourras rencontrer les clowns.
-Encore désolé, sourit-elle.
-Pas de soucis. »
Il sourit lui aussi et la serra dans ses bras. Elle sentait drôlement bon, son shampoing aux fruits inhalait les narines d'Harry. Il rit légèrement en pensant à cette dispute ridicule qu'ils venaient d'avoir. Elle se détacha de lui, elle aussi pensait qu'ils étaient débiles et dépensaient de l'énergie pour rien à s'engueuler sans arrêt. Pourtant elle en avait besoin, c'est sur lui qu'elle aimait passer ses nerfs.
À Londres.
PDV Niall :
Liam était revenu quarante minutes après son départ encore moins souriant et de bonne humeur que lorsqu'il était parti. C'est pour vous dire l'ambiance qui régnait actuellement sur la petite scène d'un modeste théâtre à l'acoustique incroyable en plein centre de Londres. Notre premier concert sans Harry s'annonçait mal. Nous étions tous énervés, fatigués et à bout. Les disputes éclataient entre chaque membre souvent. Les techniciens présents pour nous aider se faisaient tout petits et nous évitaient au maximum. Mais il fallait le faire, et le mieux possible pour éviter de décevoir les fans. Elles méritaient toute notre attention, et ce soir, nous avions prévus de nous expliquer très vaguement et de nous excuser également. Marshal serait là, nous ne pouvions en dire beaucoup.
« -Zayn ! Putain, tu le fais exprès, s'exclama Louis. Tu peux pas te chier dans les paroles !
-Excuse moi si je suis un peu tendu, ironisa ce dernier.
-Ouais c'est ça. On l'est tous alors fait un effort !
-Là c'est trop, j'fais une pause, dit-il en lâchant son micro. »
Il sortit la clope au bec énervé. Louis souffla longuement en tentant de se calmer lui aussi, il quitta la scène pour rejoindre notre loge probablement. Liam lui restait plongé dans son mutisme en regardant dans le vide. J'étais exténué de cette situation, six jours que ça durait. C'était lourd, pesant, étouffant, fatiguant, et même dégoutant. Je regrettais notre calme et notre joie habituelle plus que tout au monde.
« -Y avait Agate à l'appart, dit enfin le seul présent sur les planches.
-Oh ...
-On a parlé et'
-Liam, tu sais que c'est ma meilleur amie, ce que vous avez fait vous regarde, je tolère ce qu'il s'est passé. Mais si jamais tu lui fais du mal ...
-Et si c'est elle qui me fait du mal ? Me demanda-t-il en relevant la tête.
-Je ... Ça vaut pour elle aussi.
-Je ressens quelque chose, quand elle parle ou qu'elle sourit, me raconta-t-il. Mais je ne pense pas que ce soit la même chose pour elle ... Elle est parti après que je lui ai dit que j'avais des sentiments pour elle. »
Je comprenais donc son renfermement une fois ici. Rarement je n'avais eu affaire avec les histoires d'amour d'Agate. Étant proches, les garçons n'osaient pas trop l'approcher quand j'étais encore au lycée. Mais j'étais sur qu'il lui plaisait vu qu'elle me l'avait dit dès le premier jour où ils s'étaient rencontrés.
« -Laisse lui un peu de temps, elle a souvent du mal à mettre des mots sur ses sentiments, le conseillais-je. Elle a mis une bonne année à être sure que je n'étais que son meilleur ami quand on était au collège. »
Il me remercia et me serra dans ses bras. Puis il me regarda pendant quelques secondes. J'avais l'impression de passer au rayon X.
« -Niall, tu es le seul à ne jamais t'énerver, pleurer ou montrer quoi que ce soit sur ce qu'il se passe devant nous ...
-Ouais, confirmais-je vaguement. Il en faut bien un ... Louis et Zayn gueulent, toi tu te renfermes, moi je fais rien et j'attends.
-Je sais que ça fait plutôt longtemps qu'on ne lui a pas parlé, très longtemps même. Mais j'avais remarqué que la fille du proprio t'a plu ...
-Grace ? Ris-je étonné. Oula ... T'inquiètes pas, en ne la voyant plus, ce qui m'attirait chez elle a disparu je crois. Je suis passé à autre chose rapidement ... Ça doit faire six ou sept mois !
-Je sais bien, mais tu nous parles jamais des filles qui te plaisent, s'intéressa-t-il.
-C'est vrai, j'avais d'autres choses en tête en ce moment, et puis je n'ai jamais croisé de filles qui m'obsède réellement.
-Ah mon petit irlandais, tu sais que je t'aime ? Me demanda Liam en secouant mes cheveux.
-Je t'aime aussi, ris-je encore. »
Louis et Zayn étaient entrés à ce moment même sur scène, ils nous regardaient attendris en souriant légèrement. Nous avions besoin les uns des autres plus que quiconque. Ils nous rejoignirent et rirent avec nous. Nous avions étaient idiots de réagir en s'énervant, car même si les choses allaient plutôt mal, le seul moyen de les rendre plus vivables était d'être soudés.
« -Bon, on le fait ce concert ? Demandais-je.
-Pour Harry on doit tout donner, il doit être fier de nous, affirma Zayn.
-Allez, on s'y met. »
Il nous avait peu fallu pour nous rendre compte de là où était notre réelle force. Comme à chaque fois, il fallait qu'on arrive à saturation pour prendre conscience des choses.
Nous étions donc repartis sur scène, devant nos micros et l'éventuel instrument que l'on jouait lors de certaines chansons. Nous chantions, faisions tout pour que le petit concert donné devant une grosse cinq-centaine de personnes soit le plus réussi possible. Tout se passerait bien du moment que nous avions confiance.
PDV Externe :
Les quatre britanniques étaient prêts à entrer sur les planches, prêts à revoir leurs fans pour la première fois depuis l'enlèvement. Ils étaient excités et effrayés, impatients mais aussi nerveux. La note de musique annonçant qu'ils devaient y aller retentit, ils se regardèrent une dernière fois et entrèrent sur scène sous les applaudissements et cris pas trop élevés de leur public. Ils chantèrent leur première chanson plus heureux que jamais de retrouver cet endroit qu'ils aimaient tant. Les chants des filles dans le parterre les accompagnaient parfaitement. Ils étaient en parfaite harmonie. Ce bonheur qu'ils ne s'étaient pas autorisés depuis longtemps, ils le ressentaient enfin. Souriant plus que jamais, vivant enfin complétement, ils appartenaient à la scène, c'était leur élément, là où leurs voix ne pouvaient que se comprendre et s'unir de manière parfaite. Ils finirent cette chanson essoufflés d'avoir vécu pour de vrai pendant trois minutes dix-huit. Ils regardèrent chaque visage les applaudissant, criant leurs noms ...
« -Bonsoir ! Cria Louis dans son micro. Nous nous excusons pour Harry qui n'a pas pu être là ce soir, ce concert lui est dédicacé, on pense à lui.
-Nous vous remercions de votre soutient et votre patience, sourit Niall avec sa jolie dentition irrégulière.
-Et nous nous excusons pour notre absence soudaine, affirma Zayn en croisant le regard de leur manager fronçant les sourcils.
-Ne vous inquiétez pas, nous serons rapidement de retour, sourit Liam. Merci d'être venu et profitez ! »
Il acheva sa phrase avec un clin d'œil et une mélodie bien connue, celle de leur premier single remontant à bien des mois maintenant, commença. Les presque One Direction chantèrent « What Makes You Beautiful », Louis et Niall se partageant les parties de leur ami manquant.
Ils s'éclatèrent pendant deux heures entières ce soir, jouant avec et pour leurs fans présentes. Et même pour celles qui n'étaient pas là. Tout le soutient qui leur manquait avait été comblé, ils savaient que leur famille, la 1DFamily serait toujours là pour eux. Et voir des affiches tels que : « Miss you so much », « #Niallisbeautiful », « #cowman », ou encore « Guys you light up my world » les réconfortaient plus que jamais. Ils avaient confiance désormais et ce concert était la meilleure chose qui aurait pu leur arriver finalement.
