PDV Harry :
Mélitine sortait de la douche simplement vêtue d'une petite robe rose rayéeaux bretelles très fines. Ses cheveux humides tombaient sur ses épaules nues, ce qui la rendait extrêmement séduisante. Voilà une semaine que j'étais bloqué en Grèce et mes hormones commençaient à se manifester de plus en plus souvent.

« -Harry, t'es casse-couille. Si tu veux mater, je suis sure qu'il y a des magazines pornos cachés quelque part dans la maison, leva-t-elle les yeux au ciel.
-Je veux bien que tu me les montres, plaisantais-je en la voyant s'assoir à côtés de moi. J'étais en train de penser, comment j'ai bien pu me trouver là ?
-Pour entrer sur l'ile, c'est soit le bateau que j'ai pris, soit la piste d'atterrissage de l'autre plouc de millionnaire, réfléchit-elle avec moi. Et à moins qu'il y est une cale clandestine, t'étais pas dans mon bateau.
-Alors ça veut dire que je suis arrivé en avion. La piste est privée ? Demandais-je.
-Oui, selon le marin qui nous a amené ici, seulement le proprio et ses proches peuvent l'utiliser.
-Bon, alors il sait quelque chose. Ça te dit une petite virée cette après-midi ? »

Au départ, elle n'était pas pour du tout. Elle ne connaissait pas l'homme et avait un peu peur, bien qu'elle ne me le dirait jamais clairement. Cependant je réussis à la convaincre à coup de phrases bateaux la faisant culpabiliser si jamais je ne revenais pas vivant, blablabla ...
Nous attendîmes donc toute la matinée, puis nous mangeâmes avec les parents de la Grecque avant les prévenir que nous partions nous balader cette après-midi. J'étais impatient. Je voulais savoir qu'est-ce qu'il se passait avec cette histoire, qu'est-ce que je faisais ici et surtout qui était derrière tout ce cirque ? Line alla se mettre en jeanmalgré les vingt-six degré de ce samedi, puis nous quittâmes la maison excités du peu d'aventure de nos vacances. Nous marchâmes en silence pendant une vingtaine de minutes, crevant sous le soleil tapant et à cause de la côte assez raide qui menait au portail de l'énorme villa appartenant au millionnaire. Nous nous regardâmes une fois en face des barreaux en fer forgé noir. Une longue allée bondée d'arbustes locaux et de verdures menait à des escaliers. En haut de ces marches, une double porte blanche signalait l'entrée. Je regardais à ma droite et trouvais un interrupteur.

« -Allez sonne qu'on en finisse, m'encouragea la brune.
-Merci d'être venue Line, dis-je sincèrement.
-Dis pas ça comme si on allait plus jamais se revoir abruti, on est pas dans Ghost Whisperer ! »

Je ris en secouant la tête, elle avait le chic pour sortir des réflexions à chacune de mes phrases. Je sonnais donc à l'aide du bouton noir. Une voix retentit quelques secondes après.

« -Oui ? Qui êtes-vous ? Me demanda une femme.
-Euh ... Je ... Je suis euh ...
-Mélitine et Harry, je suis en vacances sur l'île et nous voulions savoir s'il y avait d'autres jeunes ou simplement connaître nos voisins, me sauva-t-elle.
-Oh, je vous ouvre, s'enjoua la voix. »

Je regardai mon amie en fronçant les sourcils, elle haussa les épaules et poussa le portail après la pression qu'il l'avait entrouvert. Nous avancions lentement mais surement à travers l'allée, puis alors que nous gravissions la dernière marche, la grande porte s'ouvrit. Une femme blonde refaite de partout et nous souriant bien plus que son récent lifting ne lui permettait nous accueillit.

« -Bonjour mes chéris ! Bienvenue ! Entrez, entrez, nous poussa-t-elle à l'intérieur. »

Mélitine attrapa ma main au passage alors que j'avançais le premier. Je fus très surpris de son geste. Mais je présumais qu'elle avait à nouveau peur. Nous passâmes dans l'entrée, une vaste pièce au marbre blanc recouvrant le sol et les murs. Chaque millimètre carré de cet endroit puait le luxe ostentatoire. Vous savez celui des stars qui en font des tonnes avec des demeures impersonnelles valant au moins le million ? Je n'étais pas à l'aise, mais déterminé. La femme nous invita à nous assoir dans un salon aux tons beiges, c'était joli, mais une fois de plus, la luxure rendait l'endroit difficile à supporter.

« -Vous voulez un thé ? Ou un thé glacé plutôt vu la chaleur ?
-Non merci, déclinais-je poliment suivit de Mélitine.
-Alors des anglais sur Anafi, c'est rare !
-Je suis grecque, lui est anglais, expliqua-t-elle.
-Vous êtes seule en vacances ? Demandais-je.
-Non, mon mari est parti rendre visite à un ami à lui sur l'île voisine. Mais il ne devrait pas tarder à revenir, l'hélicoptère, c'est vraiment pratique, rit-elle sans que je ne comprenne pourquoi. Je m'appelle Tia au fait.
-Vous avez des enfants ?
-Oh non, surement pas moi ! Si jamais je devais prendre des kilos ... rit à nouveau Tia. Je ne préfère pas y penser ! »

Un grand grondement se fit entendre. Toute excitée, la maitresse de maison se leva en tapant dans ses mains. Cette femme était folle, totalement superficielle et idiote. Elle nous annonça que son mari arrivait enfin, c'est lui qui pilotait l'engin avait-elle encore rit face à sa phrase à double sens. C'était assez déroutant d'avoir affaire à une femme comme elle. Je sentis Mélitine à mes côtés, un peu derrière moi. Elle non-plus n'était pas à l'aise dans cet environnement. Le bruit cessa et cinq minutes plus tard, un homme à la carrure musclé entra par la porte vitrée de cette pièce. Son visage m'était familier. Je n'arrivais pas à savoir d'où, de comment ou de quand, mais je l'avais déjà vu. Quand il nous aperçut à son tour, il fut surpris et se retourna brutalement vers sa femme.

« -Mais qu'est-ce qu'il fait ici ? S'énerva-t-il. Dehors vous deux !
-Mais chéri'
-J'ai dit dehors, nous cria-t-il le visage déformé par la colère. »

Nous ne le fîmes pas répéter et quittâmes l'endroit précipitamment, Line s'accrochait à mon bras tétanisée. Je le sentais, elle tremblait, je n'avais pas le temps de penser à tout ça tellement je voulais partir d'ici. Une fois sorti de la demeure, nous dévalâmes les escaliers et courûmes jusqu'aux falaises pour êtes le plus loin possible de la villa. Essoufflés, fatigués, mais toujours liés par nos mains, nous reprîmes notre souffle.

À Londres.

« -Allo ?
-Salut mon amour, souffla Zayn.
-Hey ... Comment tu vas ? S'enquit-elle.
-Plutôt bien, dit-il sincèrement. Le concert était incroyable, ça se passe mieux à l'appartement.
-C'est vrai ? Oh je suis heureuse de l'entendre si tu savais !
-Oui, d'ailleurs je voulais savoir si les fans en parlaient sur Twitter, et tout. J'ai besoin que tu me fasses un rapport, voulut-il savoir.
-Humm ... Samedi matin, onze heures, je travaille dans trente minutes mon chéri, t'as de la chance aujourd'hui. Alors, il y a beaucoup de belles photos déjà. Vous avez l'air tellement heureux, qu'est-ce qu'il s'est passé pour que ça aille mieux ? fut-elle curieuse.
-Comme toujours, on s'est engueulé avec Louis, j'suis parti fumer et en revenant Liam et Niall rigolaient ensemble, et bam, déclic. Allez dis-moi, je veux savoir ce qu'elles ont pensé !
-Des fois j'ai l'impression que tu aimes plus tes fans que moi ! Plaisanta Nina. Peu importe. J'ai un Twitlonger, je te le lis : Compte-rendu du concert presque privé des 1D de hier soir les gens. C'était IN-CRO-YA-BLE ! Ils étaient à fond, souriants, drôles, énergiques, proches de nous. Je ne me suis jamais senti aussi bien je crois ! Il n'y avait pas de groupies qui criait sans arrêt, on chantait juste, les applaudissait ... Sinon, la question que nous nous posions toutes, Harry serait-il là ? Et bien non, mais cette fois, ils nous ont expliqués. Louis nous a dit qu'ils s'excusaient de la part d'Harry et qu'ils faisaient ce concert pour lui ... Je vous avoue que même s'ils avaient l'air confiant, je suis septique. C'est la première fois qu'ils chantent à quatre et c'est pas bon signe. M'enfin bon, c'était la plus belle nuit de ma vie je crois et j'ai eu la chance d'en profiter au maximum ! Je les aime toujours autant, voir plus, et j'espère les revoir tous ensemble très vite ! Acheva la blonde. »

PDV Zayn :

« -Wow ... Merci Ninou, je vais aller rapporter ça aux mecs.
-De rien ... Tu sais, il faut que quelqu'un les rassure, certaines sont tellement fanatiques qu'elles se feraient du mal si elles savaient ce qu'il se passe. J'ai vu de ces horreurs ... me confia-t-elle.
-Qu'est-ce que tu as vu ? M'inquiétais-je.
-Je voulais pas vous le montrer ou dire, mais là ça risque de se multiplier. Je t'enverrais une photo quand on aura raccroché.
-D'accord, merci beaucoup.
-Je t'aime Zayn.
-Je t'aime aussi. »

Puis elle raccrocha et me laissa seul sur la terrasse à finir ma Marlboro. J'attendais son mms avant d'aller raconter les bonnes nouvelles aux trois singes qui jouaient à la Wii dans notre salon. Nous avions plus dormi que d'habitude cette nuit là, surement le soulagement d'être réconciliés et soudés à nouveau. De plus, entendre et pouvoir sentir le soutient de nos fans comme nous avions pu le faire hier soir était très apaisant. Titoo vint se frotter à ma jambe en miaulant. Ce chat était très collant, il grimpa sur la table et poussa mon briquet pour pouvoir s'allonger de tout son long. Cet abruti le fit tomber par terre et glisser. Il passa à travers les barreaux de protection du balcon et s'écrasa quelques étages plus bas. Bien joué Titoo !
Mon téléphone que je récupérais immédiatement -ainsi que mon paquet de cigarette- vibra, j'ouvris le message multimédia qu'elle m'avait envoyé. Je découvris avec stupeur un bras d'adolescente mutilé avec le nom de Liam gravé dans la peau. J'étais abasourdi, je ne comprenais pas ce geste. Il fallait effectivement faire quelque chose, réussir à leur parler sans que notre manager le sache ou n'y voit un manque au chantage qu'il nous faisait. Je ne dirais rien à mon ami, il ne se remettrait jamais d'avoir indirectement et involontairement fait du mal à une fan.
Je me levais de mon fauteuil de terrasse. J'avais investi dans ce meuble étant donné que j'y passais pas mal de temps. Je pénétrais dans le couloir en rangeant mon portable dans ma poche. Il ne fallait pas que je le laisse trainer si je voulais éviter un nouveau drame.

« -Alors ? M'assaillit Niall alors que j'entrais à peine dans le salon.
-Et ben, tu les attendais les nouvelles !
-Elles nous ont trouvés nuls ? Elles nous détestent ? Continua l'Irlandais.
-Mais non, elles ont adorés ! Il y a de très belles photos à ce que m'a dit Nina. Elles ont hâtes de nous revoir. Mais elles sont encore inquiètes pour Harry, il faudrait trouver le moyen de les rassurer ...Proposais-je innocemment.
-Ouais, je suis d'accord ... On fait une vidéo YouTube ? Demanda Liam.
-Et Marhsal ?
-On ne dit rien concernant l'enlèvement d'Harry, juste qu'il est absent pour des raisons personnelles. »

Nous nous mîmes d'accord rapidement sur ce que nous allions dire, puis installâmes un de nos MacBook sur la table basse afin de pouvoir nous filmer.

« -Salut tout le monde ! Dis-je.
-Salut !
-Hey, fit Niall.
-Nous voulions vous dire merci pour avoir été aussi géniales et géniaux éventuellement hier soir. Pour des raisons personnelles, Harry a du s'absenter et nous étions très angoissés à l'idée de chanter sans lui ...
-Mais ça c'est très bien passé grâce à vous. Vous nous manquez beaucoup ! Mais vous allez encore devoir un peu patienter pour nous revoir tous les cinq sur scène ! Expliqua Louis.
-On compte sur vous pour ne pas nous laisser tomber car on pense très fort à vous tous les jours, sans vous, rien ne serait possible !
-On espère que vous allez bien, faites attention à vous, merci pour tout le soutient !
-On vous aime ! Criâmes nous en coeur et en souriant. »

Une bonne chose de faite. Avec un peu de chance, Marshal ne dirait rien. D'ailleurs, une fois qu'Harry sera de nouveau parmi nous en sécurité, je voulais discuter avec les garçons et Simon. Cet homme qui était notre manager ne m'inspirait plus aucune confiance. Et j'étais persuadé que contrairement à ce qu'il disait, d'autres personnes voudraient bien prendre sa place.

En Grèce.

PDV Mélitine :
Nous étions enfin arrêtés, je reprenais doucement mon souffle, me calmant et me savant en sécurité loin de la villa de ce fou et aux côtés d'Harry. Je me rendis compte que je tenais encore sa main. Gênée, je la lâchais brusquement. Mais il n'avait pas l'air de s'en préoccuper. Non, il continuait à respirer comme une vache et se tenait recroquevillé sur lui-même.

« -Harry ! Ça va pas ? M'inquiétais-je.
-Je ... J'ai ... Faut que ... Que je souffle, réussit-il à me dire. »

Je fronçais les sourcils et me reculais en lui laissant de l'espace. Je fumais et lui non, si quelqu'un devait avoir des problèmes respiratoires, c'était bien moi. Au bout de cinq longues minutes, il réussit enfin à se contrôler. J'attendais patiemment qu'il s'explique. Je ne voulais surtout pas le brusquer.

« -Je ... Hum ...
-Oui ?
-C'est une partie difficile de ma vie, me dit-il en soupirant.
-Oh ... Ne te force pas à me dire quoi que ce soit.
-Si, je ne veux pas que tu t'inquiètes si je refais un truc de ce genre. J'ai été malade, une cardiomyopathie hypertrophique pendant cinq mois, m'expliqua-t-il. Je suis tout juste guérie, mon cœur s'en remet encore je crois. Et l'alcool n'a pas aidé, marmonna-t-il.
-T'es fou mon pauvre, ris-je. »

Il me lança un regard mi-noir, mi-amusé auquel je répondis par un sourire fier et victorieux. Ma relation avec lui me plaisait beaucoup, car même s'il ne savait toujours rien de mon fameux problème, il ne me harcelait pas et ne me demandait rien. Harry Styles. Quel nom typiquement anglais ! Ce mec était drôle, gentil, têtu, dragueur, sincère, et un peu casse pied et lourd parfois, mais qu'est-ce que je m'étais attaché à lui en seulement une semaine ...

« -Hého ! Line !
-Hum ... Oui ? Revenais-je sur terre.
-Je disais que ... Tu pensais à quoi exactement ?
-A toi, dis-je sans réfléchir. Euh ! À cette histoire je veux dire ! Ce mec te connaissait, c'est évident !
-Tu pensais à moi, c'est intéressant ... C'est mon corps ou mes yeux qui te font fantasmer ? Me dit-il avec justement son air dragueur.
-De quel corps tu parles ? Tu les vois où les abdos là ? (je préfère le Harry sans abdo avant son régime moi, nah !)
-C'est pas gentil ça Line !
-Je suis juste réaliste mon ami, juste réaliste.
-Ouaif. Non sinon, je disais qu'effectivement ce mec a carrément quelque chose à voir là-dedans, fronça-t-il les sourcils. Tu crois que c'est lui qui m'a amené ici ?
-Qui d'autres ?
-Mais je le connais pas, enfin sa tête me dit quelque chose ... Mais c'est tout. Et puis s'il m'a enlevé, pourquoi il ne m'a pas gardé en otage ou emprisonné ? S'exclama-t-il.
-Et oh, calme-toi Sherlock. Je crois qu'on a eu assez d'action pour aujourd'hui, pas besoin d'une réflexion intense sur le pourquoi du comment et d'une prise de tête, le calmais-je. Ça te dit qu'on rentre à la villa et qu'on aille se baigner, je meurs de chaud et de soif ! »

Il acquiesça distrait. Peut être qu'il voulait éclaircir tout ça au plus vite, mais moi pas. J'étais fatiguée, assoiffée et je ne voulais qu'une chose : plonger dans l'eau de ma piscine. Nous reprîmes donc la route silencieusement chacun dans nos pensées.

Pause clope habituelle au bord de la plage. Tous les deux assis dans le sable à écouter les vagues et regarder le soleil se coucher pour laisser place à la lune. C'était mon moment préféré de la journée, tout était calme, aucun parent, aucune pensée lugubre, aucun risque de me retrouver noyée « accidentellement » par un abruti bouclé. Je profitais juste de ma cigarette et des bruits de la mer sur le sable grec. Et de l'anglais qui gigotait aussi.

« -Qu'est-ce que t'as encore ? Soupirais-je.
-Rien, rien.
-Tu veux toujours pas une cigarette ?
-Non, je suis chanteur, refusa-t-il fièrement.
-Et alors, ton pote fume bien non ? Ne comprenais-je pas.
-Oui mais non, j'ai pas envie de mourir d'un cancer moi.
-Oh de nos jours, t'as pas besoin de fumer pour choper un cancer. »

Il pouffa et me bouscula d'un coup d'épaule. Ce qu'il pouvait être gamin des fois. M'enfin, je l'aimais bien comme ça. Je crois que je me serais ennuyer profondément sans lui de toute façon.

« -Demain je veux retourner voir Tia et son mari, me dit-il sérieusement.
-T'es malade ou quoi ? Tu veux te faire tuer ?
-Non, je veux juste comprendre.
-Mais il a l'air dangereux ce type, répliquais-je.
-C'est pour ça que j'irais seul, marmonna-t-il.
-Ah tu joues les protecteurs maintenant !
-Non, je ne veux pas être responsable s'il t'arrive quoi que ce soit, c'est tout.
-Je suis plus une gamine, m'énervais-je en jetant mon mégot.
-C'est hors de question Line, je veux pas qu'il te soit fait du mal par ma faute. »

Je le regardais étrangement, extrêmement surprise par le ton doux qu'il avait employé. Il était très sérieux, mais ne voulait pas non-plus se battre avec moi. Je compris alors qu'il était fatigué. De moi, de la Grèce, de cet homme et surtout du manque de ses amis. Il voulait juste rentrer chez lui le plus vite possible, pouvoir rassurer les gens qu'il aimait et retrouver sa petite vie parfaite de star adulée.

PDV Externe :
La jeune fille baissa la tête, triste d'ennuyer Harry. Elle avait voulu qu'il préfère rester ici, avec elle. Mais elle savait bien que c'était impossible. Comment vouloir rester sur une île coupée de toute civilisation avec des gens encore inconnus il y a une semaine et loin de ses amis et sa famille ? C'était égoïste de lui en vouloir pour ça, elle en était totalement consciente.
Le chanteur regarda Mélitine et découvrit un visage renfermé et déçu. Il n'avait aucune idée de ce qui l'avait fait changer d'humeur ainsi alors qu'elle était prête à montrer ses crocs en s'énervant. Il n'aimait pas ça. Tous ces moments d'absence étaient pesants, surtout que souvent des pensées morbides se devinaient dans ses yeux. Comme il le faisait souvent dans ces cas là, il se rapprocha d'elle et la serra contre lui. Il faisait toujours ça.

« -Arrête de faire ça.
-Faire quoi Harry ?
-Quand tu te bloques sur des choses négatives, sans rien en dire, soupira-t-il. C'est agaçant d'être à côté de toi et ne rien pouvoir faire.
-Qu'est-ce que tu veux que je te dise ? Répondit-elle calmement.
-Que tu me dises ce qui ne va pas, tout simplement.
-D'accord, là tout de suite maintenant je me trouve égoïste et idiote, commença-t-elle sans le regarder. J'ai passé une très bonne semaine avec toi, on rigole bien, on s'engueule, t'es gentil avec moi, je ne m'ennuie pas. Mais je vois bien que tu en as marre, tu veux rentrer chez toi, tu veux voir ton groupe, ta mère et ta sœur aussi. Tu veux porter tes propres fringues super chers, tu veux voir tes fans, ça me fait bizarre de dire ça en passant, je ne t'imagine toujours pas célèbre, il rit. Et j'en viens à la partie sombre, moi je ne veux pas que tu repartes ... T'es ... Tu es le premier que je laisse approcher, t'es le seul qui me console, enfin que je laisse me consoler depuis ... Depuis ce truc. Et te dire au revoir, ça serait laisser partir le seul être sur terre à qui je fais confiance, ma seule chance de rester un minimum humaine et de ne pas devenir un robot sans cœur. »

Mélitine s'arrêta à bout de souffle, déjà honteuse de tout ce qu'elle venait d'avouer. Il se rendait parfaitement compte de ce que ces révélations représentaient pour elle, elle devait se sentir mal de lui avoir dit tout ça. Lui était touché, jamais il n'aurait pensé lui servir à ce point. Il pensait même qu'elle était fatiguée de sa présence et n'attendait que son départ pour être enfin au calme. Il était très agréablement surpris.

« -Tu as tort, dit-il simplement.
-C'est tout ?
-Non, bien sur que non. Personne ne m'a jamais dit ce genre de chose, je ne pensais pas compter pour toi à ce point. C'est vrai que j'ai envie de rentrer chez moi, avoua le jeune homme. Mais c'est pas parce que tu m'ennuies. Tu vas même beaucoup me manquer je crois. Je peux pas charrier les gars comme je te charrie toi, ils ont pas leurs règles eux, je ne peux pas non-plus les réconforter de la même façon, et j'aime bien ça, ça me fait sentir puissant.
-Abruti, rit-elle après qu'il est bombé le torse.
-Mélitine, notre relation ne va pas que dans un sens, je tiens à toi moi aussi.
-Qui t'a dit que je tenais à toi ?
-Allez, joue la fière, rattrape toi, sourit Harry. T'as dépassé ton cota gentillesse et révélation pour la journée ?
-Nan ... D'accord, je tiens à toi.
-Bien, bonne chose de dite.
-Tu me chanterais une chanson pour que je me rende compte si tu es vraiment une star qui a du mérite ou juste une voix retouchée pour plaire aux groupies en chaleur ? Le chercha-t-elle.
-Oh ! Me provoquerais-tu jeune fille ?
-Oui, c'est fort probable, acquiesça la belle brune. »

Ils se sourirent sincèrement. Cette conversation était peut être la plus sérieuse et plus belle qu'il n'avait jamais eu ensemble. Elle sentait qu'il était désormais à l'écoute, elle était sure que ce n'était pas des mensonges ou un simple jeu pour passer le temps. Elle avait définitivement confiance.

« -Harry, je vais te dire ce qu'il s'est passé ... »


Un petit mot pour vous dire que cette fiction est terminée, pas maintenant, mais tous les chapitres sont prêts. Si je vois que quelqu'un la met en favoris, laisse une review ou bine s'inscrit aux alertes, je mettrais la suite, sinon je ne vois pas l'utilité de poster. Merci quand même à ceux qui lisent sans laisser de trace ;)