Cette phrase fut un électrochoc pour le plus âgé de la bande. Il se redressa immédiatement, se frotta les yeux et reprit la conversation.

« -Déjà ? Il est huit heure ...
-Oui, si vous voulez, retrouvez moi au commissariat dans une heure, je vous dirais tout et on pourra peut être en savoir plus, proposa l'inspecteur Cooper.
-Oui ! Merci, merci beaucoup, on sera là ! »

L'appel téléphonique bien qu'il fut de courte durée suffit à Louis pour se réveiller complètement. Il sauta de son lit excité par la nouvelle. Avec de la chance il retrouverait son Harry dans moins de vingt-quatre heures. Il enfila rapidement un tee-shirt et se précipita dans le couloir. Il commença par la chambre de l'irlandais qui était la première.

« -Niall ! Lèves toi !
-Hrmph ... Grogna-t-il.
-Ils ont retrouvés Harry, on doit être dans une heure au commissariat !
-Quoi ? Réagit-il.
-Bouges toi, je réveille les autres ! »

Il ne perdit pas une minute et alla secouer chacun des deux autres garçons de la même manière. Ils ne devaient pas être en retard et avec les embouteillages du matin, ils n'avaient pas d'autres choix que de partir dans une demi-heure maximum. Leurs réactions furent toutes les mêmes, un marmonnement de mécontentement, puis l'excitation. Les douches s'enchainaient, les vêtements volaient dans tous les sens, ils courraient partout pour rassembler les affaires dont ils avaient besoin, leurs téléphones, leurs papiers, leurs clés. Niall eut même le temps d'attraper rapidement quelque chose à manger pour le trajet.
Liam prit les clés de son véhicule et après avoir fermé leur appartement, ils quittèrent l'immeuble rapidement à bord de l'Audi de ce dernier.

« -Qu'est-ce que t'as dit Cooper exactement ? Demanda Zayn en envoyant un message à sa copine pour la tenir au courant.
-Il m'a dit qu'il avait le mandat et qu'on pourrait savoir où est Harry très vite. Il faut qu'on aille le chercher ... Soupira-t-il.
-Mais où est-ce qu'il pourrait être ?
-Je sais pas, mais si c'est en Asie , Afrique ou Océanie, on est dans la merde, faut des autorisations qu'on a pas ... Imaginez il est dans le fin fond de la Russie, s'inquiéta l'Irlandais en croquant dans un sandwich au beurre.
-Comment tu peux manger dans ces moments ?
-J'ai encore plus faim dans ces moments Liam. Et concentre toi sur la route.
-Qu'est-ce qu'il foutrait en Russie ?
-Je sais, c'est les idées bizarres au leprechaun, secoua le pakistanais sa tête.
-Moi je pense qu'il est en Europe, en Allemagne ... Ou en France peut être, c'est pas très loin et il y a pas besoin de beaucoup de papiers pour y aller. »

Ils débattirent sur le lieu où ils allaient certainement se rendre durant tout le chemin. Ils en riaient et étaient tous excités, mais la menace de retrouver leur ami dans un état pitoyable planait dans les esprits de chacun. Ils voulaient sauver les apparences et paraître confiants, mais ce n'était pas facile avec les épreuves qu'ils avaient endurées en rapport avec Harry. C'était toujours sur lui que ça tombait et en revenant, ils allaient encore plus le materner. Si c'était possible.
Les jeunes hommes arrivèrent au commissariat avec quelques minutes de retard. Ils connaissaient l'endroit par cœur et aller au bureau de l'inspecteur n'était plus compliqué maintenant. Ils s'y rendirent rapidement sans rien demander à personne. En entrant dans la pièce après en avoir reçut l'autorisation, ils découvrirent deux hommes inconnus les yeux rivés sur leurs ordinateurs.

« -Bonjour ! S'exclama Cooper. Comment allez-vous ?
-Stressés.
-Excités.
-Bien, finit Liam.
-Tant mieux ... Venez par ici. J'ai reçut le mandat il y a une heure, j'attends les copies des relevés de l'aéroport où Mr. Styles a embarqué, expliqua-t-il. Vous voulez des cafés ?
-Volontiers, accepta Louis. »

Ils s'installèrent autour de la grande table remplie de papiers, cartes ou autres éléments nécessaires aux policiers pour l'enquête. Ils patientèrent en discutant de sujets légers, mais ils étaient tous nerveux.

En Grèce.

Le soleil s'était levé lentement en ce mardi matin, la chaleur était déjà pesante à l'extérieur des maison. Une journée belle et calme s'annonçait, le vent ne soufflait pas trop fort, le température était raisonnable et les oiseaux n'étaient pas trop bruyants.

PDV Mélitine :
Mon estomac qui gargouillait depuis quelques minutes déjà me força à ouvrir les yeux, je ne pouvais plus lutter pour essayer de me rendormir. La lumière qui filtrait entre mes volets m'aveugla quelques secondes. J'avais l'impression d'avoir trop dormi. Je me sentais lourde, pâteuse et totalement amorphe. Je n'avais aucune envie de me servir de mes jambes. Je tâtais ma table de nuit à la recherche de ma montre et regardai l'heure. 10h50. Je soupirais bruyamment, ça ne servait à rien que je déjeune, je mangeais dans presque une heure. Je pris mon courage à deux mains et sortais de sous mes draps. Ayant pris ma douche la veille au soir, j'enfilais directement une petite robe, me coiffais, me lavais les dents et descendais à la cuisine. Personne. J'attrapais une simple pomme histoire de ne pas mourir de faim et entrai dans le salon. Mon père lisait le journal sur le canapé, je m'assis à côté de lui et posai ma tête sur son épaule, j'avais besoin de réconfort ...

« -Ça va ma puce ?
-Oui, ça va. Vous passez de bonnes vacances ? M'intéressais-je.
-Excellentes. Et toi ? Harry ne t'embête pas trop ?
-Non Papa. Je lui ai tout raconté, c'est mon ami, soufflais-je doucement.
-Je suis confiant ma chérie, tu te bats pour survivre à tout ça, je suis très fier de toi, me serra-t-il un peu plus contre lui. »

Ce qu'il venait de me dire me touchait, il s'était beaucoup inquiété pour moi l'année dernière et dire qu'il était fier de moi me faisait plaisir. S'il allait bien, j'allais mieux. Mon père était et restera le seul homme pour qui je ferais tout.

« -Bonjour, entra une voix ensommeillée dans le salon. »

Harry venait de se lever, la trace de l'oreiller encore sur sa joue, les yeux à moitié fermés et ses cheveux se battant les uns contre les autres. Lui aussi avait l'air de ne pas vouloir émerger ce matin.

« -Bonjour Harry ! S'exclama ma mère en sortant de nul-part. Vous m'aider pour cuisine ?
-Euh ... Oui, oui. Bien sur, accepta-t-il alors que je pouffais.
-Toi aussi ma chérie, me désigna-t-elle alors que le bouclé me tirait la langue. »

Nous suivîmes ma mère jusqu'à la petite pièce du fond de la maison. Il faisait très bon à l'intérieur, c'était agréable. Uranie commença à me parler en grecque.

« -Tu expliqueras à Harry. Donc je dois aller chercher le pain et des fruits au village, j'ai oublié hier. J'ai besoin que vous me fassiez une tarte à la feta, mozzarella, chèvre et tomate. Avec une salade verte à côté, vous avez tout ce qu'il faut dans le frigo, m'expliqua-t-elle. Ça devrait aller ?
-Ouep, aucun soucis. À tout à l'heure.
-Bon chance, dit-elle à Harry.
-Euh ... « Bon chance » pour quoi exactement ? S'inquiéta-t-il.
-On mange du poulet à midi, il faut que tu le déplumes et que tu le vides, dis-je sérieusement.
-Euh ... déglutit-il.
-Mais non idiot, ris-je. Non, on va juste faire une tarte, attrape ce que je te dis dans le frigo. »

Il me lança un regard faussement outré et leva les yeux au ciel en souriant. J'allais bien m'amuser à mal traduire ce que ma mère pourrait lui dire, la tête qu'il avait eu était un collector. On aurait cru qu'il allait vomir. Quelle chochotte ! Nous passâmes donc une bonne demi-heure à préparer le repas de midi, l'enfourner et nettoyer les différentes batailles de tomates ou de fromages qui avaient eu lieu. Nous avions beaucoup rit ensemble, comme à chaque fois.
Nous avions mangé tranquillement à l'ombre du parasol de notre terrasse, discutant de la vie différente en ville comparé au calme d'ici. Une discussion qui ne passionnait que mes parents. Harry et moi avions échangés des regards qui nous faisaient pouffer, il avait fait exprès de faire des têtes impossibles pour me faire rire et que ma mère se pose des questions sur ma santé mental. Ça avait été un repas plutôt drôle.
Vers treize heures, nous étions tous les deux allongés sur des transats au bord de la piscine pendant que les cinquantenaires qu'étaient mes parents faisaient leur balade digestive. Je commençais sérieusement à somnoler lorsqu'il me posa une question.

« -Ça faisait combien de temps que tu étais avec ton mec ? Me surprit-il.
-Oh ... Euh ... Un an et demi je crois, c'était une évidence dès le début pour moi ... Pour nous.
-Wow ...
-Quoi t'as jamais eu d'aussi longue relation ? Arquais-je un sourcil.
-Non. Ma dernière vraie relation date de ... De quand j'étais encore au lycée ... réfléchit-il. C'est à dire trois ou quatre ans ... Tu l'aimes encore ?
-Je ne pense pas non ... J'ai tout coupé tellement vite. Ça fait un an, les sentiments n'étaient très fort en plus, on commençait à se lasser l'un de l'autre. Tu ne fais que coucher depuis trois ans alors ?
-Je ... Hésita-t-il à se confier sur ce sujet. Je sais plus ce dont j'ai envie ... J'ai toujours aimé m'amuser, et profiter de la vie. C'est devenu obligatoire depuis ma maladie.
-Tu sais, tu ne profites pas forcément de la vie en étant un con avec ces filles que tu fais vivre et espérer le temps d'une soirée ...
-Je sais oui ... Peut être que mes priorités ont changés maintenant, je ne sais pas. Je suis un peu perdu,s'avoua-t-il plus à lui-même.
-Peut être. »

PDV Externe :
Elle se tut et se leva silencieusement alors qu'il réfléchissait les yeux encore fermés. Sans aucun bruit, elle attrapa un seau remplie d'eau et s'approcha de lui. Elle prononça son nom pour lui faire ouvrir les yeux et renversa le contenu du seau sur le jeune homme. Il s'en suivit une course poursuite dans le mini jardin qui se termina dans la piscine. Ils passèrent l'après-midi à rire, se taquiner, se raconter leurs différentes péripéties, à profiter l'un de l'autre, simplement.

À Londres.

PDV Niall :
Nous étions dans cette petite pièce confinée depuis deux heures déjà. Les registres n'étaient toujours pas arrivés et l'inspecteur Cooper ne pouvait rien faire de plus sans. Son équipe était prête, dès qu'ils auraient un lieu, quelque part où chercher, ils se connecteraient aux satellites internationaux et chercheraient une image, quelque chose qui nous mènerait à Harry.

« -Je sors fumer, soupira Zayn.
-Je t'accompagne, dis-je en ayant marre de cette ambiance lourde. »

Il mit un chapeau sur sa tête alors que j'enfilais ma capuche, si nous pouvions éviter d'être reconnu, ça serait pas mal. J'avais faim en plus de cela. Nous sortîmes du bâtiment et traversâmes la route pour que j'aille acheter de quoi manger dans l'épicerie en face.

« -Merde, j'ai pas de feu.
-Y a une fille qui fume là-bas. J'vais acheter de quoi bouffer, l'informais-je.
-Ouep, je reviens. »

Je le vis s'approcher timide et gêné de la jeune fille adossée à un café non loin de nous, elle sourit en le voyant et secoua la tête en lui tendant son briquet. Je l'imitais et entrai à l'intérieur de la petite boutique. Je pris cinq sandwich, payai et retrouvai Zayn à la sortie.

« -Qu'est-ce que tu lui as dit pour qu'elle secoue la tête ?
-Rien, elle a dû me reconnaître et puis j'étais mal à l'aise, haussa-t-il les épaules. Liam va me tuer s'il sait que j'ai demandé du feu à une fan ! »

Un sms de Louis fit vibrer mon téléphone alors que Zayn fumait encore devant le commissariat.

Expéditeur :Lou'
Message : Ramenez-vous vite, les registres viennent d'arriver !

J'informais mon ami du message que je venais de recevoir, il écrasa sa cigarette immédiatement et nous entrâmes à nouveau dans l'immeuble. Quand nous arrivâmes au bureau, nous les vîmes les yeux rivés sur les écrans des deux hommes.

« -Bon, asseyez-vous, je vais tout vous expliquer, nous proposa Cooper. Donc, je viens de recevoir les registres de l'aéroport. Mr Styles a décollé à 01:08 dimanche dernier à bord d'un jet privé appartenant à un certain Phill Burnett, il était dans l'appareil avec cet homme et un Grant Neil, ils possèdent tous les deux un permis d'aviation et ont obtenu l'autorisation de décollage pour ... Il regarda son papier en fronçant les sourcils. Pour la Grèce.
-La Grèce ? M'exclamais-je.
-Oui, il faut qu'on fasse des recherches sur ces hommes. Quoi qu'il en soit, un des deux étaient celui de la boîte. Et d'après les relevés, ils ont envoyés un signal confirmant leur arrivée sur l'île d'Anafi à 7:26, enfin 9:26 en Grèce. Kyle, tu peux rechercher les photos satellites de l'île, on va essayer de le localiser.
-Monsieur Cooper, on veut aller le chercher dès que possible, soumit Louis son idée.
-Hum ... Pour l'instant, ça n'avancerait à rien que vous y alliez alors que vous n'avez aucune idée de l'endroit où il est exactement, expliqua-t-il calmement. Il va être midi, nous allons chercher des traces de lui aujourd'hui sur l'ile, si on trouve avant quinze heure et qu'il a l'air en sécurité, un de mes agents nous y accompagnera. Mais on doit chercher pour l'instant. Armez vous de patience.
-D'accord, on peut vous aider dans ces cas-là ? Se proposa Liam.
-Tant que vous êtes là ! »

L'inspecteur nous montra deux postes au fond de la pièce que je n'avais pas encore remarqué. Nous devions nous y installer par deux. Sur chaque écran, la totalité de l'île était prise en photo toutes les heures, nous devions rechercher Harry en zoomant sur les personnes qu'on apercevait pour voir si ce n'était pas lui.

« -Trouvé ! S'écria Louis. »

Cela faisait deux heures que nous nous crevions les yeux. L'inspecteur était parti quelque part pour se renseigner sur les deux hommes qui avaient amenés Harry en Grèce. C'était donc Kyle qui le remplaçait.
Nous nous mîmes tous derrière lui alors qu'il pointait quelque chose sur l'écran. Nous reconnûmes tous les quatre la touffe bouclée, la taille, la silhouette de notre ami. La précision de la machine nous permit même de remarquer qu'il avait bronzé. Quel soulagement pour nous quatre de voir que notre abruti de meilleur ami se dorait la pilule au bord de la piscine d'une belle villa. Le sourire bien plus grand et sincère qu'il ne l'avait jamais été, je me retournais vers les garçons. Je me sentais tout à coup léger, débarrasser d'un énorme poids. La même joie, le même bonheur et la même tranquillité se lisait dans nos yeux. Il était sain et sauf ! C'était à la fois irréaliste, mais rassurant !

« -Vous êtes sur que c'est lui ?
-Certains, confirmèrent Liam et Zayn en même temps.
-Bien, on a enregistré les données de l'emplacement de la maison. Et il a l'air en parfaite sécurité, je vais appeler le chef, mais c'est bon à mon avis ! »

PDV Externe :
Les garçons n'y croyaient pas encore, ils ne réalisaient pas qu'après un peu plus d'une semaine d'inquiétude tout ce calvaire était terminé, leur ami était sain et sauf. Ils avaient beau louper leurs rendez-vous aujourd'hui, ils s'en fichaient, il ignoraient même les appels de leur bientôt ex-manager.

En Grèce.

PDV Harry :
Nous étions revenus de notre promenade sur la plage du soir depuis presque une heure et étions chacun dans notre chambre. Je repensais à aujourd'hui, à ce que je lui avais dit. Je ne savais plus ce que je voulais, les histoires d'un soir commençaient à me lasser, j'en étais quelques peu fatigué. Et puis passer une semaine avec une fille, à apprendre à la connaître, la supporter, c'est au final plus intéressant et occupant. Quelques coups portés à ma porte me sortirent de mes pensées. J'autorisais la personne à rentrer. Mélitine ouvrit et referma la porte en s'avançant dans ma chambre. Elle avait encore les yeux bouffis ...

« -J'ai fait le cauchemar, renifla-t-elle. Je peux dormir avec toi ?
-Allez, viens là ! Acceptais-je en tapotant la place à mes côtés. »

Elle me sourit timidement, elle n'était pas heureuse au point d'être sincère à ce moment là, mais je comprenais. Elle se faufila sous ma couette, elle restait au bord du lit, n'osant pas venir se blottir contre moi. Sa timidité me faisait rire, elle n'était jamais comme ça.

« -Soit pas ridicule, viens, lui souris-je en ouvrant un bras. »

Elle vint poser sa tête sur mon torse alors que j'éteignais la lumière. Elle avait encore quelques spasmes que je tentais d'apaiser. C'était très gratifiant de pouvoir l'aider à aller mieux. J'aimais beaucoup la calmer lors de ses crises d'angoisses, la sentir s'endormir, respirer normalement, c'était devenu essentiel. Je voulais être le seul à avoir ce pouvoir, Mélitine était la première que j'aimais de cette manière.

« -Dimanche je m'envole pour Brighton, je commence les cours Lundi, souffla-t-elle.
-T'as un logement ?
-Oui, j'ai un colocataire japonais en centre ville.
-Tu viendras à Londres le week-end d'après ? Lui demandais-je.
-Oui.
-Bien. »

Maintenant qu'elle était entré dans ma vie, je ne la laisserais pas en sortir. Et toute bonne occasion pour la voir serait prise.

À Londres.

PDV Louis :
Il était minuit, nous étions tous les quatre avec Kyle, l'agent de police qui avait été assigné pour nous accompagner, dans un petit aéroport privé des forces de l'ordre anglaises. Ils avaient un jet qui nous attendait, le voyage avait été organisé rapidement. Nous étions impatients. Harry me manquait affreusement, j'avais eu si peur que quelque chose lui soit arrivé, alors quand je l'ai vu sur ce transat, le visage tranquille, c'est comme si plus rien ne pouvait m'atteindre, il allait bien, alors moi aussi.
Emmitouflés dans nos pulls et écharpes malgré cette fin d'été, nous pénétrâmes à l'intérieur de l'appareil, prenant place sur un fauteuil chacun. J'avais Liam en face de moi et les deux autres étaient juste à mes côtés.

« -Bon, on arrivera à Athènes dans six heures, mais avec le décalage, il sera huit heure, nous expliqua Kyle. Ensuite on aura un bateau rien que pour nous fournis par les autorités grecques qui nous amènera directement à Anafi pour environ neuf heure et demi. Et de là, on ira à pied à la villa, il n'y a pas de réseau là-bas par contre.
-Comment le satellite a fait alors ? Se demanda Niall.
-Ça ne dépend pas des antennes de réseau téléphonique, rit le policer. Bref, il faut environ quinze minutes si nos calculs sont bons. Donc vers dix heure, vous retrouverez votre ami.
-Parfait, souris-je. »

Il nous rassura encore et nous informa des détails du retour. Mais je n'écoutais plus, j'allais juste revoir Harry, j'allais pourvoir secouer sa touffe et le prendre dans mes bras, j'allais pouvoir dormir tranquille.
C'est ce que nous essayâmes de faire, mais même si je somnolais, l'excitation m'empêchait de me plonger dans un sommeil profond.

PDV Externe :
Les quatre membres des One Direction venaient de poser pied sur l'île d'Anafi. Ils étaient tous fatigués par le long voyage qu'ils venaient de faire, mais les litres de café engloutis et l'impatience les tenaient parfaitement éveillés. Avec l'aide d'un guide local, ils commencèrent à marcher sous le soleil matinal habituel de la Grèce. Ils n'appréciaient pas le paysage comme ils l'auraient fait en temps normal. Ils étaient aveuglés par l'empressement. Il était neuf heure dix, et leur avance n'était qu'un signe supplémentaire de leur détermination.
Comme prévu, au bout d'un quart d'heure, ils arrivèrent devant cette grande villa digne des cartes postales. Kyle toqua à la porte pendant que l'Irlandais remerciait leur guide qui repartir en ayant pas compris un mot.

« -Bonjour, ouvrit Uranie surprise d'avoir de la visite.
-Parlez-vous anglais ? Demanda le policier en attendant le mot grecque.
-Oui, vous êtes le groupe de Harry ? Sourit la femme.
-Oui, répondit Louis soulage d'être au bon endroit. Il est là ?
-Oui, pour sur, entrez ! »

Plus excités que jamais, ils entrèrent dans la maison. Ils avaient du mal à cacher leur joie et leurs visages étaient tous aussi rayonnants les uns que les autres.

« -Hémon, les amis d'Harry sont venus le chercher ! Dit-elle doucement en grec.
-Oh ! Bienvenue, je savais que vous ne tarderiez pas, serra-t-il leurs mains. Il nous a beaucoup parlé de vous !
-Merci beaucoup, sourit Liam. On peut le voir ?
-Bien sur, enfin il dort. Vous n'avez qu'à aller le réveiller, ça sera une bonne surprise, les encouragea l'homme de la maison. La première porte à droit en haut des escaliers.
-Merci beaucoup ! »

Les quatre jeunes hommes montèrent les marches silencieusement, ils n'en pouvaient plus, il était à quelques mètres d'eux. Zayn se demanda s'il devait toquer en arrivant, mais non, il ouvrit la porte lentement. Ils entrèrent tous dans la pièce et prirent quelques secondes pour s'habituer à la lumière.

« -Je rêve, s'esclaffa Niall en découvrant une jolie brune dans le lit de son meilleur ami. »