là Rated M mais vraiment x).
N'hésitez pas à Reviewer ;).
Dans le ciel
Quand les corps se délient.
Vaan s'éveilla en sursaut. Un corps éclaté à côté du sien dans un râle sombre et féroce l'avait tiré des méandres des rêves où un Balthier onirique faisait de sa peau son empire. Il s'éveilla donc sur un Balthier moins onirique qui était loin d'être en état de baiser son épiderme comme les chimères de ses songes le faisaient. Ses cheveux bruns emmêlés, poisseux, un filet de sang coulant de son nez, sa chemise déchirée tintée de trop d'hémoglobine pour appartenir à un seul homme. Une longue entaille sur son torse, partant de la base de son épaule jusqu'à son diaphragme terminait le triste portrait d'un Balthier sévèrement amoché. Le sang de Vaan ne fit qu'un tour dans ses veines, l'inquiétude qui le submergeait s'échappa en un glapissement sourd tandis qu'il criait:
-Putain Balthier qu'est-ce qu'il t'est arrivé... Merde merde merde merde...
Avait-il dormi longtemps? Qu'est-ce qui avait pu se passer? Où s'étaient-ils tous encore fourrés ? Et Penelo? Et Fran? L'inquiétude cédant place à la panique, Vaan avait les yeux révulsés et ne cessait de jurer. Il n'avait jamais vu Balthier dans un tel état. Quelque chose de grave s'était produit et...
-Cesse de parler comme un Mog capricieux et enlève moi cette chemise pour m'en faire un bande, si c'est pour geindre tu ferais mieux de te rendormir.
Coupé net dans ses pensées Vaan sortit un regard ahuri, entre le crapaud et la libellule malade avec des échos de Morbol, pour le teint de la peau. Arracher sa chemise? Il avait souvent rêvé cette requête mais jamais sous cet angle. La vie, décidément est pleine de suprise. Prenant soin de ne pas trop toucher la peau du capitaine, Vaan retira à Balthier ce qui lui restait de tissus en demandant ce qu'il en était des autres.
-Les autres ne doivent pas avoir le même créancier que moi... Répondit le brun en gémissant doucement quand les doigts de Vaan effleurèrent sa plaie.
Une rire nerveux s'échappa des lèvres du jeunes blond, roulant dans sa gorge avec un vibrato de détresse plutôt inquiétant. N'hésitant plus à le toucher, il passa son bras derrière le dos de l'endetté et l'aida à s'asseoir, puis, allant chercher un chiffon humide il entreprit de nettoyer la large entaille qui salissait la peau si douce du capitaine. Ce dernier grinça des dents et râla mais en aucun cas il ne repoussa le blond. Il repensa aux évènements de la veille et se surpris à trouver agréable cette proximité, le fait que la main de Vaan touche son corps l'excitait. Le désir resserra son pantalon et quand Vaan entreprit de bander son torse, ses yeux tombèrent sur la bosse formée par le-dit désir, le rouge lui monta au joues et Balthier le suivit dans le chemin
de la gêne.
-Eu... Balthier... tu b.. tu veux que je te laisse?
L'estropié ne savait que dire. Son sang envahissait ses joues (et pas que ses joues), ses yeux était deux orbes noires de gêne. Il. Voulait. Vaan. Cette pensée inconcevable était pourtant bien tangible. Trop tangible. Un silence lourd tomba sur les deux jeune hommes qui se regardaient, muets. L'air autour d'eux paraissait aussi dur que la roche, d'autres auraient dit que la tension était palpable. La jambe de Balthier le lançait et il savait qu'il ne pourrait se soigner seul, or, étant donné l'état actuel de son caleçon, il n'arrivait pas à se résoudre à demander à Vaan de l'aider. Aussi, s'il se retrouvait vêtu du seul caleçon devant Vaan, dieu seul sait ce qu'il pourrait arriver. Malheureusement, de lourd fleur de sang venue de la-dite jambe, commençait à s'éparpiller sur le draps. Vaan, rompant le contact visuel avec le regard insistant de son ainé ne put trouver d'autre endroit où fixer son regard que le lit. L'inquiétude prenant le dessus sur la gêne, ce dernier fit le constat de saignement de son ami à haute voix, ce dernier ne répondit pas et n'esquissa pas le moindre geste quand Vaan lui retira les reliques de son pantalon. Ca y est, il était à demi nu, son pénis tendu dans son caleçon dont la tête voulait à tout pris montrer le bout de son nez. D'un geste souple, il la "rangea". Vaan faisait semblant de n'y porter aucun intérêt et s'appliquait d'une manière fascinée à nettoyer la plaie. Puis, toujours aussi "appliqué" il entreprit de bander le genou de Balthier d'une manière acharnée derrière plusieurs couches de tissus. Ceci fait, il fit mine de se lever, mais les bras de Balthier s'abattirent sur lui avec force. Bien que blessé, le brun demeurait beaucoup plus
puissant que le jeune blond qui n'eut d'autre choix que de tomber sur le corps à demi nu de l'homme sur qui il fantasme, la verge de se dernier pressée contre sa cuisse. La sienne, inconsciemment répondit à cet appel et le rouge refit du visage pâle du blond son royaume.
Les mains de Balthier remontèrent son visage à hauteur du sien et ses lèvres s'écrasèrent sur celles du blond. "arrête" geignait-il entre chaque coup de lèvres qui avait dessein de forcer l'entrée des siennes. Malheureusement son esprit lui scandait d'ouvrir ses lèvres de se laisser prendre au doux jeu des langues. Pourquoi résistait-il alors qu'il rêvait depuis des semaines de se faire bouffer de cette façon? Peut-être parce qu'il n'aimait pas être une mouche engluée dans une toile, ou simplement par peur, par peur de ces sentiments et sensations inconnues. C'est la peur qui lui faisait dire non, quand son coeur et son corps lui hurlaient de se dénuder au plus vite. C'est quand ton âme se déchire entre deux volontés qu'on décide de céder à celle qui est la plus risquée, la plus sale. L'attrait du risque ou le simple manque de volonté? c'est le commun de tout les êtres doués de pensées devant un choix qui met en défi le coeur et la raison. La raison lui hurlait de fuir mais son chant s'éteint peu à peu au profit de l'irrationnel désir. Conséquence, l'ouverture des lèvres.
Vaan enserra ses cuisses autour des hanches du brun et reprit le dessus en lui explorant la bouche avec application, sa main courant dans la chevelure boisée de son capitaine. Se dernier se soumit au joug de la langue du blond mais ses mains elles, saisirent ses fesses et pressèrent son corps contre le sien, ondulant du bassin au prix d'une douleur légère pour que leurs érections se touchent. Ils une danse séculaire, aussi délicieuse que les premiers fruits de printemps. Le monde autour d'eux chavira quand leurs corps se scellèrent autour de leurs lèvres.
Un gémissement sourd s'éleva de leurs lèvres, on n'aurait pu savoir à qui il appartenait. Leur corps se colères et Vaan entreprit de baiser le cou de Balthier avec avidité. Gouttant à la peau, la mordillant doucement. Il ne serais jamais cru capable d'une telle audace, il ne se serais jamais cru dans le rôle de dominant. C'est un expérience étrange que de posséder le corps de la personne qui nourrit nos fantasmes. Le corps, c'est un matériaux si malléable, on n'en fait ce que l'on en veut. A l'évidence, ce qu'en fait Vaan ravit Balthier qui pousse de petit gémissement content, ne cessant en se cambrant d'encourager Vaan à descendre jusqu'à son bas ventre. Un fois la partie bandée, doucement teintée d'hémoglobine passée, la chute érotique de Vaan se termina contre la verge moulée dans son caleçon de Balthier. Vaan déglutit, à partir d'ici, il ne pourra plus revenir en arrière. La peur profita de ce moment de faiblesse pour repartir à la charge mais la voix lubrique de Balthier qui lui exhortait de le prendre enfin en bouche chassa la-dite frayeur qui n'était plus qu'un grondement sourd, comme un océan derrière une digue. Vaan espérait que la digue tiendrais bon. Il ôta donc le boxer du brun, dévoilant un érection aussi large que longue. Le capitaine se vantait souvent de sa virilité dans le ton de la plaisanterie, mais ce que Vaan avait devant les yeux était loin de la plaisanterie. La vue du désir dressé de son ami, (amant?) avait envoyé en son ventre une flopée de papillons de luxure qui montèrent jusqu'à ses lèvres pour amener celles-ci sur le gland de Balthier. Se dernier se tendit et envoya violemment son bassin contre le visage de Vaan qui n'eut d'autre choix que de faire pénétrer en sa bouche ce membre trop gros. Les larmes lui montèrent aux yeux mais il voulait à tout prix satisfaire Balthier alors il se laissa faire. Il laissa Balthier lui baiser la bouche, limant sa gorge avec volupté. Vaan laissait inconsciemment sa langue courir sur la verge de son amant au rythme de râle de celui-ci. Il se surprit à aimer ce qu'il se passait. Au fond ce n'est pas si surprenant. Jouant le jeu, Vaan se mit à s'amuser avec les bourses doucement couvertes de duvet de Balthier. Tous les muscles de ce dernier se tendirent et sa semence couvrit le palais de l'orphelin qui avala avant de retirer de sa bouche le pénis qu'il avait si durement sucé.
Remontant, lascif, le long de Balthier il entreprit de l'embrasser à nouveau, savourant dans sa tête l'idée qui venait de naitre. Oui, il savait, dans la théorie, comment deux hommes faisaient l'amour. Tout embrassant Balthier, il ôta son seul gilet et laissa tomber son pantalon et son boxer. Sa peau nue sur celle nue de Balthier. Leur chaleur et leur énergie passant d'un corps à l'autre.
Vaan remonta la cuisse de Balthier le long de ses hanches, un regard innocent planté sur son visage. Le genre de regard que fait un enfant qui s'apprête à faire un bêtise. Comprenant ce qui allait se passer, Balthier demeurait cependant immobile, douleur ou consentement? Lui seul le sait. Toujours est-il que le blond s'enfonça en lui avec douceur, ignorant tout des préparations. La douleur se diffusa dans Balthier qui se tendit dans un cris. Il aimait cette douleur. Ses poings s'enfoncèrent dans le lit, faisant craquer le sommier et d'un coup puissant des hanches, Vaan finit d'entrer en Balthier. Le corps chaud et étroit du capitaine se referma sur la verge de son cadet. La paroi humide, aux aspérité délicieuse déclenchait en Vaan des pléthores de sensations nouvelles. Et il dansait contre Balthier, frappant sa prostate. En avant. En arrière. inlassablement jusqu'à ce que tous deux se tendent dans un gémissement. Ils n'avaient
même pas pris la peine d'être discrets.
Ils s'enlacèrent et finirent par s'endormir tandis que dans la pièce d'à côté, Penelo pleurait.
NDA: Oui, c'est plutôt court, je me ratraperais ^^. J'espère néamoin vous apprécierez.
Ps: un review ça fait toujours plaisir.
