Ce midi là, William et Pierre étaient au self lorsque Kévin entra. William paniqua. Surtout que Kévin s'approcha de lui et lui demanda, de sa voix toujours aussi mielleuse :
-Alors, sa va, dis-moi ?
William devint blanc et Pierre s'emporta :
-MAIS COMMENT OSES-TU LUI ADRESSER LA PAROLE ?
Hors de lui, il se jeta sur Kévin et le rua de coups de poing.
-Espèce de salaud, tu mériterais de crever après ce que tu lui as fait ! Connard!
Il fallu au moins 5 infirmières pour les séparer. Pierre était fou de rage.
-Je vais le tuer, je vais le tuer... murmurait-il en grinçant des dents.
William était complètement tétanisé devant tant d'agressivité. Jamais il n'avait vu son ami dans cet état. Il prit peur et s'enfuit.
____Pierre le retrouva, comme il s'y attendait, sur le toit.
-Pourquoi tu es parti ? Demanda-t-il.
William haussa les épaules.
-Je ne sais pas. J'ai eu peur.
-De moi ? Attends, tu as vraiment cru que j'allais le laisser tranquille après ce qui s'est passé l'autre jour ?
-Non. Pour toi. Tu ne le connais pas. Tu ne sais pas de quoi il est capable.
-Mais on ne risque rien ici.
-Tu n'en sais rien. Ce que tu as fait était totalement inconscient et irresponsable.
Pierre ne répondit rien et baissa les yeux, l'air coupable. Il est vrai qu'il n'avait pas pensé une seule seconde aux conséquences de ses actes, il voulait juste lui faire le plus de mal possible, pour venger son ami.
William s'approcha de lui et le serra dans ses bras, les yeux au bords des larmes.
-Merci.Il n'y avait rien d'autre à ajouter.
____Quelques jours plus tard, William fut réveillé par Pierre qui le secouait dans tout les sens.
-Will, devine quoi, devine quoi !
-Euh... c'est ton anniversaire ?
-Mais nan gros crétin, je suis né en février, pas en août !
Ah oui, c'était bien ce qu'il lui semblait.
-Bah je sais pas, moi !
-ON RENTRE DANS DEUX SEMAINES !
-Où ça ?
--__- chez nous, voyons !
-Ah.
-C'est tout ce que ça te fais ? Tu veux pas rentrer ?
William haussa les épaules.
-Je sais pas. Non. J'étais bien ici. Enfin, presque.
Il avait l'air triste. Pour le réconforter, Pierre le serra dans ses bras.
-Ne t'inquiète pas. Ça va aller.
Ils étaient l'un en face de l'autre, leurs visages à quelques centimètres. Sans réfléchir, Pierre posa doucement ses lèvres sur celle de son ami. Puis il se rendit compte de ce qu'il venait de faire, s'éloigna et s'enfuit, laissant William seul, assis sur son lit, les bras ballant, ne comprenant rien à ce qui venait de se passer.
