Celle qui calme les tambours


Des rires hystériques. Des vociférations dénuées de sens. Des cris d'agonie. Retentissant dans l'air vicié par l'odeur du sang et de chair putréfiée...

Rose ferma les yeux et frissonna au souvenir de cet endroit terrible où le Maître l'avait traînée de force: Utopia, que les derniers représentants de l'humanité du futur avaient d'abord pris pour leur ultime refuge avant de découvrir qu'il n'en était rien. Ce n'était qu'une planète morte, qui ne pouvait abriter aucun être vivant. Alors la faim, le froid et le désespoir avaient fini par pousser ces hommes au bord de la folie, achevant de transformer cet enfer glacé en un véritable purgatoire.

Elle avait voulu fuir. Se réfugier à l'intérieur du Tardis pour ne plus voir ces atrocités. Mais le Seigneur du Temps ne l'avait pas laissée faire.

ㅡ Regarde, lui avait-il susurré en l'emprisonnant dans ses bras. Regarde ces humains se battre et se dévorer entre eux. Voici l'avenir qui attend les terriens. Voici à quoi le libre arbitre va les mener.

Se repaissant du carnage qui se déroulait devant lui, il lui avait semblé s'amuser comme un fou. Et c'est qu'il était en réalité: un psychopathe qui jusqu'à présent avait caché son jeu sous les bonnes manières et les galanteries dignes d'un parfait gentleman.

Elle avait senti sa raison vaciller, tandis que ses murmures suaves continuaient au creux de son oreille.

ㅡ Je suis leur Salut, Rose. Je suis le seul qui puisse leur éviter ce destin tragique. Et tu voudrais me contraindre à abandonner mes projets? Le faisant tu signes leur condamnation, le sais-tu?

Elle n'avait pas été en état de lui fournir une réponse cohérente, toute son attention accaparée par le spectacle d'une horreur sans nom. Celui d'une femme pourchassée par une dizaine d'individus, avant que celle-ci ne finisse par ête rattrapée. Ce qui se produisit alors avait suffi pour que Rose, ne le supportant plus, sombre dans une inconscience salvatrice.

Et elle s'était réveillée dans une petite pièce à bord du Tardis...

Elle se prit la tête entre les mains, dans un vain effort de se rappeler de son passé. Comme à l'accoutumé rien ne surgit de son esprit, que du blanc. Qui était-elle? Qui était-elle pour qu'elle ait accepté d'être la compagne d'un monstre tel que le Maître? Comment avait-elle pu l'aimer, à moins d'être aussi dérangée mentalement que lui?

Il mentait. Il devait forcément mentir. Car elle n'avait rien de commun avec lui. Et s'il croyait qu'il pouvait la manipuler comme une marionnette, il se trompait lourdement!

Elle se leva et se rua vers la porte, avec la ferme intention de la briser pour sortir s'il le fallait. Mais elle s'ouvrit sans résistance. Ainsi donc, il ne l'avait pas enfermée, contrairement à ce qu'elle avait supposé... Quelque peu ébranlée par cet état de fait, elle marqua un arrêt avant de s'aventurer dans le couloir silencieux du vaisseau.

Elle le trouva dans la salle de contrôle, assis par terre. Les paupières closes, il était adossé à la console, ses doigts martelant en cadence le sol grillagé.

Ta da da dam, ta da da dam, ta da da dam...

Elle s'était préparée à une violente discussion à la limite de l'affrontement physique, pas à ça. Pas à le retrouver dans un état proche de la léthargie. Pas si... démuni.

ㅡ Harold? appela-t-elle d'une voix mal assurée.

Aucune réaction de sa part. Sans ces mouvements de doigts elle se serait demandée s'il n'était pas endormi.

Elle s'avança pas à pas, comme attirée par un aimant. S'arrêtant juste devant lui, elle allait l'interpeller à nouveau quand sans crier gare il s'empara de son poignet et la tira vers lui. Tombant sur les genoux, son buste buta contre le sien. Pendant un moment elle demeura interdite, ressentant son souffle chaud sur la nuque. Il avait la respiration courte, les coeurs battant à tout rompre.

Jugeant que cela n'avait que trop duré, elle tenta de se relever. Il l'en empêcha en lui passant les bras autour du cou et en appuyant son front contre le sien.

ㅡ Ecoute.

Ta da da dam

ㅡ Ecoute ces roulements du tambour, répéta-t-il. Ils résonnent en moi, font vibrer ma chair, me bouleversent jusqu'au tréfonds des os. Oh oui, ils me torturent... et ne cesseront jamais de me torturer...

Ta da da dam, ta da da dam

Il ouvrit les yeux et fixa ceux de Rose. Il avait un regard si désespéré qu'elle en eut la gorge nouée.

ㅡ Tu les entends? fit-il sur un ton presque suppliant.

Ta da da dam, ta da da dam, ta da da dam...

ㅡ Tout le monde a pensé qu'ils n'étaient que le fruit de mon imagination, gémit-il. Même Theta. Mais je sais qu'ils sont réels... Réels!

Il avait hurlé vers la fin. Un spasme de douleur souleva sa poitrine, suivi de sanglots à peine audibles.

Que de peines. Que de tourments. Que de la solitude... Des fardeaux qui à force de s'accumuler devaient être lourds à porter, surtout pour un être ayant vécu près d'un millier d'années.

ㅡ Moi je vous crois, déclara-t-elle.

Il la lâcha et recula, la considérant d'un air éperdu où se mêlait un espoir irraisonné.

ㅡ Tu... Tu les entends, toi aussi?

ㅡ Non. Mais...

Ce fut au tour de Rose de le serrer dans ses bras. Avec douceur elle ramena la tête du Maître sur son épaule. Qu'il s'y repose. Car même un démon avait besoin de temps à autre d'un peu de répit.

ㅡ ...Quand on souffre autant, cela ne peut être que vrai.

D'un geste apaisant elle se mit à caresser ses cheveux. Afin de le rassurer, afin de lui faire savoir qu'elle était prête à partager ses souffrances s'il le voulait bien.

ㅡ Je suis si fatigué... dit-il en se laissant faire.

ㅡ Alors dormez. Je veille sur vous.

Comme si cela avait été un signal, il se pelotonna tout contre elle dans un abandon total. Bientôt il se détendit et sa respiration se fit plus lente, plus régulière.

Sans doute que cela avait été son rôle avant l'amnésie, songea-t-elle. De se tenir près de lui et de le réconforter... peut-être dans le but de réfréner ses pulsions auto-destructrices.

Pendant longtemps elle resta ainsi, sans bouger, gardienne du sommeil de celui qui finalement elle avait décidé d'accepter l'idée qu'il était son compagnon, avant de succomber elle aussi dans les doux bras de Morphée...

OoOoO

En émergeant du pays des rêves, ce qui vint tout d'abord à l'esprit du Maître était qu'il n'avait pas connu un bien-être pareil depuis... depuis son enfance au fait, pour la bonne raison qu'après avoir passé le rite d'initiation à ses huit ans les bruits de tambour n'avaient cessé de le hanter jusque dans son sommeil.

Mais cette fois, ils s'étaient tus.

Il lança un regard empli d'incompréhension vers la jeune femme dont les jambes lui avaient servi d'oreiller. Elle dodelinait de la tête, sa longue chevelure lui encadrant la figure telle une aura dorée. Elle était tellement ordinaire. Rien qu'une arriérée de terrienne parmi tant d'autres, qui un jour avait eu la chance - ou la malchance, c'était selon - de croiser le chemin du Docteur. Pourtant elle était parvenue à calmer ces quatres coups funestes qui ne lui accordaient aucun temps mort. Comment?

Après tout, qu'importait le comment. Ce qui comptait était qu'elle représentait un remède à ses maux. La garder près de lui était la promesse d'une paix durable dont il pourrait jouir tant qu'elle serait en vie. Il fallait donc absolument qu'il se l'approprie et qu'il en fasse sienne. Là, il ne s'agissait plus seulement de tourmenter le Docteur. La présence de Rose à ses côtés lui était devenue vitale.

Il détailla le visage de l'endormie. Mouais. Bien qu'il ne l'ait pas remarqué auparavant, il devait admettre qu'elle ne manquait pas d'un certain charme... pour une humaine. La fraîcheur de l'innocence devait y être pour beaucoup. Ah, l'innocence. Elle avait ceci de magnifique qu'elle pouvait être facilement abusée. Et tenter de ternir son éclat allait lui procurer un plaisir supplémentaire en plus du reste.

Il enroula autour de son index une mèche blonde, soyeuse au toucher. Il joua avec jusqu'à ce que le léger tiraillement provoque son réveil. Ils se regardèrent en silence, lui toujours couché sur ses genoux et elle, penchée au-dessus de lui.

ㅡ Je suis désolé pour cette visite forcée à Utopia, s'excusa-t-il au bout d'un moment. C'est que tu m'as mis hors de moi, tu comprends, en annonçant que tu voulais me quitter. J'ai besoin de toi, Rose...

Les mots coulaient de sa bouche, suffisamment mielleux pour engluer la mouche sans méfiance. Et puis ce n'était pas tout-à-fait un mensonge, puisqu'elle lui était indispensable.

ㅡ Reste avec moi, la pria-t-il avec une naïveté admirablement feinte.

ㅡ Alors reconcez à vos plans de la domination du monde.

En faisant la moue, il exerça une traction sur une poignée de ses cheveux en l'obligeant à se baisser un peu plus, au point que leurs nez se frôlèrent.

ㅡ Tu y tiens, c'est ça, même après avoir eu un aperçu de ce que l'avenir réserve à l'Humanité?

ㅡ Je... balbutia-t-elle, troublée.

Ses lèvres qui tremblotaient sous le coup d'hésitation lui parurent appétissantes à souhait, trop tentantes en tout cas pour qu'il y résiste. D'ailleurs, pourquoi résister? Il les happa sans tarder, étouffant son cri de surprise dans un baiser interminable. Une douce torture à laquelle sa victime se soumettait sans pouvoir se rebeller, faute de ressort nécessaire.

Il fit une pause, juste le temps de reprendre son souffle. Qu'il profita également pour réitérer sa proposition.

ㅡ Reste avec moi, Rose. Qui sait? Si tu y mets du tien, il n'est pas exclu que tu réussisses un jour à me convaincre d'arrêter mes projets.

Il l'observa à travers les yeux mi-clos, l'air goguenard. Malgré le rosissement de ses joues, l'expression qu'elle affichait lui permit de comprendre qu'elle s'apprêtait à céder. Car elle avait la même faiblesse que le Docteur: celle d'être persuadée qu'avec un peu de bonne volonté tout le monde pouvait changer. Quelle pitoyable erreur.

ㅡ Essaie de me stopper si tu peux... poursuivit-il d'une voix gentiment moqueuse. Moi, je continuerai à te faire valoir le bien-fondé de mes actes. Et voyons qui de nous deux convertira l'autre en premier...

Et sans attendre de réponse, il l'embrassa de nouveau.

OoOoO

A la suite de cela, ils développèrent une relation qui en apparence les faisait paraître comme un couple normal. Et c'est ce qu'ils étaient en vérité. Entre eux, c'était une lutte constante de qui imposerait son opinion sur l'autre. Par exemple, il essayait de lui faire porter une tenue vestimentaire plus chic, à savoir des tailleurs et des robes d'une rare élégance qui étaient plus à son goût que les vêtements décontractés qu'elle appréciait tant. Elle, elle avait insisté pour qu'ils aillent au refuge pour animaux afin d'adopter un chat, dans l'espoir que s'en occuper l'aiderait à modérer son penchant pour de la cruauté gratuite. Et ces affrontements - si on pouvait les nommer ainsi - se terminaient généralement en match nul. Il n'y avait qu'à voir Rose qui délaissait les Versace dans le placard au profit de ses sempiternels pantalons en jean, et le chat s'était enfui le soir-même de l'adoption, le bout de la queue grillé par le tournevis laser du Maître.

Cependant, en dehors de ces petits conflits au quotidien, à la question de qui exerçait de l'ascendant sur l'autre, il était indéniable que Rose, désavantagée par son amnésie, perdait du terrain. Car mise à part sa mégalomanie, ou peut-être à cause de cela même, le Maître possédait un étrange charisme auquel il était difficile de résister. Une fois habituée à ses sautes d'humeur et à ses autres bizarreries, elle ne pouvait s'empêcher d'éprouver de la fascination face à ce Seigneur du Temps lunatique au point de vouloir oublier parfois qu'il avait pour but d'asservir la Terre.

Quant au Maître, il était distrait - pour ne pas dire charmé - par ce jeu de séduction qu'il se livrait avec Rose, qu'il finit par négliger le fait que leurs rapports étaient construits sur des mensonges et la tromperie. Puis un jour, il fut brutalement rappelé à la réalité...

ㅡ Harry! Il faut qu'on parle!

La porte s'ouvrit à la volée et une femme écervelée fit irruption dans le bureau du ministre de la Défense. C'était Lucy Cole, fille de Lord Traminster.

ㅡ Pourquoi refuses-tu de me voir? geignit-elle, les yeux brillant de larmes. Je croyais que nous deux, c'était du sérieux!

Le Maître fit la grimace. Il l'avait séduite afin de se servir de la société de télécommunication de son père. Mais maintenant que le réseau Archange était en place et qu'il diffusait des messages subliminaux, elle ne lui était plus d'aucune utilité. Rien qu'un poids mort, qui ne représentait pas le moindre intérêt.

Tanaka qui l'avait suivie à l'intérieur jeta un coup d'oeil en direction de son patron dans l'attente de ses instructions. Il lui adressa un hochement de tête et elle poussa l'indésirable hors de la pièce lorsque celle-ci cria d'une voix qui frisait l'hystérie.

ㅡ Je sais ce que tu es, Harry! Et de ce que tu veux faire de ce pays. Ne me laisse pas tomber, sinon tout le monde le saura!

Non, pas un poids mort, mais un élément dangereux dont il valait mieux se débarrasser sur le champ. D'un geste il arrêta sa secrétaire zélée puis offrit un sourire radieux à l'idiote qui ignorait ce qu'elle venait de déclencher.

ㅡ Tu as raison, ma chère Lucy. Il est temps qu'on ait une petite conversation... en tête à tête.

Le soir, quand il rejoignit Rose dans son appartement pour un dîner aux chandelles, elle écoutait avec une horreur non dissimulée les infos qui rapportaient que le corps d'une femme blonde avait été repêchée de la Tamise et qu'on cherchait hâtivement son identité.

ㅡ Laisser quelqu'un se faire assassiner en pleine journée... plaignit-elle, scandalisée. Mais que fait donc la police?

Il prit la télécommande des mains de Rose pour éteindre la télévision avant de l'enlacer. Il se mit à picorer son cou avec de petits baisers joueurs tout en affirmant:

ㅡ En voilà une chose qui ne se produira plus quand je serai devenu Premier ministre.

ㅡ Tu ne l'es pas encore, rétorqua-t-elle d'un ton plus bas.

ㅡ Mais je vais l'être, fit-il. Très bientôt.

Comme elle se tenait coite, il lui dédia son sourire le plus éclatant qui aurait fait fondre tout un glacier.

ㅡ On ne va pas se disputer pour si peu, n'est-ce-pas?

Si peu? Elle était loin, oh bien loin d'être d'accord là-dessus, mais elle n'allait pas gâcher la soirée pour autant. Car elle avait une importante annonce à lui faire.

ㅡ C'est bon pour cette fois, dit-elle en se dégageant de son étreinte. Parce que j'ai une bonne nouvelle.

Il lui souleva la paume et l'embrassa, tout en lui lançant un regard interrogateur.

ㅡ Je pense que la mémoire est train de me revenir.

A ces mots, la main du Maître se referma sur le poignet de Rose et le serra.

ㅡ De quoi te souviens-tu? voulut-il savoir, le visage crispé.

ㅡ Rien de précis, répondit-elle, désarçonnée par sa réaction. Je fais simplement de drôles de rêves concernant le Tardis, les extraterrestres et un homme en veste de cuir que je suppose être ta précédente incarnation... Mais arrête ça, tu me fais mal!

Avec énervement elle lui fit lâcher prise et recula, l'air soupçonneux. Pourquoi au lieu de s'en réjouir semblait-il si contrarié? Etait-ce parce que...

Il lui tourna le dos et sortit de l'appartement, sans un regard en arrière. Songeuse, elle s'assaya sur le canapé et considéra longuement son poignet, meurtri par les ongles du Gallifréen qui s'étaient enfoncés dans la chair.

OoOoO

Minuit était passé lorsque la Boîte Bleue se matérialisa sans bruit dans la chambre de Rose. Cela ne la réveilla pas, car elle avait un sommeil très profond. C'était l'un des effets secondaires du dérivatif de la pilule amnésiant qu'elle respirait tous les jours et le Maître le savait.

Il s'assit sur le rebord du lit et la contempla, la bouche déformée par le dépit. Ainsi donc malgré tous ses efforts pour l'en empêcher, elle était en train de recouvrer la mémoire ... jusqu'à quel point? Il n'y avait qu'une manière de le découvrir. Du bout des doigts il toucha les tempes de la jeune femme et se connecta à son esprit.

Ce qu'il y vit était une suite de visions décousues où se mêlaient des paysages fantastiques des planètes lointaines, des gens célèbres dans l'Histoire humaine, des races d'aliens du passé et de futur. Il y avait des batailles, des séparations, des retrouvailles. Cependant dans ce chaos indescriptible il y avait une constance, une seule.

Le Docteur.

Il était présent dans chacun de ses souvenirs, dans chacun de ses rêves. Il hantait chacune de ses pensées. On aurait dit que l'âme de Rose n'aspirait qu'à une chose unique: d'être de nouveau avec lui.

Elle l'aimait. Profondément. Désespérément.

Et le Maître, lui, ne s'y trouvait nulle part...

Il ôta les mains de ses tempes comme s'il venait de s'y brûler. Le mouvement de recul dut la déranger car elle s'agita et se retourna sur le côté. De ses lèvres entrouvertes s'échappa un gémissement douloureux.

ㅡ Docteur... souffla-t-elle.

Une larme perla de ses paupières closes, plongeant le Maître dans une colère noire.


J'aimerais crever tes yeux mordorés
Qui ne cessent de rêver de lui
Alors que je me trouve à tes côtés

Mordre jusqu'au sang tes lèvres vermeilles
Qui dans le secret de la nuit murmurent
Son nom au lieu de crier le mien

Qu'il me serait doux d'arracher ton coeur
Qui même sous l'ardeur de mes caresses
Ne palpite qu'en souvenir de son amour

Ne regarde que moi
Ne recherche que moi
Ne désire que moi

Sinon Rose, ma bien-aimée Rose...

Je t'écraserais, te broierais, te mettrais en pièces
Avant de disperser tes restes aux quatres vents
Pour que jamais toi et lui ne puissent se retrouver...


ㅡ Délire de l'auteur ㅡ

A ㅡ Bon, il faut que je précise aux lecteurs que le monologue en italique a été inspiré d'un poème que j'ai vu dans une série...
Apparaît alors dans un flash aveuglant l'inégalable capitaine Jack Harkness, le seul, l'unique!
J ㅡ Hello, ma belle! J'aimerais savoir quand est-ce que je vais refaire une apparition dans ta fic.
Asadal a la bouche grande ouverte et les yeux qui sortent de la tête. Jack l'a appelée "ma belle"! Elle oublie qu'il est du genre à draguer tout ce qui bouge.
J ㅡ Eh oh, tu m'entends?
A ㅡ ...Hein?
J ㅡ Je te demandais quand est-ce que va se terminer la partie romance entre le Maître et la petite Rose. Qu'on puisse entrer dans le vif de sujet.
A ㅡ Ah! Euh...
Elle pourrait lui répondre tout de suite que c'est prévu au prochain chapitre. Mais non.
A ㅡ (toute timide, buttant sur les mots) Je... Je vais te le dire, si tu me paies un verre...
J ㅡ (sourire radieux) Pourquoi pas?
Asadal tombe dans les pommes. Crise cardiaque.
J ㅡ (se gratte la tête, ennuyé) Elle n'espère tout de même pas je lui fasse du bouche-à-bouche?