Ainsi je voudrais, une nuit,
Quand l'heure des voluptés sonne,
Vers les trésors de ta personne,
Comme un lâche, ramper sans bruit,

Pour châtier ta chair joyeuse,
Pour meurtrir ton sein pardonné,
Et faire à ton flanc étonné
Une blessure large et creuse...

...

Je te hais autant que je t'aime!

Extrait du "A celle qui est trop gaie - Les Fleurs du Mal" par Charles Baudelaire


Le mot que ne dirait jamais le Docteur


Ombre menaçante dans les ténèbres de la nuit, le Maître était penché au-dessus de la Rose endormie, enserrant d'une main le cou de la jeune femme qui continuait à rêver de son Docteur sans savoir que la mort était accrochée à sa gorge. Il suffisait d'une pression pour qu'elle passe de vie à trépas... Une tentation contre laquelle il avait bien du mal à lutter, submergé de fureur comme il l'était.

L'étrangler lentement, sans se presser... et la regarder s'étouffer dans d'atroces souffrances jusqu'à ce que la mort s'ensuive. Ou plutôt non, l'obliger à vivre, vivre encore et toujours, tout en faisant subir de terribles supplices à son corps et à son âme, afin de graver en elle l'intensité de la haine qu'il lui vouait.

Car en cet instant précis, il la haïssait.

Cette idée le stoppa net dans ses élans de délires meurtriers et il desserra sa prise. Lui, haïr une humaine? On ne haïssait pas ceux qui lui étaient inférieurs, on se contentait de les mépriser et de les écraser comme de vulgaires insectes qu'ils étaient. Mais Rose, cette terrienne...

Au début elle n'avait été qu'un pion parmi d'autres dans le jeu qu'il se livrait avec le Docteur. Ensuite il lui avait découvert une utilité supplémentaire, à savoir son don quasi miraculeux d'atténuer les bruits du tambour. Et maintenant, elle était devenue pour lui une... quoi? Plus qu'un jouet vivant, en tout cas. Bien plus qu'une simple trophée à exhiber devant le Docteur afin le narguer, puisque ce dont il avait envie, c'était...

D'être le centre de son existence. Que l'entièreté de ses désirs, de ses pensées et de ses rêves soient tournés vers lui et vers personne d'autre. En somme, il souhaitait prendre la place du Docteur dans son coeur, mais il n'y avait pas que ça. Il attendait également d'elle un amour aveugle, exclusif, proche du fanatisme.

Les yeux du Maître se mirent à luire d'un éclat dangereux, charriant de la malignité à l'état pur. Certes, elle ne l'aimait pas. Pas encore. Toutefois il avait pour allié le temps... qu'il mettrait à profit afin de dompter cet esprit libre et le plier à sa volonté. Qu'à la fin elle n'ait d'autre issue que de l'accepter pour son maître. Mais pour cela, il était indispensable qu'en aucun cas elle se souvienne du Docteur. En aucun cas!

Il glissa la main du cou de la jeune femme et remonta vers son visage avant de la poser sur son front. Elle s'agita quelque peu, sans pour autant se réveiller. Il s'immisça alors dans ses souvenirs qui connaissaient un début de frémissement pour émerger à la surface de sa conscience. Puis d'un mot, d'un seul, il les verrouilla, rendant irréversible l'amnésie de Rose. Le passé lui était à présent inaccessible. Pour toujours. A moins qu'un Seigneur du Temps lui insuffle à nouveau ce mot, devenu la clef de la cage emprisonnant sa mémoire.

Or le Maître avait pris soin de choisir celui auquel jamais le Docteur ne penserait... et que même s'il y pensait, jamais il ne consentirait à prononcer.

Jamais.

Il courba son buste au point de toucher de ses lèvres l'oreille de Rose et chuchota avec une gaieté féroce:

ㅡ Tu peux être fière de toi, ma petite Rose. Tu a réussi à me donner l'envie de me débarrasser définitivement de ce cher Docteur. Dommage, un adversaire de cette qualité ne court pas les rues... Enfin, tout a une fin, pas vrai?

Puis il lui déposa un baiser sur la joue pour ponctuer ses dires.

Lorsque le Tardis s'évanouit de la pièce en laissant planer dans l'air un long murmure plaintif, les paupières de Rose se soulevèrent immédiatement. De ses prunelles d'un étrange éclat doré où ne subsistait aucune trace de sommeil, elle se mit à fixer sans ciller l'obscurité où jusqu'à il y a un instant s'était tenu le Maître.

OoOoO

Au réveil Rose pleurait.

Elle se sentait d'autant plus désemparée qu'elle ignorait la raison d'un tel chagrin. Il y avait seulement ce vide au fond de son coeur, comme si on avait amputé une partie vitale de son âme pendant qu'elle dormait. Elle resta donc un long moment assise sur le lit à verser des larmes, ne sachant pas quoi faire pour qu'elles arrêtent de couler.

Driing.

Elle fit la sourde oreille. Ca devait être le Maître, et pour l'instant elle n'était pas certaine de pouvoir supporter son arrogance ainsi que son humeur sans cesse changeante. Surtout après sa réaction incompréhensible de la veille. Elle se recoucha et plongea sous les couvertures dans l'espoir qu'il se lasserait et s'en irait.

Driing. Driing. Driing.

La sonnette continua à retentir avec la régularité d'un métronome, sans forcir mais sans faiblir non plus. Celui qui sonnait à l'entrée semblait déterminé à ne pas partir avant de l'avoir vue. Au bout de cinq minutes, elle capitula devant cette tenacité et ouvrit la porte de mauvaise grâce.

A sa grande surprise, elle trouva sur le seuil Yumi Tanaka. Cette asiatique peu loquace qui suivait le Maître comme son ombre avait le don de la mettre mal à l'aise.

ㅡ C'est Mr Saxon qui m'envoie. Veuillez m'accompagner, je vous prie.

Pas de bonjour, ni de signe de tête. Un visage inexpressif allié à une apparence peu chaleureuse - cheveux courts, complet noir très strict - faisait d'elle une personne difficilement abordable.

ㅡ Dites-lui que je suis malade.

Rose voulut refermer la porte mais Tanaka l'en empêcha en bloquant le battant avec sa main.

ㅡ Je me dois d'insister.

Le ton de sa voix ne changea pas mais Rose ne douta pas une seule seconde qu'elle la traînerait de force si elle refusait d'obtempérer. En plusieurs occasions, elle avait pu constater que la secrétaire obéissait aux ordres du Maître sans se poser de question. Pourquoi une telle loyauté de sa part, cela demeurait un mystère...

Rose soupira. Apparemment elle n'avait pas choix, il fallait qu'elle y aille.

ㅡ Laissez-moi du temps pour me changer.

Elle fit d'abord un tour dans la salle de bain pour les ablutions matinales avant de se rendre au dressing-room. Elle s'habilla de manière habituelle: t-shirt, jean. Mais lorsqu'elle endossa la veste bleue - sa préférée - elle remarqua que celle-ci était humide, comme si elle était allée récemment se promener avec sous la pluie. Bizarre...

ㅡ Miss Rose, s'impatienta Tanaka depuis le salon.

ㅡ Ca va, j'arrive! rétorqua-t-elle en se choisissant une autre veste.

Une voiture l'attendait en bas de l'immeuble. Pendant le trajet, Rose aperçut par la vitre des posters au slogan "Votez Saxon". Ils semblaient avoir envahi la ville, ce qui ne la réjouit pas particulièrement. Elle n'était toujours pas parvenue à convaincre le Maître d'abandonner ses projets. En était-elle vraiment capable, d'ailleurs? Il y avait une sorte de logique perverse dans la folie de ce dernier et il possédait un charisme suffisant pour la transmettre à son entourage. Et Rose en faisait partie...

On la conduisit dans une base militaire. Elle adressa un regard interrogateur à Tanaka, mais celle-ci se contenta de la guider jusqu'à une piste d'atterrissage sans lui fournir d'explication. Ce que Rose y vit...

C'était un vaisseau de combat, apparaissant comme un juste mélange entre la technologie extraterrestre et celle de la Terre. Immense, prêt à prendre son envol, il était à l'image de son créateur, qui justement l'accueillit sur la passerelle permettant d'y monter.

ㅡ Viens, Rose! s'exclama le Maître. Je vais te faire visiter le Vaillant!

A sa façon de la prendre par la main et de l'entraîner à sa suite, il paraissait avoir oublier son comportement violent d'hier soir. Tel un enfant désireux de se vanter de son nouveau jouet, il lui montra joyeusement les diverses pièces et installations du porte-avions volant. Bien qu'elle sache parfaitement que c'était un vaisseau conçu pour faire la guerre, elle ne put s'empêcher de l'admirer, car si l'extérieur était grandiose, l'intérieur ne l'était pas moins.

Le décollage s'effectua sans le moindre bruit ni de secousse, ce qui fit qu'elle ne s'en rendit compte qu'une fois arrivée sur le pont principal. Derrière la baie vitrée, une mer cotonneuse s'étendait à perte de vue. Tandis qu'elle était captivée par le panorama, le Vaillant changea d'altitude. Les nuages s'écartèrent et les contours de l'île britannique se dessinèrent sous ses yeux ébahis.

ㅡ Qu'en dis-tu? demanda le Maître. De cette hauteur, n'as-tu pas la sensation de posséder le monde?

Posséder le monde n'intéressait pas Rose. Par contre...

ㅡ Ce qui me frappe surtout, c'est la beauté de cette planète.

ㅡ Oh oui, railla-t-il, elle est magnifique. A condition d'être assez haut pour ne plus voir la laideur de ceux qui y vivent.

ㅡ Faut-il toujours que tu rabaisses les humains? Pourquoi tiens-tu alors à me garder, moi qui en suis une?

ㅡ Mais tu es différente, Rose...

Quelque chose glissa à son annulaire gauche. La Maître venait de lui mettre au doigt une bague sertie d'un ornement pyramidal.

ㅡ ...Puisque tu es la fiancée d'un Seigneur du Temps.

Elle considéra le bijou qui lui donnait l'impression de peser aussi lourd qu'une chaîne en acier avant de répliquer d'une voix blanche.

ㅡ C'est une demande en mariage?

ㅡ En quelque sorte, si ce n'est que je n'admettrai aucun refus.

Entourant son visage de ses mains, il l'obligea à lever la tête. Derrière le sourire gamin qu'il affichait se cachait une menace silencieuse: soit elle acceptait, soit il la forcerait à accepter en usant de méthodes qui la feraient souffrir, ou mieux encore, qui feraient souffrir...

Elle jeta un coup d'oeil à la Terre. Elle était belle, mais également fragile. Il suffisait d'un alien pour la briser...

Une profonde lassitude s'emparant d'elle, elle ferma les yeux et prononça du bout des lèvres les paroles que la Maître attendait.

ㅡ C'est d'accord, Harold.

Elle sentit l'index du Gallifréen se poser devant sa bouche et il parla d'une voix enjôleuse.

ㅡ Non. Koschei. C'est ce qui se rapproche le plus de mon nom.

Comme elle se taisait, il insista:

ㅡ Appelle-moi Koschei, Rose.

ㅡ ...Koschei.

Il l'attira alors dans ses bras et lui caressa les cheveux comme pour récompenser son obéissance.

ㅡ Que je t'aime, ma petite Rose...

Une déclaration qui lui faisait penser à une condamnation. Elle frissonna.

Quelques semaines après leurs fiançailles sur le Vaillant, le Maître se faisait élire Premier ministre. Puis le Docteur et ses deux compagnons revenaient de la fin de l'Univers, marquant ainsi le début de la confontation entre les deux Seigneurs du Temps. Et au terme de leur conversation par téléphone, le trio devenu des criminels les plus recherchés de toute la Grande Bretagne commençait à fuir...

OoOoO

(Après cette plongée dans le passé, reprenons le fil de notre histoire, cher lecteur. Nous voilà de retour au présent...)

La fuite avait mené le Docteur et ses deux amis aux abords d'un entrepôt désaffecté, l'un des rares endroits de tout Londres à être dépourvus de caméras de surveillance. Avec le Maître en possession du Tardis et à la tête du pays, la situation était critique. Désespérée, même. Il était plus que temps que de songer à monter une contre-attaque. Pourtant le Docteur ne faisait rien d'autre que d'observer le feu qu'il avait allumé dans un baril afin de combattre la fraîcheur de la nuit.

L'idée qu'elle puisse être avec moi de son plein gré ne t'est-elle jamais venue?

La voix moqueuse du Maître résonnait dans son esprit, encore et encore. Voilà ce qui le perturbait: la possibilité que Rose ait choisi d'être avec lui de sa propre volonté et non pas parce qu'elle avait été victime d'une manipulation. Peut-être même qu'elle participait activement à ses projets...

Il se gifla mentalement. La Rose qu'il connaissait était incapable de pareilles bassesses. Il devait y avoir une explication logique à sa présence auprès du Maître. Et pour l'obtenir, il était indispensable qu'il la rencontre au plus vite.

Martha, qui dans d'autres circonstances aurait tout fait pour sortir le Gallifréen de sa léthargie, avait le regard rivé sur les flammes qui dansaient. Car elle aussi, elle se rongrait le sang à propos de...

ㅡ Vous en faites une tête, tous les deux. La partie ne fait que commencer, pourtant.

L'arrivée de Jack les tira de leurs réflexions respectives. En le voyant déverser devant eux le résultat de ses courses - un ordinateur portable, des cellulaires sensés être intraçables, des vestes munies de capuche, du fish-and-chips en guise du dîner - Martha fronça les soucils. Ne pouvant plus utiliser de carte de crédit au risque de se faire localiser, où avait-il trouvé l'argent pour les acheter?

ㅡ Comment vous êtes-vous procuré tout ça?

ㅡ Je les ai volés, admit candidement le capitaine.

ㅡ Jack, fit le Docteur d'un ton critique.

ㅡ Quoi? Vous non plus, vous n'avez pas précisément emprunté le Tardis...

ㅡ Bon, qu'est-ce qu'on fait maintenant? coupa Martha. Nous n'allons pas passer notre vie à nous cacher!

Le Docteur se mit à picorer une à une les frites tout en exposant ses pensées.

ㅡ Il faut d'abord que nous découvrions de quelle manière le Maître a hypnotisé les britanniques pour se faire élire. Ce qui ne va pas être facile. Pour une fois, j'aimerais bien demander de l'aide de l'UNIT, mais je suppose qu'il a déjà envisagé une telle éventualité et pris des dispositions pour que je... D'accord, Jack, qu'est-ce qu'il y a? Pourquoi me regardez-vous avec cet air coupable?

ㅡ Nous avons besoin d'aide, pas vrai? commença-t-il prudemment.

ㅡ Oui.

ㅡ Torchwood pourrait nous la fournir.

ㅡ Il n'existe plus, dit froidement le Docteur.

ㅡ Si, il existe. Et c'est moi qui le dirige.

Le visage du Gallifréen s'assombrit. Etant au courant des méfaits du Torchwood de Londres, le capitaine comprenait que son vieil ami lui en veuille.

ㅡ Je vous assure, Doc, que ce n'est plus le même Torchwood. Il a changé. Je l'ai changé... pour vous.

Il enchaîna en parlant des membres de son équipe: Gwen, Tosh, Owen et Ianto. De leurs qualités, de leurs compétences, de... Puis il s'aperçut que le regard du Docteur s'était adouci.

ㅡ Je suis plutôt d'avis que c'est vous qui avez changé, capitaine. Ceux-là vous tiennent à coeur.

Que Jack Harkness, un vagabond comme lui, ait trouvé des personnes à qui s'attacher au point de vouloir se poser à un seul endroit pour longtemps, ça c'était une évolution intéressante. Et inquiètante aussi, vu son immortalité.

ㅡ Je les ai engagés moi-même, alors disons que je sens une certaine responsabilité envers eux...

Il s'interrompit devant l'expression du Gallifréen qui était celui d'un frère aîné fier que le petit dernier de la famille ait enfin mûri. Cela le froissa un peu, sans qu'il sache pourquoi.

ㅡ En tout cas, ils sont aptes à faire face à ce genre de situation, vous pouvez me faire confiance.

ㅡ Mais j'ai toujours eu confiance en vous, Jack.

ㅡ Vraiment? fit-il, surpris.

ㅡ Vraiment. Alors contactez vos amis. Dans la plus grande discrétion, il est inutile que je vous le précise.

ㅡ C'est déjà fait, Docteur. Par e-mail. Et on s'est convenu d'un lieu de rendez-vous pour damain matin... Quoi encore? Vous n'allez pas chicaner parce que je l'ai fait avant d'avoir obtenu votre permission? Que vous pouvez être despotique, quand vous vous y mettez!

Martha, qui les avait écoutés sans rien dire, déclara de but en blanc:

ㅡ Allez-y sans moi.

Ce qui eut pour effet d'attirer immédiatement l'attention des deux autres.

ㅡ Quelque chose ne va pas, Martha? demanda doucement le Docteur.

ㅡ Non. Ou plutôt si. Il faut que je vérifie si ma famille va bien.

ㅡ Je vais venir avec vous, proposa aussitôt le Gallifréen. Il se peut que la résidence de vos parents soit sous surveillance et Jack peut se débrouiller sans moi.

ㅡ Non! Pardon, Docteur, mais ma mère ne vous aime pas, vous vous en souvenez? Il est préférable que j'y aille seule. Dès que je me serai assurée de leur sécurité, je reviendrai ici.

Puis elle baissa la tête pour dissimuler ses réelles pensées. Le Docteur, celui qui amène la Tempête... Et elle ne souhaitait pas que ladite Tempête éclate au-dessus de sa famille. L'affaire de Lazarus avait amplement suffi.

ㅡ On fait comme ça, intervint Jack afin d'alléger l'atmosphère qui s'était soudain alourdie. On prévoit donc de se retrouver ici après nos retrouvailles respectives?

Ils acquiescèrent, comme si c'était l'évidence même.

OoOoO

Seulement, la vie ne se déroulait jamais comme prévue... ce dont ils devaient faire bientôt l'amère expérience. Car le lendemain matin...

ㅡ Pourquoi? voulut savoir Jack, le visage blême.

Il fixait d'un air incrédule le canon de l'arme qui le visait. Et celui qui la pointait en sa direction, c'était Ianto. Son Ianto.

ㅡ Parce que le Maître me l'a ordonné, répondit-il avec froideur.

Et il tira.

Au même moment, Martha était devant chez elle, à observer par la fenêtre sa mère qui s'affairait à la cuisine. Elle aurait voulu l'appeler, lui faire signe afin qu'elle sache qu'elle était là. Mais elle ne pouvait pas.

Quelqu'un lui avait mis la main devant la bouche, lui ôtant toute possibilité de parler ou de crier. Alors qu'elle se débattait de toutes ses forces pour se libérer, la voix d'un inconnu lui murmura tout bas:

ㅡ Vous devriez vous tenir tranquille, si vous voulez rester en vie...


ㅡ Délire de l'auteur ㅡ

Les personnages de la fic se ruent chez Asadal et commencent à mettre la maison sens dessus-dessous.
Rose ㅡ Trouvez-la! On va lui faire payer de nous avoir délaissés durant près de deux semaines sans écrire une seule ligne!
Ten ㅡ Non mais comment ose-t-elle nous négliger pour se consacrer à des bêtises telles que "Délires dans l'Espace-Temps"?
Jack ㅡ Où se cache-t-elle, enfin?
Au bout d'un moment, ils finissent par abandonner et quittent les lieux. Quand tout devient silencieux, Asadal sort de sous son lit et soupire, rassurée... avant de s'apercevoir que le Maître n'est toujours pas parti.
Maître ㅡ (agite son tournevis laser avec un sourire sadique) Viens, très chère. Il est temps que nous ayons une petite conversation.
Asadal ㅡ (paniquée) Au... au secours!
Un long hurlement.

Dans la cimetière des auteurs de FanFiction, est gravée sur une pierre tombale la phrase qui suit: "Ci gît Asadal, une folle, une dingue, morte pour avoir voulu écrire deux fics en même temps"