Note de l'auteur 1 — Il paraît que Fanfiction net est en train de procéder à un grand nettoyage des fics qui ne respecteraient pas leurs règlements: des fics au rating M qui seraient en fait des MA, des songfics, certaines traductions, etc. (un véritable sac à nœud… je n'ai pas tout compris et je ne sais pas si j'y parviendrai) Chers auteurs et lecteurs, allez vous renseigner sur le forum francophone du site pour plus de précision, car il se peut qu'un jour en vous réveillant vous ne retrouviez plus vos fics parce que le site les aura supprimées! Et passez le mot aux autres!

Note de l'auteur 2 — J'ai écrit ce chapitre au son d'un OST d'une série coréenne. Si vous avez un peu de temps à perdre, tapez "Ghost Yangpa" sur YouTube, et vous verrez à quoi je carbure quand je suis en panne d'inspiration. Pour ceux que ça intéresse, je peux leur envoyer par PM la traduction des paroles, ou fouillez un peu sur le net, vous en trouverez.
Comme d'habitude, merci à tous ceux qui suivent cette histoire sans se décourager… (contente que tu sois toujours là, Angel-sama)


Si seulement tu pouvais me tuer, mon amour
Tremper tes petites mains dans l'écarlate de mon sang
Pour sentir sa chaleur couler entre tes doigts fins
Et te délecter de ma mort… tu deviendrais mon égale!

Je ne partirais pas seul, bien sûr
Je t'emporterais dans mon trépas
Quel beau mariage ce serait alors
Toi et moi, unis sous la froide pierre tombale
Et notre nuit de noce, mon aimée, aurait lieu en enfer!

Mais jamais tu ne le feras, je le sais
Je le vois à tes yeux qui me fixent
Sans crainte, ni haine
Ne me regarde pas ainsi, mon adorée
Aime-moi à la folie, ou hais-moi pareillement
Mais Garde Ta Pitié, JE N'EN VEUX PAS!


Les voix des damnés


Le Maître dévisagea avec intensité Rose qui le visait avec son tournevis laser. Allait-elle en faire usage?

Il se pinça les lèvres, connaissant d'avance la réponse. Elle en était incapable. Ces yeux-là n'étaient pas ceux d'une meurtrière. On n'y lisait pas la volonté de tuer. Ils exprimaient seulement une sorte de compassion inquiète… de la compassion!

Elle ne le haïssait pas, avait-elle déclaré. Elle ne semblait pas non plus avoir peur de lui. Il n'y avait aucune crainte dans sa façon de soutenir son regard. Elle avait même perdu cette aura de mélancolie résignée qui lui était devenue habituelle depuis leurs fiançailles, laissant la place à une calme assurance. Et il savait d'où lui venait une telle force.

Les retrouvailles avec le Docteur. Courtes, très courtes. Mais cela avait suffi à la transfigurer.

Regarde-la, Theta. Tout en elle me ramène à toi. Tu l'as si bien imprégnée que tu suintes par chaque pore de son âme. Elle porte ta marque, exhale ton odeur! C'est… C'est…

C'était atroce. Il était en train de crever - littéralement - de jalousie. Comme de vulgaires humains. Il trouva l'idée horripilante.

Il s'avança, elle recula. Comme il s'y attendait, le tournevis resta muet. Mieux, elle finit par le baisser.

— Quelle lâche tu fais, lança-t-il avec un mépris écrasant.

— Ce n'est pas de la lâcheté.

Il y avait une note de tristesse dans sa voix quand elle répondit cela. Il décida de l'ignorer.

— De la pitié, alors? fit-il en crachant chaque mot. Comme c'est présomptueux de ta part. Je dirais même téméraire…

Ses pupilles dilatées sous l'effet de la fureur la fixèrent, prêtes à la déchiqueter.

— Reprends-la. Je suis le Maître. Je n'ai que faire de la pitié d'une humaine!

Elle se retrouvait dos au mur. Ou plutôt, dos à la porte. Elle l'ouvrit et fit la seule chose qu'il lui était possible de faire dans ces circonstances.

Elle se mit à courir.

— Tu ne peux pas m'échapper, Rose! l'entendit-elle hurler. Tu ne peux aller nulle part!

Elle en était consciente. Cependant elle n'avait pas le choix, puisqu'elle ne souhaitait pas le tuer. Elle ne pouvait tout simplement pas le supprimer comme ça, de sang froid.

Un an. Un an pendant lequel elle avait partagé sa vie. Dans le mensonge, certes, mais tout de même. Elle l'avait vu dans ses moments les plus vulnérables, qui eux, n'étaient pas une tromperie. Ces longues nuits passées à tenter d'apaiser ses crises, ses cauchemars, durant lesquels il était resté accroché à elle tel un enfant abandonné, en butte aux roulements de tambour qui ne voulaient pas le laisser en paix… elle ne pouvait pas en faire abstraction et les effacer d'un claquement de doigts.

Se débarrasser de lui sauverait la Terre, bien sûr. Mais pas tant qu'il y aurait une autre solution. Et cette solution, c'était le Docteur. Il était là, il veillerait au salut de la planète, elle en était certaine. Bien qu'elle avait du mal à expliquer d'où lui venait une telle confiance en lui…

Elle courrait donc.

L'équipage s'écartait sur son passage, le visage atone. Leur attitude lui paraissait étrange, toutefois elle ne s'arrêta pas. Elle ne pouvait pas s'arrêter, avec le Maître à ses trousses. Il la suivait sans se presser. Pourquoi l'aurait-il fait? Elle était prise au piège à bord du Vaillant.

Elle déboucha dans une pièce circulaire, assez vaste, qui servait sans doute de la salle de commande. Elle allait la traverser d'une traite lorsqu'elle buta sur quelque chose qui faillit la faire trébucher. En se rattrapant, elle comprit qu'il s'agissait d'un corps ensanglanté. S'il n'avait pas émis un gémissement, elle aurait cru avoir affaire à un cadavre.

— Qu'est-ce que…

Les personnes présentes vaquaient à leurs occupations, sans nullement se préoccuper de lui. Une telle indifférence était inhumaine, d'autant plus que d'après ses vêtements le blessé semblait être un des leurs!

— Il a aidé la fuite du Docteur. Quand j'ai cherché à savoir pourquoi, il a prétendu de n'en garder aucun souvenir.

Le Maître qui venait d'arriver derrière elle en parlait de façon monocorde, comme s'il était un détail négligeable.

— Tu l'as torturé… souffla-t-elle, se rappelant des manches du Gallifréen tachées de sang.

Elle tressaillit en remarquant à quel point les blessures de l'homme étaient horribles.

— J'avais besoin de me défouler, dit-il avec un sourire carnassier.

Et les autres avaient assisté à toute la scène sans broncher… Pourquoi? Tout en battant en retraite, elle regarda tour à tour l'équipage impassible et le Maître qui haussa les épaules en devinant ses pensées.

— Que veux-tu, fit-il sur un ton faussement tragique, la nature humaine est ainsi faite. Ils se fichent royalement du malheur de leur prochain, tant que cela ne les affecte pas.

— Ils ne sont pas dans leur état normal, riposta-t-elle. Que leur as-tu fait?

— Oh, disons que je me suis contenté de leur trouver des colocataires.

Des paroles énigmatiques auxquelles elle n'eut pas le temps de réfléchir, car le Maître continuait à marcher vers elle.

Elle se remit à fuir.

— Cesse donc ce manège, se moqua-t-il. Il n'y a pas d'issue!

OoOoO

— Comment ça, toutes les issues sont bloquées? aboya Owen.

De l'autre côté de l'oreillette, Tosh lui répondit nerveusement:

«Plus aucune entrée ni sortie n'est possible. Le bâtiment a été complètement isolé du reste de la base.»

Il se mit à injurier copieusement Ross pour les avoir mis dans une telle situation. Cela ne servait à rien, mais au moins, cela défoulait. Jack, occupé à examiner Ianto qui gisait inconscient, leva la tête.

— Ça va si mal que ça? …Ok, je vois. Dans ce cas, passons au plan B.

— Quel plan B? fit Owen, ahuri.

— Quoi, vous n'avez pas prévu de plan B?

— On n'en a pas eu le temps!

Le regard que Jack lança alors au médecin en disait long sur ce qu'il en pensait: bande d'amateurs! Owen restant coi, le capitaine se baissa pour ramasser Ianto en grommelant un "donne-moi un coup de main".

— Et maintenant? voulut savoir Owen une fois que le corps sans connaissance fut installé sur le dos de Jack.

Il allait de surprise en surprise. Que l'immortel récupère aussi vite de ses nombreuses morts était déjà assez surprenant en soi, mais qu'il possède une telle force physique l'était tout autant. Ce n'était pas un enfant qu'il portait, là!

— On applique le plan C.

— Euh… dit Owen, plein d'espoir. Le plan C?

— On fonce droit devant!

Dans la fourgonnette garée non loin de la base, Martha et Toshiko s'entre-regardèrent en entendant la voix sarcastique d'Owen.

«Notre chef bien-aimé a pondu une idée absolument génialissime: rentrer dans le tas! Alors par pitié, trouvez quelque chose pour nous aider, sinon on est cuit!»

— Je peux évidemment brouiller les communication entre les patrouilles, proposa Tosh, et vous indiquer l'itinéraire le moins fréquenté, mais… Même si vous parvenez jusqu'aux étages supérieurs sans vous faire repérer, vous ne pourrez pas sortir tant que l'alerte intrus ne sera pas levé.

«Tu ne peux pas tenter un piratage?»

— Ceci est une procédure d'urgence, rétorqua l'asiatique, dépitée. Il me faudrait des heures pour…

— Et si on provoquait une autre urgence, beaucoup plus grave? coupa soudain Martha. Comme un incendie, par exemple?

— Toutes les portes s'ouvriraient automatiquement, répliqua machinalement son amie avant d'écarquiller les yeux. Attends, tu veux qu'on y mette le feu?

Mais Martha descendait déjà du véhicule avec un "je m'en charge!" énergique. Ébahie, Toshiko la vit courir jusqu'au grillage et y grimper avec agilité.

«Tosh!» s'impatienta Owen.

Elle se reprit et consulta le plan de la base qui s'affichait sur l'écran de son portable. Les conduire du 7 ème sous-sol jusqu'à la surface n'allait pas être une mince affaire.

— Prêt à suivre mes indications, Owen?

Le disant elle jeta un dernier coup d'oeil en direction de la londonienne à la peau d'ébène qui s'était laissée tomber de l'autre côté de la barrière et qui disparaissait déjà de son champ de vision. Elle lui souhaita mentalement bonne chance.

Ce ne fut pourtant pas la chance qui permit à Martha de s'infiltrer sans être vue. A cause de l'état d'alerte, l'attention des gardes était focalisée sur le bâtiment, laissant la cour sans surveillance. Elle en profita pour s'approcher des rangées de camions de ravitaillement. Ça ne lui prit pas longtemps à en découvrir un dont les clés étaient restées sur le contact - après tout, qui viendrait voler dans une base militaire? - et elle monta sur le siège du conducteur.

Pendant ce temps, le trio Owen, Jack et Ianto dans le rôle de lourd sac à porter progressaient laborieusement, tout en jouant à cache-cache avec les soldats qui les cherchaient. Plusieurs patrouilles évités et quelques solos assommés plus tard, ils atteignirent enfin l'ascenseur.

— Le scan rétinien nous bloque, remarqua Owen. Est-ce que Ross est toujours dans la salle informatique, Tosh?

«Non, mais patience. Il dit qu'il s'en occupe.»

— Qui est Ross? demanda Jack, curieux.

A cet instant l'ascenseur émit un tilt et s'ouvrit, livrant le passage à un lieutenant…

…Qui ne représenta aucune menace. Il ne tarda pas à s'écrouler comme une masse, tandis que Ross faisait son apparition en ôtant la clé du Tardis d'autour du cou.

— Bon timing, pas vrai?

— Bon timing, mon oeil! râla Owen. On ne serait pas dans ce pétrin si tu t'étais montré plus prudent!

— Les scènes de ménage peuvent attendre, les gourmanda Jack. Dépêchons-nous!

Ils s'engouffrèrent à l'intérieur.

Niveau - 6, - 5, - 4…

— Au fait, je ne me suis pas présenté. Capitaine Harkness, enchanté de…

— Par tous les dieux, Jack, tu ne t'arrêtes donc jamais!

— T'excite pas, Owen. Je ne vais pas te le piquer, ton petit copain…

— Pardon? Mon quoi?

Niveau - 3, - 2, - 1…

— Je ne suis pas gay! Et Ross non plus!

— Vous pourriez être bi.

— Euh… Dites, les gars. Ce n'est vraiment pas le bon moment pour discuter de nos penchants sexuels…

Niveau 0.

A peine les portières ouvertes, ils essuyèrent une rafale de balles. Alors qu'ils se collaient tous contre les parois de manière instinctive, Ross appuya sur le bouton de fermeture en précisant:

— Un seul tireur, sur la gauche.

En hochant la tête, Jack reposa Ianto sur le sol et fit craquer ses articulations.

— Je vais régler ça.

— Tu vas encore mourir, prévint Owen.

— Ce ne sera pas la première de la journée. Espérons que ce soit la dernière.

Pendant que le capitaine s'apprêtait à affronter un soldat armé à main nue, Martha avait presque achevé ses préparatifs. Elle cala un pied-de-biche trouvé dans une boîte à outils contre l'accélérateur du camion avant de le démarrer. Dès qu'elle fut descendue, il commença à rouler, lentement au début, puis de plus en plus vite, en perdant par la goulotte du réservoir une longue traînée de carburant… auquel elle jeta l'allume-cigare après avoir compté jusqu'à cinq.

Les flammes s'élevèrent, léchèrent la nuit et poursuivirent le camion. Elles le rattrapèrent juste au moment où il heurtait violemment le bâtiment.

— Qu'est-ce que c'est que ça? s'interrogea Ross en s'emparant de l'arme du tireur à terre.

L'explosion avait fait trembler les murs. Jack, revenant d'entre les morts, murmura faiblement:

— Quelqu'un a fait péter quelque chose…

Une alarme tonitruante retentit, tandis que la voix de Toshiko leur emplissait l'oreille.

«Courez vers la sortie la plus proche! Allez!»

Ils ne s'embarrassèrent pas de question inutile et filèrent ventre à terre, enfin, aussi rapidement que le permettait le fardeau qu'était Ianto.

En émergeant à l'air libre, trois militaires essayèrent de leur barrer la route. Tentative avortée par un jeep qui leur fonça dessus, les dispersant comme des moineaux effrayés.

— Montez! hurla Martha.

C'est ce qu'ils firent. Les pneus crissèrent sur le bitume lorsque le véhicule partit sur les chapeaux de roue.

— Mon dieu, c'est vous qui avez fait ça? s'exclama Ross, estomaqué.

Avec une partie du bâtiment éventré et le feu qui se propageait, c'était le chaos. Un raid aérien n'aurait pas fait plus de dégâts.

— J'ignorais que le camion transportait des explosifs, se justifia-t-elle, quelque peu penaude.

— Et c'est nous que le Docteur traitait de va-t'en-guerre, ironisa Owen. A côté de vous, nous sommes de petits joueurs.

Des tirs nourris s'abattirent sur eux, les obligeant à se baisser. Cependant cela ne ralentit pas la jeune femme qui enfonça la grille.

— Martha Jones! appela Jack dès que les balles cessèrent de siffler autour d'eux.

— Oui?

— Vous me plaisez!

Tout en souriant, elle jeta un coup d'oeil au rétroviseur. La fourgonnette de Toshiko les suivait de près. Tout le monde allait pouvoir rentrer au bercail, sain et sauf.

Mission accomplie.

OoOoO

Rose ne savait plus où elle était.

Le Vaillant était immense, comportant plusieurs niveaux. Elle ne comptait plus les escaliers et échelles qu'elle avait empruntés. Peut-être qu'elle tournait en rond. Les couloirs qu'elle parcourait se ressemblaient tous.

Le Maître la suivait toujours, quelque part derrière elle. Cette poursuite semblait le réjouir, à la manière d'un chat qui s'amuserait avec la souris avant de la croquer. Sinon il n'aurait pas laissé passer les nombreuses occasions qu'il avait eu de la rattraper. Ou attendait-il qu'elle se lasse et renonce d'elle-même?

— Où crois-tu pouvoir aller, Rose? lui criait-il de temps à autre.

Encore une porte. Elle en franchit le seuil, comme elle l'avait fait tant de fois depuis le début de la fuite.

Et elle se figea, écarquillant les yeux de surprise.

Le Tardis. De la manière la plus inattendue, elle venait de retrouver le Tardis. Sa présence à bord n'avait rien de surprenant en soi, seulement…

Elle était entourée d'une nuée rougeâtre, qui tourbillonnait lentement, telle un maelström. Ce n'était pas du gaz, elle ondulait parfois comme de l'eau… Qu'est-ce que c'était donc?

Une partie s'en détacha et vint tournoyer autour d'elle. Aussitôt elle tomba à genoux, en se bouchant les oreilles.

Des hurlements. Il y en avait de toute sorte. De haine, de terreur, de frustration. D'envie. Ils lui vrillaient le crâne, énumérant leurs souffrances et exigeant qu'elle leur cède la place.

— Je vous en prie, arrêtez!

Rien n'y fit. Leurs voix s'intensifièrent, toujours plus fortes, la lancinant sans ménagement. Mon dieu, supplia-t-elle, la tête prête à exploser. Faites que ça cesse…

Ils cessèrent.

Avec un grondement sourd la nuée s'écarta d'elle, tandis que quelqu'un la prenait dans ses bras. Pantelante, elle se blottit contre lui, tout en sachant parfaitement que cela ne pouvait être que le Maître.

— Allons, il ne faut pas avoir peur, Rose. Ce ne sont que des humains, comme toi…

Ça, des humains? Elle ne comprenait pas.

Il se mit à lui caresser les cheveux avec une tendresse particulière, ses doigts glissant entre les mèches soyeuses, avant de les agripper sans aucune douceur. Il les tira brutalement en arrière, l'obligeant à croiser son regard. Il avait l'air hagard.

— Tu aurais dû me tuer quand tu en avais l'occasion, chuchota-t-il. Oh oui, tu aurais dû…

Sur ce il l'entraîna dans un baiser véhément, écrasant ses lèvres contre les siennes et étouffant ses velléités de résistance dans une étreinte de fer. Lorsqu'il consentit enfin à la lâcher, ils avaient tous les deux un goût de sang dans la bouche.

Elle voulut s'éloigner de lui. Il l'en empêcha en lui saisissant le poignet. Il n'en avait pas terminé avec elle. Pas tout-à-fait.

Cette petite intermède ne lui avait pas fait changer d'avis. Pour sa tranquillité d'esprit, il fallait qu'elle disparaisse. D'une façon ou d'une autre. Et puisqu'ils étaient près de la Boîte Bleue…

Pourquoi pas. Ça pourrait être intéressant.

Il souleva la main de la jeune femme jusqu'à la hauteur des yeux et lui retira la bague qu'il lui avait offerte. Interdite, elle le regarda faire.

— Au revoir, Rose. Fais de beaux rêves.

Le bijou roula sur le sol avec un tintement sinistre…


— Délire de l'auteur —

Asadal est endormie sur le clavier de l'ordinateur, bouche grande ouverte et bavant un peu.
Ten — Pourquoi est-elle aussi exténuée?
Rose — En écrivant la partie où Torchwood s'échappe de la base militaire. Elle a du mal à gérer les scènes où il y a de l'action, c'est pas sa tasse de thé. Surtout avec tous ces persos…
Ten — Mais dans ce cas, pourquoi en mettre tellement?
Rose — Ah, ça… C'est sa manie, qu'est-ce que tu veux…
Soudain le Maître apparait dans la pièce. Il a l'air furieux.
Ten — Te voilà, toi! Où étais-tu?
Maître — (l'ignorant complètement) Cette fois, elle a vraiment pété un câble, ma parole! C'est quoi ce poème à la #%! (insulte gallifréenne)
Rose — Tu parles de l'intro? Je trouve ça mignon, moi.
Maître — (fixant Rose bizarrement) …Tu ne vas pas mieux, dis-moi? (se tourne vers l'auteur qui ne se réveille pas malgré le boucan) Elle me fait passer pour un véritable psychopathe!
Ten — (insistant sur chaque mot) Mais tu es un psychopathe.
Maître — (sort son tournevis laser) Je vais la tuer!
Ten et Rose — (soupirent) Encore?