Dahaaaaaaaaa ! J'ai eu le temps de vous taper le chapitre 3 et je suis contente !=D Hahem... J'aime assez ce chapitre, il reflète parfaitement la nouvelle personnalité d'Hermione. Je veux vraiment faire comprendre qu'elle est devenue complètement machiavélique ! Donc bonne lecture les ami(e)s et n'hésitait pas à me laisser vos impressions =)
Pop'
Chapitre 3
« La guerre est finie ! Voldemort est tombé ! »
Collin Crivey courait à toutes berzingues dans les couloirs enfumés de l'école.
Des cadavres gisaient un peu partout, ensevelis sous les décombres des murs explosés. Certains encapuchonnés et d'autres non.
La bataille avait fait des ravages dans le château : les tableaux avaient été désertés, les statues étaient répandues sur le sol froid. Une odeur de chair brûlée saturait l'atmosphère et un épais nuage de fumée flottait dans l'air, troublant la vue.
Un silence de mort pesait entre les cloisons de Poudlard, seuls les cris du garçon résonnaient en échos sourds.
Et puis, une explosion. De joie.
Les hurlements de bonheur et de soulagement fusèrent tandis que le Survivant parcourait les couloirs, vainqueur. Il cherchait cependant ses deux amis, qu'il n'avait pas revus depuis des heures. Où pouvaient-ils bien être ?
« Hermione ! Hermione lève toi ! Tu entends ? Harry a réussi ! Il l'a tué ! »
Hermione leva ses yeux voilés par la souffrance vers Ginny. Leurs visages étaient couverts de sang et de poussière. Ginny semblait plutôt en forme, elle n'avait que quelques égratignures. Hermione s'en était moins bien tirée. Elle avait été happée quelques heures plus tôt, par une explosion terrible. Son bras s'était retourné. Les os étaient sortis de sa chair et l'hémorragie était importante. Elle avait perdu énormément de sang et ses forces l'abandonnaient complètement. Elle n'en pouvait plus. Elle avait dû continuer à se défendre avec son coude démis et souffrait à présent le martyr. Elle envisageait d'ailleurs sérieusement de se laisser mourir de fatigue, là, tout de suite.
Mais elle était surtout très angoissée et sa fièvre n'arrangeait vraiment rien.
Ron n'était pas avec elle. Elle l'avait perdu de vue dans leur course folle pour rejoindre le groupe de combattants de la Tour d'Astronomie.
Etait-il seulement encore en vie ?
« HERMIONE ! »
Elle sortit immédiatement de sa douloureuse torpeur en reconnaissant la voix qui l'interpellait.
« RON ! »
Elle se leva à grandes peines et couru vers lui. Il avait un atèle (une vulgaire planche de bois à vrai dire..) le long de la jambe et marchait difficilement.
Mais il respirait et il n'en fallait pas plus à Hermione.
Elle se jeta dans ses bras, pleurant de joie. Il la serra fort contre son torse, enfouissant son visage dans sa tignasse en désordre. Lui aussi pleurait, il avait bien cru la perdre.
Et puis... Tout naturellement... Leurs lèvres se rejoignirent tels deux aimants que l'on a tenus éloignés trop longtemps. Leurs langues s'enroulèrent enfin fougueusement, dans un baiser passionné.
Il éloigna un peu son visage pour plonger ses yeux bleu-vert dans ceux de la jeune fille éplorée.
Il caressa amoureusement sa joue de son pouce, souriant béatement à celle qu'il savait désormais sienne. Elle se plaqua à nouveau contre lui, enfonçant ses ongles dans son dos, de peur qu'il ne s'envole encore loin d'elle.
- Mione ! Mais tu es brûlante ! Oh mais ! Ton bras ! Merlin, Hermione, tu as vu ton bras ?! »
- Oh Ron Ron Ron Ron Ron... Si tu savais comme je m'en fous ! Ne t'éloigne plus jamais de moi... »
Elle recommença à sangloter dans son cou. Sa température la rendait délirante et sa vue se brouillait.
- Hé... Je suis là Mione... Je suis là... Mione... »
Il saisit ses épaules et planta son regard devenu sérieux dans celui, vague, de la gryffondore.
- Mione... Je ne veux plus jamais qu'on se sépare... Je... Je t'aime comme un fou ! »
Elle se mordit la lèvre pour s'empêcher de pleurer de plus belle.
- Tu en as mis du temps, Ronald Weasley. » L'accusa-t-elle d'un ton qui se voulait sévère.
Il sourit, enroula sa taille de ses bras et la souleva pour la faire tourner dans les airs en riant aux éclats. Elle l'accompagna dans son enjouement et puis soudain...
Un tour... Un éclat doré.
Deux tours... Deux fentes d'acier.
Trois tours... Un sourire de profond dégoût.
Quatre tours... Une baguette tendue par de longs doigts blancs.
Cinq tours... Un éclair vert, un rire qui s'étrangle.
Ron se figea, un voile blanc se répandant sur ses douces prunelles. Puis, il s'écroula, entraînant Hermione dans sa chute. Elle se redressa tant bien que mal, entendant à peine le rugissement poussé par Harry, quelques mètres derrière elle, et dirigea son regard horrifié vers le corps sans vie de celui qui se réjouissait quelques secondes plus tôt. Son sourire ne s'était même pas estompé et sa peau était encore chaude.
Le visage de la jeune fille se tordit en une grimace qu'aucun mot n'aurait su décrire. La douleur et l'incompréhension qu'exprimait ses pupilles dilatées étaient telles qu'on eût cru qu'elle venait de se faire arracher les membres simultanément.
Mais c'était son cœur qui venait d'éclater en mille morceaux dans sa poitrine.
Un hurlement déchirant jaillit alors du fond de son ventre, si puissant qu'il couvrit les acclamations environnantes et que tous les visages se tournèrent vers elle.
Elle ne parvenait plus à reprendre son souffle tant le choc était énorme.
Elle serra la tête rousse contre sa poitrine et se balança d'avant en arrière, ne cessant de mugir sa souffrance fulgurante.
La notion du temps lui échappait complètement et elle ne sut pas combien de minutes elle resta ainsi avant que deux bras ne viennent encercler ses épaules et la soulève doucement.
Elle se cramponna au corps maintenant rigide du défunt, mais ses forces l'abandonnaient et elle ne put lutter. Pourtant elle ne voulait pas lâcher. Elle se disait au fond d'elle que si elle laissait retomber le corps meurtri par terre, la vie ne reviendrait plus jamais faire palpiter le sang dans ses veines.
Elle savait qui se tenait derrière elle et s'agrippa violemment à ce corps qui serait à jamais sa seule bouée de secours.
Ce fut la seule fois où elle vit pleurer son ami aux yeux d'émeraude et ils sanglotèrent ensembles, agenouillés aux côtés de leur ami, fidèle jusqu'au bout.
- Harry... Ha... Harry... C'était... Mal... Malfooooooooooooy… » Gémit-elle contre son torse secoué de spasmes.
- Je sais Mione... Je l'ai vu partir... »
- Oh Harry ! Pourquoi ?! Pourquoiiiiiiiiiiiiiiiii ?? Pourquoi il a fait ça ? Pourquoi il a fait ça... ?! »
- J'en sais rien Mione... J'en sais rien mais il va pas s'en tirer comme ça. »
« Rooooooo...ooooooooooo...ooooooooooooon... »
Puis plus rien. Le néant. Douleur trop intense.
oOoOoOoOoOoOoOoOo
Hermione fut réveillée par son propre cri. Son visage ruisselait de sueur et de larmes.
Elle resta immobile quelques minutes, haletante dans son grand lit à baldaquin. Les sanglots du cauchemar lui soulevaient encore brutalement la poitrine et le chagrin coulait tout seul le long de ses tempes pour aller se perdre dans la jungle de ses cheveux.
Son diaphragme se mouvait difficilement. Le poignard transperçant son être semblait mettre tout son organisme en veille et elle crut, comme chaque matin au réveil, mourir sous cette détresse fracassante.
Et, comme chaque matin, elle se leva finalement mécaniquement et courut dans la salle de bain, une main sur la bouche, pour vomir ce mal qui la rongeait. Elle s'écroula contre la cuvette des toilettes et contempla son contenu. Elle avait dégurgité si fort que le sang s'était mêlé à la bile...
Elle patienta quelques minutes, appuyée contre le carrelage froid, que son corps veuille bien répondre.
Enfin, elle se releva, faible et se pencha sur le lavabo pour s'arroser d'un peu d'eau fraîche. Elle se redressa lentement et fixa son reflet dans la glace.
Elle fixa cette épave qu'elle était devenue. Ce corps frêle et sans force, démuni de toute âme dans des instants comme celui là. Cette fille qui n'avait su protéger celui qu'elle prétendait aimer.
Les autres ne la connaissaient plus. La moindre trace de gentillesse ou de bonté s'était évaporée de son regard. Elle était devenue ce qu'elle se plaisait à appeler un pantin. Le pantin d'une vengeance crue et dégoulinante de haine.
Ce sourire dégoûté qu'elle avait aperçu sur le visage du Serpentard avant qu'il ne tue Ron, étirait à présent les coins de ses propres lèvres en une grimace malveillante et démoniaque d'amertume.
Cette fille qui se tenait devant elle, là, prendrait bientôt un bain délicieux dans le sang pur de Draco Malfoy...
C'est pas très très long, mais le chapitre 4 est déjà écrit et ne devrait pas trop tarder... Reviews ?
