Hey les gens ! J'ai enfin fini cette putain de semaine d'exams et je publie donc comme promis ce petit chapitre 8 qui j'espère, vous plaira. La suite viendra peut être demain si j'ai le courage de faire le brouillon cette nuit... On verra ! Mais en tout cas elle va pas tarder...
J'ai eu un peu de mal à créer une atmosphère angoissante, parce qu'il fait tellement beau que je suis de bonne humeur quoi qu'il arrive... J'espère que ça va quand même vous faire frissonner ! ( nan je déconne, vous êtes pas obligés de frissonner hein !)
Chapitre 8
Draco fut réveillé en sursaut, au beau milieu de la nuit, par des pleurs d'enfant. Pourtant au aux dernières nouvelles, il n'avait pas accouché récemment...
Il se rallongea et enfonça la tête dans l'oreiller moelleux. Passant ses mains sur son visage, il prit bien le temps de reprendre ses esprits.
Soudain il fut frappé par ses souvenirs qui revinrent comme un coup de revolver dans le ventre.
Il resta immobile, écoutant plus attentivement les cris qui finalement n'appartenaient pas à son rêve.
Des cris déchirants et totalement désespérés.
Des cris qui lui rappelaient avec insolence sa propre enfance, lorsque sa mère refusait de le border et de lui raconter une histoire, sous prétexte qu'il avait fait une bêtise.
Il se souvint tout particulièrement de ce terrible jour où il avait rendu vivant un manteau en fourrure luxueuse de sa mère et que celui-ci avait tenté de l'étrangler avec ses manches.
Elle avait été tellement furieuse qu'elle l'avait envoyé se coucher sans manger et sans baiser de bonne nuit. Elle avait verrouillé la porte de sa chambre à l'aide d'un sort qu'il ne connaissait et lui avait injecté de ne pas brailler et de réfléchir à ses conneries. Et elle était partie.
Il avait alors hurlé à la mort, tapant de ses petits points sur la porte en l'appelant comme un maudit.
Il avait arraché son peint sur lequel colmataient d'énormes basilics, leurs langues sortant de temps à autre.
Il avait tiré sur ses rideaux en velours verts jusqu'à ce que les tringles cèdent sous son poids et tombent à grands fracas.
Il avait renversé son coffre à jouets, déversant son contenu sur la moquette.
Puis il s'était dirigé vers son lit bien trop grand pour lui, bien décidé à y mettre le feu.
C'est alors qu'il avait trébuché sur l'un de ces joujoux (un pilori miniature qu'il utilisait pour punir les pièces de son jeu d'échec qui avaient mal joué) et était tombé en avant.
Il n'avait pas eut le temps de se retourner complètement pour tomber sur le dos, et sa tempe cogna violemment contre l'un des piliers sculptés du lit à baldaquin.
Il fut complètement sonné par le choc et cessa de chouiner comme il le faisait depuis dix minutes.
Il était allongé par terre, sur le côté, et seul un petit « Hu ? » était sorti de sa gorge alors qu'il avait regardé sa main qu'il avait appliquée sur l'endroit douloureux.
Elle était recouverte de sang.
Il avait ensuite senti le liquide chaud couler le long de sa joue pour atteindre les narines et la bouche.
Ses yeux s'étaient voilés et il n'avait entendu que de très très loin les cris apeurés de sa mère et les jurons de son père.
Il effleura du bout des doigts la petite cicatrice striant sa tempe. Il l'avait toujours adorée cette cicatrice. Bon... Elle n'était pas aussi gratifiante que celle de Potter mais c'en était quand même une. Il était quand même resté un mois dans le coma, avec traumatisme crânien et tout le tralala !
Il fut sortit de ses rêveries par un cri un peu plus fort sortant de la petite boîte en plastique blanc, posée sur sa table de chevet.
C'était la Sang-de-Bourbes. Elle était bien réveillée cette fois.
Il tira les couvertures et sortit du lit, sans se presser le moins du monde. Il enfila une chemise en plus de son boxer et se dirigea vers les escaliers menant au sous-sol. Il arriva finalement devant la cellule. Les cris avaient cessé comme si elle avait senti sa présence. Mais non, ce n'était pas possible. Il n'avait fait aucun bruit.
Il colla son oreille contre la porte et écouta attentivement. Il l'entendit haleter et renifler.
- J'ai peur du noir... »
Cette phrase lui glaça le sang. La voix était tellement chargée de tristesse et de désespoir qu'il en aurait pleuré lui-même, s'il n'avait pas eu un cœur aussi dur.
oOoOoOoOoOoOoOo
La pièce était très humide et les murs étaient rongés par les moisissures. Le plafond fuyait et des gouttes tombaient lentement une à une, formant une flaque sombre.
Le bruit de l'eau s'éclatant sur la pierre froide réveilla Hermione.
Elle ouvrit difficilement les yeux et ne vit rien (normal t'es dans le noir, connasse !) Elle crut encore se trouver dans ce rêve particulièrement désagréable pendant lequel elle courait sans fin dans les ténèbres les plus profondes, sans jamais s'arrêter.
Les ténèbres étaient là, mais bizarrement, elle ne courrait pas. C'est en constatant ce fait inhabituel que les souvenirs lui revinrent en mémoire. Elle essaya de bouger et c'est là qu'elle commença à paniquer.
Ses poignets étaient liés au dessus de sa tête ainsi que ses chevilles (elles sont pas au dessus de sa tête, ses chevilles, hein !)
Elle réessaya, tirant de toutes ses forces sur ses liens magiques.
Mais elle abandonna rapidement, sachant mieux que quiconque sur cette planète qu'il était impossible de les défaire. Et pour cause...
Ces liens, elle les avait créés quelques temps auparavant, décrétant que ceux que pouvait produire une baguette, n'étaient pas infaillibles.
Il avait donc fouillé dans son sac...
Elle avait peur.
Elle ne voyait rien.
Absolument RIEN !
Elle ne put contenir sa panique plus longtemps et hurla de toutes ses forces.
Les larmes coulaient abondamment sur son visage crasseux et elle crut s'étouffer à plusieurs reprises tant ses sanglots étaient violents.
Au bout d'un moment, sa voix se brisa et elle ne parvint plus à faire sortir de sa gorge que de faibles gémissements. Elle fut contrainte de se calmer un peu.
Elle se mit à réfléchir à toute vitesse, établissant des plans de fuite qui s'avérèrent plus futiles les uns que les autres au fur et à mesure que ses yeux s'adoptaient à l'obscurité et qu'elle pouvait peu à peu deviner les limites de son cachot.
Ainsi, elle put constater que la pièce ne comprenait qu'une chaise et de ce qui ressemblait bien à un chandelier, un peu plus loin. Il y avait aussi une porte. C'était tout. Pas de fenêtre, pas le moindre petit trou dans le mur qui puisse lui amener de l'air frais.
Elle fut à nouveau parcourue d'un long frisson d'horreur.
Les derniers mots de Malfoy lui revinrent en tête.
- Trop tard en tout cas, pour reprendre du Polynectar, Hermione. »
Comment avait-il su ?
Débile cette question... Elle savait très bien comment il avait su. Conne qu'elle était, elle avait bu ce putain de verre de whisky et du coup, elle avait perdu toute notion de temps et PAF ! Transformation ! Hermione de retour ! BIM !
Si elle n'avait pas eu les mains liées, elle se serait arraché la peau du cul à coups de griffes.
Sa tête lui faisait atrocement mal ainsi que sa peau sous l'étreinte des liens magiques.
Elle était sale et les cheveux collés sur son visage lui renvoyaient des effluves de vomi. Elle finit par croire qu'elle n'était pas ici depuis seulement la veille. Mais elle n'avait en fait aucun moyen de savoir qu'elle jour on était, s'il faisait jour ou nuit, si le soleil brillait ou s'il pleuvait.
Combien de temps avait-elle été inconsciente ?
Elle ne se souvenait pas s'être réveillée avant cet instant mais elle n'était plus sûre de rien.
Et le pire de tout...
Elle avait une atroce envie d'aller aux toilette (ben ouais hein ! plus tu bois de Picon-bière, plus tu pisses hein !).
Et ça c'était un problème sans oublier que la position dans laquelle elle se trouvait n'était pas des plus propices pour se retenir.
Elle n'allait quand même pas devoir se résoudre à... Si ? ...
Bon...
Essaye de relativiser Hermione.
Tu es enfermée dans un cachot qui put les chiottes, dans le noir et à la merci de Draco Malfoy. Tu as très envie de pisser, tu pues la mort, tu es crasseuse et... On va dire que tu ne te sens pas très à l'aise dans le noir.
Le noir, le noir, le noir, le noir, le noir...
LE NOIR.
Ce mot résonna dans son esprit comme un effrayant écho.
- J'ai peur du noir... » souffla-t-elle.
Elle laissa tomber sa tête vers l'avant et recommença à pleurer. Tout doucement.
Pour elle.
Pour ne pas être dans le silence en plus du noir. Pour savoir qu'elle vivait encore. Que son cœur sec ne s'arrêtait pourtant pas de battre.
Elle était comme un bébé qui venait de se réveiller dans un lieu inconnu, sans aucun point de repère.
Les larmes inondaient ses yeux entravant encore plus sa vue. Son nez coulait abondamment lui aussi, remplissant sa bouche de ce liquide visqueux. Elle aurait donné n'importe quoi pour un peu de lumière, un peu de chaleur.
Elle était fatiguée. Son corps entier n'était que douleur.
Finalement, elle se calma lentement et c'est encore le souffle haché de sanglots qu'elle perdit doucement conscience.
Au moins les images que lui envoyait son subconscient étaient éclairées, aussi atroces soient-elles.
oOoOoOoOoOoOoOo
Draco resta ainsi pendant de longues minutes, l'oreille collée contre le bois, écoutant la douce plainte de la jeune femme. Un murmure prenant. De ceux qui vous tient aux tripes.
Qui vous fait vraiment de la peine.
Et contre toute attente, il sourit, un sourire cruel, et tourna la poignée pour pénétra dans la prison de la belle endormie.
A suivre !
Bon bah voilà les aminches ! J'espère que ca vous a plu et que vous ne souhaitez pas me trucider tant le suspens est pesant... ôô (comment elle se jette des fleurs la meuf ! Truc de ouf !)
Reviews ? 3
