Hey les amis ! Voilà un bon petit chapitre à vous mettre sous la dent ! Il est plus long que les autres et j'espère qu'il vous plaira...

J'ai une fois de plus pas le temps de répondre aux reviews donc je dis juste à Phoebe que j'apprécie toujours autant ses reviews et que c'est une lectrice géniale, comme vous toutes !

Pour ce qui est des petites notes dans le texte, j'avais pas pensé au fait que ca pourrait vous couper dans l'action et m'en excuse. Je le ferai plus, c'est promis !

Sur ce,

BONNE LECTURE !!

ps : je sais pas ce qu'il se passe, mais ca déconne... Tout le texte est au milieu de la page et à chaque fois que je modifie, il le remet ! -.-

J'abdique donc, en espérant que cela ne vous gênera pas dans votre lecture.


Chapitre 9

Comment as-tu pu être aussi conne, Hermione ?

J'avoue que sur le coup, là, tu m'étonnes... Tu pensais sincèrement que j'allais tomber dans le panneau ? C'est vraiment me sous estimer.

Tu me connais pourtant.

Si bien.

Tu sais d'ailleurs ce qui t'attend désormais, pas vrai ?

Tu le sais et tu le sens.

Je vais te tuer.

Oh non... Pas comme je l'ai fait avec les autres... Non, non...

A petit feu.

Tu m'as pris pour un imbécile, tu vas en payer les conséquences.

Hermione cligna des yeux, éblouie par la lumière un peu trop vive qui frappait son visage. Elle eut envie de rire.

Tout cela n'était qu'un mauvais rêve, nous étions dimanche, la matinée était déjà bien entamée et le soleil venait la réveiller, caressant son visage de doux rayons.

Mais tout réveil émerveillé à une fin et le soulagement s'estompa peu à peu de son esprit.

Elle n'était pas du tout dans sa chambre et encore moins dans son lit.

Son corps était engourdi par le froid. Ce froid qu'elle ne connaissait que trop mais qui lui faisait plus mal que d'habitude.

Il lui fallut quelques secondes pour remettre ses idées en place.

Les mains liées : c'est bon.

Chevilles attachées : OK.

...

Et Malfoy.

Installé sur ce qu'elle avait pris pour une chaise mais qui était en réalité un confortable fauteuil de bureau.

Les jambes croisées, il la fixait, un petit sourire indéchiffrable sur les lèvres. Elle ne baissa pas les yeux et soutint son regard.

- Bien dormi ? » finit-il par demander de sa voix traînante.

Elle serra les dents, mais s'abstint de toute réponse. Il ne fallait pas le chercher. Du moins pas tout de suite.

Ses yeux aciers finirent par lâcher ceux de braise, pour descendre sur le corps d'Hermione.

- On dirait que oui en tout cas. Comme un bébé ! » lança-t-il en haussant un sourcil moqueur.

Elle ferma les yeux en tremblant de rage et de honte. Ses jambes collaient et lui piquaient affreusement. Elle s'était... Fait dessus. Pendant son sommeil.

Il éclata de rire. Un rire qu'elle trouva chargé de mépris et de haine. Un rire qui la blessa un peu plus qu'elle ne l'était déjà dans son orgueil.

Hermione décida qu'à partir de cet instant, là tout de suite, elle ne parlerait pas. Pas un mot. Rien. Il pourrait faire ce qu'il voudrait d'elle, aucun son ne sortirait de sa gorge. Enfin... Elle allait sûrement crier en fait.

Toujours est-il que sa réaction sembla plaire énormément au blond puisqu'il ricana de plus belle en se pinçant le nez.

Malfoy se mit debout et s'avança lentement vers elle. Il saisit son visage d'une main, enfonçant ses doigts dans ses joues. Il la força à le regarder droit dans les yeux.

- Qu'est ce que tu fous là, Granger ? »

Elle le fixa, esquissant un léger mouvement provocateur du menton, le défiant de l'obliger à répondre.

La gifle fusa tout aussi sec que la question. Elle écarquilla les yeux, plus par surprise que sous la douleur. Il s'empara à nouveau de son visage et refixa ses pupilles dilatées sur elle.

- Je répète. Que fais-tu là, GRANGER ? »

Elle était prise de court. Elle pensait avoir un peu plus de temps que cela, avant qu'il ne commence à la brutaliser.

Il lut cette stupeur dans ses yeux et approcha encore plus son visage du sien.

- Quoi, ne me dis pas que ça te surprend ?! Tu sais très bien que je ne suis pas un tendre Hermy... »

Un frisson la parcourut de bas en haut lorsqu'il siffla ce surnom entre ses dents.

Lui seul l'avait appelée ainsi durant toutes ses années à Poudlard.

Mais là, ce mot était tellement chargé de venin, que plus aucune trace d'affection ne semblait l'enrobait.

- Je te propose quelque chose : après chaque question, je vais compter jusqu'à cinq ; si à cinq tu n'as pas daigné ouvrir ta petite bouche, je te fais mal. On est d'accord ? »

Hermione resta totalement impassible face à cette menace, bien que son cœur sembla vouloir sortir de sa poitrine. Malfoy en fut agacé au plus haut point mais ne le laissa pas paraître.

-... Cinq ! »

Il la frappa sur l'autre joue mais cette fois avec le poing.

Elle laissa échapper un gémissement de douleur, sentant le sang affluer dans sa bouche. Elle s'était mordu la langue.

Mais elle releva la tête et pointa dignement le menton.

Il la vrilla du regard, soupira et se recula pour se laisser tomber dans le fauteuil.

- Toujours aussi bornée, à ce que je vois... Tu m'ennuies Hermy... Tu m'ennuies beaucoup. »

Il ramassa sa baguette posée sur l'accoudoir et la fit lentement tourner entre ses doigts, captivé par ce mouvement. Il resta ainsi quelques minutes puis lança un regard malicieux à la jeune fille.

- As-tu déjà utilisé l'endoloris sur quelqu'un Hermy ? Moi oui, et je dois avouer que c'est très jouissif... »

Et avant même qu'elle n'ait le temps de paniquer il pointa sa baguette sur elle et murmura le sortilège impardonnable.

La douleur se répandit à une vitesse fulgurante dans ses veines. Son corps tout entier se contracta, le mal se divulguant jusqu'au bout de ses cheveux.

Elle hurla tout de suite. Il lui était impossible de se taire, la douleur était trop intense et résonnait en elle comme jamais avant cela.

Hermione était quelque de courageux et résistant, mais l'endoloris de Malfoy était si puissant qu'il fallait qu'elle évacue. Il y mettait visiblement toute sa haine et cela rendait le sort d'autant plus insupportable.

De petits points noirs entravaient sa vue, mais elle lutta de toutes ses forces pour ne pas perdre conscience.

Elle se tordit dans tous les sens, le sang coulant abondamment le long de ses poignets à vifs. Mais la douleur des liens magiques n'était rien comparée à ce qu'elle endurait sous l'étau du sortilège. Elle avait oublié à quel point cela faisait mal.

C'est au moment où elle crut que son cœur allait lâcher sous la pression, qu'il baissa sa baguette.

Son corps se relâcha et elle laissa sa tête choir. La sensation d'être une poupée de chiffon était atrocement semblable à ce qu'elle ressentait. Ou plutôt ce qu'elle ne ressentait plus, puisque ses os et ses muscles semblaient s'être dissous.

Elle sentit le souffle de Malfoy tout près d'elle et releva la tête faiblement.

Quelle expression étrange...

A quoi penses-tu Malfoy ?

- Bon ! Je pense que ça suffit pour aujourd'hui ! Vu que tu ne sembles pas encline à la discussion, je m'en vais ! T'es vraiment pas drôle, Hermy ! »

Il se détourna d'elle et s'apprêta à éteindre la lumière.

- Et toi tu es fou. »

Il stoppa net son geste et se redressa lentement. Il se planta devant elle et plissa les yeux, visiblement très en colère.

- Pardon ? »

Elle lui cracha à la figure. Il reçut le sang mêlé à la salive sur la pommette et la contempla de ses yeux glacials.

Il la saisit vivement par la gorge et appuya son front contre le sien.

- Je ne suis pas fou, Granger. »

- Je te déteste. »

Un éclair de douleur transperça l'orage de ses iris et disparut tout aussi rapidement.

- Mais moi aussi, Hermy. »

Et sur ces mots il posa ses lèvres sur les siennes. Elle n'eut pas le temps de fermer la bouche, sur le coup de la surprise et il glissa en traître sa langue entre ses dents pour aller trouver la sienne.

Elle ne répondit pas à se baiser. Elle garda les yeux ouverts, plantés dans ceux du jeune homme qui s'acharnait à présent sur ses lèvres meurtries, en un baiser brutal.

Il se détacha d'elle et essuya l'air de rien, les coins de sa bouche rougie par le sang de la gryffondor.

- Je vois que tu n'as pas avalé ta langue finalement. Ca va être très instructif demain ! »

Il quitta la pièce après avoir soigneusement éteint la lumière en soupirant d'aise.

Après qu'il eut refermé la porte, elle se mordit les lèvres et laissa retomber sa tête, les yeux clos.

Je te hais Draco Malfoy. Je te hais plus que tout.

Les larmes coulèrent sur ses joues déjà bleuies par les coups. Et cela n'était que le début... Elle n'allait pas y survivre.

oOoOoOoOoOoOo

Draco regagna sa chambre à l'aube. Cela faisait plus d'une heure qu'il avait quitté la cellule, mais il ne sentait pas de replonger tout de suite dans les bras de Morphée. D'ailleurs elle le faisait foutrement chier cette Morphée et cela depuis un bon bout de temps. Elle ne lui refourguait que des rêves à deux noises, peuplés de petites lionnes et autres fauves. Non, il n'aimait plus dormir. Il ne se couchait que lorsque son corps et son esprit n'acceptaient plus d'être en état de marche.

Il s'allongea donc sur son lit et croisa les bras derrière sa tête.

Il soupira.

Oh, il la détestait.

Sa vue l'insupportait.

Son regard toujours plus hautain, alors qu'il la torturait c'était...
Haïssable.

Il se sentait tellement déçu et frustré ! Pourquoi n'avait-elle pas pleuré devant lui ? Pourquoi ne l'avait-elle pas supplié ? Supplié de lui pardonner, d'accepter de la reprendre ?

Il aurait tellement adoré surprendre encore une fois La Flamme.

Cette Lueur qui le faisait frissonner, qui le rendait fou et vivant.

Mais là, rien. Elle n'était que froideur. Ses yeux étaient vides de toute émotion, même son corps était glacé. Si maigre...

Oh oui... Il la détestait.

Il fut tiré de ses pensées par un gémissement et il tourna la tête vers le petit microphone. Rien que cet engin, qui le reliait à la cellule et lui permettait d'écouter ce qu'il s'y passait, l'attirait inévitablement vers ses souvenirs maudits.

FLASH BACK

- Tiens Draco, tu mettras ça dans ta chambre ce soir, à côté de ton lit et tu le brancheras sur On. »

- Qu'est ce que c'est que ce truc ? »

- Ce truc, comme tu dis, va me permettre de t'avoir non pas à l'œil mais à l'oreille, la nuit. C'est une sorte de talkie-walkie à sens unique si tu veux. J'ai demandé à ma mère de me l'envoyer, je l'ai reçu ce matin. Chez les moldus, on s'en sert pour les nouveaux nés. On le met dans leur chambre, et les parents entendent, grâce à l'autre haut parleur que j'ai ici, si le bébé pleure. C'était le mien quand j'étais petite. »

Draco regarda le petit boîtier blanc avec perplexité.

- C'est une sorte d'oreille à rallonge en fait... »

- Oui, on peut dire ça comme ça. Sauf qu'ils ne sont pas reliés directement par un fil. »

- Hm... »

Il inspecta l'objet sous tous les angles et leva un regard un peu perdu vers elle.

- Mais... Je suis pas un nourrisson. »

Devant la mine déconfite de son ami, Hermione éclata d'un rire cristallin. Elle serra un peu plus son bras et trottina joyeusement à ses côtés, tandis qu'ils reprenaient leur promenade dans le parc.

Le printemps était enfin arrivé et la température qui n'était pourtant pas si élevée, remplissait les élèves de l'école des sorciers de joie, après ce rude hiver.

Il la trouva si jolie à cet instant. Elle relevé ses cheveux en une queue un peu haute, et quelques boucles retombaient avec légèreté sur ses épaules.

Ses joues rosies par la brise fraîche étaient animées par les deux fossettes que creusait son grand sourire. Ses yeux d'or brillaient de gaité, et le regard tendre qu'elle avait, juste pour lui, réchauffait le cœur du blond et l'allégeait aussi.

- Que tu es bête ! Ce n'est pas la question ! Je te donne ça, comme ça je ne serai plus obligée de dormir clandestinement avec toi pour te surveiller. Si tu fais une crise au beau milieu de la nuit, je pourrai t'entendre de ma chambre et venir te calmer dans les cinq minutes. »

Draco se rembrunit aussitôt.

- C'est si désagréable que ça de dormir avec moi... ? » grommela-t-il.

- Tu sais bien que ça ne me dérange pas, même si tu bouges beaucoup la nuit... Mais c'est que Ron m'a déjà surprise en train de sortir en cachette et j'ai dû user de toute mon intelligence pour le dissuader de me suivre sans lui révéler le secret. En ce moment, il n'arrête pas de me harceler pour savoir où je vais... »

- Et alors ? Pourquoi ne lui dis-tu pas ? On fait rien de mal à ce que je sache... On parle, on dort. C'est pas comme si tu m'attirais ou vice-versa. »

Leurs regards se croisèrent et il y eut un léger instant de gêne, puis elle détourna le regard pour le fixer au loin.

- Et puis... Je vais pas réussir à m'endormir sans toi... »

- Oh Draco... »

Elle le prit dans ses bras, collant sa tête contre son torse. Il encercla sa taille et enfouit son visage dans le cou de la gryffondor.

- Draco, Draco, Draco... Qu'est-ce qu'on va faire de toi... » souffla-t-elle en le serrant un peu plus fort.

- J'en sais rien Hermy. »

Elle se détacha de lui et referma les mains du blond sur le boîtier.

- On... On va essayer pendant une semaine et si on voit que ça marche pas bien, je... Je reviendrai dormir avec toi. D'accord ? »

Il acquiesça. Il se mordit la lèvre en voyant les yeux de son amie s'embuer de larmes. Il savait qu'elle s'inquiétait énormément pour lui et que sa vie ne tournait plus qu'autour de sa tête blonde.

Les crises avaient commencé au début de la cinquième année. Elles se manifestaient par une forte nervosité, une baisse anormale de la température et une sérieuse tendance à brutaliser n'importe qui.

Au début, Draco avait pris ces moments d'agacement profond pour de simples sautes d'humeur temporaires, mais cela persistait à frapper, les calmants n'y faisant rien mais il s'était vite rendu compte qu'il devenait incontrôlable. Cela n'était pas normal.

Il n'en avait parlé à personne et d'ailleurs, personne ne semblait s'être vraiment aperçu ce changement chez le jeune homme. Il était connu pour ces démonstrations de haine un peu trop fréquentes.

Draco ne s'était jamais senti aussi seul que pendant cette période. Le monde qui l'entourait n'était qu'indifférence et hypocrisie, cela lui apparaissait plus nettement chaque jour.

Aussi fut-il surpris le jour où la Sang-de-Bourbes était venue frapper à la porte de sa chambre et avait désiré lui parlé.

Elle avait donc été la seule à relever qu'il se passait quelque chose d'anormal.

Dans les premiers temps, il l'avait repoussée, affirmant que jamais il ne se confierait à elle, une sale Sang Mêlé. Mais elle n'avait pas baissé les bras pour autant, bien qu'il ait été odieux avec elle et s'était acharnée à l'aider.

De guerre lasse, il l'avait laissée entrer dans sa vie et lui avait tout raconté. Elle ne l'avait pas jugé, ne l'avait pas regardé avec mépris ou peur. Elle avait simplement proposé de devenir une sorte de thérapeute pour lui. Et il avait accepté.

Ainsi, en septième année, ils en étaient là.

Amis et presque dépendants l'un de l'autre. Lui surtout. Il lui devait beaucoup à la Sang-de-Bourbes.

Lorsqu'une crise le prenait, il était capable de se mettre dans des états proches de la folie. Il en devenait dangereux. Elle seule pouvait le calmer dans ces moments là, et si elle ne se trouvait pas dans les parages, il devenait excessivement violent. Il en avait envoyé plus d'un à l'infirmerie.

Parfois, il était tellement incontrôlable que même Hermione ne parvenait pas à l'apaiser et elle avait souvent pris pour les autres. Elle avait des marques.

Sur le cou. Sur les bras ou les jambes.

Mais elle le pardonnait toujours. Non d'ailleurs, elle n'avait même pas besoin de le pardonner car elle ne lui en voulait jamais. Elle savait qu'il ne voulait pas lui faire de mal. Pas à elle.

Mais lui se sentait chaque fois un peu plus détruit quand il sortait de sa transe et la trouvait par terre ou en train de se frotter douloureusement un membre. Il avait tenté à plusieurs reprises de s'éloigner d'elle pour la protéger, mais c'était là qu'elle se fâchait et qu'il devait faire beaucoup pour qu'elle l'excuse.

Oui, ils avaient eu beaucoup de moments durs. Mais Hermione était déterminée et il lui vouait une confiance sans limite.

Leur relation pouvait parfois paraître ambiguë, tant ils étaient fusionnels.

Les sentiments de Draco étaient très troubles et plus d'une fois elle avait du remettre les points sur les i en lui rappelant qu'elle était amoureuse de Ron et que l'amour qu'elle lui vouait à lui était plutôt celui d'une mère pour son enfant. Il en souffrait généralement, mais ne lui disait pas.

Il essayait de se convaincre que c'était déjà bien. Et puis... Il n'était plus seul et cela l'aidait énormément.

Fréquemment, les crises se déclenchaient quand il était en manque d'elle. Quand il n'avait pas son regard doux et protecteur pour l'apaiser.

Elle ne cessait pourtant pas de lui faire comprendre qu'ils ne pourraient pas passer leur vie ensemble et qu'elle était là pour le guérir. Mais lui ne voyait pas les choses dans ce sens. Il aurait pu mener cette vie là jusqu'à la mort. Il se foutait bien de guérir, puisqu'il l'avait auprès de lui.

Pourquoi n'y avait-il qu'elle ? Et surtout, pourquoi fallait-il qu'il la perde obligatoirement à leur sortie de l'école. Il voulait tellement plus... Mais elle ne pouvait pas lui donner et il l'acceptait tant bien que mal.

Tout aurait été différent si cette belette de malheur n'avait pas existé !

Cette pensait été d'une mauvaise foi sans borne puisque s'il l'avait définitivement perdue, c'était sa faute à lui et à personne d'autre.

L'éloignement avait commencé en fin de septième année. La menace de guerre pesait sur tous les cœurs et Hermione était très nerveuse. Draco ne se sentait pas plus concerné que cela et elle s'en agaçait souvent. Mais rien de grave. Et puis un jour...

Un jour il commit ce qu'il considère même aujourd'hui comme le deuxième acte le plus irréfléchi de sa vie.

Et cet acte, elle n'avait pas su lui pardonner, bien qu'elle jouât le jeu jusqu'à la fin de l'année.

A compter de ce jour, plus rien ne fut comme avant et il sut que c'était fini. Qu'elle n'était plus avec lui. Que quelque chose s'était irrémédiablement cassé et ce pour toujours.

Il commença alors à nouveau à sombrer dans sa putain de folie dévastatrice et elle n'y put rien car elle n'avait plus la force de se battre contre cette chose. Cette chose qui la rongeait nuit et jour d'inquiétude. Non, elle n'avait plus la force de combattre désormais. Il lui avait fait trop de mal pour qu'elle puisse passer cette fois ci.

Il allait s'en mordre les doigts jusqu'à la fin de sa vie de schizo.

FIN DU FLASH BACK

Draco se retourna sur le ventre et enfonça sa tête dans l'oreiller. Il ne savait plus du tout quoi penser.

Il savait juste qu'il avait envie de se venger, maintenant qu'il l'avait sous la main.

Se venger de quoi ?

De cet abandon.

Elle lui avait promis.

Ils avaient même fait un serment magique.

Il se remit sur le dos et passa un doigt sur le tatouage situé au niveau de son cœur. Symbole de leur amitié qui chaque jour lui rappelait amèrement la jeune fille. Maintenant qu'elle était à sa merci, pourquoi ne pas lui en faire payer le prix ?

Il se demanda tout en se positionnant sur le côté, si elle avait toujours le tatouage. Logiquement oui, puisque le serment n'avait jamais été annulé... Il allait devoir vérifier tout de même...

Draco était fatigué. Son corps était sans force. Mais son cerveau tournait à plein régime et cela l'empêchait de dormir. Il grogna de mécontentement.

Il reprit soudain conscience des gémissements qu'émettait le petit objet moldu. Il le regarda, comme s'il voulait le faire taire d'un simple coup d'œil.

Qu'allait-il faire d'elle... ?

Allait-il finir par la tuer ?

Son cœur se serra à cette idée, mais dans sa tête résonnait une petite voix qui ricanait de plaisir.

- TAISEZ-VOUS ! TOUS ! »

Il envoya balader le boîtier à travers la chambre et se fourra sous la couette.

Quelques grésillements perdurèrent jusque ses oreilles, puis plus rien.

Il se sentait peu à peu perdre le contrôle. Il serra les dents et se concentra sur un souvenir heureux.

FLASH BACK

- Là... Calme-toi Draco... Je suis là. »

Il la serrait si fort qu'elle en avait le souffle coupé, mais ce n'était pas grave. Il fallait qu'elle le calme.

Elle passa sa main dans les cheveux dorés du garçon, caressant le coin de sa mâchoire avec son pouce.

Elle sentait sa respiration saccadée contre elle mais savait qu'il allait se tranquilliser d'ici peu.

- Pense à quelque chose que tu aimes par-dessus tout. Quelque chose de beau dont la simple pensée te réchauffe... »

Immédiatement, il se détendit. Son souffle reprit une allure un peu plus correcte et il relâcha un peu son étreinte. Mais il ne voulait pas la lâcher. Pas tout de suite.

Elle dut le comprendre car elle ne s'arrêta pas dans sa caresse et au contraire le serra un peu plus contre elle.

FIN DU FLASH BACK

Là... Calme-toi Draco... Je suis là.

Ses yeux se fermèrent lentement, une petite larme roula sur sa tempe et sa respiration se fit peu à peu lente et régulière.

Enfin.

Il s'endormait.

Je suis là, Draco...Je suis là.


Hahem, fin de chapitre un peu guimauveuse je vous l'accorde volontier mais bon... Faut ce qui faut hein ! C'est le jeu ma pauv' Lucette ! :-D

Prochain chapitre je sais pas quand, en tout cas, il est pas encore écrit au manuscrit alors on va voir... Je me dépêche en tout cas !

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