Hello (boys and) girls ! My name is Pop corn. I've decided to write this chapter in english, to know my level in this science. Yeah I'm Biling- How a fuckin'... BULLSHIT NO ! NOT MY HEAD ! AIIIIIIIIIE !!

Ow... It fait mal...

It was a joke okay ?! So let this saw down and read this fuckin' chapter !

Petite session je me la pète avec mes trois mots d'anglais, mais regardez vous aussi... M'obliger à écrire un chapitre jusqu'à une heure du mat' alors que je passe ma journée à garder deux mioches absolument insupportables qui se lèvent à l'aube et se réveillent toutes les heures la nuit ! Vous croyez pas que c'est un pitit peu méchant quand mime ?! Nan je déconne, je les bien avancé pendant leur sieste et je voulais le finir ce soir, car j'envisage éventuellement de vous finir cette fic avant de repartir en ESPAGNE... Parce que bon vous comprendrez qu'en ESPAGNE, j'ai pas forcément la tête à ça puisqu'en ESPAGNE on fait la TEUF et rien D'AUTRE. :D:D:D Nan je redéconne, je vais pas trop faire la teuf parce que je serai avec mes parents... C'est juste que j'aurai pas internet là bas alors je me disais que pour commencer la nouvelle année scolaire, je pourrais finir cette fic et en commencer une autre... Qu'en dites vous les ptits loups ?:)

Je ne sais pas du tout ce que vous allez penser de ce chapitre qui m'a un peu causé du soucis, car changements de dernière minutes... J'espère qu'il vous plaira tout de même et vous préviens d'avance que les fanatiques vont être frustrées par la fin... Donc pour celles là, je conseille fortement de s'abstenir et d'attendre que je publie le prochain chapitre pour ne pas défoncer leur clavier sur la tête de leur petit frère ( on a vue des cas similaires, oui madame... particulièrement un où il s'agissait d'un bol de Pop'Corn...). Je dis ça en sachant parfaitement que si j'étais à votre place, je ne lirais même pas ce blablatage insupportable que les auteurs ont souvent la tendance à étendre ( like me you know ;D).

Olala ! Il est déjà 1h11 ! Je me lève dans moins de 6h... :'S Vous m'excuserez les ptits loups, mais je vais pas pouvoir répondre aux reviews 'jourd'hui... Prochain chapitre promis !

Je vous souhaite ( "enfin !" soupirent-ils ) de nouveau d'excellentes vacances et une BONNE LECTURE ! :D:D:D

Pop' qui est foutrement en forme pour une nounou d'enfer qu'elle est ! T'inquiète je gère la fougère moi !;)

Chapitre 13

Hermione ouvrit lentement les yeux et regarda posément autour d'elle avant de se redresser. Ces murs de pierre blanc cassé couvert de tapisseries sur lesquelles chevauchaient des chevaliers armés jusqu'aux dents après des créatures cracheuses de feu, ce sol de marbre clair lui aussi recouvert de tapis rouge vermeille moelleux et confortables, ces armures la regardant du coin de l'œil… Elle connaissait bien cet endroit. Très bien même.

Elle se leva complètement et s'avança machinalement vers l'immense fenêtre qui atteignait le haut plafond. Elle caressa inconsciemment le contour des peintures décorant la vitre en regardant paisiblement dehors. De là, on voyait le parc dans toute sa grandeur ainsi qu'une partie du terrain de Quidditch.

Penchant la tête sur le côté, elle pouffa en apercevant sur la façade extérieure, le crochet sans doute le plus connu de l'école. C'était en effet celui auquel le pauvre Neville était bien resté accroché une heure, suite à une petite perte de contrôle lors de leur première leçon de balais. Elle revit Harry et sa démonstration spectaculaire devant laquelle tout le monde était resté scotché, d'autant plus que c'était réellement la première fois qu'il touchait à un balais. Elle revit aussi Ron, rageant contre le sien qui ne voulait même pas s'élever de quelques centimètres au dessus du sol. Elle lui avait proposé de l'aide mais il l'avait teigneusement repoussée, les oreilles rouge flamboyant. Elle sourit et contempla encore un peu le paisible endroit que rien ne semblait déranger.

Elle finit par se détourner de la vue pour avancer un peu dans le couloir. Quelque chose en elle lui faisait comprendre qu'elle devait bouger, se déplacer. Elle mena donc ses pas là où son subconscient voulait qu'elle le fasse, déambulant dans les couloirs vides calmement.

Il lui fut confirmé que comme elle s'en doutait depuis le début, elle était en train de rêver. En effet, lorsqu'elle croisa son reflet dans la vitrine protégeant les coupes de Quidditch dans le Hall d'entrée elle s'aperçut qu'elle portait une longue robe pourpre comme celles qu'arborait souvent Bellatrix Lestrange à l'époque où elle vivait encore. Malgré sa cruauté sans nom, Hermione l'avait toujours enviée pour sa beauté et son élégance. Mais elle n'oserait jamais un tel décolleté dans la réalité et ne possédait de toute façon aucune robe de ce genre. Et puis… Et puis il y avait son ventre.

Rond et rebondit.

Elle jugea à sa taille qu'elle devait être enceinte de six bons mois. Elle n'en fut pas troublée, bien au contraire mais se demanda tout de même ce que cela signifiait et surtout comment n'avait-elle pas remarqué une chose aussi évidente que ça plus tôt, en se levant ou en marchant par exemple. Mais bon, elle était dans un rêve et ne se posa pas plus de question. Elle se sentait si bien, seule dans la grande école désertée de tous. Elle se sentait à sa place, comme si elle avait toujours habité là.

Elle continua son chemin, s'attardant encore un peu sur ce profil qui lui plaisait vraiment beaucoup. Elle grimpa paisiblement les escaliers volants et atterrit finalement dans le couloir menant à la tour des gryffondors. Lorsqu'elle se présenta à elle, la Grosse Dame lui fit une courbette respectueuse à laquelle Hermione sourit doucement et laissa pivoter le tableau.

La brune avança sans se presser dans le petit couloir, puis dans la Salle Commune. Les lieux étaient comme si on avait fait évacuer tous les élèves de Poudlard de toute urgence, sans leur laisser le temps de prendre leurs affaires, les obligeant à laisser derrière eux leurs livres, leurs plumes et parchemins, leurs sacs…Elle s'arrêta lorsqu'elle tourna la tête vers la grande cheminée. Là, assis sur le rebord de l'antre, les jambes repliées et maintenues par ses bras, se tenait Ron qui la fixait en souriant gentiment.

- Tu es enfin venue ! s'exclama-t-il en se levant pour se diriger vers elle.

Ok, elle s'attendait à tout. Sauf à ça ! Cela faisait des années qu'elle priait chaque soir pour rêver de son amour, pour revoir son visage ne serait-ce que de loin et cela faisait des années que rien ne marchait comme elle voulait. Et là, elle se retrouvait dans les bras du rouquin qui la serrait contre lui doucement. Elle se détacha un peu de lui et le regarda, croyant encore à peine à ce rêve tant attendu. Il pencha la tête sur le côté avec compassion et lui proposa de s'asseoir d'un geste de la main. Elle obtempéra et s'installa dans le fauteuil qu'elle avait toujours eu l'habitude d'occuper pendant leur scolarité, lors des soirées de lecture et de détente pour elle et d'échecs pour les garçons. Elle eut l'image d'eux en train de se chamailler pour triche ou tout simplement défaite de l'un.

Il s'assit en tailleur par terre, juste devant elle et prit sa main qu'il caressa du pouce, la couvant du regard.

- Comment vas-tu ? »

Elle sourit à cette question si anodine que seule la personne de Ron était capable de poser lors d'un rêve aussi étrange.

- Mal, Ron. Tu me manques… »

Il ferma les yeux, souriant toujours. Il apprécia sa réponse de longues secondes et rouvrit les yeux.

- Toi aussi tu me manques. Mais tu sais, je ne suis jamais bien loin de toi. »

Elle parut surprise de cette annonce et l'interrogea du regard. Il rit doucement.

- Tu sais, la mort c'est pas si terrible que ça… C'est même plutôt cool ! Ok, tu t'emmerdes un peu au bout d'un moment mais presque pas ! Ils sont tous là bas. J'ai fait des rencontres étonnantes… »

- Mais où ça « là bas » ? » le questionna-t-elle, l'air soucieux. Ce rêve prenait vraiment une tournure trop… Réelle. Et puis pourquoi je suis ici ? C'est bien un rêve n'est ce pas Ron ? »

Elle était un peu paniquée.

- N'aies crainte, tu n'es pas morte. Nous sommes bien dans un rêve. « Là-bas » eh bien c'est… L'au delà dirons nous ! Nous ne lui donnons pas vraiment de nom en fait. C'est là où toutes les âmes vont lorsque le corps est mort. Tout le monde est là. J'ai vu Sirius, Cédric, Dumby et bien d'autres !

Je suis désolé de ne pas être venu plus tôt, mais tu fermais catégoriquement ton cerveau. C'était vraiment bizarre d'ailleurs, tu es la seule qui ait réagi ainsi. Je rends visite aux autres dès que je peux, mais toi c'était vraiment impossible. C'est pas faute d'avoir essayé pourtant… Mais bon, l'important c'est qu'on ait réussi finalement. »

Hermione était complètement éberluée.

- Alors… Dieu existe vraiment ? »

- Quel dieu ? ! Nous sommes tout seuls ! Personne ne nous commande qu'est ce que tu crois ! Non… Là où nous sommes, il n'y pas de Dieu. »

Une pensée un peu débile traversa aussi l'esprit d'Hermione.

- Mais alors… Voldemort est aussi avec vous ! » s'exclama-t-elle, désemparée.

Il rit.

- Mione, tu n'écoutes vraiment rien ! J'ai dit que c'était nos âmes qui se retrouvaient là bas. Voldy n'a plus d'âmes puisque nous avons détruit tous les Horcruxes ! Les années t'ont rendue stupide dis moi ! » dit-il riant toujours.

Elle tapa sur son épaule, la mine boudeuse.

- Te moque pas de moi, espèce de Peeves Junior ! »

Ils rirent ensemble. Ils se calmèrent rapidement et elle posa la main sur la joue du jeune homme, qui n'avait pas changé depuis… Qui n'avait pas changé.

- J'ai tellement de choses à te dire Ron… Je suis contente que tu sois venu. »

- Moi aussi je suis content de te voir. »

Il se leva et la tira par la main pour qu'elle vienne se blottir contre lui, après qu'il se soit assis dans le grand canapé rouge.

- Je suis directrice de Poudlard maintenant. »

- Je sais. »

- Et Harry s'est marié avec Ginny. »

- Oui, il me l'a dit. »

- Elle est enceinte tu sais ? »

Elle jouait tranquillement avec un petit fil dépassant du t-shirt de Ron, respirant son odeur réconfortante.

- Hm… »

Ils restèrent un long moment sans parler. Hermione savait que ce rêve était spécial et que rien ne pourrait l'en tirer à part la volonté du rouquin. Cela la tranquillisait car elle voulait lui racontait pleins de choses. Qu'il sache tout en détail.

Il passait doucement sa main sur sa tempe, écartant les cheveux de son visage avec lenteur.

- J'ai retrouvé Malfoy. » annonça-t-elle de but en blanc.

- Ah oui ? Et ? »

- Et je voulais le tuer, mais il m'a capturée avant que j'en ai le temps. »

- Ah. Et alors… ? »

- Il m'a torturée pendant environ une semaine, puis bizarrement, il a changé complètement de comportement, je ne sais pas pourquoi. Mais il a arrêté et depuis, ça va beaucoup mieux entre nous… Pour tout te dire… Je crois que… Je me rends compte que… Que je l'aime. »

Elle plaqua une main sur sa bouche en réalisant ce qu'elle venait de dire. Elle leva vers lui des yeux effarés, cherchant les mots qui pourraient rattraper son erreur.

- Calme-toi Mione… Il n'y a aucun soucis. Je suis même plutôt content que tu te sois enfin rendue à l'évidence. »

Hermione n'écouta que d'une oreille ce qu'il lui chuchota. Elle regarda autour d'elle, cherchant visiblement quelque chose de précis, qu'elle ne trouva pas.

- Ron, est ce que tu fais brûler du Véritasérum en encens ? » le menaça-t-elle.

Il éclata de rire et la serra un peu plus contre lui.

- Mais bien sûr que non ! Hermione, réfléchis ! Tu es dans un rêve, pourquoi irais-tu mentir dans un rêve ! C'est assez drôle d'ailleurs ! Tu peux faire cracher des choses aux gens, qu'ils pensaient emporter dans leur tombe ! J'ai appris des choses que même mes frères seraient choqués d'entendre… »

- Mais Ron, ce n'est pas drôle du tout ! Je ne veux pas l'aimer. C'est toi… C'est toi que je dois aimer. »

- Que tu dois aimer. Voilà, tout est dit. Tu as parfaitement compris maintenant. »

- Comment ça ? Détrompes-toi, je ne comprends vraiment rien à ce charabia … »

- Eh bien… Ce que je vais dire ne remet pour moi absolument pas en cause le fait que tu aies pu m'aimer. Mais je pense Hermione, que tu ne m'as jamais vraiment aimé. Comme tu aimes Draco, j'entends. Tu m'aimais parce que c'était écrit quelque part. Les deux meilleurs amis du héros doivent se mettre ensemble et former une belle et grande famille ! Tu t'étais mis ça dans la tête et ne voulait en sortir. Aveugle comme tu étais, tu n'as pas vu ton amour pour Malfoy, alors que nous tous l'avions remarqué. Et pourtant vous étiez discrets. Vous retrouviez en secret pendant vos heures libres sans que personne ne le sache. Tout son être hurlait son amour pour toi, et toi tu as fait mine de ne rien entendre, tu ne voulais pas entendre. Et tu t'es « forcée » à m'aimer. » Elle ouvrit la bouche pour se défendre, mais il la stoppa d'un geste de la main. Je le sais Hermione, n'essaie pas de te justifier, c'est quelque chose que j'avais acceptée bien avant de mourir. Je t'aime énormément Hermione. D'amour. Mais c'est aussi pour cela que je ne t'en ai pas voulu. Je voulais ton bonheur… Alors, oui, bien sûr, j'aurais pu t'en parler, te faire comprendre que tu te trompais de chemin, mais tu semblais tellement déterminée à ne pas ouvrir les yeux que j'ai cru… J'ai cru que je pourrais profiter encore un peu de nous deux, de nos moments ensemble et de te laisser te découvrir toute seule, sans te choquer. Hélas, ça n'a pas tout à fait marcher comme je le pensais. Ce malheureux petit contre temps qu'a été ma mort a… A tout démoli. Comme on dit, il n'y a qu'un pas de l'amour à la haine et tu as haï Malfoy. Tu as sombré. Je te jure que je t'aurais giflée si j'avais pu ! Tu t'es laissée aller. Tu n'as plus mangé, plus dormi, tu t'es drogué avec ces satanés médicaments moldus qui tiennent éveillé et rendent un peu moins triste. Là j'ai été fâché contre toi. Au lieu d'honorer ma mort en étant enfin heureuse pour de bon, tu as fait n'importe quoi. C'est là que j'ai regretté de ne pas t'avoir ouvert les yeux plus tôt, avant que tout cela ne dégénère. »

- Tu aurais pu vivre… »

- Ce n'est pas à cela que je pense. Je me fiche d'être mort Hermione, j'ai été heureux et je le suis toujours ! La mort est apaisant, tu ne ressens plus les sentiments mauvais, tu n'es qu'amour et bienveillance et ne vois que de l'amour et de la bienveillance autour de toi… Je te jure que je suis bien, voir même mieux, ainsi. Non, ce que je pense en disant cela, c'est que tu aurais pu être heureuse sans passer par toutes ces épreuves trop lourdes à portes, si je t'avais tout dit sur Malfoy. C'est la seule chose que je regrette dans cette histoire. »

- Oh Ron ! »

Elle éclata en sanglot contre lui, le serrant de toutes ses forces. Elle était si heureuse de l'entendre dire ces choses. Elle n'y croyait pas !

- Si tu savais comme tu m'as manqué ! Je regrette tellement tout ce que je t'ai fait ! J'aurais tant voulu pouvoir t'aimer comme il se devait, comme tu le méritais… Je suis désolée Ron… Désolée… »

Il referma ses bras autour d'elle et la berça avec douceur. Elle pleura longtemps contre lui. Elle avait tout raté ! N'avait rien réussi. N'avait fait que détruire ceux qu'elle aimer.

- Tout est de ma faute ! Absolument tout ! Je suis conne et butée ! Je suis cruelle… »sanglota-t-elle sur son t-shirt. Je me croyais plus intelligente que tout le monde et n'ai même pas vu que je faisais le mal autour de moi. Si tu as souffert, c'est à cause de moi. Si tu es mort, c'est à cause de moi. Si Draco est à moitié dingue, c'est à cause de moi ! Je ne fais rien de bien… »

- La… Calme-toi ma belle… Tout va bien maintenant. Je suis là. »

Elle tenta tant bien que mal de ravaler ses sanglots et de se calmer. D'un réflexe enfantin, elle planta son pouce dans sa bouche en reniflant brusquement. Ron pouffa.

- Je confirme, c'est vraiment excellent de pouvoir s'incruster dans les rêves des gens ! Regarde-toi, on dirait une gamine de cinq ans ! »

Elle se blottit un peu plus contre lui et ferma les yeux, caressant son nez avec on index comme elle en avait effectivement l'habitude étant petite. Lorsqu'elle rouvrit les yeux, elle tomba sur son gros ventre et voulut quand même éclaircir la question, ôtant son doigt de sa bouche.

- Ron… ? »

- Hm… ? »

- Pourquoi je suis enceinte dans ce rêve ? »

Elle l'entendit rire doucement.

- A ce que je sache, vous avez fait l'amour sans vous protéger… Ton subconscient fantasme, rien de plus. »

Elle sourit à son tour. Il était vrai qu'elle n'était pas contre l'idée d'avoir un enfant avec Malfoy.

- Je l'aime tellement tu sais ? Enfin… Ca ne te dérange pas que je dise cela ? »

- Non au contraire… Parle moi de lui un peu. »

Les prunelles dorées brillèrent immédiatement à l'évocation du sujet.

- J'aime tout chez lui. Ses yeux, son nez, sa bouche, son front, ses cheveux… Son corps en entier à vrai dire. Et puis… Ce regard qu'il a pour moi… Que je n'ai jamais réussi à déchiffrer mais qui chamboule tout en moi. Et puis… Son intelligence, sa vivacité d'esprir… Ce côté un peu dangereux qu'il a et en même temps cet élan protecteur… Je l'aime Ron. Mais… Lui. M'aime-t-il encore… ? »

Elle avait posé cette question sans attendre de réponse de quiconque, mais à son grand étonnement, Ron réagit. Gigotant en dessous d'elle, il lui répondit, mal à l'aise.

- Si… Il t'aime c'est sûr. »

- Comment le sais-tu ? »

Il gigota un peu plus.

- Je le sais c'est tout. »

Elle se redressa vivement et le regarda droit dans les yeux. Il ne fallait pas déconner avec ce genre de chose.

Et elle lut ce qu'elle voulait savoir dans son regard fuyant.

- Ron ! s'exclama-t-elle. Ne me dis pas que tu es allé le voir ? ! »

- Bon, ben je te le dis pas alors. »

- Qu'a-t-il dit ? ! rugit-elle presque, saisissant son col.

- Ben que veux-tu qu'il m'ait dit pardi ?! »

- Ron, je ne rigole pas ! Accouche. »

Sous la menace des griffes de la lionne, Ron déglutit péniblement et finit par avouer.

- Eh bien… Il m'a dit que jamais il n'avait cessé de t'aimer, non sans avoir dans un premier temps essayer de me jarreter de son rêver d'ailleurs… Comme toi, il m'a dit toute la vérité, puisqu'il n'avait en quelques sortes pas le choix, et m'a avoué quelque chose qui m'a un peu troublé je dois dire… »

- De quoi s'agit-il ? » le supplia-t-elle, buvant littéralement ses paroles.

- Il m'a dit qu'une… Qu'une partie de lui t'aimer à en devenir dingue mais que… Que l'autre t'en voulait tellement et était tellement en colère qu'elle voulait te faire souffrir comme lui avait souffert. Je n'ai pas vraiment compris pourquoi il a dit ça… Il n'a pas tellement de raison de t'en vouloir je trouve. Mais bon… Je ne connais finalement peut être pas tout de l'histoire. »

Hermione se mordit la lèvre inférieure. Ne rien dire, ce n'était pas mentir pas vrai… ? Hein… ?

Elle ne voulait pas que Ron sache vraiment tout, pas pour elle. Mais pour lui. Il était en paix, qu'il le reste.

Elle fut soudain soufflée par une sensation très étrange d'aspiration. Elle regarda Ron, effrayée. Elle se sentait comme tirée de l'intérieur par une force invisible et ce n'était pas très agréable.

- Qu'est ce qu'il se passe Ron ? »

Le rouquin haussa les épaules en signe d'incompréhension.

- Peut être que Malfoy essaye de te réveiller… »

Elle s'accrocha au t-shirt du jeune homme.

- J'ai pas envie d'y aller maintenant… »

- N'y va pas alors. »

Elle se détendit, comprenant que seuls elle ou Ron pouvaient la laisser partir.

- Il y a une chose que j'aimerais savoir et que seule toi peut me dire… »

Elle lui jeta un regard ou perçaient l'interrogation et l'inquiétude.

- Le jour où je suis mort… Tu te souviens du moment où nous nous sommes retrouvés ? Tu étais blessée et… »

- Oui je me souviens parfaitement de tout. » répondit-elle, sa voix n'étant plus qu'un murmure.

Il prit une grande aspiration.

- Je me suis toujours demandé… Quand tu étais prostrée dans ton coin, complètement effondrée de ne voir revenir personne, qui attendais-tu réellement ? Lui ou moi ? »

Elle gigota, ne s'attendant pas à cette question qui la mettait mal à l'aise.

- Je ne sais pas vraiment… Je sais que j'ai été euphorique en te voyant arriver. J'étais vraiment heureuse que tu sois en vie et que… Que tu me prennes dans tes bras, tout ça… Mais… C'est vrai que j'étais inquiète au sujet de Draco. Je vous attendais tous les deux à vrai dire. Je me faisais du soucis pour vous deux et je ne réalise que trop tard que c'était pour des raisons bien différentes que ce que je croyais… »

- Merci d'avoir répondu franchement. » dit-il, stoïque.

- Je n'avais pas vraiment le choix de toute façon. »

- Malfoy essaye-t-il toujours de te réveiller ? »

Hermione réfléchit quelques instants, recherchant cette sensation bizarre qu'elle ne trouva pas. Elle hocha négativement de la tête.

- Je pense que tu ne devrais pas trop tarder Mione. Le temps passe beaucoup plus vite dans la réalité qu'ici. Il doit être dix heures et cela fait deux heures là bas, que Draco a essayé de te réveiller. »

- Vraiment ? ! Mais c'est dingue ! Tu as raison, je devrais me bouger un peu ! »

Elle se leva et Ron en fit de même.

- Tu reviendras me voir hein, maintenant que je suis « débloquée »… ? »

- J'y compte bien ! J'ai envie de savoir comment tout cela va se finir… »

Ils s'enlacèrent longuement et Hermione déposa même un baiser apaisant sur les lèvres du roux qui lui sourit gentiment.

Elle s'écarta de lui et sembla soudain un peu confuse.

- Et euh… Comment je suis censée faire… ? »

Ron éclata de rire et lui fit un clin d'œil en claquant des doigts.

Elle se sentit alors complètement aspirée et la Salle Commune, ainsi que Ron disparurent.

Elle ouvrit donc les yeux lentement, le rire de Ron résonnant encore dans ses oreilles. Elle se redressa, très en forme. Elle avait rarement aussi bien dormi de sa vie. Un poids immense venait de lui être retiré des épaules et elle se sentait aussi légère qu'un troupeau de Vélanes. Mais elle trouva le lit vide. Elle comprit qu'elle avait failli se réveiller lorsque Draco l'avait enlevé de son torse pour la poser sur l'autre place. Elle avait encore le goût de ses lèvres sur la langue et sentit une vague de bonheur la parcourir. Elle sauta joyeusement du lit et attrapa la première fringue qui lui tomba sous la main. Une chemise déjà portée par Draco, encore imbibée de son odeur. Elle enfouit son visage dedans quelques secondes puis se dirigea d'un pas guilleret vers la cuisine. Là, elle trouva en rougissant un petit déjeuner qui avait l'air d'avoir été fraîchement servi. Elle continua son chemin, désireuse de trouver Draco d'ici les plus brefs délais. Elle l'appela plusieurs fois, parcourant la maison en trottinant. Mais personne ne lui répondit. Elle resta planté au milieu du hall d'entrée quelques minutes, complètement désorientée. Où pouvait-il bien se cacher, par Merlin ? !

Cependant, son ventre la rappela rapidement à l'ordre, lui faisant comprendre que LUI ne comptait pas du tout se mettre à la diète et vivre d'amour et d'eau fraîche encore longtemps.

Elle retourna donc dans la cuisine, un peu déçue, et s'installa devant son copieux repas. Elle souleva la grande tasse de café et but une gorgée pensivement. Ses yeux se posèrent sans le vouloir particulièrement devant elle.

Quelques secondes plus tard, le temps que l'information remonte jusqu'au cerveau, elle crachait le liquide brun devant elle, empoignant fiévreusement le papier qu'elle ne remarquait que maintenant, caché sous sa tasse. Les premières lignes ne lui avaient déjà pas plu, mais alors qu'elle parcourait les mots écris par Draco, ses yeux s'assombrirent pour finir par s'embuer de larmes qui coulèrent tout aussi rapidement sur ses joues. Elle hurla de rage et de dépit, froissant la lettre de toutes ses forces et la lançant à travers la cuisine. Elle s'effondra sur la table, renversant tout autour d'elle, et pleura, violemment secouée de soubresauts.

A suivre... Ôô


Hinhin... (rire jaune)

Vous allez quand même pas me tuer pour de vrai hein ? Promis je me dépêche !!

Sur ce, une dernière clope et hop ! AU PIEU LES MOUTARDS !