Heyhey les p'tits gens ! Une fois de plus, je n'ai absolument pas le temps de répondre aux reviews, le yéti me veut couchée à 23h... (que tu dis mon petit yéti, que tu dis !)
Donc je vous laisse avec ce petit bout de chapitre qui aurait du être plus long mais que j'ai préféré arrêter là pour pouvoir publier. J'vous fait de gros bisous et vous dis à très bientôt pour la suite, qui ne va vraiment pas tarder, je vous le promets :)
Bonne lectuuuuuure !!
Pop' toute bronzée :D !
Chapitre 15
Hermione écarquilla les yeux devant le spectacle qui s'offrait à elle.
Dans le fond de la petite pièce se dressait une énorme Pensine, dont la taille dépassait largement celle qui occupait son bureau, à Poudlard. Au dessus du bassin, où l'eau remuait doucement, réagissant à son approche, étaient disposées une multitude de petites fioles sur des étagères de verre. Chacune était minutieusement étiquetée. Souvent d'une date, parfois d'un nom ou d'un lieu particulier.
Elle parcourut chaque rayon avec attention, sans chercher quelque chose de particulier.
Beaucoup de souvenirs étaient datés entre 80 et 90. L'enfance de Draco...
Il n'avait jamais vraiment voulu en parler avec elle, détournant à chaque fois la conversation vers son enfance à elle ou bien un sujet complètement différent.
Elle était pourtant convaincue que cela l'aurait beaucoup aidé d'en parler, car pour elle, le problème ne pouvait venir que de cette période de sa vie.
24 janvier 1983.
13 mars 1985.
27 avril 1986...
Comment pouvait-il avoir des souvenirs aussi lointains et précis ?! C'était purement incroyable ! Jamais elle n'aurait su ressortir autre chose qu'une image ou un flash datant de ses trois ans !
Elle allait se saisir d'un des flacons lorsqu'elle stoppa son geste et recula légèrement. Avait-elle seulement le droit de faire cela ? Violer ainsi l'intimité du blond alors que celui-ci s'évertuait à enterrer ses secrets au plus profond d'un manoir écossais : tout ça ne lui ressemblait pas. Elle avait toujours beaucoup respecté le silence qu'une personne posait sur sa vie. Pourquoi changer maintenant ?
Elle trépigna d'envie, rongée par le désir de découvrir son blondinet en culotte courte, posté à quatre pattes. Elle céda finalement à la tentation et déboucha une fiole étiquetée 4 juin 1981. Draco étant né début janvier, il devait être âgé d'un an et demi à peu près. Elle versa le liquide argenté dans la Pensine et remua du bout de son doigt, à défaut d'une baguette.
Elle disposa ensuite ses mains de chaque côté du bassin de marbre et plongea son visage dedans avec hésitation.
Un léger vertige l'envahit et elle se retrouva enfin dans un jardin.
L'endroit était ensoleillé et vert, elle s'y sentit étrangement bien. Elle regarda autour d'elle et s'émerveilla de la beauté paisible des lieux. A quelques mètres d'elle se trouvait un grand bâtiment vétuste mais élégant, comportant bon nombre de fenêtres et de portes dont l'une était ouverte, donnant sur ce qui ressemblait à une cuisine.
Sous ses pieds luisait une vaste étendue d'herbe bien grasse et quelques arbres offraient une ombre fraîche à qui aurait trop chaud.
Des cris se firent entendre et elle se retourna pour voir arriver trois silhouettes. Deux grandes et une petite.
Elle devina tout de suite de qui il s'agissait.
Un grand sourire éclaira son visage tandis qu'elle les regardait s'approcher de l'endroit où elle se trouvait, riant tous les trois.
Lucius Malfoy avait les cheveux plus courts et son visage était méconnaissable tant il semblait heureux. Il tenait la main de son fils, le soulevant dans les airs avec l'aide de sa compagne, qui tenait l'autre main de l'enfant.
Narcissa Malfoy était plus belle que jamais, ses longs cheveux blonds flottant sur ses épaules que dénudait une longue et ample robe blanche.
Tout son être respirait le bonheur et la joie, alors qu'elle regardait son fils éclater de rire. Il n'était pas plus grand qu'un tabouret, mais on voyait déjà briller dans ses yeux le même éclat malicieux que celui de sa mère. Ses cheveux, alors bouclés, étincelaient d'éclats dorés sous le soleil d'été. C'était un bambin absolument adorable dans sa petite salopette beige, ses grands yeux gris brillant gaiement alors qu'il s'élevait à nouveau dans les airs sous le regard bienveillant de ses parents.
Hermione se sentait tellement émue par cette scène ! Tout ne semblait que perfection. Comme si jamais rien n'aurait pu troubler cet instant paradisiaque.
Elle ravala un sanglot, s'écartant pour les laisser passer, bien qu'elle sache qu'ils ne la voyaient pas. Elle les suivit des yeux et, sentant que le souvenir se terminait là, imprégna bien cette image dans son esprit, preuve que Draco n'avait pas toujours été malheureux.
Lorsqu'elle sortit son visage de l'eau, les larmes coulaient encore sur ses joues qu'étirait un sourire ravi. Ce qu'elle avait vu étant sans nul doute une des plus belles scènes que l'on puisse voir. Le bonheur à l'état pur était quelque chose de rare et son cœur en était gonflé en cet instant.
Elle remit rêveusement la fiole à sa place, se demandant si elle voulait en voir plus : elle ne voulait pas tomber sur un souvenir plus triste.
Alors qu'elle regardait les étiquettes en réfléchissant, une pensée la foudroya sur place. Glissant de son petit nuage, elle rugit d'indignation. Draco était peut être mort en ce moment et elle perdait son temps à ces enfantillages. Comment pouvait-elle mettre cette idée de côté à ce point ?! Se giflant mentalement, elle décida qu'elle ne devait plus commettre d'écart de ce genre si elle voulait agir rapidement et efficacement.
Il fallait qu'elle trouve un indice bordel ! Quelque chose qui puisse lui donner ne serait-ce qu'une seule chance de le sauver avant qu'il ne commette l'irréparable. Et elle ne pensait pas trouver ici.
Elle allait sortir de la pièce quand une étagère attira son attention. Elle s'approcha et hoqueta de surprise en découvrant que le rayon lui-même était nommé « Hermione ».
Son regard glissa sur les fioles et atterrit sur les deux dernières qui dataient de cette année. Qui dataient d'il y avait un peu moins de deux semaines à vrai dire...
Elle serra les dents en comprenant qu'il s'agissait des deux souvenirs qu'il lui avait prélevés les premiers jours.
Sans vraiment savoir pourquoi, elle comprit que l'indice qu'elle cherchait se trouvait devant elle. Elle s'empara du premier souvenir et fut plongée quelques secondes plus tard dans le passé.
Elle se trouvait dans la chambre de Draco. La fenêtre était entrouverte et mai gonflait les rideaux verts d'un souffle doux. Elle eut un mauvais pressentiment sur la scène qui allait suivre. La porte s'ouvrit et elle se retrouva nez à nez avec elle-même, quelques années plus tôt. La plus jeune semblait très en colère et Hermione sut qu'elle devait immédiatement cette affreux souvenirs. Oui, mais comment ?
Elle chercha un moyen à toute vitesse. Il NE FALLAIT PAS qu'elle reste. Draco arrivait déjà, lui aussi fou de rage. Il claqua brusquement la porte et obligea la jeune fille à lui faire face.
- Pourquoi as-tu fait ça ?! De quel droit ?! » explosa-t-elle.
- Et toi pourquoi ne veux tu jamais rien comprendre ? Tu as entendu tout comme moi ce que cet abruti a dit ! Et tu comptes te laisser faire ?! »
- Contrairement à toi, je me fiche de ce peuvent bien penser ou dire les gens ! Tu n'avais pas à faire ça Draco. Ce pauvre garçon aurait pu mourir à cause de toi. »
Draco ferma les yeux quelques instants, se concentrant pour ne pas éclater de fureur. Hermione savait qu'il était à bout, qu'il ne fallait pas qu'elle le pousse plus loin encore.
- Ce pauvre garçon, comme tu dis, a insinué des choses outrageusement fausses sur toi. Je n'allais quand même pas laisser passer ça, comme si je n'avais rien entendu ! »
- Mais il ne s'agissait même pas de toi ! Si j'avais voulu me défendre, si ses propos avaient eu la moindre importance à mes yeux, j'aurais tué cette petite enflure. En l'occurrence, ce qu'il a dit m'est passé au dessus de la tête et ne valait vraiment pas la peine que je m'excite sur lui. »
Draco se détourna vivement d'elle et lança son poing dans la porte.
Hermione, recroquevillée dans un coin de la chambre, ferma les yeux et appuya son front contre ses genoux. Elle voulait que cela cesse. Tout de suite.
- Hermione... Il a dit que tu avais... Fait une fellation à Weasley... Comment cela peut-il te « passer au dessus de la tête » ? » gronda-t-il contre le bois de la porte.
Elle ne répondit rien, baissant la tête. Observant ce silence, il se retourna lentement, le regard sombre.
- Hermione... C'est faux n'est ce pas ? »
Il la saisit par les poignets et la projeta contre lui, l'obligeant à le regarder.
- Quand ? »
Elle détourna le regard mais il la serra un peu plus.
- Tu me fais mal... »
- QUAND ? »
- Le soir, après le match contre les Serpentards... »
- Putain de merde Hermione, tu l'as vraiment fait ?! »
Elle ne put retenir ses larmes plus longtemps.
- J'avais bu, je n'étais pas consciente de ce que je faisais... C'était une erreur mais je t'en prie... Ne lui fais pas de mal... »
Ce fut la goutte qui fit déborder le vase. Draco rugit de rage et poussa Hermione qui tomba aux pieds du lit, non loin de l'autre Hermione qui pleurait elle aussi.
Draco fit quelques pas dans la chambre, fulminant d'une colère contenue. Mais pour combien de temps ? Un grondement se fit entendre et Draco s'attrapa la tête, tout son être crispé et tremblant. Puis soudain, il se détendit et se redressa, le visage assombrit par la haine.
Hermione comprit qu'il était trop tard et attrapa sa baguette qu'elle tendit vers la porte pour la verrouiller, juste au moment où Draco tournait la poignée pour sortir. Lorsqu'il se rendit compte de ce qu'elle venait de faire, il s'avança lentement vers elle, menaçant.
- Laisse-moi sortir. Je vais le buter cet enfoiré. »
- Draco, je t'en supplie... Ce n'est pas sa faute... Il n'avait rien demandé... Je te jure, c'est moi... C'est moi... C'est moi qui suis responsable... Pas lui... Ne lui fais pas de mal... Je ferai tout ce que tu voudras... »
Elle pleurait à ses pieds, ses bras encerclant les longues jambes du blond comme si cela pouvait l'empêcher de se déplacer.
- Tu es pitoyable Hermy, grinça-t-il tout en la saisissant par les épaules pour la relever. Il passa son doigt le long de sa mâchoire et remonta le menton pour l'enfoncer brusquement dans la bouche d'Hermione qui hoqueta de surprise. Tout ce que je voudrai tu dis... ? »
Elle écarquilla les yeux en comprenant le sous-entendu et s'écarta de lui, paniquée.
- Tu n'y penses quand même pas... ? » murmura-t-elle, choquée.
- Oh si. Et bien plus que tu ne le crois. » ricana-t-il.
- Draco, s'il te plaît, pas ça... Tout mais pas ça... » sanglota-t-elle.
Draco éclata d'un rire de dément, se délectant des implorations de la jeune fille qu'il poussait déjà sur le lit sans hésiter.
Dans son coin, Hermione n'en pouvait plus. Elle ne regardait plus la scène depuis un bout de temps mais de ne parvenait pas à échapper aux voix, aux bruits...
Elle cherchait sans comprendre. Pourquoi lui avait-il prélevé ce souvenir ? C'était de la pure torture mentale ! Elle savait à quel point il regrettait ce qu'il avait fait et que si c'était à refaire il ne commettrait bien évidemment pas deux fois la même erreur. Elle savait aussi qu'elle l'avoir pardonné, qu'elle était prête à définitivement tourner cette page tâchée.
Hermione se redressa et regarda le lit.
C'était terminé.
Elle était recroquevillée sur les draps, le corps secoué de soubresauts.
Draco lui, était allongé sur le ventre, un bras enroulé autour de la taille de la jeune fille, son regard vide fixé sur le mur.
Hermione se leva et s'approcha lentement de lui. Elle s'accroupit devant son visage, plongeant son regard dans le sien, sans qu'il ne la voie pour autant. Il était en train de revenir à lui, ses pupilles reprenant une taille normale. Elle passa un doigt invisible sur sa joue et sourit tristement.
- Je sais que ce n'est pas ta faute. Je te pardonne Draco. Dis à ton futur que s'il fait la moindre connerie, je le tue une seconde fois. »
Elle se releva et se sentit partir, étrangement apaisée malgré la violence qu'elle venait de revivre.
Elle ré-atterrit dans la petite pièce et s'empara du second souvenir. Elle jeta celui flottait dans les eaux trouves de la Pensine par terre. Il n'était plus rien à présent. Rien d'autre qu'un mauvais rêve.
Elle était remplie d'une énergie nouvelle. Une volonté de se battre contre toute épreuve. Son cœur battait un peu plus vite tandis qu'elle débouchait fébrilement la fiole. Elle était persuadée que c'était la bonne, qu'elle avait une chance de sauver Draco.
Elle plongea pour la troisième et dernière fois son visage dans l'eau.
C'était à première vue un souvenir datant de leur sixième année puisqu'elle se trouvait dans le Parc de Poudlard et que le Saule Cogneur n'était pas encore mort.
Il faisait nuit et la lune était pleine comme jamais, entourée d'une multitude d'étoiles scintillantes. La neige recouvrait toute la surface du parc ainsi que le dessus des arbres de la forêt interdite.
Elle remercia Merlin que la Pensine ne transmette que les images et les sons des souvenirs, car vêtue d'une simple chemise d'homme, elle serait morte de froid en quelques minutes.
Elle se vit arriver au bras de Draco.
Ils étaient tous deux emmitouflés dans une bonne quinzaine d'écharpes et se serraient l'un contre l'autre, marchant d'un bon pas.
- Plus vite Hermy, on va rater le début ! »
- Mais le début de quoi ? Aller Dray, dis-moi ! Tu sais bien que j'ai horreur des surprises... »
- Tu verras bien. Contentes toi de marcher plus vite et de te taire. Tu comprendras bien assez tôt. »
Il lui sourit malicieusement, les yeux brillant d'excitation. Elle lui jeta un regard suspicieux mais se laissa finalement submergée par cette joie qui émanait avec puissance du blond.
Ils s'enfoncèrent dans la forêt, la densité des arbres les protégeant du vent glacial. Ils marchèrent encore dix minutes et débouchèrent enfin sur une grande clairière que la lune, dans toute sa splendeur, éclairait d'une lumière presque mystique.
La brune interrogea son ami du regard, mais il se contenta de lui indiquer un endroit où s'installer, sur le côté. Elle s'assit en grelottant et se tassa sur elle-même.
Il sortit de sa poche un petit carré de tissu plié en 4 et l'agita dans les airs. Le tissa prit peu à peu de l'ampleur et bientôt, ils furent tous les deux enroulés dans l'immense cape chauffante. Elle était appuyée contre son torse et il avait passé ses bras autour de sa taille, histoire de se « tenir chaud ».
- Tu m'expliques maintenant ce que je fais là, en pleine nuit et qui plus est, dans la forêt qui est comme son nom l'indique si clairement : interdite ? »
- Oui Hermy, ça vient... »
Il jeta un sort autour d'eux qui forma une bulle de protection. Il posa son menton sur l'épaule d'Hermione, respirant discrètement l'odeur de sa chevelure.
- Alors voilà... Ce soir est un grand soir. Tu as bien entendu connaissance de l'existence des Sombrals ? Quelle question. Bien sûr. Eh bien ce soir, et leur soir. Nous allons assister à la parade amoureuse des Sombrals, et à la naissance d'un nouveau membre. C'est un évènement très rare, il n'a lieu que tous les neuf ans. »
Hermione était complètement captivée par ce que lui chuchotait Draco à l'oreille et ne se préoccupa même pas de leurs joues qui se frôlaient à chaque inspiration.
- Je n'avais jamais entendu parler de cela... »
Une lueur de satisfaction brilla dans les iris du blond qui était heureux d'apprendre quelque chose à la fille la plus intelligente de toute l'école.
- C'est normal, les professeurs et les livres n'ont pas le droit de mentionner cette page de l'histoire des créatures magiques. La puissance dégagée lors de ce rituel est telle qu'elle peut faire de véritables miracles. Je te laisse donc imaginer à quel point ce serait dangereux si une personne mal intentionnée tombait sur cette information... »
- Mais comment l'as-tu su alors ? »
Il sourit mais ne répondit pas. Chacun avait ses secrets.
- Ce qu'il faut savoir, c'est qu'interrompre le rituel revient à un suicide. Quiconque les approche à ce moment là, est voué à une mort certaine, tant leur fureur est grande. »
Elle tourna son visage pour lui faire face, interloquée.
- Mais c'est dangereux alors ! Il faut nous éloigner avant qu'ils n'arrivent ! »
Il rit doucement.
- Ne panique pas, il ne nous arrivera rien. Nous ne les dérangeons pas en ne faisant qu'observer. Il paraît que c'est l'un des plus beaux spectacles du monde magique... Nous allons en prendre plein la vue. »
Elle se blottit un peu plus contre lui et il resserra son étreinte.
- Ne t'inquiète pas Hermy, je sais ce que je fais. »
Elle fut un peu rassurée et se détendit, laissant la chaleur de ce corps si proche se répandre en elle. Elle aurait pu s'endormir là.
- Ils arrivent. »
Elle sursauta et attrapa instinctivement la main de Draco, posée sur sa hanche, ne quittant pas une seconde des yeux les ombres que l'on voyait sortir par dizaine d'entre les troncs.
Elle frissonna contre lui.
Les Sombrals, enfin tous réunis, se placèrent en deux cercles au milieu de la clairière. Le pelage sombre luisait sous la lune, comme s'ils l'avaient ciré pour l'occasion. Hermione trouva ces animaux en fin de compte très beau. Elle n'avait jamais voulu vraiment les regarder tant leur signification la troublait. Elle avait toujours pensé qu'il devait être dur d'être lié à la mort comme l'étaient ces bêtes. Mais en cet instant, elles n'avaient plus rien de pitoyable ou d'écœurant. Elles apparaissaient dans toute leur grandeur et leur dignité et Hermione s'émerveilla devant tant de grâce.
Les Sombrals restèrent ainsi sans bouger quelques secondes, comme réunissant leurs forces. Puis tout s'enchaîna très rapidement. Ceux du cercle extérieur, qui devaient être les mâles, tapèrent le sol de leurs pattes avant et les femelles du cercle intérieur firent de même avec leurs pattes arrière.
De plus en plus vite, la terre giclant sous leurs sabots aiguisés. La musique qu'ils produisaient atteint les jeunes gens au plus profond de leur être et ils tentèrent chacun de se convaincre mentalement que les larmes qui emplissaient leurs yeux et le tremblement qui les agitait, étaient dues au froid.
Puis les créatures cassèrent les cercles et se lancèrent toutes au galop dans une danse effrénée qui n'avait pas vraiment de sens. Tellement rapide qu'ils eurent du mal à suivre les mouvements effectués. Et cette musique, toujours aussi présentes à laquelle s'était ajoutée une sorte de mélodie qu'on aurait cru sortie d'une flûte traversière. Un son très sauvage, doux et pourtant si pénétrant...
Et soudain toutes les créatures s'arrêtèrent dans un même mouvement et braquèrent leurs ailes vers le centre de la clairière.
La musique stoppa elle aussi et on entendit alors un son venant de nulle part, une résonnance très profonde et grave. Les ailes commencèrent à battre en harmonie et de longs hennissements s'élevèrent.
Ils durent fermer les yeux tant la lumière les éblouit. Une boule argentée était désormais suspendue au dessus du sol, rappelant de façon troublante l'astre solaire lui-même, mais en bien plus petit.
- Une étoile... » souffla Hermione, les yeux pétillants.
Et puis la lumière disparut, les replongeant dans la semi obscurité de la nuit. Les Sombrals avaient replié leurs ailes et recouvert complètement la boule de feu. Toute l'intensité magique retomba et un calme divin prit place sous la lune.
Enfin, les grands animaux s'écartèrent, tout doucement, la tête inclinée vers le sol.
Hermione poussa un petit cri de surprise lorsqu'ils découvrirent ce que l'étoile avait apporté. Au milieu d'un tas de cendres encore fumant, un tout petit Sombral tentait de se tenir sur ses pattes encore maladroites, couinant doucement. Deux adultes du groupe relevèrent la tête et s'avancèrent rapidement vers le bébé pour le soutenir du bout de leurs museaux.
Peu à peu, le troupeau se dissipa et les nouveaux parents s'éloignèrent lentement vers la forêt, accompagnés de leur petit.
Et puis ce fut fini.
Hermione fut aspirée hors du souvenir et se retrouva, un peu hébétée, de nouveau dans le manoir.
Sortant de sa transe, elle poussa un rugissement de victoire.
Elle le tenait son indice ! Et quel indice !
Je me suis pas relue, pas le temps... Vous pardonnerez mes fautes, par pitié. N'vous aime :)
