Salut salut !
Vraiment désolée pour cette absence plus qu'outrageuse, mais j'ai eu une période un peu compliquée et difficile dont je sors à peine... Mais bon, tout va mieux, donc j'en profite pour vous poster cet épilogue qui, j'espère, vous plaira. Pour tous ceux et celles qui n'aiment pas les Happy end et préfèrent la fin tristounette que je vous ai laissée, n'allez pas plus loin ! Ce qui suit est plus guimauveux que jamais :D
Donc voilà, après ça, ce sera vraiment fini. Je ne sais pas encore si je vais me remettre sur une histoire, parce que c'est quand même un sacré boulot ! Je vous tiens au courant de toute façon :) Sur ce, bonne lecture mes p'tits amis, régalez vous...
Pop ! ( qui n'a vraiment pas le temps de répondre aux reviews une fois de plus et qui s'excuse bien bas... )
AH OUI ! J'allais oublier, saperlipopette !
UN GRAND MERCI ENCORE. A VOUS, MES LECTEURS ADORES, SANS QUI J'AURAIS DEPUIS LONGTEMPS SOMBRE DANS LA DEPRIME... JE VOUS AIME !!!
Epilogue.
Hermione referma la porte derrière elle et poussa un soupir de soulagement. Dieu que Neville pouvait être gonflant ! Passer une après midi entière à faire du shopping en sa compagnie avait relevé du défi, vu l'état dans lequel elle se trouvait ces temps-ci.
Tous ces achats l'avaient épuisé aussi bien mentalement que physiquement. Quelle pression ! Il ne fallait surtout rien oublié, prévoir pour plusieurs mois à l'avance... C'était d'un compliqué !
Elle déposa tous ses sacs en bas des escaliers, trop heureuse de ce silence dont elle avait manqué auprès de son ami. Adorable mais vraiment trop bavard...
Elle accrocha son long manteau et s'avança lentement dans la maison.
- Draco ? »
Elle jeta un regard circulaire dans le salon et la cuisine qu'aucun mur ne séparait. Nulle trace de son homme par ici. Il devait être dans son bureau.
Elle grimpa l'escalier tant bien que mal et, une fois dans le couloir, toqua doucement à la porte, qu'elle ouvrit quelques secondes plus tard, n'obtenant aucune réponse.
Elle jeta un regard dans la pièce. Personne. Elle s'avança et chercha à tâtons l'interrupteur. La douce lumière de la lampe se répandit sur les murs, éclairant les nombreux tableaux et plans de bâtiments accrochés contre un papier peint blanc cassé.
Peut être prenait-il une douche ? Elle s'apprêtait à refermer la porte derrière elle, lorsqu'elle stoppa son geste et rebroussa chemin. En quelques enjambées elle fut devant le bureau et saisit l'enveloppe posée en évidence contre l'écran de l'ordinateur.
Un vent de panique la traversa. Elle secoua la tête. Il n'y avait aucune raison de paniquer. Vraiment pas. Tout allait pour le mieux.
Elle ne put pourtant pas empêcher ses mains de trembler tout en décachetant l'enveloppe et en dépliant la lettre.
Hermy chérie,
J'aime la vie que nous menons, je suis réellement heureux. La vie ne fait que nous sourire depuis notre « renaissance », comme tu aimes le dire. Mais il faut que tu comprennes une chose que j'essaye de t'expliquer depuis quelques mois. Je ne peux pas continuer à vivre ainsi. Je n'ai pas de passé Hermione. Je n'ai pas de souvenir, aucun. Me réveiller de ce long sommeil avec une unique conviction, celle que je t'aime, a été la plus belle chose qui me soit arrivée. Tu es ma vie.
Mais je ressens un vide. Je me lève chaque matin en espérant me souvenir de quelque chose, la moindre bribe, cela m'est égal tant que cela peut me donner le sentiment d'être une personne entière. Mais vois-tu mon amour, je ne me rappelle jamais de rien. Rien de notre rencontre, rien de ce que nous avons vécu pour en arriver là, rien de mes parents, de mes amis. Je ne suis personne.
Il me faut des réponses que tu te refuses à me donner pour je ne sais quelle raison. Mais tu n'as pas le droit de me cacher ces choses car ces choses sont ma vie, aussi mauvaises soient-elles. Je suis prêt à affronter tout ça. Tu me penses plus faible que je ne le suis. Tant que je t'aurai à mes côtés, rien ne pourra m'abattre, j'en suis convaincu.
Tu vas sûrement te fâcher en lisant cette lettre, car je sais que ce silence sur mon passé te tenait à cœur. Pardon d'agir avec égoïsme, mais tu n'as pas le droit de choisir pour moi. Je sais que tu ne le fais pas par malveillance ou quoi que ce soit d'autre, bien au contraire, mais c'est ma vie Hermione et tant que je ne saurai pas la vérité, je ne pourrai pas être entier. Comble moi, et attend juste que je revienne.
Je t'aime.
Draco.
Hermione recouvrit lentement sa bouche de sa main, retenant sa respiration. Que devait-elle faire ? Il était là-bas c'était certain. Elle s'en voulait affreusement.
Lorsqu'ils s'étaient réveillés, au beau milieu de la forêt interdite, elle n'avait pas compris tout de suite ce qui leur arrivait. Draco était complètement différent, ses yeux étaient plus clairs, son visage décontracté et surtout... Sa cicatrice avait disparu. Cette petite cicatrice en forme de Lune qui ornait sa tempe, avait été effacée. Plus tard, elle avait pu s'apercevoir de l'ampleur des changements chez Draco. Il avait définitivement perdu la mémoire. Mais pas comme les conséquences d'une maladie, non. C'était tout simplement comme s'il venait de naître, mais déjà âgé de 25 ans. C'était tout bonnement incroyable. Après des recherches et l'écoute du témoignage d'Harry, elle avait enfin réussi à mettre du clair dans cette affaire. D'après les dires de son meilleur ami, avec lequel elle avait d'ailleurs eu une longue discussion, les Sombrals auraient fait quelque chose de « vachement bizarre » et « complètement hallucinant » et s'en seraient allés. Elle ne savait pas comment cela était possible, mais tout portait à croire que les Sombrals, après lui avoir ôté la vie, les avaient tout bonnement ressuscités tous les deux. C'était complètement insensé, mais elle ne voyait que cette explication. Mais ce qui était encore plus bizarre, c'est que Draco avait perdu totalement la mémoire et pas elle. En ayant discuté avec plusieurs spécialistes, elle ne n'avait pas trouvé de réponse exacte, mais avait pu établir la thèse suivante : Draco était mort avant elle, son âme avait donc quitté son corps depuis plus longtemps qu'elle lorsqu'on leur avait redonné la vie. Son âme n'avait pas eu le temps de s'éloigner, gardant donc ainsi ses souvenirs intacts.
Le seul souvenir qu'avait gardé Draco était celui de son amour pour Hermione, tant celui-ci était imprégné en lui.
Ils vivaient donc ensemble depuis sept mois. Sept mois que Draco cherchait désespérément à extorquer des informations à Hermione qui s'arrangeait toujours pour détourner ou tout simplement éviter la conversation.
Dès qu'elle avait compris la situation, elle avait su que pour leur bonheur à tous deux, Draco ne devait pas recouvrir la mémoire. C'était plus simple ainsi, ils pouvaient repartir sur de bonnes bases. Mais le blond ne s'était pas montré très coopératif et la harcelait de questions depuis quelques temps. Ce qu'elle pouvait parfaitement comprendre, mais elle comptait sur le temps pour apaiser ce désir de connaître son passé. A croire qu'elle s'était trompée.
Elle s'installa dans le fauteuil du bureau. Depuis combien de temps était-il parti ? Deux ou trois heures sans doute. Peut être même plus... Il n'avait du avoir aucun mal à obtenir des informations.
Que devait-elle faire ? Obéir et attendre sagement qu'il rentre ?
Ou pas.
Elle se leva, gémissant malgré elle de l'effort que cela lui coûtait et quitta le bureau. Une fois en bas, elle enfila son manteau et, sortant sa baguette de sa poche intérieure, transplana.
Elle atterrit quelques secondes plus tard devant un immense manoir, d'apparence plutôt délabrée. Elle poussa la lourde grille, refermant son manteau sur elle, contre le froid envahissant.
L'intérieur n'avait pas changé depuis la dernière fois qui remontait à quelques mois. Ce fut un peu douloureux pour elle de retourner en cette endroit qui avait été le théâtre de choses qu'elle aurait préféré oublier et si elle avait eu le choix, elle n'y aurait pas posé un orteil.
Mais voilà, son homme était sans doute à l'étage, seul avec sa souffrance. Elle ne pouvait pas l'abandonner. Oh non.
Elle grimpa tant bien que mal les longs escaliers et parcourut silencieusement le couloir qui menait à l'ancienne chambre de Draco. Elle poussa doucement la porte et entra, la gorge serrée. La pièce secrète avait été ouverte et Hermione retint son souffle en avançant lentement. Elle avait réellement peur de l'état dans lequel elle pouvait le trouver. Elle risqua un regard à l'intérieur et soupira. Il n'était pas là. PLUS là. L'endroit était dévasté, comme après le passage d'un ouragan furieux. Ce qui n'était pas si loin de la vérité finalement. Pratiquement toutes les fioles avaient été renversées, recouvrant le sol d'une grande flaque argentée, agitée par les souvenirs. La Pensine gisait elle aussi par terre, son liquide restant bizarrement compact à l'intérieur. Les livres de magie noire étaient eux aussi éparpillés dans la pièce et nombre d'entre eux ne semblait pas très content de leur sort. Elle contempla ce désastre encore quelques secondes puis secoua la tête. Elle devait trouver Draco.
Elle sortit rapidement de la chambre et commença à fouiller à la maison. Ouvrant chaque porte comme si un bébé dormait quelque part, se déplaçant le plus silencieusement possible, elle redoutait chaque fois un peu plus de retrouver son homme qui devait être écrasé par la souffrance et le doute. Mais chaque pièce était vide, et elle commença à se demander si il n'avait pas quitté le manoir, dans quel cas ses chances de le retrouver s'amenuisait considérablement. A moins qu'il fût rentré chez eux. Mais elle en doutait. Draco était plutôt du genre à s'isoler lorsque quelque chose n'allait pas. Il ne serait sûrement pas revenu vers elle comme ça, attendant qu'elle le plaigne.
Elle continua donc à chercher ici, se contentant d'espérer puisqu'elle n'avait d'autre choix.
Passant devant une porte qu'elle reconnut immédiatement, elle eut un doute.
Oui, il devait être là. Elle actionna la poignée avec précaution et entra dans ce qui fut sa prison, il y a des mois de cela.
La pièce était plongée dans le noir et elle avança à tâtons le long des murs. Elle préférait ne pas allumer son Lumos qui aurait agressé Draco. Elle entendait sa respiration saccadée à l'autre bout de la pièce. Elle s'approcha avec plus de confiance et s'agenouilla auprès de lui. Il était assis par terre, le visage enfoui dans ses grandes mains blanches.
- N'approche pas. »
Elle soupira.
Elle se rapprocha un peu plus de lui et posa sa main sur son épaule.
- Draco... »
Comme électrocuté, il bondit sur ses pieds.
- N'APPROCHE PAS JE TE DIS ! »
Il lança son poing qui atterrit contre le mur, le craquement de ses doigts résonnant presque entre les parois lugubres.
- IL NE FAUT PLUS ! IL NE FAUT PLUS QUE TU ME VOIS ! IL NE FAUT PLUS QUE TU M'APPROCHES ! TU COMPRENDS CA GRANGER ?! »
Elle le scruta douloureusement, comprenant la douleur qui emplissait son être. Elle ne pouvait rien faire, il fallait qu'il se calme. Il parcourait la pièce de long en large, hurlant qu'elle devait l'abandonner ou même le tuer. Qu'il ne comprenait pas comment elle avait pu lui pardonner tout cela. Qu'il ne pourrait plus jamais la regarder dans les yeux sans penser à la terreur qu'il y avait lue dans certains souvenirs. Non, il devait partir. Loin. Et la laisser vivre.
Sur ces derniers mots, il sortit en courant et elle l'entendit dévaler les escaliers. Lasse, elle se leva à son tour et suivit le même chemin que lui. Une fois dans la cuisine, elle sortit par la porte du jardin qui était ouverte et marcha mécaniquement dans les pas que Draco avait laissés dans la neige. Elle abandonna rapidement, ses petites jambes ne pouvant suivre le rythme des grandes enjambées du blond.
Lorsqu'elle arriva à lui, il était assis sur le bord de la petite fontaine, dont l'eau avait été gelée par l'hiver. Il avait beau cacher son visage et être aussi silencieux qu'une tombe, elle savait qu'il pleurait.
Poussée par une force contre laquelle il était inutile de se battre, ne tenant pas compte de l'ordre qu'il lui avait donné, elle se posta devant lui et le serra contre elle, de toutes ses forces.
Sa tête contre le ventre de sa compagne, il tenta de se défaire de son étreinte, mais la petite paire de bras cachait bien son jeu, et vu son état, il cessa bien vite de se débattre. Il s'abandonna alors contre la chaleur de ce corps qu'il aimait plus que tout. Il passa ses bras autour de ses hanches et la serra un peu plus.
La petite brune glissa ses mains dans la chevelure blonde, ébouriffée par le vent, et se tint ainsi sans bouger, le laissant pleurer autant qu'il voulait. Elle lui devait bien ça.
Au bout d'un long moment, elle le sentit se calmer, son corps se détendant à mesure que les larmes tarissaient sur ses joues. Il sursauta soudain.
- Il a bougé... »
Il releva la tête, les yeux encore rougis et le teint encore un peu blafard, mais il souriait.
Son cœur fit un bond dans sa poitrine. Ce sourire... Elle l'aimait tant. Il avait le mérite de toujours déclencher chez elle un long frisson de bonheur et elle ne pouvait jamais s'empêcher d'y répondre.
Draco souffla dans ses mains jointes, un grand nuage de buée se répandant autour de lui. Les ayant ainsi un peu réchauffées, il glissa les mains sous le pull épais d'Hermione. Tricoté mains, ce devait encore être un cadeau de la mère Weasley. Il sentit Hermione frissonner à ce contact et posa ses mains bien à plat sur son ventre rebondit et bien rond.
Une nouvelle secousse le fit sourire encore plus largement. C'était comme si tous les évènements de cette soirée n'avaient jamais existés. La douleur n'était plus que floue au fond de lui. Il respirait à nouveau. Car il fallait vivre.
Il se leva et encadra le visage fin et glacé d'Hermione.
- Je t'aime. »
Les larmes aux yeux, elle tourna légèrement la tête et embrassa la paume de Draco avec tendresse.
- Pardonnes-moi mon amour, de ne t'avoir rien dit. Je voulais... Je voulais tellement que tout soit parfait... Que tu... Que tu puisses enfin vivre sans être rongé par le remord... Je... »
Il ne la laissa pas finir, emprisonnant ses lèvres dans un doux baiser. Un sanglot s'échappa de la gorge d'Hermione et elle se blottit contre lui, les mains accrochées à son vêtement.
- Je ne t'en veux pas. Je comprends tout maintenant... J'ai sûrement du le faire dans le passé, mais je veux tout de même te dire que... Que je suis désolé. Profondément. Tout ça est fini désormais... Nous n'oublierons rien, mais nous vivrons avec. Je veux que nous soyons heureux. Tu le mérites mon amour. »
- Nous allons être heureux. »
- Surtout avec ce petit bout qui ne va pas tarder... »
Ils se penchèrent tous deux sur le ventre d'Hermione et sourirent. Draco passa son bras autour des épaules d'Hermione et l'entraîna vers l'intérieur.
- Tu as dû te fatiguer à transplaner. Il faut que tu fasses attention mon ange. Je t'avais dit de ne pas venir... »
Elle leva vers lui un regard malicieux et teinté d'amour.
- Mais je suis quand même heureux que tu sois venue. »
Il se pencha pour l'embrasser à nouveau, tandis qu'il refermait la porte de la cuisine.
- Rentrons à la maison. »
- Il me reste une dernière chose à faire... »
- Quoi donc ? »
- Tu vas voir. »
Il l'entraîna à l'étage et la conduisit jusqu'à la chambre. Il entra dans la pièce secrète, laissée ouverte, et glissa sa main dans sa poche pour en ressortir un petit objet brillant qu'elle ne reconnut pas tout de suite. Il leva la main et la chaîne se déroula devant ses yeux, laissant pendre le pendentif argenté sur lequel on pouvait voir un serpent aux crocs acérés, enroulé autour d'une tête de mort. Elle ouvrit la bouche, puis la referma.
Il posa la chaîne sur une étagère et recula de quelques pas. Prononçant une formule inaudible, il referma magiquement le passage. Il se retourna vers elle et lui sourit.
Non, il n'y avait pas besoin de dire quoique ce soit. Ce geste, plus symbolique qu'autre chose, n'avait pas besoin d'être qualifié par le moindre mot. La plaie était refermée. Les larmes avaient séchées. La boucle était bouclée.
- Rentrons. »
Elle acquiesça.
Une fois dehors, ils refermèrent ensemble le lourd portail du manoir et contemplèrent le grand bâtiment quelques instants. Sortant leur baguette d'un geste égal, ils la pointèrent tous deux sur les murs grisâtres. Et, dans un grand fracas accompagné de poussière et d'étincelles, le château s'effondra, ne laissant au final qu'un énorme tas de pierres et de bois encore fumant.
Ils se regardèrent, sourirent, se prirent la main qu'ils avaient encore un peu tremblante et, dans un pop sec, disparurent ensemble, laissant derrière eux cette nuit qu'aucune étoile n'aurait osé éclairer.
HAAAAAAAA, c'est tout de même plus joyeux comme fin, non ? J'ai failli les laisser vraiment mourir, puis j'me suis dégonflée... J'ai vraiment du mal à tuer ces petits personnages fictifs, nom d'une pipe ! J'espère que ça vous a plus et que vous aurez pris autant de plaisir à lire cette histoire que j'en ai pris pour l'écrire. Vous avez été juste parfaits, toujours là, vous m'avez jamais lâchée et je vous en remercie de tout mon coeur. C'est tellement bon de savoir que quelque part dans ce monde, des gens aiment ce que je fais.
MERCI, MERCI, MERCI.
Mille bisous à vous tous, bonne continuation.
