Je sais que j'ai mis des mois pour poster ce chapitre, je m'en excuse. J'ai écrit sur une revenante en priorité et maintenant que cette fic est finie, je vous ai écrit le chapitre 4 d'Open. Cette fic comportera peu de chapitre, je ne sais pas encore combien mais bien moins qu'une revenante. Je suis entrain d'écrire un OS sur du Quinntana, il sera normalement assez long et il sera différent des mes fics. Enfin un univers différent.

Open sera ma seule fic, normalement, au lycée. Je préfère un univers adulte où les personnages ont plus de maturité. Bref.

Juju : Merci à toi pour ton commentaire. Malgré le temps voici la suite.

Dess : merci à toi. Voici la suite. Sue jouera un rôle important dans cette fic, plus que Will qui sera inexistant héhé. Le grand dadet, il fera encore des siennes héhé

Naomi : Merci à toi.

Potter : Voici la suite et Sue on la découvrira un peu plus grâce à Santana.

Junki : Merci pour ton commentaire encore une fois super commentaire lol.

Santana : Désolée du temps pour poster mais je vais accélérer maintenant, j'écrirai plus souvent sur cette fiction. Hum je ne sais pas pour les POV de Quinn, peut-être à la fin

Bonne lecture à vous.

Encore une fois, je me trouve dans cet hôpital que je hais de tout mon cœur. Encore une fois, je suis dans cette chambre aussi blanche que le visage de mon amie. Encore une fois, je lui tiens la main en priant pour qu'elle revienne parmi nous. Cela fait deux semaines que l'incident Finn s'est produit, j'ai supplié Quinn de leur donner tort, d'ouvrir ses magnifiques yeux verts. Mais rien y fait. Elle reste allonger sur ce lit, ses paupières fermées et ses pensées loin de nous. Je ne sais plus quoi faire, j'ai envie de fuir à chaque fois mais je reste présente, je suis persuadée qu'à force de l'agacer, elle va se réveiller. Ma meilleure amie a tendance à aimer la solitude, à apprécier d'avoir des instants seule, loin de tous pour réfléchir. Et depuis qu'elle est ici, c'est impossible. On vient tous la voir, pour lui parler, on doit bien lui casser les oreilles mais tant mieux. Si elle n'est pas contente qu'elle nous le dise, qu'elle ouvre ses paupières et qu'elle nous crie dessus en nous demandant le silence. Mais je commence à perdre espoir, je doute qu'elle le fasse un jour. Je doute de revoir Quinn comme avant, avec son air froid, la reine des glaces, je doute de la voir me hurler dessus et me sortir de mes gonds.

« Q comme toujours je viens te faire mon rapport. Tu sais que ça fait deux semaines que Finn a atterrit dans le bureau du principal He bien, il a été renvoyé pour un mois. J'ai appris par Kurt que la mère Hudson n'a vraiment pas apprécié son comportement... » Ma gorge se serre et mes larmes coulent, je ne sais pas ce qui me prend d'un coup. Je suis si faible. « Tu dois revenir Q, je t'en supplie. La vie sans toi est morose. Plus personne n'est présent pour me botter le derrière, pour mettre dans la vie au lycée. Toi et moi, on est les reines du lycée... Les élèves s'ennuient à mourir car on ne crée plus de scandale, car on n'est plus présente pour leur faire vivre un cauchemars... Q, reviens-nous. Tout le monde t'attend ici. » Je me lève d'un bond et je me mets à hurler laissant mes nerfs agir sur moi. « Bon sang, tu es si bien là où tu es que tu nous oublies. On est quoi pour toi... Je sais qu'on n'a pas été la hauteur... Je sais qu'on t'a tourné le dos à plusieurs reprises et que tu t'es sentie seule. Mais tu dois rentrer à la maison, revenir chez toi et c'est ici Q. Ta maison t'attend, on t'attend tous. Alors bon sang, ouvres tes yeux, hurles-moi dessus et viens faire vivre un enfer à l'idiot du village et la naine. » Je reprends ma respiration et reprends place. « On est tous derrière toi et on a besoin de toi. »

« San...Sant...Santana Lo...Lopez a...besoin de personne. »

Je fais un bond sur ma chaise, mon regard est fixé sur Quinn, je n'y crois pas, j'ai bien entendu, elle vient de parler. Je n'ai pas rêvé n'est-ce pas ? Puis elle ouvre difficilement les paupières et son visage fait une grimace. Je définis cette grimace comme une douleur. Sa main perfusée bouge vers sa tête avec difficulté et elle se masse la tempe. Je n'arrive pas à sortir un seul son de ma bouche et c'est bien la première fois de ma vie. Quinnn Fabray m'a cloué le bec. Revoir ces yeux verts me font un bien fou, sa voix a réussi à ressusciter mon cœur et mes espérances en la vie.

« Soif. »

Un simple mot mais qui me ramène sur Terre, je prends le pichet qui est juste à côté du lit et je renverse l'eau dans un verre. Mes membres tremblent mais je n'y porte aucune attention, ce qui compte est de répondre à la simple demande de mon amie. Je l'aide à s'asseoir pour boire, je vois qu'elle a mal mais elle se tait. Je vois son regard lointain tandis qu'elle boit, j'aimerai être dans sa tête pour comprendre ses pensées. Elle avale quelques gorgées puis se laisse tomber mollement sur le matelas. Et moi, je continue à la fixer comme une abrutie. J'ai l'impression de voir une revenante et c'est ce qu'elle est. Elle a défié la mort pour être ici, ses yeux ouverts mais si loin. Je reprends place sur ma chaise et je lui prends la main. Mais elle ne réagit pas, elle a l'air ailleurs, dans un autre monde. Je ne sais pas si je dois la déranger ou non, je ne sais pas quoi faire encore une fois. Je suis stupide et j'ai l'impression d'être lâche. Je pourrai lui poser des questions sur son état et faire appel à une infirmière mais je n'ose pas. Car je sais que je l'enfermerai dans un gouffre sans fin. Quand elle apprendra son état, elle va être dévastée et je n'ai pas la force d'être coupable de cela. Alors je me tais et j'attends. Au bout d'une dizaine de minute, elle tourne ses yeux vers moi et parle d'une voix épuisée.

« Je ne sens...pas mes...jambes. »

Mon cœur se serre dans ma poitrine, elle l'a dit, elle l'a compris, elle a deviné une partie de son état. Et moi je reste là, la bouche ouverte et le regard attristé. Elle commence à rire, un rire de désespoir, un rire ironique. Par moment, elle s'arrête pour tousser et pour reprendre sa respiration. J'ai l'impression qu'elle perd la tête, qu'elle n'est pas la Quinn d'avant. Bon en même temps, cela fait à peine dix minutes qu'elle est revenue. Je serre un peu sa main mais elle se détache de ce simple contact et mon cœur se brise. Je ne sais pas pourquoi je réagis ainsi et je me hais, je me hais comme cet hôpital. Elle détourne son regard du mien et d'un geste faible, elle remonte le drap sur son corps. Je ne sais pas à quoi elle pense, de toute façon, Quinn a toujours été une énigme pour moi. J'ai voulu la comprendre, percer sa carapace mais elle a toujours refusé l'accès, ma meilleure amie est fermée à tout le monde malheureusement. Elle ne se confie pas, elle ne laisse pas ses sentiments parlés. Finn a même cru, à une époque, qu'elle était dénue de tout sentiment humain mais ce n'est qu'un idiot. Car Quinn Fabray a des sentiments, elle n'est pas morte de l'intérieur. Mais j'ai peur que cela arrive à présent.

« J'ai...J'ai...Besoin d'un docteur. »

Mon esprit est encore focalisé sur mon amie, pourtant mon corps répond à chaque demande. Je me lève et me dirige hors de cette chambre, d'un côté, je me sens soulagée car Quinn a l'air morte de l'intérieur. Pourtant j'ai qu'une envie retourner près d'elle, lui dire que je suis soulagée et heureuse de l'entendre parler, de voir ses membres en mouvement et qu'elle m' a manquée. Ce serait de la faiblesse, j'en ai conscience, les sentiments ne font pas partis de notre amitié, on doit se montrer froide et distante. A quoi bon ? J'ai failli la perdre, elle a été à deux doigts de partir loin de ce monde qui est le nôtre. A présent tout va changer, je vais mettre un terme à ses non dits, à cette retenue et je vais lui prouver qu'elle peut avoir confiance en moi. Je croise un des médecins de Quinn, je l'intercepte et lui dis que mon amie s'est réveillée. Suite à mon annonce, il se met à courir vers sa patiente et moi je reste dans ce couloir, je pense enfin à Judy. Je prends mon téléphone pour l'appeler et lui annoncer la bonne nouvelle. Ma voix est lointaine durant l'appel, je ne sais pas ce qui m'arrive, je ne me comprends pas. Je devrais être soulager, heureuse et sauter de joie mais je suis tétanisée.

Un frisson d'effroi me parcourt quand j'entends un hurlement de détresse, ce hurlement provient de mon amie. Et mon corps réagit de nouveau, je cours jusqu'à elle et je me fige quand je la vois en pleurs et supplier pour que tout ceci soit une blague. Son désespoir atteint chaque cellule de mon corps, chaque parcelle de ma peau. Elle suffoque et le médecin lui met un masque d'oxygène sur le visage. Je n'ai jamais vu Quinn aussi dévastée, aussi perdue dans ce monde. Elle serre fébrilement le drap contre elle, les larmes se déversent sur son visage et la douleur transparaît. Je m'approche doucement d'elle, elle tente d'enlever le masque et hurle qu'on la laisse seule. Mais je ne l'écoute pas, d'une poigne de fer je tiens son masque pour qu'elle puisse respirer et de mon bras libre, je la prends et la serre contre moi. Malgré le peu de force qu'elle a et son état, Qunn se débat, n'acceptant pas mon aide et mon soutient, je ne flanche pas pour autant, je serre de plus en plus mon emprise jusqu'à elle qu'elle baisse les bras. Ce qu'elle fait en une minute chrono, elle s'effondre dans mes bras, elle pleure en lâchant prise totalement. Sa force psychologique vient de se détruire contre un mur, elle n'a plus le courage de lutter et je le ressens au plus profond de moi.

« Je...Je...n'ai...plus rien. »

Ces mots m'arrachent le cœur, Quinn se trompe, elle a des amis sur qui elle peut compter à présent, elle a sa mère et des gens derrière elle. Je me contente de serrer mon étreinte pour lui prouver ma présence, les mots ne servent à rien. Les mots sont inutiles, les actes sont la preuve du soutient et de l'amitié qui nous lie. On reste ainsi durant de très longues minutes, je n'ai pas l'impression de lui apporter grand réconfort car elle continue de pleurer. Ses larmes sont un poison qui s'immisce dans mes veines, son état me détruit de l'intérieur. Je me promets que Quinn reprendra goût à la vie, qu'elle sourira de nouveau et qu'elle aura le courage de se battre contre ce drame. Je serai présente pour elle et je serai sa personne, elle a besoin d'une personne près d'elle et ce sera moi.

« Quinn ? »

Judy fait son apparition, elle se jette sur sa fille ne faisant pas attention à sa douleur physique. Le visage de mon amie se transforme en un rictus de souffrance, sa mère lui fait mal. Pourtant, elle garde le silence, elle ne laisse pas un seul gémissement sortir de sa bouche. Et à ce moment précis, le regard de Quinn se voile et je vois sa lueur s'éteindre. Ses yeux ont perdu la vie et j'ai l'impression que c'est son âme qui vient de disparaître d'un coup. Elle vient de se fermer au monde, elle vient de perdre les derniers espoirs qu'elle avait avant l'accident. La Quinn Fabray que je connais vient de mourir sous mes yeux et je sais que je ne peux rien y faire. Son regard croise le mien et je comprends qu'elle sait que je sais. Pourtant elle ne cherche pas à le cacher, elle laisse ses yeux dans les miens. Comme une preuve que rien ne peut la faire changer, elle me défie et moi je reste planter dans cette chambre effrayée. Je reconnais cette sensation, je l'ai ressenti lorsque j'ai appris que la ville, le monde entier allaient apprendre pour mon homosexualité. Pourtant cette frayeur ne me concerne pas, elle concerne Quinn. J'ai peur qu'elle retombe dans ses vieux démons, qu'elle change de nouveau de couleur de cheveux et qu'elle reprenne ses vêtements du début d'année. Je dois impérativement trouver un moyen de changer ce regard, de refaire renaître Quinn. Il en est de mon devoir car elle ne peut être happer par les ténèbres et je le refuse catégoriquement. Judy desserre son étreinte, elle prend le visage de sa fille entre ses mains.

« Je suis heureuse que tu sois de nouveau parmi nous. Tous les jours, on est venu te voir. Quand je dis on, je parle de Santana, de ta coach, de Sam... »

Je n'écoute plus les détails, je fais juste attention aux réactions de Quinn et elle n'en a aucune. Elle reste impassible et fermer, je me demande même si elle écoute sa mère. Mais Judy ne le remarque pas, trop heureuse de retrouver sa fille. Je soupire silencieusement car cette joie disparaîtra rapidement, elle s'évaporera quand elle comprendra que Quinn n'est plus là, qu'elle est absente. Je la plains car elle a tellement souffert durant ces quatre semaines, elle a pleuré, elle a prié, elle s'est abandonnée totalement. Et maintenant, elle va devoir entamer un nouveau combat, elle va devoir se battre pour que sa fille se relève et que la lueur rebrille dans ses yeux. Je suis persuadée que ce combat va être long et pleins d'embûches. Ce combat qui sera le mien aussi. Je ne compte pas abandonner ma meilleure amie et je vais tout donner pour aider Judy et Quinn, c'est ma parole et ma promesse.

Judy a fini de parler, elle attend une réponse de sa fille mais mon amie reste silencieuse, le regard dans le vide et les mains crispées sur ce drap. Je veux comprendre ce qu'il a d'important ce fichu drap, ce qu'elle cherche à travers lui mais les réponses ne viendront pas. Le mutisme de Quinn débute et il continuera. Pourquoi ce silence alors qu'elle m'a dit quelques mots ? Encore une question sans réponse. Judy tourne sa tête vers moi, elle est désemparée et elle se trouve perdue par le silence de sa fille.

« Ma puce, que se passe-t-il ? Tu as mal quelques parts ? »

Le silence revient dominer la pièce, Judy se lève et moi je reste à ma place encore et toujours. Pour le moment, je n'ai pas la force de bouger. La mère de Quinn se dirige vers la médecin qui est resté dans la chambre depuis le début.

« Pourquoi ne me répond-elle pas ? » Demande Judy inquiète et désarmée.

« Ca doit venir du choc. On doit lui laisser le temps de digérer son état et de prendre conscience qu'elle est vivante. »

Judy hoche la tête, à cet instant, elle paraît si fragile. Je reviens vers Quinn, cette fois-ci, j'arrive à marcher, je m'installe au bord du lit. Mais elle se retourne doucement et s'enfouit sous le drap. Comprenant qu'elle a besoin d'espace nous sortant tous de la pièce résignée face à ce mur que mon amie s'est construit. J'espère que demain, elle ira un peu mieux et qu'elle aura retrouver l'usage de la parole. Judy me prend le bras et me murmure.

« Au moins, elle a ouvert les yeux. »