Bon j'ai été encore un peu longue pour poster un nouveau chapitre mais j'ai été très occupée à d'autres choses ! Il faudra d'ailleurs être patient sûrement une fois encore pour découvrir la suite car croyez le j'en suis désolée mais je vais avoir peu de temps pour l'écrire !
Pau : encore merci pour cette longue review détaillée et si encourageante!
Lola,Marion et Debby' andy : votre fidélité à cette histoire m'honore !
Cfckc9 :)
Merci à tous les autres car chaque petit comm est un réel plaisir.
Aux autres merci sincèrement de suivre encore !
Pour info, l'histoire reprend le même soir que dans le précédent chapitre.
Chapitre 14
Un peu plus tôt dans la soirée, il était 21 h et Britt venait de coucher Danny. Elle était restée un petit moment à l'observer tandis que ce petit être si précieux à ses yeux basculait dans le sommeil. Elle s'était laissé aller à un dernier baiser qu'elle avait déposé sur son front dans un geste d'une infinie tendresse. Elle était sortie à pas de velours de la chambre pour rejoindre le salon ou elle s'était littéralement effondrée dans le canapé. Un sentiment de tristesse démesurée s'empara de son être. Pas besoin de faire un bilan de la journée. C'était purement et simplement une des plus difficiles qui lui ai été donné de vivre. Pourtant tout avait bien commencé, elle se faisait une telle joie de voir Santana qu'elle n'avait pratiquement pas fermer l'oeil de la nuit. Cette femme la plongeait dans un tel état d'excitation et de bonheur que s'en était presque trop. Elles avaient une fois encore partager des moments qui avaient des allures de pure magie. Elle n'aurait jamais pu envisager créer une telle complicité avec qui que ce soit en seulement un petit mois de temps. Chaque instant en sa compagnie était formidable mais tout avait basculé quand d'un coup la réalité avait repris le dessus.
Elle n'avait que trop occulté le statut de future mariée de la brune et elle s'était sévèrement pris une claque quand d'un coup tout était devenu si réel. Elle ne pouvait plus faire comme si cette partie de la vie de Santana n'existait pas. Désormais elle mettait même un visage sur cette femme à qui elle avait évité de penser jusqu'à aujourd'hui. Elle s'était immiscée au milieu d'une relation au risque de briser un couple ce qui ne lui ressemblait vraiment pas. Elle s'était trahie elle même quand elle avait entamé cette liaison. Cette femme avait fait volé tous ses principes en éclat. Elle avait complètement bouleversée l'univers qu'elle s'était employé à créer au fil des années. Elle avait perdu le contrôle et elle devait à présent en assumer les lourdes conséquences. Elle souffrait atrocement à l'idée de ne plus jamais la revoir mais il était trop tard. Maintenant elle ne pouvait plus assumer cette relation.
D'un autre côté, elle ne pouvait revenir en arrière et tout effacer. Certes, elle souffrait de la situation mais les prises de conscience qu'elle avait eu grâce à elle étaient trop importantes pour qu'elle en fasse abstraction. Elle savait désormais qu'elle vivait dans l'erreur depuis trop longtemps. Elle avait mis trop de choses entre parenthèses pendant toutes ces années. Grâce à elle, elle avait palpé une forme de bonheur qu'elle ne soupçonnait pas exister. Il lui semblait que sa vie était satisfaisante mais maintenant elle avait conscience que ce n'était pas le cas. Elle ne pourrait reprendre sa vie d'avant comme si de rien était et faire une croix sur cette nouvelle forme d'épanouissement auquel elle avait gouté. Elle savait désormais qu'elle avait envie de plus, qu'elle méritait plus. Elle souhaitait plus que tout à présent repartir sur de nouvelles bases car elle possédait de nouvelles données qui avaient tout balayé, tout changé. Mais par ou commencer? elle ne détenait pas de réponse à cette question.
Premièrement elle devait sortir cette femme de son coeur et de son esprit ce qui dans l'immédiat lui paraissait impossible. Elle ferma les paupières un instant et L'intégralité de leur relation défila devant ses yeux. La première fois qu'elle l'avait aperçu de manière brève au club. Leurs regards qui s'étaient croisés l'espace d'une seconde. Puis leur véritable rencontre à l'hôpital, l'inquiétude qu'elle avait pour Danny qui s'était amoindrie grâce à sa présence, à son côté si rassurant. La gentillesse dont elle avait fait preuve face à la différence de son enfant. La carapace de Santana qu'elle avait aperçu se fissurer au contact des gosses malades. L'image de cette femme en apparence si forte et détachée qui cachait dans le fond une sensibilité si émouvante. Ensuite il y avait eu cette fameuse journée ou elle s'était livrée à elle sans retenue et le baiser qu'elles avaient échangé. Ce désir si brûlant et intense qui l'avait consumé quand elle avait tenté de la séduire. la première fois ou Santana s'était emparée de son corps et la relation si merveilleuse qui avait suivi. L'amour qui avait grandi chaque jour un peu plus pour elle. Les sentiments démesurés qu'elle possédait pour sa personne. Chaque sourire échangé, chaque parole partagée, chaque battement de coeur ressenti dans ses bras tourbillonnait dans son esprit. Demain elle attaquerait son premier jour sans elle. Et la sensation de manque était déjà immense. Les semaines à venir allaient certainement faire partie des plus pénibles de son existence. Et pourtant elle en avait connu des moments difficiles.
Comme à chaque période de sa vie ou elle se sentait désemparée, le souvenir de ses parents disparus resurgissait. Ce foutu destin les lui avait arraché. Tout serait si différent si aujourd'hui elle pouvait ne serait ce qu'entendre une parole rassurante de la bouche de sa mère. Il passait rarement une journée sans qu'elle pense à elle. A sa gentillesse, à ce comportement si protecteur qu'elle avait avec elle. Le temps avait passé mais les souvenirs restaient. Parfois Britt se laissait aller à une douce nostalgie en repensant à son enfance, à cette bulle d'amour dans laquelle elle avait grandi. A contrario parfois penser à eux la plongeait dans un état de rage et les plaies qu'elle avait tentée de faire cicatriser se rouvraient la laissant rempli d'un sentiment d'injustice. Et les émotions liées à cette perte brutale et tragique revenait sur le devant de la scène. La solitude, la mort, la trahison, le rejet elle avait tout subi au cours de son existence.
Mais désormais c'était un nouveau combat qui l'attendait. Vivre sans la présence de la personne dont elle était éperdument amoureuse.
Santana Lopez avait vécu un des pires week end de sa vie. Le samedi elle s'était trainée du canapé à la chambre en proie à de violents maux de tête révélateur de ses abus de la veille. Depuis quelques années elle gérait de plus en plus mal les lendemains de fête et la fatigue qui les accompagnait mais là il fallait composer avec la gueule de bois et avec le désarroi qu'elle ressentait. Carmen s'était agacée contre elle. Elle avait tenté d'obtenir des explications sur la distance qu'elle avait mis en entre elles durant ces derniers jours mais San avait soigneusement évitée toute conversation sur le sujet. Finalement Carmen était partie travailler en lui faisant sévèrement la tête. Après son départ, elle avait enfin pu laissé libre cours à son chagrin. Quinn l'avait appelé pour prendre de ses nouvelles et le seule fait d'entendre la voix de son amie lui avait fait du bien. Elle savait parfaitement que la blonde était en compagnie de Rachel et elle lui était extrêmement reconnaissante qu'elle prenne sur ce temps pour tenter de lui apporter du réconfort. Mais les mots de Quinn n'avait pas suffit à faire s'envoler sa peine et elle avait pleurée une bonne partie de la soirée et avait fini par s'endormir complètement vidée. Le dimanche son état ne s'était guère amélioré et Carmen avait cru qu'elle était malade et l'avait laissé tranquille. Elle n'avait pas démenti et était resté la plupart de sa journée dans son lit lasse et accablée d'une morosité destructrice.
Désormais il était lundi 8 h du matin et bien qu'elle ait eu grande peine à se lever et à trouver le courage de venir travailler, elle était sur ses deux jambes, prête à assurer sa journée. Le travail était sa seule forme de salut, la seule chose qui la sortirait de son spleen. Le docteur Robbins lui avait demandé de passer à son bureau ce matin. Elle souhaitait lui faire part d'un projet qu'elle allait mettre en place. Elle frappa un coup à la porte du bureau et Arizona Robbins la pria de rentrer.
"Bonjour"
"Bonjour Lopez! Asseyez vous!"
Santana prit place face à sa chef. Arizona farfouillait dans ses papiers et San en profita pour la dévisager tandis que celle ci ne la regardait pas. Elle s'était aperçu d'un changement de comportement chez sa chef depuis une quinzaine de jours et les traits tirés de son visage vinrent confirmés à San qu'elle n'avait pas l'air au mieux de sa forme. Des cernes dessinées sous ses yeux révélaient un état de fatigue avancée. Ce qui était normal vu la cadence de travail et la pression quotidienne qui pesait sur ses épaules. Mais là elle percevait quelque chose d'un peu différent sur son visage. D'ordinaire même si sa chef la poussait dans ses retranchements afin qu'elle effectue un meilleur travail et qu'elle faisait preuve d'autorité, elle était aussi d'une nature souriante et joyeuse. Aujourd'hui on aurait dit que toute forme d'allégresse et d'optimisme avait disparue de son faciès. Elle se sentit un peu gênée quand le docteur Robbins redressa le visage et la surprit en train de la fixer. Santana toussota en tentant de reprendre contenance.
"bon j'aimerai vous faire part d'un projet qui me tient à coeur et pour lequel je sollicite votre aide. je souhaiterai faire venir des enfants d'Afrique qui nécessite des soins et des opérations qui ne peuvent leur être fournis sur place."
Santana écoutait à présent avec attention.
"je suis actuellement au début de ce projet et je travaille en partenariat avec des gens qui se trouvent sur place. C'est un projet naissant et pour lequel il va falloir effectuer pas mal de démarches. De l'administratif en premier lieu et bien sûr une prise en charge quasi constante à l'arrivée des enfants dans cet hôpital. Aussi je me disais que vous pourriez peut être y participer et consacrer de votre temps à ce projet de grande envergure. Si toutefois vous acceptez et que vous vous investissez à mes côtés sachez que je parlerai de vous au chef afin de mettre en avant vos compétences concernant le poste de chef des résidents! je sais que vous avez les épaules pour ce poste Lopez et à mon sens vous êtes la personne la plus qualifiée pour l'obtenir mais cependant j'ai besoin de vous me le prouviez définitivement!"
San ne prit même pas le temps de la réflexion.
"je marche avec vous!"
Le docteur Robbins ne fut même pas surprise de la rapidité de la réponse. Si elle l'avait sollicitée c'était parce qu'elle connaissait d'avance sa réponse.
"Bon ... hé bien je dois dire que je m'attendais à une réponse favorable de votre part mais il faut que vous ayez conscience que cela va empièter énormément sur votre temps personnel et si vous me suivez dans ce projet je vous demanderais de le faire sans demi mesure."
"Et ce sera le cas! je vous remercie de cette confiance et croyez moi vous ne serez pas déçue!"
Les deux femmes se regardèrent silencieusement l'espace d'une minute. L'échange de regard était franc et scellait leur future collaboration.
"Bon tous les documents qui concernent ce projet se trouvent dans ce dossier. Je vous demanderai de l'étudier avec attention. Et nous ferons un point demain sur la continuité de ce projet. Je vous expliquerai en détails à ce moment là comment nous allons procéder. Vos idées seront bien sûr les bienvenues. Nous travaillerons d'égal à égal vous et moi sur ce projet!"
Elle lui tendit le dossier et San s'en empara. Elle lui lança un dernier regard et un petit signe de la tête et sortit de la pièce, les papiers sous son bras. Elle venait de trouver le meilleur des moyens de faire abstraction de la désolation de sa propre petite vie. Plus que jamais elle allait s'investir et tout donner dans cette entreprise afin de réussir la mission qui lui été confié. C'est donc requinquée et l'esprit accaparé par ce nouveau but qu'elle attaqua sa journée.
Quinn Fabray arpentait les couloirs de l'hôpital, elle se rendait à sa pause pour déjeuner. Ce matin elle avait assisté le docteur Morrisson sur une opération assez bénigne. Morrisson l'avait taquiné sur sa mine réjouie et le sourire béat qu'elle affichait tentant qu'elle lâche le morceau sur les activités de son week end. Elle était en train de tomber amoureuse et visiblement ce fait là se lisait sur son visage. Elle avait passé un week end mémorable en compagnie de Rachel et même si elle était épuisée parce qu'elle avait peu dormie, elle rayonnait et un sourire presque idiot ne quittait pas son visage. Elle filait en direction du réfectoire lorsqu'elle aperçut la petite brune. Son coeur s'accélèra tandis que Rachel s'avançait dans sa direction. Lorsqu'elles furent à peine à un mètre de distance, elles s'arrêtèrent. Quinn retint la furieuse envie qui la tenaillait de lui sauter au cou pour l'embrasser. Elle se contenta de lui envoyer un regard langoureux tentant de lui signifier cette envie. Rachel lui sourit d'un air coquin et scruta les alentours qui était désert au sein du petit couloir. Elle lui fit un signe de la tête pour lui faire comprendre de la suivre. Elle passèrent ensemble devant plusieurs chambres ou la lumière révélait qu'elles étaient occupées jusqu'à finalement trouver une pièce qui semblait vide. Un dernier coup d'oeil aux environs et Rachel tira sur le col de la blouse de la blonde et l'entraina dans la semi obscurité de la chambre.
La brune s'affala contre la porte. Elle regardait Quinn désormais avec avidité et leva la main lui faisant un petit signe pour lui dire d'approcher. Le souffle court, Quinn parcourut le peu de chemin qui les séparait et vint déposer un doux baiser sur ses lèvres entre ouvertes. Rachel soupira faiblement mais il n'en fallut pas plus pour mettre tous les sens de la blonde en éveil et qu'elle se laisse aller à rendre le baiser plus profond. Cette femme l'excitait et la pression de son corps divin contre le sien tandis que leurs langues gesticulaient en coeur lui fit poussait un râle. Un désir violent avait pris possession de sa personne et les gémissements de Rachel entre ses lèvres ne firent que l'accentuer. Ses mains commencèrent à s'immiscer sous le tissu alors qu'elle la poussait encore plus vigoureusement contre la porte. Le fait qu'elle puisse se faire surprendre ne faisait qu'accroitre son excitation.
Sa jambe prit rapidement une place entre les cuisses de la brune qui se trémoussait contre elle pour ressentir plus de contact. la bouche de Quinn trouva le chemin de sa gorge ou elle déposa des baisers mouillés et remonta jusqu'à son oreille dont elle s'appliqua à sucer le lobe. Ses mains voyageaient sur les courbes de son corps sous le tissu de sa blouse. Elle sentit la peau si délicatement douce de Rachel frémir sous ses doigts. Elle glissa ses doigts le long de son ventre, déboutonna les quelques boutons qui lui barraient le passage et franchit le dernier rempart qui la séparait de l'objet de tous ses désirs. Rachel bascula la tête en arrière tandis que la blonde entamait des caresses qui l'électrifiaient, pour preuve son bassin qui poussait fortement sur ses doigts. Rachel était du genre bruyante et expansive, elle l'avait constaté ce week end et la voir se retenir ainsi en se mordant la lèvre ne faisait qu'augmenter le plaisir qu'elle prenait à la faire jouir sous ses doigts.
Un bruit de pas et des éclats de voix se firent entendre dans le couloir et Quinn stoppa instantanément les mouvements de sa main la laissant tout de même ou elle se trouvait. Quinn reconnut parmi les voix celle d'Eva et ne put s'empêcher de sourire en pensant à son amie qui arpentait le couloir sans savoir qu'une scène de la sorte se produisait à quelques mètres d'elle. Rachel baissa le visage dans sa direction et son regard alangui et son sourire malicieux la transperça. Elle n'aurait pu la trouver plus somptueuse qu'à cet instant. Les bruits s'éloignèrent de plus en plus et Quinn mit peu de temps à reprendre là ou elle s'était arrêtée. Rachel introduisit le visage dans son cou et l'incita à accélèrer le mouvement en oscillant du bassin. La pression de sa main s'intensifia ainsi que les gémissements de la brune contre son oreille et Quinn la sentit s'abandonner sous ses doigts dans un petit cri rauque. Elle retira délicatement la main de son pantalon et encercla la taille de la brune tandis qu'elle enfouissait son visage dans son cou. Elles reprirent une respiration plus constante affalées l'une contre l'autre. Rachel passa la tête dans le couloir pour voir si la voie était libre ce qui était le cas, elle agrippa la main de la blonde afin de l'attirer au dehors. Et Rachel lui délivra une oeillade vraiment coquine.
"Même endroit, même heure demain, ce sera mon tour de te prouver mes compétences!"
"Je serai au rendez vous!" Répondit la blonde en la gratifiant d'un clin d'oeil.
"Bon il faut que j'y aille! je te vois tout à l'heure au bar après le service?"
" ok! A tout à l'heure"
La blonde se pencha tout de même et déposa un baiser furtif au coin de ses lèvres avant de tourner les talons et de partir dans l'autre direction. Elle sourit de manière impulsive en pensant au lendemain. Elle se dit que l'hôpital allait devenir un terrain de jeu très intéressant dans les semaines à venir.
La semaine était passée à une allure folle et Santana avait consacrée toutes ses journées à son travail mais également la plupart de ses soirées qu'elle avait passé en compagnie du docteur Robbins à mettre en place les diverses démarches liés à leur projet. Les choses n'étaient pas simples et elles allaient rencontrer des obstacles de taille sur leur chemin mais leur détermination à mener à bien leur dessein était immense. Ce matin Santana avait croisé Carmen avant de partir pour le travail et pour la première fois depuis elles vivaient ensemble, Carmen lui avait renvoyé le fait que son travail prenait trop de place. Jusqu'à maintenant elle avait été conciliante et compréhensive mais elles se voyaient déjà peu et bien que Carmen comprenne l'enjeu déterminant pour son avenir professionnel elle s'était montrée très agacée par le peu de temps que San aurait à lui consacrer dans les prochaines semaines.
Finalement elles s'étaient disputées ce qui n'arrivait presque jamais et San avait eu des paroles désagréables qu'elle regrettait. Deux fois la même semaine, c'était assez rare et donc de ce fait pas anodin. Il fallait se rendre à l'évidence depuis cette histoire avec Brittany ses sentiments pour Carmen n'étaient plus les mêmes et l'énergie et le temps consacré à son travail avait pris une telle ampleur également parce que ça l'arrangeait d'éviter de penser qu'elle commettait sûrement une terrible erreur en persistant dans cette relation avec Carmen. Elle avait conscience de cela mais n'arrivait pas pour autant à faire une croix sur cette vie qu'elles avaient construits depuis toutes ces années. Elle se persuadait que cette tromperie avait entaché leur relation mais que les choses finiraient pas redevenir ce qu'elles étaient. Mais pour la première fois ce matin, elle avait eu des mots envers sa future femme qui était révélateur de la distance qu'il y avait désormais entre elles. Britt lui manquait terriblement et elle avait cru à tort que la présence de Carmen finirait par lui faire oublier toute cette histoire avec la blonde. Mais dés que ses pensées n'étaient plus tournées vers les aléas du travail, c'était indéniablement à elle et à elle seule qu'elle pensait.
Elle était installée autour de la table avec le docteur Robbins discutant des démarches qu'elles pourraient mettre en place pour trouver des fonds. San attrapa sa tasse de café et but une longue gorgée de breuvage en s'affalant sur sa chaise. Ce qui n'échappa pas au docteur Robbins. Elle regarda sa montre.
"Bon Lopez, il est tard et je crois que l'on a assez travaillé pour ce soir!"
Elle s'était relâchée une seconde et se sentait presque honteuse de ne pas démontrer un enthousiasme permanent. Elle ne voulait pas sa chef pense qu'elle ne mettait pas toute son énergie au travail.
"Non ça va ! On peut continuer si vous voulez!"
"Non vraiment il est tard et moi aussi il est temps que je rentre je suis épuisée!"
"ok"
Santana rassemblait ses affaires et le docteur Robbins rejoint son bureau.
"Bon... hé bien bonne soirée Docteur Robbins"
San eut à peine franchir le bout du couloir qu'elle percuta qu'elle avait oubliée sa veste sur la chaise. Elle fit demi-tour et lorsqu'elle franchit la porte du bureau d'Arizona Robbins, le spectacle sous ses yeux la surpris.
le docteur Robbins était effondrée sur son bureau, sa tête entourée de ses bras et elle sanglotait. Elle releva la tête quant elle sentit la présence de Santana et tenta rapidement d'essuyer les traces humides que les larmes avaient déposées sur ses joues. Santana se sentit démesurément embarrassée de la surprendre dans une telle situation.
"Je suis désolée, j'ai oubliée ma veste..."
Arizona Robbins se tortilla sur sa chaise afin de reprendre contenance. Mais visiblement elle n'y parvint pas et cette fois elle fixa le visage de Santana tandis qu'une larme perla au coin de son oeil et roula sur sa joue pour venir mourir à la commissure de ses lèvres. La gêne de San venait de s'accentuer mais elle ne détourna pas le regard. Certes elle était déroutée de voir sa chef ainsi mais elle fut surtout saisi par l'immense tristesse qu'elle put lire dans son regard. Elle avait pratiquement envie de contourner le bureau et de venir la prendre dans ses bras tellement son état de détresse lui faisait mal. Mais elle ne pouvait se résoudre à agir de la sorte. Le docteur Robbins et elle même étaient proches depuis que Santana travaillait à temps plein en pédiatrie mais cela n'en restait pas moins sa chef et elle ne pouvait se permettre ce genre de familiarité. Elle approcha tout de même du bureau et attrapa une chaise pour se positionner juste en face de la blonde qui tentait non sans mal de retenir ses larmes et ses yeux avaient repris leur position initiale et fixait le bureau.
"Peut être souhaitez vous discuter un peu? je peux peut être faire quelque chose?"
Arizona redressa la tête.
"malheureusement il n'y a plus rien à faire! Callie m'a laissé tomber!"
Santana ne s'attendait pas à une telle révélation. Leur couple rendait une image si solide. Comme quoi on ne savait jamais réellement ce qui se passait après le travail dans les foyers des gens. Y avait il quelqu'un sur cette terre qui pouvait prétendre être totalement serein dans ses relations amoureuses?
"Ho... je suis désolée... je ne savais pas..."
"Ne soyez pas désolée santana! je peux vous appeler par votre prénom n'est ce pas?"
"Oui oui! bien sûr"
"De tout façon après la piètre image que je vous offre de moi, je crois qu'il est grand temps de laisser tomber les politesses!"
"Votre petite amie vous a laissé tomber et vous souffrez, je ne vois rien d'honteux dans l'image que vous me renvoyez!" Santana était parfaitement sincère. Voir sa chef malheureuse ne l'empêchait pas pour autant de l'admirer et de la respecter.
"Merci"
"Est ce que vous voulez me parler de ce qui s'est passé?"
San lui lança un regard bienveillant et Arizona comprit qu'elle pouvait s'épancher avec elle si elle le souhaitait.
"Le problème c'est que Callie désire plus que tout avoir un enfant et que moi je n'en veux pas... J'ai beau l'aimer je ne veux pas d'enfants. Des gosses j'en côtoie tous les jours dans cet hôpital. je prends en pleine gueule sans arrêt la détresse des parents, leurs inquiétudes! Je ne veux pas vivre ça je n'aurai pas la force de l'assumer! Seulement pour Callie c'est devenu une obsession et elle pensait que je changerai d'avis mais quand elle a compris que cela ne serait pas le cas, elle a préféré arrêter cette relation! ça fait 15 jours qu'elle ne m'adresse plus la parole et je ne sais plus comment gérer la situation! Je l'aime tellement mais je sais que je ne peux pas la rendre heureuse et ça me tue! "
San venait d'écouter les problèmes de couple de sa chef et elle ne savait absolument pas quel conseil lui donner. le problème était de taille. Si aucune ne changeait d'avis, elle ne pourrait de tout façon pas poursuivre leur chemin ensemble. San se contenta donc de la regarder cherchant dans son esprit les mots qui pourraient apaiser un peu sa peine. Arizona la fixait sans réellement attendre de réponse.
"vous pensez que je suis égoiste? "
"non, je pense que ce qui serait vraiment égoiste ce serait de faire cet enfant pour satisfaire les désirs de la femme que vous aimez sans réellement le vouloir vous même! je comprends parfaitement que vous n'en ayez pas envie, moi même avec tout ce qu'on voit ici je ne suis pas sûre d'en avoir envie! Avoir un enfant est un sacré bouleversement!"
"Je crois que je ne suis pas prête à assumer cette responsabilité!"
"Oui c'est une responsabilité énorme, c'est une inquiétude permanente mais c'est certainement aussi une source de joie et de bonheur intense qui doit vite faire oublier tout ça!"
Arizona paraissait réfléchir aux propos de San.
"Enfin je me permets de vous dire ça mais à vrai dire je n'en suis pas très sûre moi même! Quoiqu'il arrive c'est une décision qui ne se prend pas à la légère!" reprit San
"Je suis vraiment désolée de vous embêter avec toute cette histoire! Mais a votre avis, Jusqu'à quel point faut faire des concessions pour garder la personne qu'on aime?"
" Cette question est certainement l'une des plus essentielles dans toute relation amoureuse malheureusement je suis bien incapable d'y répondre!"
Arizona se leva soudainement, passa ses mains le long de ses joues afin d'essuyer les traces de larmes qui y étaient déposées.
"je sais que vous avez sûrement envie de rentrer! je sais que vous allez prochainement vous marier et que vous avez sûrement envie d'aller retrouver votre future femme!"
"Croyez moi les choses ne sont pas simples pour moi non plus..."
"Ho... je pensais que... enfin je croyais... "
San esquissa un signe de la tête en haussant les épaules. Elles restèrent les yeux dans les yeux comme ça quelques instants partageant au travers de ce regard la compassion qu'elles avaient l'une envers l'autre.
"Bon, cette fois il est temps que je rentre..."
Santana se redressa également et enfila sa veste. Elle s'apprêtait à franchir la porte lorsqu'elle sentit la main d'Arizona encerclait son bras ce qui la fit se retourner. Ses yeux bleus la transperçaient.
"Merci Santana"
San hocha la tête, un léger sourire se dessina sur ses lèvres.
"Bonne soirée Docteur Robbins"
Cette fois, elle franchit définitivement la porte.
Elle filait désormais d'un pas assuré jusqu'au parking pour rejoindre sa voiture. L'esprit complètement occupé par la conversation qu'elle avait eu avec le docteur Robbins. Elle avait vraiment de la peine pour elle, percevoir son chagrin de la sorte la bouleversait sincèrement. La situation dans laquelle elle se trouvait paraissait inextricable et elle se demandait comment elle allait pouvoir se sortir de tout cela. ces deux là s'aimaient, elle en était persuadée, il y avait forcément une solution. Elle espèrait qu'elles sauraient la trouver. Si elle se sentait autant chamboulée c'était également parce que la situation la ramenait forcément dans le marasme dont lequel elle même se trouvait. Certes les choses étaient différentes mais elle compatissait car les sentiments qui l'assaillaient la plongeait également dans une souffrance qu'elle ne savait plus comment maitriser. Elles souffraient toutes les deux pour des raisons bien distinctes mais finalement elles traversaient toutes deux une phase difficile. Elles se devaient de faire des choix et d'en assumer les conséquences.
Arizona était en train de perdre la personne qu'elle aimait et elle était parfaitement impuissante face à cette perte. Devait elle renier ses principes, ses propres désirs pour continuer cette relation? San réfléchit un instant, il y a quelques instants elle était persuadée du contraire mais tout de suite elle fut happée par cette évidence. Si Arizona Robbins est réellement certaine que Callie est la seule et l'unique, elle finirait par remettre en question ses propres considérations pour elle.
Sa tête partit en arrière et son souffle s'intensifia tandis qu'elle prenait enfin conscience que cette évidence s'appliquait également à elle. Elle perçut les battements de son coeur s'accéléraient et des picotements dans le creux de son estomac et enfin elle ouvrit pleinement les yeux sur sa propre situation. Elle était raide dingue amoureuse de Britt et tous les efforts qu'elle avait fait pour se convaincre du contraire étaient vains. Elle avait lutter tant et plus contre ses sentiments, avait tenté de les enfouir mais il refaisait toujours surface plus intense que jamais. Toute l'affection qu'elle avait pour Carmen n'y changerait strictement rien. Elle comprenait qu'elle n'était plus amoureuse de la latina, ce n'était plus la seule et l'unique. C'était définitivement Britt qui avait pris cette place dans ses tripes et dans son coeur. Britt était sa Callie et elle l'avait laissé s'enfuir parce qu'elle était trop lâche pour faire une croix sur le confort et la stabilité qu'elle s'était évertué à construire dans sa petite vie. Elle n'avait rien fait pour la retenir, elle s'était voilé la face parce qu'elle manquait de courage mais il était temps que ça change. Désormais elle était prête à tout balayer, à tout remettre en cause pour cet amour parce que c'était elle et elle seule qui comptait.
Ses doigts tremblaient tandis qu'elle agrippait son portable qui était dans son sac. Elle composa le numéro fébrilement. Il fallait qu'elle la voit. Il fallait qu'elle sache. Plusieurs sonneries retentirent dans son oreille et la voix de Britt résonna dans le téléphone. Répondeur. Le son de sa voix sonnait comme une douce musique dans son esprit. Ce timbre si délicat, si doux, si attachant, si révélateur de sa personnalité. Cette voix désormais elle voulait l'entendre chaque jour de sa vie. Elle voulait que cette voix murmure son prénom, la rassure, la berce de je t'aime et de mots d'amour. Le son de son rire résonna dans sa tête, l'espace d'un instant et elle sentit son être se remplir de tendresse. Il n'était plus temps de rêvasser maintenant elle se devait d'agir. Si Britt ne répondait pas c'est qu'elle devait certainement se trouver au club. Elle enfonça la clé et s'empressa de la tourner faisant vrombir le moteur du véhicule. Marche arrière et ça y est elle était en route enfin décidée à faire face et à ne plus éluder ce qu'elle ressentait.
Le trajet lui parut une éternité et en arrivant au club, elle avait quelque peu perdue de l'énergie qui l'animait. Elle ressentait tellement profondément au creux de son être la force et de la vérité de ses sentiments qu'elle ne s'était même pas poser la question qu'ils ne puissent être réciproque. Mais soudainement elle prit conscience qu'elle n'avait aucune certitude. Tans pis, cette seule évidence méritait d'être prononcer, d'être dite et le reste quelque part elle s'en fichait. C'était devenu viscéral qu'elle le formule, qu'elle l'assume. Quelques en soient les conséquences.
Elle chercha du regard la voiture de Britt sur le parking et ne la vit pas. Santana savait que plusieurs de ses amies travaillaient avec elle. Peut être l'une d'entre elle l'avait emmenée jusqu'au club. Il fallait qu'elle en ait le coeur net. Elle sortit du véhicule et se dirigea jusqu'à l'entrée du club. Après s'être délestée de ses affaires au vestiaire, elle pénétra enfin l'obscurité du lieu. Il y avait un monde fou ce soir, on était vendredi et le club faisait salle comble. Elle cherchait déséspèrement du regard la personne qui l'avait poussé à se rendre jusqu'ici. La déception l'envahit alors qu'elle avait effectué plusieurs tours de salle et constaté qu'elle n'était pas présente. Devait elle se rendre chez elle? Il commençait à se faire tard et puis il y avait Danny. "merde!" Pensa t elle. Sa motivation venait de retomber et elle ne savait plus que faire tout de suite dans l'instant. ça demandait réflexion aussi elle décida qu'un verre ne lui ferait pas de mal. Elle s'installa au bar et commanda une volka. L'alcool coulait au creux de son corps et sa poitrine se réchauffa. Les minutes s'égrainèrent tandis qu'elle continuait à cogiter sur ce qu'elle devait faire. La même serveuse que la dernière fois lui faisait de l'oeil mais une fois encore elle s'en fichait. Flirter avec une femme n'était vraiment pas sa priorité.
Le verre d'alcool n'avait pas entamé sa conviction mais elle avait quand même rendu les armes pour ce soir. Il était tard et elle ne pouvait définitivement pas se rendre chez la blonde comme ça. Il était plus raisonnable de rentrer. Elle tenterait de rappeler Brittany demain et elle finirait bien par répondre. En plus il y avait Carmen et elle se devait désormais de lui dire toute la vérité et de mettre fin à cette histoire. Le moment allait être des plus difficile. Elle sortit de la boite presque dépitée et tandis qu'elle rejoignait sa voiture elle entendit quelqu'un qui l'appelait. Elle se retourna et aperçut une grande brune, les cheveux bouclées qui avançait dans sa direction. Un manteau recouvrait ses épaules mais elle aperçut la petite tenue qui se trouvait au dessus. Le maquillage outrancier qu'elle arborait et ses cuisses dénudées qui dépassaient du manteau finirent de lui confirmer ce qu'elle pensait, c'était une des stripteaseuse qui travaillait au club. La femme ralentit le pas pour s'arrêter quelques mètres devant elle. Elle était immense par rapport à Santana et désormais elle la fixait de ses yeux noirs.
"Tu es venue voir Britt?"
"heu... oui... On se connait?"
"Je m'appelle Allissa! Tu ne connais pas mais moi je te connais!"
Elle lui tendit une main franche et San s'en empara. Sa paume était large et recouvrit l'intégralité de la petite main de Santana.
"Allissa, je sais qui tu es. Britt m'a parlé de toi!"
Bien évidemment elle ne l'avait jamais vu mais Britt lui avait parlé à plusieurs reprises de son amie. C'était quelqu'un qui comptait énormément à ses yeux. C'est étrange mais Santana s'était fait une image de cette fille qui ne correspondait pas du tout à ce qu'elle était dans la réalité.
"Britt ne travaille pas ce soir"
"J'ai vu"
"Pourquoi tu es là?"
la question était cash et quand même indiscrète et San n'avait absolument envie de s'épancher sur le sujet avec cette fille qu'elle ne connaissait pas. Son allure lui inspirait pourtant confiance mais c'était à Britt et à seule qu'elle souhaitait parler.
"Je voulais juste lui parler"
La grande brune arbora soudainement un air sévère et pointa un doigt dans sa direction et d'un coup San se sentit moins en confiance.
"Je te préviens si tu viens encore la relancer pour lui faire du mal par la suite c'est avec moi qu'il faudra traiter et je suis du genre dure en affaires! Compris!?"
Allissa s'était considérablement rapprochée en prononçant ces quelques mots. Cette fille tentait de l'impressionner et Santana ne l'était aucunement. Sa carrure avait beau être ahurissante en comparaison de sa propre taille, elle n'y restait pas moins qu'elle avait connu des altercations avec des filles nettement plus grande et costaud. Cependant elle n'était pas là pour se bagarrer, c'était l'amour qu'elle portait à Britt qui l'avait conduit jusqu'ici et c'était le seul sentiment qui l'importait dans l'instant. De plus c'était presque mignon de voir cette fille prendre la défense de Britt. Cela devait être une sacrée amie pour elle. Santana la fixa tout de même de ses yeux sombres sans sourciller histoire de lui prouver qu'elle n'était pas du genre à se laisser marcher sur les pieds.
"Ok! j'ai pigé le message!"
Et elle tourna le talons pour rejoindre sa voiture.
"Attends!"
San se retourna et elle vit que le regard de la grande brune s'était radoucie.
"Elle est pas venue travailler cette semaine! C'est la première fois depuis qu'elle a été embauchée ici! "
"Pourquoi? Est ce que c'est Danny?"
Allissa afficha un air moqueur.
"Putain t'es pas très perspicace pour quelqu'un qui est docteur! "
San se sentit piqué au vif. Allissa se rapprocha une nouvelle fois dans sa direction.
"Elle souffre à cause de cette histoire avec toi aussi je te le redis t'as plutôt intérêt à assurer avec elle ou à la laisser tranquille!"
San perçut une boule de honte serrait son estomac. Britt était au plus mal par sa faute. Elle se doutait parfaitement que la blonde avait mal vécu la situation mais elle n'aurait pas soupçonné qu'elle puisse être aussi touchée. A présent des yeux sombres recouverts de paillettes dorées la fixaient.
"Britt est une fille formidable, c'est sans conteste la fille la plus gentille qu'il puisse exister sur cette terre. Elle mérite le meilleur bien plus que n'importe qui! Est ce que tu es prête à lui offrir? Pose toi cette question! Si tu as le moindre doute sur la réponse, trace ta route et laisse la trouver quelqu'un qui aura conscience de tout ça!"
Al laissa planer un instant de silence lui signifiant qu'elle se devait de bien réfléchir à ses propos. San la regardait tentant de rester impassible mais les paroles prononcées résonnaient dans son esprit. Cette fille avait raison. elle se contenta d'une brève réponse.
"je le sais..."
Elle rejoignit sa voiture et s'engouffra dans le véhicule. Elle démarra et vit la grande silhouette sur le parking se réduire jusqu'à ce qu'elle disparaisse complètement de son champ de vision.
Ce court échange avait fini de lui ouvrir les yeux. Elle savait avec certitude désormais que la blonde ressentait la même chose qu'elle pour preuve elle était tellement en souffrance qu'elle n'était même pas venue travailler. Le fait qu'elle puisse lui avoir fait de la peine la remplissait de remords mais l'exaltait à la fois, on ne souffrait que lorsqu'on possédait de réels sentiments pour quelqu'un. Quant aux dernières réflexions prononcées par la grande brune, elle n'avait plus de doutes. Bien sûr que désormais elle était prête à tout lui donner, tout lui offrir. Pour être auprès d'elle, elle savait à présent qu'elle serait capable de tout et elle allait s'employer à lui démontrer. Elle espérait juste une chose c'est qu'il ne soit pas trop tard. Elle allait rapidement avoir la réponse à cette question car elle filait à vive allure en direction de chez la blonde.
Arrivée en bas de la blonde, elle était plus que jamais déterminée. Elle poussa la porte de l'immeuble qui était entre ouverte. les battements de son coeur s'intensifièrent tandis que chaque marche qu'elle montait la rapprochait un peu plus du moment ou elle la verrait. Elle frappa délicatement à la porte en espérant que la blonde entendrait sans pour autant réveiller Daniel. pas de réponse. Elle mit un peu plus d'énergie la deuxième fois et enfin la porte s'ouvrit laissant apparaitre Brittany. La blonde la scruta d'un air surpris. Ses yeux ensommeillés, sa chevelure partant dans tous les sens. Elle portait un tee shirt blanc qui moulait sa poitrine et un petit short bleu qui laissait apparaitre la finesse de ses grandes jambes. Une tendresse infinie s'empara de San devant le tableau de cette femme qu'elle trouvait à croquer et naturellement si belle.
"San..."
"Hey..."
Je reconnais que la coupure est un peu sadique mais je vous dit à très vite pour la suite !
