MIDGAR - 14/10/2007 - 23h47


Je m'en fiche ! Tu m'entends ?! Tu te démerdes comme tu veux mais tu me déplaces ce congrès ! […] Réfléchis deux secondes dans ta putain de p'tite tête ! Comment veux-tu que je sois à deux endroits à la fois ?!

Le jeune homme accéléra encore le pas, de plus en plus irrité. Une main crispée sur le portable à son oreille et l'autre desserrant légèrement sa cravate beige, il traversa un nouvel embranchement avant de tourner sur sa droite pour emprunter un couloir plus large. Ses traits se tordirent encore lorsqu'il se remit à hurler. Ses impeccables cheveux blonds étaient coiffés de façon stricte, raie à gauche, aucun épi ne dépassant, en un mot parfait. Tellement parfait même, que son seul défaut était sûrement … le propre défaut d'intelligence de ses collaborateurs …

Engoncé mais terriblement charismatique dans son trois pièces crème, il agitait les bras en tout sens comme un meunier qui espérait faire tourner son moulin plus vite.

- Monsieur ! Monsieur !

Marchant toujours, Rufus ne se retourna même pas pour savoir qui était-ce. Inutile pour lui. Qui était autorisé à pénétrer à cet étage … ? Et qui ne l'appelait toujours que par un soft ''Monsieur'' … ?

- Ah ! Tseng !

De même taille, bien que de constitution plus athlétique, l'élégant chef des Turks rejoignit son supérieur au pas de charge. Ses cheveux bruns étaient rattachés en une élégante queue de cheval, à moitié défaite par la course précipitée que sa tâche l'avait amené à faire.

- Rapprochez-vous si vous voulez me parler mon ami, je suis pressé, expliqua le fils ShinRa sur le ton docte du parfait chef de service, à la fois grossier et gentleman.

Le nouveau venu, arrivant à sa hauteur, pas même essoufflé, tendit une main pour le saluer. Se rapprochant de son oreille, il y chuchota précipitamment quelques mots. En réponse, son interlocuteur aux mèches irréprochables de perfection agita une main comme pour chasser un insecte qui viendrait l'embêter durant une affaire importante. Quand l'information se reconstruisit peu à peu dans son cerveau, il s'interrompit, se retournant vers Tseng, médusé et bouche grande ouverte. Ses yeux bleus trahissaient son effarement. Alors que l'homme à qui il téléphonait semblait crier, agacé, il réussit à bredouiller misérablement :

- J'te rappelle.

Il referma le clapet de son portable comme un robot, fixant toujours son subalterne. Ce dernier, l'air tout autant aux abois, désigna le couloir derrière lui et pressa son patron d'un ton plaintif :

- Ça va passer d'une minute à l'autre, hâtez-vous je vous en prie !

Rufus referma la bouche et bafouillant une réponse quasi-inaudible, passa devant son subordonné avec un air hagard. Puis l'élégant chef des Turks s'engagea dans le couloir … à la suite de son employeur irréprochable de perfection …

Ils entrèrent d'un pas vif dans une petit pièce, un bureau élégant aux nuances de cramoisi. Un écran géant occupait une grande partie du mur d'en face. Sans un mot, ShinRa s'avança vers lui, toujours bouche bée. La jeune femme qui présentait le journal, une jeune blonde aux yeux charmeurs et au décolleté tout autant séducteur, y déversait son flot quotidien de nouvelles du monde.

"{… et coûterait 35 millions de gils selon les autorités du pays. Et puis nous revenons à la ShinRa ce soir, non plus pour débattre du bilan économique cette fois mais pour parler … de la mort étrange de l'un de ses agents. Effectivement, après cinq années de doute et de questions sans réponses, l'énigme pourrait être enfin levée sur les étranges disparitions dont ont été victimes certains employés de la ShinRa Corps. Il faut le rappeler, plusieurs Soldats ayant appartenu à la Junte ShinRa avaient effectivement disparu ces dernières années. Selon des sources proches du président ShinRa lui-même, l'un de ces mystérieux porté disparus, un Soldat de première classe nommé Fair, aurait été abattu il y a deux semaines, dans le désert de Midgar, à environ une dizaine de kilomètres de la cité. On ne sait pas encore comment ni par qui cet acte a-t-il été commis, cependant qu'aucune nouvelle concrète des autres disparus n'a été transmise. Aucun représentant de la ShinRa n'a tenu à s'exprimer sur cette affaire pour le moment mais des rumeurs d'une conférence de presse circulent. Un mystère de plus donc pour ce dossier, qui donnera lieu à une édition spéciale dans le journal de 2o heures ce soir où nous espèrons qu'un porte-parole de l'agence du Département de la Recherche viendra nous répondre … Sans transition, le congrès de …}" *Pschhhh* … *Pffmt*.

Tseng éteignit d'une pression sur la télécommande avant de la reposer sur le bureau. Rufus remblait quand à lui de tous ses membres. Une fuite. Il y avait une fuite, une qui pourrait leur coûter très chère pour l'image de la Compagnie.

On frappa à la porte et le Turk alla ouvrir tandis que son compagnon alla s'asseoir sur un généreux canapé de velours bordeaux.

- Putain d'merde.

Bien sûr ce n'était qu'un murmure, l'innocent murmure du fils de monsieur le Président en personne. Mais celui-ci suffit à rompre le son cruel du silence. Le silence de la vérité.

- Monsieur, M. Alfred Wintersbourgh pour vous. Je ... Monsieur ?

Tseng s'était avancé légèrement en tendant une main timide.

- Ça ira, grogna ShinRa.

Ce dernier se pencha en avant, posa ses coudes sur ses cuisses avant de se tenir la tête entre les mains comme un malheureux supplicié.

- Meeeerde.

Sa plainte résonna dans le silence que sa réaction avait provoqué.

- Qui a pu laisser filtrer une information pareille ?! C'est une belle connerie ! hurla-t-il en se redressant.

- Qu'est-ce qu'on fait ? questionna le Turk d'une voix dénué de tout sentiment (après tout c'était l'autre le patron, pas de soucis à se faire lui).

- Quoi ''Qu'est-ce qu'on fait ?'' ?! On oppose directement un démenti !

Rufus se leva et fit les cent pas et, dans le même temps, se passa successivement les mains sur le visage, dans les cheveux, dans sa poche de pantalon sur son portable, et sur sa cravate pour la desserrer … Et il recommença. Névrosé ? … A peine.

- J'ai bien peur, hélas, que ce ne soit trop tard pour nous. Si nous bougeons le moindre orteil, tous ces fichus journalistes se jetteront sur nous et nous les aurons sur le dos en permanence, nous ne serons plus que de la chair à vautours.

L'homme qui avait parlé se rapprocha des deux autres, le visage fermé. Malgré son impeccable trois-pièces bleu sombre, Wintersbourgh ressemblait à un pirate. Et pour cause, il en avait toutes les caractéristiques, la peau marquée par la brûlure du soleil, un clou d'or à l'oreille droite, jusqu'à la petite lumière teintée d'avarice dans l'œil. Il avait une énorme balafre qui lui barrait le visage de la tempe gauche au menton. Oui, et d'un capitaine corsaire, il n'en avait pas que l'air, il en avait aussi la chanson. Tout comme son cousin, Heidegger ...

- Que se passe-t-il Rufus ? Vous ne pensez pas avoir les épaules assez solides pour supporter une banale affaire de calomnies ? … A moins que vous n'ayez quelque chose à vous reprocher ?

Le concerné stoppa son manège et resta muet de surprise avant de se retourner vers l'actionnaire qui pâlit violemment :

- Sacrebleu ! Vous n'allez pas me dire que vous avez fait descendre ce mec ?!

ShinRa baissa les yeux et Tseng détourna le regard.

- On l'a pas vraiment ''fait descendre'' vous voyez … On voulait le ramener mais il a refusé … expliqua le blondinet d'une voix minuscule.

L'homme d'affaires plissa les yeux et son ton se fit plus glacé encore :

- Hojo et ses expériences je suppose ?

Comme le fils du Président venait d'avaler sa salive de façon trop sonore pour être honnête, il en déduisit que oui. Le chef des Turks se réveilla enfin :

- Monsieur ? Quels ordres ?

Rufus alla se rasseoir dans le canapé et resta à contempler la moquette bordeaux avec un intérêt palpable. Il finit cependant par articuler avec difficulté :

- Hum, et bien … Si on disait que … que Fair était un déserteur ?

Après sa première proposition, il sembla ragaillardi et poursuivit avec plus d'entrain :

- Ou non ! Un espion ! A la solde d'Utaï ! Qu'en pensez-vous ?

L'actionnaire se rapprocha, grand ombre menaçante :

- Ne soyez pas plus ridicule Rufus, vous l'êtes déjà bien assez en temps normal. La guerre avec Utaï s'est plutôt bien terminée malgré les résistances qui subsistent, on n'y croirait pas. Et puis non, on n'abat pas les coupables ni dans le premier cas … ni dans le second.

- Et alors ?! Nous sommes la ShinRa bon sang ! répondit le blond en relevant la tête.

- Le nom de ''ShinRa'' n'excuse pas tous les crimes Rufus ! Appelez Heidegger, demandez-lui de s'occuper de cette histoire ! Que les Turks s'organisent pour un nettoyage de la population de requins comme vous auriez dû le faire depuis longtemps !

- Raaah ! N'employez pas ces mots-là ! ragea le concerné en se prenant la tête entre les mains.

- Vous voyez ÇA ? (Il désignait sa cicatrice :) Elle raconte toute mon histoire, elle prouve que j'en ai bavé pour arriver où j'en suis aujourd'hui Rufus, mes combats avant de parvenir au sommet et posséder enfin ma propre société dans ce monde ! Comment croyez vous que votre père ait monté un empire Rufus ?! Avez-vous déjà vu son visage ?! Lui aussi a dû se battre dans la rue au milieu des chiens et les pieds dans la merde, comme nous tous ! Aujourd'hui, ses hommes le font pour lui, vous y compris fiston ! Vous savez qu'il a fallu apprendre aux Turks à préparer le terrain et à balayer ce joli panier de crabes que forme la presse ! Et Heidegger le sait mieux que personne d'autre puisqu'il est votre chef de la sécurité !

- Monsieur … hésita Tseng, vacillant.

- On ne devient pas la première entreprise mondiale dans le secteur de l'énergie rien qu'avec des employés exemplaires et des chiffres dans le vert à la fin de l'année, Monsieur ShinRa Rufus ! hurla l'homme en sortant de ses gonds. Moi je sais ce que vous allez faire, vous allez sortir votre putain de PHS et dire que ce soldier avait été enlevé par le Croissant d'Utaï et qu'il a été tué par ces terroristes ! Ou trouvez autre chose dans l'heure ! Sinon je claque la porte de cette pièce pour ne plus jamais y refoutre les pieds ! Est-ce clair ?!

Rufus ouvrit la bouche et bégaya, complètement blême :

- Vous … vous plaisantez n'est-ce pas ?

L'actionnaire s'apprêtait déjà à franchir la porte et, entendant ses paroles désespérées, il arrêta son geste et se retourna dans l'encadrement, grand et glacial :

- Jeune homme, j'ai investi cent trente millions de gils dans cette affaire, je tiens vingt-sept des parts que votre père m'a vendu … Minerva seule sait combien vous en perdrez avec mon départ et celui de mes adjoints … Alors je n'ai certainement aucune envie de plaisanter.

Il claqua la porte et cela sembla ébranler jusqu'au sofa cramoisi où le fils à papa ShinRa tenait son auguste fessier posé …

Un long moment passa sans que l'un ou l'autre des deux hommes n'échangèrent un regard ou une parole, puis ...

- Tseng ?

Le blond venait de retrouver la parole.

- Oui monsieur ?

- Je … ! Non rien … Je ne sais plus.

Le Turk regarda le plafond, paraissait hésiter et finalement …

- Monsieur ? … Monsieur ? Puis-je, avec tout le respect que je vous dois, vous faire remarquer une chose ?

Il ne l'entendit que murmurer un bref ''… eghfuvndv au point où j'en suis enfrbrzke …'' et se permit donc tout seul de continuer :

- Je me dois de vous rappeler que c'est vous qui gérez ce genre de choses habituellement, c'est ce que vous a délégué votre père à défaut de le confier à Heidegger. Je vous conseille donc de trouver rapidement une solution.

Rufus leva les yeux vers son subalterne, l'air complètement ahuri. Quand à l'utaïen, il renforça sa position, pieds solidement ancrés dans le sol, droit et fier … C'est dans ce genre de moment qu'on voit qu'il peut être un peu plus qu'un simple serviteur et un peu moins qu'un doberman servile :

- C'est vous qui avez laissé Hojo faire ses petites expériences après celles d'Hollander … alors maintenant sortez-nous de là, acheva-t-il avec un regard lourd de reproches.

Il se tourna vers la porte et fit deux pas vers elle avant de s'interrompre … Quelque chose le tracassait …

- Vous savez, vous, comment l'info a pu filtré comme ça ?

Son patron se prit les sinus entre l'index et le pouce en geignant. Tseng se racla la gorge … et manqua sursauter quand le blond se décida enfin à lui répondre avec virulence :

- Bien sûr que je sais ! C'est cette salope ! Une petite journaliste de mes deux qui s'est ramenée la bouche en cœur 'y a trois jours !

- … Hum, vous … ?

- Evidemment que oui ! Elle ne demandait que ça !

- Et chez vous ?! s'étouffa l'utaïen en comprenant la situation.

- Et bien … euh … je suppose que pendant que je dormais encore, cette garce a dû en profiter pour tout fouiller … et a trouvé votre rapport!

Tseng serra les poings, se concentrant sur la moquette pour tenter de se calmer. Il redressa la tête et fixa Rufus ShinRa en grinçant des dents avant de déclarer froidement :

- La prochaine fois … emmenez vos conquêtes baiser à l'hôtel. Ce n'est qu'un conseil d'ami.

Il referma la porte avec sécheresse.


Pendant ce temps, quelque part A Midgar :


Le jeune homme ouvrit difficilement les yeux, sa vision était un peu floue. Il ne sentait pas ses membres et sa bouche était pâteuse, comme si on l'avait drogué.

Quelqu'un lança un caillou dans la mako :

- Bien dormi ?

Le concerné jeta un bref coup d'œil autour de lui et se rendit compte qu'il était dans une sorte de réservoir. Non. Pas tout à fait un réservoir.

Il était suspendu, les bras tendus et les jambes se balançant dans le vide, à une poutre métallique qui traversait le réacteur de part en part. Un petit lac de matière bleutée et luisante pulsait sous ses pieds. Il devait être à quelques mètres du sol. Il baissa la tête vers une silhouette. Le roux avala plusieurs fois sa salive avant d'articuler péniblement.

- Où … où suis-je ?

- Midgar. Réacteur 0. Alors ? Ton nouvel uniforme te convient-il ? Il est certes peu différent de l'ancien mais il est maintenant digne d'un capitaine des Tsviets tu ne trouves pas ?

Genesis put enfin distinguer correctement les traits de son interlocuteur qui était assis sur un bidon : il devait être un peu moins âgé que lui, d'étranges cheveux argentés lui arrivaient aux épaules et sa beauté était de celles qu'on qualifierait de ''taillée au couteau'' … un détail qui n'alla pas sans lui rappeler un vieux compagnon d'arme.

- Se … Sephiroth ?

L'autre éclata de rire, se leva et jeta une dernière pierre qui s'enfonça avec un bruit de succion dans la mako.

- Je n'ai pas ce plaisir. Disons … que l'on me connaît sous le nom de Weiss.

- W … Weiss ? reprit le première classe avec difficulté.

Son interlocuteur posa un pied sur un autre bidon couché et se pencha en direction du lac pour que Genesis puisse mieux le voir.

- C'est normal que ça ne te dise rien l'ami. Pourtant je te suis lié intimement. TRES intimement.

- Comment ça ? demanda-t-il en secouant la tête comme s'il était dans le brouillard.

Weiss fronça les sourcils, agacé, et se mit à faire les cent pas :

- Ce n'est pas ce dont nous avons à parler.

Il s'arrêta et écarta les mains :

- Pas aujourd'hui, concéda-t-il avec un sourire. Non. J'ai … une bien meilleure proposition à te faire.

Genesis vit alors un sourire carnassier apparaître sur ses lèvres.

- Connais-tu … les Restrictors ?


Quelques mois plus tard dans les sous-sols de Midgar :


- Genesis … Genesis ... !

La voix résonna dans sa tête, le réveillant de sa torpeur. Ses muscles étaient endoloris, les cordes lui coupaient la circulation et transformaient les muscles de ses membres en viande douloureuse. Il souleva péniblement les paupières mais ne vit que la pénombre dans laquelle baignait le coeur du réacteur.

- Tu es revenue … Pourquoi ? Articula-t-il faiblement.

- Pour te dire que tu dois t'échapper. C'est une question de vie ou de mort.

- Très bien, alors explique moi comment m'échapper, répondit-il avec un petit sourire.

- Si tu ne pars pas maintenant, ils vont te plonger en stase. Tu ne pourras plus rien faire, tu seras à leur merci.

- La belle affaire ... Si seulement ... J'avais des forces ...

Il tenta de tirer sur les cordes de ses poignets. Sans succès.

- Trouve en toi la force. Il le faut. Fais appel à ton instinct de survie.

- Quel instinct de survie ? Cela fait des semaines, peut-être même des années que je suis suspendu là comme une carcasse d'animal prête à être désossée ...

- Tu as perdu la foi ? Que penserait Minerva si elle te voyait ?

- Minerva, une belle illusion de mon esprit tu veux dire. Que fait Minerva en ce moment pour moi ? Regarde-moi.

- Et si je te disais qu'elle est en danger ?

Il serra les dents et ferma les yeux.

- A quoi bon ... Elle m'a sans doute oublié ...

- Alors tu te trompes.

Il put imaginer son petit sourire satisfait à ces mots.

- Ce n'est pas le genre de filles à être en danger ... Tu dis ça pour me faire réagir.

Un long silence s'installa. Elle semblait avoir quitté son esprit. Il essaya à nouveau de tirer sur ses entraves. Toujours aucun résultat.

- Essaye encore.

Il soupira et ricana.

- Tu n'étais pas partie.

Il contracta les muscles de ses bras et tendit les câbles dans l'espoir de les amener à céder. Il tira, tira sans relâche, tordant son visage jusqu'au moment où il se mit à hurler de douleur et où, enfin, les anneaux qui retenaient les cordes cédèrent. Il tomba de deux bons mètres pour finir sur le ciment salvateur. Il resta allongé là quelques instants, tremblant de tout son corps. Sa respiration saccadée finit par ralentir et il se redressa. Il observa le sommet du réacteur. Le seul moyen de s'en sortir était de savoir voler. Et par chance, il avait une aile ...


Une petite review s'il vous plaît c'est le seul moyen que j'ai de savoir où je dois progresser! ^^ A dimanche prochain! :D