BOUUH !

Je vous ai fait peur ? Niark niark niark ! (auteur qui rit dans le vent)

Alors voilà ! J'ai fini ce chapitre avec un grand plaisir ! Même si... je trouve que les dialogues sont trop pou... heu mal fait. Je suis pas douée pour les faire parler, j'préfère les torturer ! (Oh ! Une jolie rime !)

Disclaimer : (auteur qui ouvre une boite) Ah non, c'est vide. (montre la boite rempli seulement de quelques papiers de bonbons aux lecteurs potentiels) C'est tout ce qui m'appartient. (pleurs de la part de l'auteur) OUINNN ! POURQUOI ILS SONT PAS A MOI ??

Ah oui ! J'allais l'oublier. J'utilise la version japonnaise alors des fois c'est pas comme dans les tomes (c'est quand même le troisième chapitre, tout le monde le sait déjà, n'est-ce pas ? En tout cas j'espère)

Bref, je vais arrêter les HS et vous pourrez (enfin !) lire le chapitre.

Bonne lecture !


Un Réveil Inquiétant :

L'aube se levait à peine lorsque Luffy commença à émerger de ce cauchemar. Il ne recouvrit cependant pas ses sens tout de suite. Sa main était dans un étau chaud, ça il en était sûr. Il ouvrit d'abord une paupière pour la refermer aussitôt. La lumière, pourtant presque inexistante, attaquait sa rétine. Il se força à rouvrir son œil, puis le deuxième. Il attendit d'être un peu plus habitué aux premiers rayons du soleil pour s'asseoir sur le lit. Un lit. Etait-ce possible ?

Une petite serviette blanche tomba de son front. Surpris, il détailla la pièce où il était. Il y avait un lit, où il était assis, une petite bibliothèque, un bureau, des tubes, des fioles… L'infirmerie. Qu'est-ce qu'il faisait là ? Nami dormait au bord du lit. Elle lui tenait la main. Ce n'était pas normal. Nami, attentionnée ? Il mit l'autre main sur la tête : aucune blessure. Pourtant, il était blessé, il s'en souvenait ! Mais d'ailleurs, il n'avait plus mal. Plus de souffrance, plus de douleurs. Impossible. Alors tout ce qu'il avait vécu n'était pas réel ? Tout ça n'était qu'un… rêve ? En tout cas, c'était tout ce qui était possible. Enfin, c'était ce qu'il voulait croire.

Il ressentit alors un violent mal de tête. Il utilisait trop son cerveau, peu habitué à une telle réflexion. En se recouchant, il réveilla Nami qui releva la tête. Ses cheveux roux étaient ébouriffés. Ses yeux s'agrandirent.

- Luffy !

- Oui ?

Le concerné s'appuya sur son coude.

- Je savais que tu allais bien !, affirma-t-elle en serrant son capitaine dans ses bras.

- Heu…

Il tenta un petit sourire mais les souvenirs de son cauchemar étaient toujours présents dans son esprit. Ainsi que l'image de son chapeau de paille calciné.

- Mon chapeau !

Il se retourna, se libérant de l'étreinte de la navigatrice et le découvrit, posé à côté de l'oreiller. Il sourit en le reprenant. Il le plaqua tout d'abord contre son torse, heureux d'avoir retrouver son trésor puis le posa sur sa tête.

L'agitation se fit entendre sur le pont et la porte s'ouvrit sur un petit renne. Lorsqu'il aperçut son capitaine, il se jeta littéralement sur lui, pleurant des larmes de joie. Luffy éclata de rire.

- Ça te fait marrer de nous faire inquiéter comme ça ?, râla le cuisinier, cigarette au bec.

- SANJI ! MANGEEER !, cria Luffy.

Il arborait un immense sourire et sauta sur le blond.

- J'AI FAIM !

- Oui, c'est bon j'ai comp…

Luffy se sépara tout à coup de son cuisinier, une expression horrifiée sur le visage. Il s'était éloigné le plus possible de lui tout en le fixant. Enfin plutôt en fixant sa chemise. Car le cuistot avait une magnifique chemise, déboutonnait au col pour donner un air plus sexy et bien ajustée pour essayer de plaire à ces demoiselles qui n'attendaient que lui. Enfin selon lui. Mais ce que Luffy avait remarqué, c'était sa couleur. Rose. Le même rose que cette petite fille. Celle qui l'avait torturé durant ce qui lui semblait être une éternité. Ses genoux repliés, entourés par ses bras, il tremblait de tous ces membres. Il n'arrivait pas à détacher ces yeux de cette couleur. Il était devenu un esprit vide rempli par la peur. La peur de la souffrance et de l'absence d'Espoir.

Il n'entendait rien, ne voyait plus que cette couleur. Les images revinrent, toujours plus fortes, toujours plus vite. Une dague s'enfonçant dans sa cuisse. Un fouet s'abattant sur son dos. Des coups de feux tellement puissant que son élasticité allait jusqu'à sa dernière limite, manquant de céder. Une coup de pelle sur la tête. Du sang, du sang, toujours du sang. Puis l'alcool. On l'aspergeait de ce liquide qui le brûlait. Il hurlait, à plein poumon.

Robin s'approcha de son capitaine silencieux qui ne la remarqua même pas. Elle scruta son regard, essayant de comprendre.

- Senchou-san ? (1)

Aucune réaction. Elle fit signe à Chopper pour qu'il s'approche. Celui-ci, un peu hésitant, s'avança.

L'esprit vide voyait flou à présent. Des formes se mouvaient devant lui. Une cependant était très proche de lui. Il ressentit un frisson quand il posa une tentacule glaciale sur son torse, à l'endroit précis de son cœur. Ce fut un soulagement lorsqu'elle se retira. La bête à qui appartenait la tentacule bougea et toutes les autres mis à part une seule, sortirent de la pièce. La silhouette de celle qui était restée le réconfortait : grande et élancée. C'était une femme, il en était sûr. Même s'il ne pouvait pas expliquer pourquoi. La bête avait parlé à la magnifique jeune femme. Ses cheveux courts ondulèrent lorsqu'elle hocha la tête. Elle bougea ses lèvres, tentant probablement de lui parler. L'esprit vide ne répondit pas mais fixa ses yeux, ses beaux yeux bleus. Elle sourit, vraisemblablement. La bête horrible qui était à côté d'elle avait disparu de sa vision.

Lorsque la belle jeune femme s'adressa à nouveau à lui, il tenta de l'écouter. Un brin de la phrase lui parvint enfin et il put apprécier sa douce voix. Il n'avait capter aucun mot. Juste la résonance de ce murmure. Il sourit. La jeune femme lui rendit son sourire. La petite bête bougea et l'attention de l'esprit vide se focalisa sur lui. Cette bête était gênante. Elle ne pouvait que troublait son idylle avec sa femme. Rempli de hargne, il sauta sur cette petite bête, essayant de l'étrangler. Mais des bras venus de nulle part le stoppèrent et il se retrouva allonger par terre, les mains derrière le dos et ses jambes plaquées sur le sol.

La petite bête était horrifié. Il ne pensait sûrement pas que l'esprit vide se jetterait si sauvagement sur lui. Il courut vers la jeune femme pour se cacher. Mais apparemment, il devait avoir un problème de conception pour pouvoir se cacher efficacement. Seul un morceau de sa tête n'apparaissait plus. Le reste était facilement identifiable : des sabots, de grands yeux de biche, un chapeau sur la tête entre deux branches et, le plus surprenant, un nez bleu.

L'esprit vide se calma, recouvrant peu à peu la véritable perception du monde. La jeune femme s'était penchée sur lui et les bras disparurent à l'unisson. Cette jeune femme, il l'avait déjà vu quelque part. Ce visage, ce sourire et ces bras mystérieux lui rappelaient vaguement quelque chose. D'ailleurs, elle n'était pas la seule chose qui l'intriguait. Cette peluche qui essayait vainement de se cacher derrière elle lui remémorait certains souvenirs : de la neige, une jeune fille rousse, des fleurs de cerisier et Drum. Il ne savait pas ce qu'ils signifiaient mais son subconscient lui soufflait que c'était important. Très important.

Une odeur vint chatouiller ses narines. Une odeur familière qui le fit bondir sur ses pieds et le remplir d'une joie intense, incommensurable. Un sourire s'était greffé sur son visage. Soudain, il se souvint. Il se souvint qu'il était Monkey D. Luffy, futur Seigneur des pirates et qu'il était le capitaine du Vogue Merry et de six extraordinaires personnes, toutes plus marrantes les unes que les autres. L'esprit vide s'effaça pour laisser place à lui, Luffy.

Il se tourna vers Robin et Chopper en affichant un plus grand sourire, du moins si c'était dans la limite du possible.

- Robin ! Chopper ! J'AI FAIIIIIIM !

Et il courut en direction de la cuisine. Visiblement, le passage où il avait été « différent » n'était pas resté dans sa mémoire. Il agissait normalement. Chopper fut interrogé du regard par l'archéologue. Il fronça des sourcils et hocha la tête. Puis il s'assit sur son petit tabouret et ouvrit un livre.

- Ne t'inquiète pas Robin. Rejoins les autres. Surtout, comportez-vous tous comme d'habitude devant lui. Je vais continuer à chercher. Je pense savoir déjà ce qu'il a. Et ça me fait peur…

Cette dernière phrase fut prononcée dans un murmure que l'archéologue entendit malgré elle. Une petite larme tomba de la joue du petit renne et s'écrasa sur la page qu'il lisait. Un poids énorme s'abattit sur ses petites épaules et s'aperçut avec regret que la jeune femme était déjà partie. Il savait déjà. Il voulait juste ne pas y croire. Il voulait reculer le plus possible le moment fatidique qui annoncerait le verdict. Il voulait juste vérifier… qu'il se trompait.

Il se replongea dans son livre, essayant de prouver que son diagnostic était faussé.


1 : Comme je l'avais dit en haut, j'utilise la version japonnaise (et animée en passant). Donc cette petite note signifie que Robin dit "Monsieur le Capitaine". C'est mieux en japonnais, n'est-ce pas ?

Voilà ! Alors je vous préviens, cette maladie existe réellement et me fascine. Ce que je décris sont quand même des symptômes assez rares d'après des spécialistes ou sont spécifiques à un certains types de malades, mais tellement facile à mettre en scène ! Bref, vous n'avez plus qu'à deviner, cherchez un peu et si vous pensez que cette description n'est pas terrible et ben... tant pis ! J'adoOore ce passage. Na !

J'espère que ça vous a plu et que vous en voudrez encore.

Merci à tous mes lecteurs ! Bisous à tout le monde ! Vive la pluie ! Je vous aim... (auteur qui se fait assomer par un rouleau à patisserie)