Et voilà ! Je viens juste de le finir (auteur regardant l'heure : 23h 03) Ouah ! Déjà ?
Bref, ça y est, fini ce petit chapitre (auteur qui devient sénile, elle répête la même chose et ça lui fait plaisir en plus !) J'espère qu'il vous plaira. Je suis en train de massacrer l'esprit de Luffy avec tout ça (niark niark niark !)
Disclaimer : Moi, je ne traumatiserai pas autant mes personnages, déclare Oda-sensei. Niark niark niark ! Moi, il m'appartienne pas alors je peux en faire ce que je veux, répond l'auteur de cette fic.
CelesT : o.O Ma fic fait réfléchir ? (auteur qui se gratte la tête en relisant son texte) bah je pense pas (auteur qui vient de penser !) Mais en même temps, c'est moi qui l'ai écrite (auteur qui fait un sourire à la Luffy (c'est-à-dire un sourire de crétin (parce que l'auteur est un(e) crétin(e) (?)))
Namionepiece : Niark niark gloups... (elle a trouvé mince !) Non, c'est presque ça. Mais je peux rien te dire où je dévoile tout ! En tout cas merci pour ta review (auteur qui verse une petite larme)
Bonne lecturrre !
La Vérité dévoilée, une Vérité qui dérange :
Lorsque Luffy entra dans la cuisine, les conversations s'arrêtèrent. Tous, à part Sanji qui préparait à manger, le regardèrent. Mais ce ne fut que pendant un laps de temps très court et Luffy ne s'en aperçut pas. Il s'installa à table, ou plutôt sauta sur le banc pour s'attaquer aux pauvres petites cuisses de poulet qui trônaient dans une assiette, et pas forcément la sienne. Les conversations banales reprirent. Un malaise s'était tout de même installé. Personne n'osait parler de l'étrange réaction de Luffy. Surtout pas Sanji qui essayait de l'éviter au maximum. Mais comment faire devant un insatiable glouton pareil.
- Banbi (1) ! Be beux enbore de la biande !
Sans même le regarder ou lui parler, une assiette remplie de bonnes choses se posa délicatement devant lui et Sanji retourna à ses fourneaux.
Imperceptiblement, Robin jetait de rapides coup d'œil à Luffy. Cela n'échappa pas à Zorro qui, installé contre le mur les bras croisés, surveillait la scène, trop perturbé pour dormir. Usopp racontait l'une de ses nombreuses péripéties, non à Chopper ou à Luffy, comme il l'aurait fait d'habitude, mais à Nami qui était encore un peu dans la lune. Sa tartine trempée dans sa tasse de café, elle l'écoutait attentivement, essayant vainement de se changer les idées. Les choses n'allaient pas et ça se voyait. Sauf que le principal concerné ne s'en doutait même pas.
Le repas finit, l'imbécile heureux qui se faisait appelé capitaine courut s'installer sur son siège. La tête de bélier. Endroit favori pour observer l'immensité de la mer. C'était aussi le meilleur endroit pour se calmer, se reposer, réfléchir. C'était son coin à lui. Lui. Et seulement à lui. Il était heureux. Il sourit, les yeux fermés, la brise matinale chatouillant son visage. Il écouta les mouettes au-dessus d'eux, la mer qui les ballottait. Celle qui l'amènerait vers son rêve. Celle qu'il aimait tant par sa beauté, ses cadeaux, ses caprices. Combien de fois était-il tombé dedans ? Il n'en savait absolument rien. Lui et les mathématiques n'étaient pas amis. D'ailleurs, toutes les matières qui demandaient un tant soit peu d'intelligence lui étaient ennemies, ou plutôt inconnues.
Sanji était resté seul dans la cuisine et s'occupait à faire la vaisselle. Une assiette, on plonge, on passe un coup d'éponge, on plonge, on essuie, on range. Pourquoi ce crétin a-t-il eu peur de lui ? Une fourchette, on plonge, on passe un coup d'éponge, on plonge, on essuie, on range. Pourtant il ne fait pas peur ! Un couteau, on plonge, on passe un coup d'éponge, on plonge, on essuie, on range. Il ne comprenait pas. Un verre, on plonge, on passe un coup d'éponge, on plonge, on essuie, on range. Et ça l'énervait. Une cuillère, on plonge, on passe un coup d'éponge, on plonge, on essuie, on laisse tomber par terre. Il lui a bien tapé quelques fois sur la tête mais seulement pour l'empêcher de vider le garde manger ! Une tasse, on plonge, on passe un coup d'éponge, on plonge, on serre trop fort et on casse dans la main. Est-ce qu'il lui en veut vraiment ? Un plat, on plonge, on passe un coup d'éponge, on laisse tomber dans l'évier et on le fêle.
- Hé, cuistot de pacotille ! Tu comptes casser toute la vaisselle ?
Sanji admira le travail : le plat était ébréché tandis que la tasse réduite en morceau lui avait entaillé la main, laissant échapper un mince filet de sang. Il jura entre ses dents, ramassa la cuillère et entreprit de jeter les morceaux de porcelaine éparpillés dans l'évier. Puis il se dirigea vers l'infirmerie pour se panser la main.
Il entendit des bruits de pas à l'extérieur. Il releva sa tête de son encyclopédie, relisant sûrement pour la quatrième fois le même passage, recherchant l'erreur qui le ferait bondir de joie. Et pour la quatrième fois consécutive, il soupira. Mais il n'abandonnerait pas ! Foi de médecin !
La porte s'entrouvrit, laissant apparaître le cuisinier.
- Chopper ? Je peux t'emprunter la bande de gaze (2)
- Heu… oui. C'est dans ce tiroir.
- Ah merci.
Chopper se rendit compte de la blessure du blond.
- Tu t'es coupé ?
- J'ai… cassé une tasse.
Il ne voulait pas que tout le monde sache qu'il avait failli casser toute la vaisselle. Ce foutu bretteur était déjà au courant, et c'était bien suffisant.
Chopper lui fit son bandage et Sanji allait sortir de la petite pièce quand il entendit Chopper l'interpeller :
- Sanji… Tu pourrais réunir tout le monde dans la cuisine dans disons… une heure ? À part Luffy. Je vous dirai ce qu'il a… J'aimerai encore vérifier.
Sanji était resté dos au renne. Celui-ci ne put donc voir son expression. Une expression qu'on ne voit pas tous les jours sur son visage. Son expression de d'habitude étant soit une profonde gagatisation face à ces « Ladies » soit une colère survenue après quelques paroles du « chou fleur ». Mais ici, son expression était plus proche de celle de l'horreur qu'autre chose. Il resta figé, bouche bée, les yeux dans le vague. Dans une heure, il saurait. Mais alors il était malade ? Qu'avait-il ? Mais surtout… Etait-ce de sa faute ?
- Sanji ? Ça va ?
- Heu… oui oui, fit-il, retrouvant les pieds sur terre. Dans une heure… C'est entendu.
Il referma la porte, conscient de la gravité des choses. Il se mit à diffuser l'information aux autres. Il ne fallait en oublier aucun et surtout ne pas éveiller la curiosité de Luffy. Ce qui n'était pas une mince affaire…
(((())))(((())))(((())))(((())))(((())))(((())))(((())))(((())))(((())))(((())))
Une heure se passa dans l'angoisse. « Dans une heure… » C 'était ce qu'il était prévu. Et maintenant qu'elle était passée, il fallait tous, aussi discrètement que possible, se diriger vers la cuisine. Peut-être n'était-ce pas le meilleur endroit. Luffy pouvait survenir à tous moments et les surprendre. Mais surprendre quoi ? Seul le médecin de bord était au courant. Cela semblait grave. Chacun montrait plus ou moins son inquiétude, quelques sourires par-ci, quelques coup d'œil par-là, tous ces petits gestes discrets qui les rassuraient et qui ne servaient strictement à rien. Le concerné ne se doutait de rien ou n'en laissait rien paraître. Et connaissant Luffy, l'équipage jugea qu'il penchait plus vers la première option.
Mais contrairement à ce qu'ils pensaient, Luffy se demandait pourquoi Usopp lui souriait dès qu'il le regardait. Il se demandait aussi si pour une fois le livre de Robin était ennuyeux à mourir et que c'était une raison valable pour qu'elle le regarde de temps en temps. Nami se rongeait les ongles et Sanji n'avait pas quitté la cuisine depuis le petit déjeuner, ce qui l'ennuyait. Il ne pouvait pas piller le frigo. Zorro n'avait pas non plus l'air d'aller bien. Il levait souvent une paupière, ne pouvant probablement pas dormir.
Lorsqu'un par un ils entrèrent dans la cuisine, comme un rituel, il le remarqua. Il se doutait de quelque chose. Il était seul sur le pont. Même la brise fraîche était tombée. Mais il fit semblant de ne rien voir. Peut-être qu'ils voulaient discuter entre eux. Lui, ça l'arrangé. Il laissa vagabonder son esprit. Depuis qu'il s'était réveillé, il avait évité de repenser à son « cauchemar ». Il ne se souvenait plus de ce qui s'était passé la veille, avant cette torture. Il était un peu perdu.
Le petit renne entrouvrit la porte et sortit. La porte fermée, il arpenta le couloir, dos au mur, le plus discrètement possible, puis entra dans la cuisine. Les autres étaient déjà là, impatient. Sanji fumait. Nami sirotait un petit cocktail. Robin lisait. Usopp jouait avec son lance-pierre. Zorro était installé, comme à son habitude, assis contre le mur, les bras croisés derrière la tête. Et tous tournèrent la tête à son arrivée. Impatience. Et Interrogation. Voilà ce que leur visage exprimait devant lui. Ils n'avaient même pas besoin de le dire à voix haute.
Le visage grave et la tête basse, le renne au nez bleu prit place auprès de ses compagnons. Ceux-ci le dévisageaient, ils essayaient de déceler dans cette petite bouille une Réponse. Positive de préférence. Mais la « petite bouille » n'exprimait que de la gravité. Si on y faisait pourtant particulièrement attention, on pouvait trouver au fond de ses yeux une petite pointe de tristesse. Ce qui bien sûr, n'échappa pas à l'archéologue.
Tout le monde se taisait. Ils attendaient cette Réponse avec Impatience. Mais aucun ne voulait presser le médecin. Celui-ci se racla la gorge et annonça la conclusion à laquelle il était arrivée :
- Luffy est… malade. Mais ce n'est pas une maladie qui se voit. Il n'est ni atteint d'un virus ou d'un microbe, ni blessé, ni empoisonné. Il est tout simplement malade…
À ce moment-là, Chopper hésita. C'était la première fois qu'il était confronté face à ce genre de maladie. Mais il se devait de le dire. C'était son ami et, coûte que coûte, il chercherai un moyen de le soigner. Pour le moment, il devait l'annoncer, cette maladie si difficile.
- Il est malade mais… psychologiquement.
- Psychologiquement…
Sanji avait murmuré ce mot comme pour en comprendre le réel sens. Il tira une bouffée de sa cigarette.
- Oui… Perte de conscience, folie passagère, et trou de mémoire partiel… C'est typique de la schizophrénie hébéphrénique.
- Schizophrénie ? Hébéphrénique ?, répéta Usopp.
- La schizophrénie est une pathologie psychiatrique d'évolution chronique, débutant généralement à l'adolescence ou au début de l'âge adulte. Elle a pour conséquence des altérations de la perception de la réalité comme les délires, des troubles cognitifs, et des dysfonctionnements sociaux et comportementaux plus ou moins importants. (3) L'hébéphrénie…
- Docteur-san ? Je pense que la plupart d'entre nous ne comprennent même pas la moitié des mots. Pour résumé, Senchou-san est atteint d'une maladie mentale. Il est donc considéré comme fou. Est-ce que c'est bien ça ?
- Heu… oui.
- Et c'est soignable ?, voulut savoir Zorro.
Et voilà. La question qu'il redoutait le plus.
- Oui… Et non. On peut atténuer les effets, retarder au maximum la maladie au point qu'il soit parfaitement normal pendant des mois voire des années. Mais pour ça, il devra… prendre des médicaments. Et pour l'instant, je n'ai réussi à concocter que quelque chose pour lui éviter ses crises de… folie. C'est la première fois que je dois m'occuper d'un cas comme celui-là. Je ne connais que la théorie. Et cette théorie explique que chaque patient est unique. Donc sa maladie l'est aussi.
- Prendre des médicaments ?, intervint Nami. Il va devoir se droguer ?
- Je… je suis désolé, c'est le seul moyen…
Pendant ce temps, sous un soleil ardent, se trouvait un jeune homme brun coiffé d'un vieux chapeau de paille. Il entendait derrière la porte ses amis discuter de lui. Ils le prenaient pour un fou. C'était la seule chose qu'il avait retenu. Et personne ne le contestait. Il n'était pas fou. Il en était certain. Du moins, il l'espérait tellement fort qu'il s'était convaincu de cette vérité. Il n'était pas fou. À force de se le répéter, peut-être que ses compagnons, juste derrière cette porte, l'entendraient. Mais aucun d'eux ne contesta l'avis du médecin. Ça l'attrista au plus haut point. Ainsi, personne ne voulait croire en lui ? Il se retourna et rejoint son siège favori, aujourd'hui seul véritable ami. Les autres ne comptaient plus à partir du moment qu'ils avaient cru à ce mensonge. Car c'était un mensonge. Ce n'était pas possible. Il n'était pas fou.
Une île apparut devant la petite embarcation. Etrangement, Luffy ne prévint personne. Pas de cris, pas de sourires, rien. À croire que sa folie l'avait rendu calme. Et sérieux. Et silencieux.
(1) J'ai pas pu m'empêcher xD
(2) Vous savez, le truc blanc qui entoure la blessure et que moi j'appelle le 'rouleau de sparadrap'
(3) Ceci est vrai. Je l'ai copié dans Wikipédia. (auteur qui cite ses sources pour pas paraître une plagieuse, copieuse ou tout ce qu'on veut lui mettre sur le dos)
J'ai l'impression d'avoir rendu Luffy susceptible et plus mature (c'est possible les deux en même temps ? o.O)
Bref, voilà, vous avez votre réponse. Il est schizo... et J'adoOore cette maladie (ne demandez pas à l'auteur, vous savez sûrement déjà pourquoi : entre fous on s'aime.)
Niark niark niark (auteur qui rit dans le vent parce qu'elle a plus rien à dire) Je vais continuer à torturer un petit peu nos amis les pirates, et les mouches par la même occasion (auteur qui écrase une mouche sur le clavier) J'l'ai eue ! (grosse tâche de sang sur l'ordi) Berk !
Merci à ceux qui m'aideront à écraser les mouches ! Heu... aussi à ceux qui m'auront lu ' !
