Bonjour!

Bon, après les merdouilles de aujourd'hui, voici enfin le chapitre 12 en ligne.

J'ai aussi mis à jour les anciens chapitres, recorrigés... il reste certainement quelques fautes ici et là, mais je n'ai pas le temps de me relire ni de l'envoyer à un énième correcteur avant mon départ de Chine et ma coupure (pour un temps long et indéfini!) d'internet! Donc nouveaux lecteurs, soyez indulgents, je me relis, j'ai deux béta-lecteurs... mais ils ne voyent pas toujours tout, je les fais même douter parfois et aussi apprendre de nouveaux mots (niark!)

Sur ce, bonne lecture... et si vous avez des questions, des commentaires, des remarques... bonnes ou mauvaises, j'attend vos reviews!
Je vous ai aussi préparé un petit trailer à la fin... amusez-vous bien! Bon été!


XII . Le sceau des Lavia


"Centuries have passed by, but your memory still lives on, In the minds of those who see, Under the summer moon, there comes a sight, that stays with me forever, I can hear you calling me." Stratovarius, "Babylone", album Episode.

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Assis autour de leur table de cuisine, trois inséparables étudiants dégustaient leur petit déjeuner. Aimery Mortemer buvait son café avec élégance, la tasse tenue d'une main, la soucoupe de l'autre, mettant le moins de miettes possible sur la table en grignotant un semblant de croissant français fait par un pâtissier égyptien n'ayant jamais voyagé plus loin que La Mecque. Pendant ce temps, en face de lui, Sigfrid Jäger essayait encore péniblement d'ouvrir les deux yeux en simultanée pour ne pas renverser son bol. Enfin, installé entre le français et l'allemand, Enzo Scapolare décryptait très sérieusement la gazette du Marabout, l'édition italienne attendant sagement, posée sur les croissants.

Dans le silence sacré qui accompagnait cette scène quotidienne, de temps à autre perturbée par les bruits de déglutition de Sigfrid, le froissement du papier journal d'Enzo et le tintement de la porcelaine d'Aimery, un bruissement d'ailes se fit entendre. Avec la grâce d'un albatros, un vieux hibou atterrit sur la page des sports de la gazette, pendant qu'à côté de lui se posait tout en délicatesse le grand duc de la Gazette du sorcier.

Le sicilien soupira en ramassant son messager par une patte, prit la fine lettre roulée dans un étui à sa patte et le posa sur le rebord de la fenêtre ouverte. Simultanément, Aimery reposa sa tasse de café, glissa la monnaie égyptienne pour payer son journal anglais et laissa l'oiseau repartir. Mais avant de quitter la demeure égyptienne des étudiants, le rapace du célèbre journal anglo-saxon émit un son moqueur à l'adresse de son collègue italien, effondré sur la margelle de la fenêtre. L'interpellé ne releva même pas le bec, ignorant le sarcasme qui avait dû être du genre : « Les vieux ! Faudrait qu'ils sachent quand s'arrêter ! » Puis dans un grand battement d'ailes, le fringant oiseau repartit.

Alors que le français dépliait son journal, le sicilien lisait sa lettre. Au fur et à mesure qu'il avançait dans sa lecture, un pli soucieux barra son front, puis il plissa les yeux comme s'il venait de découvrir un piège insoupçonné dans le plancher de la cuisine. Aimery releva la tête, sentant que quelque chose n'allait pas. De même, de son côté, Sigfrid avait soudainement été capable d'ouvrir les deux yeux et de fixer son regard bleu sur Enzo.

Percevant qu'on l'observait, le latin releva la tête, reprit contenance et, comme s'il désirait détourner l'attention, conseilla au germain de trouver des vêtements plus appropriés à leur entretien d'embauche.

Sigfrid fronça les sourcils, posa son bol avec mauvaise humeur pour en renverser les trois-quarts sur son pantalon tout en jurant sur le fait que l'entretien lui était complètement sorti de l'esprit. Puis constatant sa bourde, il retourna dans sa chambre se changer, pestant contre l'inconsidérée d'anglaise qui le forçait à bosser pour des mecs aussi coincés qu'elle.

-« Bien joué ! » Remarqua Aimery, relevant un sourcil dans une expression si familière à sa famille maternelle. « Je n'aurai su faire mieux. » Nota le français.

-« C'est parce qu'à Beaux-bâtons tu ne t'intéressais qu'à le casser de tes piques et ne regardais jamais personne. Moi je le pratique depuis si longtemps que je crois le connaître mieux que moi-même. Enfin, là n'est pas le sujet, je ne veux pas briser le cœur d'artichaut de notre ami allemand, mais… lis ça. » Tout en finissant de parler, le sicilien passa la lettre qu'il venait de recevoir.

Aimery lu le morceau de parchemin d'une extrême finesse, Enzo, les yeux rivés sur son visage, ne put voir aucune expression se peindre sur les traits figés de son ami, pas même l'ombre d'une émotion dans son regard d'acier. Si Mortemer ressentait le moindre sentiment à ce moment même, il n'en faisait aucune démonstration, restant totalement maître de lui-même. Encore une fois, Enzo admira cette maîtrise.

-« D'où vient… ce… cette note ? » Demanda le français, comme s'il discutait d'une babiole dans un magasin.

-« D'un ami, à Rome, qui travaille au bureau de la justice magique internationale. Il me devait un petit service, alors je lui ai demandé, il y a quelques temps déjà, ce qu'il pourrait me trouver sur l'auror Calista Rébecca Mohen. Amusant n'est-ce pas… il n'y a pas eu, jamais eu même, d'auror du nom de Calista Mohen. Le dernier Mohen auror remonte à plus de 60 ans. Je crois que notre cher professeur nous cache des choses Aimery. » Lança-t-il fièrement, comme un ogre tombant sur une réserve cachée de nourriture.

-« Je veux ta promesse que tu vas brûler ça immédiatement ! » Annonça froidement Mortemer, la voix basse, les yeux soudainement sombres comme un ciel d'orage.

-« Pourquoi ? Je veux connaître la vérité, c'est tout ! »

-« Réfléchis un peu, Mohen nous a avoué il y a à peine quinze jours qu'elle avait été espionne, un agent de liaison comme on dit. Ça ne te vient pas à l'esprit que ces gens là doivent toujours avoir plusieurs identités dans leur manche ? Elle est ici pour se faire oublier de mon cousin et de ses petits copains, ça j'en suis certain. Alors avec tes conneries tu ne ferais que mettre les pieds dans le plat et la mettre à nue devant ces rapaces. En temps voulu elle nous parlera et nous dira qui elle est vraiment. « Si tu veux éviter d'attirer les mouches, ne remues pas le fumier. » En clair, ça veut dire qu'à chercher des poux ailleurs, c'est sur toi que tu vas les attirer. Mohen n'est pas une sorcière comme les autres et tu ne possèdes pas une once de son pouvoir, sans vouloir t'insulter. »

-« Quel discours enflammé ! Si je ne te connaissais pas mieux, j'aurai dit que soit tu l'espionnes, soit tu es amoureux. »

-« Non. Ni l'un ni l'autre, je la comprends c'est tout. Ne me demande pas pourquoi, mais… J'ai parfois l'impression de la connaître. Je devine des choses sur elle sans qu'elle ne me les dise. Par exemple, ses cicatrices, ses stigmates et le fait qu'elle m'ait confié de faire ses potions. »

-« Le rapport ? » Demanda Enzo, ses yeux noirs s'ouvrant d'incompréhension.

-« Quand on a fait une maîtrise de potions, il est des choses que l'on sait mieux que quiconque : il est très dangereux de mélanger certains ingrédients… avec d'autres. »

-« Non, ça même le premier idiot de sorcier le sait et un première année le découvre souvent très vite, à ses dépends ou ceux d'un de ses camarades. » Riposta le sicilien, se frottant l'arcade sourcilière au souvenir quelque peu douloureux qui lui était revenu.

-« Je ne parle pas du mélange dans le chaudron. Je parle de danger pour la santé. Certaines potions sont dangereuses si prises avec d'autres ! Par exemple, le mélange de certains ingrédients d'une potion A avec ceux d'une potion B dans l'estomac peut avoir des actions négatives très dangereuses. L'une d'elle entre autres est assez connue des guérisseurs pour entraîner la mort. Presque indétectable qui plus est, à moins de bien connaître le patient et ce qu'on lui a administré. Un autre de ces mélanges prohibés, par le bon sens, provoque des brûlures cutanées pouvant entraîner la mort… à plus ou moins longue échéance. »

-« En gros, tu penses qu'on a empoisonné Mohen ? »

-« Possible. Peut-être que je me trompe aussi. Je n'ai pas pu observer totalement ses cicatrices, et je pense que ça remonte trop loin en arrière maintenant pour être sans faille. Ou bien, sans le savoir, elle s'est empoisonnée. Mais elle m'a dit être assez douée pour faire fondre ses chaudrons et noircir les murs, donc je ne l'imagine pas capable de produire une seule des potions potentiellement responsables de ses cicatrices. Et puis elle a dit que c'était un cadeau de Lucius. »

-« Qu'est-ce que ton cousin vient faire dans cette histoire ? »

-« Il était un des fidèles de Tu-sais-qui. »

-« Il a été innocenté. »

-« Ouais… parce qu'il a payé grassement les témoins, versé des pots-de-vin aux membres du jury et qu'il est un habile orateur. Mais moi je le sais. Je l'ai vu ! Et il le sait. »

-« Comment ce fait-il dans ce cas que tu sois en vie ? »

-« Tu ne t'es jamais demandé pourquoi, soudainement je me suis décidé pour partir en Egypte, à deux mois des examens de dernière année ? »

-« Je sais pour la mort de ta sœur. Mais, je me suis dit que tu voulais prendre le large, oublier. Je me trompe ? »

-« Pas totalement, mais en même temps… C'était surtout pour fuir mon tyran de cousin. Si ma sœur est morte, ce n'est pas indépendant du fait qu'il était mangemort et qu'elle et moi ayons surpris une petite conversation entre lui et ses petits amis encagoulés. »

-« Il n'aurait pas pu la faire mettre à mort. C'était ta sœur, sa cousine… »

-« Ma sœur était jeune, trop jeune pour qu'elle l'intéresse, lui et ses camarades. »

-« Pourtant, Astrid est morte… » Murmura la voix atone d'Enzo alors qu'il revoyait encore le sourire si vivant de la jeune française les rares fois où ils s'étaient croisés.

-« Oui… Je n'ai jamais pu comprendre comment on peut s'en prendre sciemment à un innocent. Ils l'ont torturé, v… » Aimery se tut mais ses yeux noirs de colère et les jointures blanches de ses poings serrés parlaient pour lui.

-« Je pense qu'aujourd'hui elle a trouvé le paradis des martyrs et des innocents. Elle ne voudrait pas que tu t'éternises ainsi à ressasser sa mort et la culpabilité de ton cousin. » Lui dit le sicilien tout en posant une main chaleureuse sur son épaule, un geste qu'il voulait conciliant et apaisant pour le français.

-« Mais encore mieux, il projetait de me fiancer avec une des leurs. » Reprit Aimery, le ton de plus en plus amer au fur et à mesure qu'il plongeait dans ses souvenirs. « Avec son chien fidèle et savant. Manière de garder un œil sur moi. Tout ça a provoqué mon envie de partir loin. S'il avait fallu, je serai parti en Chine ou en Inde, tu comprends ? Je ne voulais que le fuir lui. C'est assez lâche comme action, j'en conviens. »

-« Non, avec des êtres pareil, capables de tuer leur propre famille, il n'existe pas de lâcheté pire que la leur. Qui était cette femme avec qui il voulait te fiancer ? »

-« Esther la sanglante, comme on l'appelait. Esther Lumphanan. C'était une belle femme, je le reconnais. Mais il émanait d'elle une aura étrange, de haine, de folie, de puissance… Je me suis toujours demandé si sa mort n'a pas été due au fait qu'elle n'a pas plu à ma cousine, qui à l'époque n'était que la fiancée de Lucius. »

-« Cette fille a été tuée ? »

-« Oui, brûlée vive. D'ailleurs… » Aimery sortit un papier de sa poche qu'il déplia sous les yeux d'Enzo. « J'ai trouvé ça dans les articles que collectionnait Mohen : « Mise à mort flamboyante chez Vous-savez-qui », justement la mort ignoble de l'âme damnée de mon cousin. Les journalistes ne savent pas vraiment quoi dire dessus, c'est du brodé, mais ils ont abandonné son corps à demi-consumé comme un message au ministère je pense. »

-« Charmant ! » s'exclama laconiquement le sicilien.

-« Bon, c'est pas tout, mais je dois aller livrer quelque chose à notre cher professeur. » Dit-il en se levant de table.

-« Sa fameuse potion ? »

-« Quelle potion ? » Demanda Jäger, entrant dans la cuisine, habillé de pied en cape pour son entretien.

-« Ah, tu es prêt ? » S'exclama le français. « Magnifique, on t'attendait pour partir ! »

-« Désolé de parraîtrre un peu têtu, mais notrre entrretien n'est que dans une heurre, alorrs tu n'afais qu'à pas m'attendrre. Mais comme tu es encorre là, tu fas poufoirr rrépondrre à ma question. »

-« Je suis vraiment en retard. A ce soir ! » Et à ces mots, Aimery Mortemer s'éclipsa en vitesse vers la porte, cape et sac sous le bras, sans laisser à son ami allemand le temps de l'intercepter.

-« Dans ce cas, Enzo, tu fas me fairre le plaisirr de rrépondrre à sa place. Fous afez tous les deux l'arrt de m'enfoyer ailleurrs quand fous foulez parrler entrre fous. Si fous crroyez que je ne l'ai pas encorre rremarrqué, fous êtes des idiots alorrs. Mais j'en ai marrre de jouer l'impécile aujourrd'hui. Donc tu fas gentiment me dirre ce qu'il en est. »

-« J'aimerai, mais Aimery n'a pas lâché un seul mot explicatif sur ce que lui a demandé Mohen. Je n'en sais pas plus que toi. »

-« Faux ! » Intervint vivement le germain. « Tu lui as acheté les ingrrédients. »

-« Comment le sais-tu ? »

-« J'aime jouer le con, mais il y a des limites. Fous n'êtes pas toujourrs trrès discrrets tous les deux. Je ne suis pas bête et aveugle. Mais je fous laisse jouer fotrre jeu. Pon, si tu feux rrien dirre, j'irrai demander à Calista moi-même. » Se levant, il remarqua la coupure de journal qu'Aimery avait laissé et la lettre qu'avait reçu Enzo. « Au fait tu trroufes comment cette tenue ? Pas trrop moldue ? »

-« Non, ça te va pas mal. » Sourit le sicilien, encore un peu surpris de découvrir une face cachée de l'allemand après tant d'années d'amitié. « Bon, moi aussi je dois me préparer. »

Sigfrid sourit intérieurement en voyant le latin sortir et oublier sa lettre. Sans attendre plus, il mit la main dessus, de même que la coupure de journal et les rangea dans une poche intérieure de sa robe sorcière bleu pâle. Mohen se moquait de lui et son innocence, Aimery et Enzo de sa maladresse. Là, il allait en profiter pour montrer son intelligence, sa dextérité et sa maturité. Non mais, on n'insultait pas un Jäger impunément.

Alors qu'il allait sortir, l'allemand se rappela de la table non débarrassée que lui avaient laissée ses amis. Râlant contre les français et les italiens mal éduqués, il fit s'envoler toute la vaisselle sale dans l'évier d'un coup de baguette, l'entassant sur celle de la veille. Pain, croissants et autres partirent se ranger dans un placard, puis posant les journaux à côté, il fit disparaître les derniers reliefs du repas. Voilà, la cuisine n'était pas moins, pas plus présentable que le reste de l'appartement, mais ici, à part Aimery, personne n'avait une vraie vocation d'homme de maison.

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En arrivant chez son professeur, Mortemer se dirigea directement vers la cuisine, s'attendant à trouver la jeune femme au petit déjeuner. Pourtant, passant la tête à la porte de la petite pièce lumineuse qui donnait sur l'est, il ne vit personne. Revenant sur ses pas il regarda dans le salon. Toujours personne.

Légèrement inquiet sans vraiment chercher à savoir pourquoi, il traversa la grande pièce centrale de l'appartement pour aller voir dans la bibliothèque.

Mais en revenant sur ses pas, il entendit un cliquetis sous un de ses pieds. Faisant marche arrière, il découvrit une chevalière.

Intrigué autant qu'étonné, le jeune homme la ramassa et scruta le bijou sous tous les angles. Le motif, en creux, représentait un serpent zigzagant avec grâce pour redessiner l'ovale du chaton. Tout autour, cinq lettres, ressemblant presque à du cunéiforme modernisé, évoquaient le patronyme de celui ou celle à qui avait appartenu la chevalière. Le bijou avait dû servir de sceau, conclut-il en essayant de décrypter l'alphabet utilisé. Ce dernier ressemblait beaucoup à de l'hébreu étrangement calligraphié et inversé, ce qui lui faisait justement penser à un cachet nominatif.

Troublé, il resta là, planté au milieu du salon. Cette chevalière éveillait en lui un étrange sentiment, celui de déjà vu. Sortant un lien de cuir qu'il portait toujours à son cou depuis la mort de son père, une seconde chevalière, très semblable à celle trouvée, se révéla à la lumière.

Sur la bague des Mortemer, que son père lui avait remise peu de temps avant son décès, un magnifique félin posait avec autant de grâce que Chimrone. Assis de profil, ce que les Mortemer revendiquaient comme l'un des célèbres lions de Normandie semblait plus être un gros chat dénué de crinière, assis comme un chien tenant la garde de la maison de son maître.

Par contre, aucune inscription n'apparaissait autour du félin, ni M, ni autre lettre. Piqué par la curiosité, oubliant provisoirement son professeur, il laissa son regard vagabonder dans le salon pour trouver la provenance de cette mystérieuse chevalière, quand tout à coup, alors qu'il se pliait en quatre pour regarder sous un meuble, Chimrone lui sauta sur le dos avec un miaulement étouffé.

-« Hey ! T'es un amour Chim, mais descend de là tu veux. »

Le fléreur obtempéra et sauta au sol pour revenir se frotter contre l'épaule du français, alors que celui-ci se redressait victorieux, un autre sceau dans la main. Son œil de lynx ne l'avait pas trompé, il avait bien vu un éclat de métal.

Alors qu'il scrutait la nouvelle chevalière trouvée, Chimrone vint le rappeler à l'ordre pour s'occuper de lui. Délaissant à regret ce qui captivait totalement son esprit depuis quelques minutes, il tourna enfin ses yeux d'acier vers l'image vivante du sceau de ses ancêtres. Assis, attendant patiemment que son ami bipède daigne s'intéresser à lui, le fléreur égyptien posait comme à son habitude, ses yeux hors-normes à demi-fermés, les pattes posées telles deux colonnes d'un temple et tenant dans sa gueule un parchemin.

Aimery le dévisagea avec son expression froide, qu'il tenait sans le vouloir d'une lignée anglaise fort désagréable à son souvenir, haussant un sourcil blond tel un accent circonflexe. L'animal lâcha la feuille devant le français et s'en retourna vers un tas de coussin. Mortemer le regarda faire, comme un général observe avec horreur ses soldats l'abandonner à son triste sort devant la suprématie de l'ennemi. Puis, acceptant son destin qui lui semblait dénué de tout danger mortel, il parcourut la page délaissée par le lâche endormi sur ses coussins.

Mais, contrairement à ce que pensait Aimery, Chimrone s'enfonça dans la pile de coussins de la banquette uniquement à la recherche de ce qui renfermait le papier qu'il venait d'en extraire : une boîte.

Pendant que le français dévorait du regard le parchemin trouvé par le kneazel, n'en croyant pas ses yeux de ce qu'il venait de dénicher, Chimrone ressortait de dessous les coussins, les éparpillant partout dans le salon, pour remonter tant bien que mal le contenant. Mortemer ramassa l'objet en bois et reconnu le tiroir arraché à la malheureuse bibliothèque de Mohen. Félicitant le félin de quelques caresses, il observa plus attentivement les trois objets qu'il pensait, à juste titre, venir du compartiment caché sous le rangement. L'idée était ingénieuse et devait venir de celui qui avait interverti le vrai parchemin, qu'il tenait dans son autre main, avec le faux, que protégeaient les murs de Gringotts.

La dernière chevalière revint à son esprit et il l'ausculta sous toutes ses coutures, pour autant qu'un bijou pût avoir des coutures. Son centre représentait un griffon, une patte avant levée, ailes déployées et assis sur son train arrière comme un bon gros chat. Sa tête d'aigle relevée dignement présentait son bec de profil. Autour de l'animal fabuleux sept lettres devaient donner le nom de la lignée à qui avait appartenu ce bijou. Il reconnu la langue, souvent trop ignorée des sorciers, et malgré l'inscription inversée servant de sceau, il lut à haute voix : Didymos.

Un bruit de grincements venant de la bibliothèque fit bondir Chimrone sur ses pattes. Abandonnant le français à ses recherches, le fléreur se dirigea vers le craquement tel un chasseur à l'affût d'un intrus. Reconnaissant finalement la provenance du son, il s'arrêta sur le pas de la porte et attendit silencieusement. Quelques secondes plus tard, un vent tiède souffla dans le salon, ébouriffant les courts cheveux blonds de Mortemer et tirant ce dernier de sa profonde réflexion.

-« Bonjour. » Murmura tout à coup une voix profonde à quelques centimètres du jeune homme.

Tournant soudainement la tête sur le côté, il vit Mohen froncer les sourcils à la vue de ce qu'il avait dans les mains. Il n'avait rien entendu, rien vu, uniquement senti un courant d'air et la voilà qui apparaissait comme surgie de nul part ou alors du tapis. Fronçant à son tour les sourcils, il lui rendit son regard. Elle semblait plus fatiguée que jamais, des cernes violacés soulignaient ses yeux dorés et des rides, jusqu'alors invisibles, barraient son front.

-« Qu'est-ce ? » Demanda simplement la jeune femme.

-« Je l'ai trouvé en arrivant. Je venais t'apporter ta potion. Et Chimrone a trouvé ceci. » Il lui montra le tiroir arraché par Sigfrid quelques deux semaines plus tôt. « Je pense que tout était dedans, caché dans le double fond. Visiblement la cachette s'est ouverte depuis. »

Sans rien dire de plus, Mohen saisit une des bagues et l'observa.

Galit. » Lut-elle simplement. « La source. C'est un des sceaux des Justes ! Aimery, c'est incroyable ! »

-« Et Didymos. » Lui répondit son assistant en lui tendant la seconde chevalière. « Que veux-tu dire par les sceaux des Justes ? Que feraient-ils ici ? »

-« Didymos, oui ! Mais bien sûr ! Le griffon, l'être double par excellence. Ceci est un sceau. Tu en conviens ? » Aimery acquiesça et Calista poursuivit. « Nous savons déjà que le symbole de Galit est un serpent, Galit c'est l'eau. Et personnellement je savais que le symbole de la maison du vent était le griffon. Par contre, j'ignorais son nom. »

-« La maison du vent ? »

-« Oui, la famille d'origine dont était issu l'héritier qui portait ce sceau, celui qui par conséquent devenait membre des Justes. » Expliqua-t-elle en brandissant la chevalière au motif mi-lion, mi-aigle. « La force des enfants de Didymos est le vent. Comme celle des descendants des Lavia est le Courage, le courage de la lionne, son sens de la famille, protéger sa famille. »

-« Mais les Lavia ont-ils encore des descendants ? Depuis… 800 ans ! Une lignée peut se tarir. »

-« C'est exact. Mais je sais que les Lavia ont encore au moins un héritier. » Annonça Mohen, rivant ses yeux d'or dans ceux gris-bleu de son assistant, un sourire énigmatique aux lèvres. « Et il a le courage encré dans l'âme. Aussi la prudence et la réflexion. C'est une personne que j'apprécie énormément, certainement la personne en qui je pourrai placer ma plus grande confiance jamais accordée. »

-« L'heureux personnage. Qui est-ce ? » Demanda le jeune homme, vaguement jaloux qu'un tel chanceux existe sur Terre.

-« Un ami. » Lui répondit-elle, laconiquement.

-« Ami? »

Cette fois, il ne cacha pas sa surprise, ouvrant largement les yeux pour encaisser le choc. En discutant avec Calista Mohen, s'il avait appris une chose c'était que le mot « ami » était quasiment exclu du vocabulaire de la jeune femme.

-« C'est comme ça que je le définis, mais si tu veux savoir son nom… je crois qu'il s'appelle : le puissant et audacieux ami. Tu vois, « ami » lui va parfaitement. Non ? »

L'anglaise se retourna vers lui, fixant ses iris dangereusement lumineux dans ceux limpides de l'étudiant. Son sourire franc et sincère déstabilisa encore plus le français que ses dernières paroles. Mais en la regardant de plus près, il vit la fatigue dans le pli mou de la bouche, la lassitude dans les gestes de ses mains nues. Son cou, creusé comme celui d'une dame âgée, et ses bras maladivement maigres lui rappelèrent l'urgence de la potion.

-« Tu as avalé quoi ce matin ? » Demanda-t-il, le ton froidement sérieux.

-« Pour le moment, rien, mais il me semble que cet… « audacieux ami » devait m'apporter quelque chose. Je me trompe ? »

-« JE t'ai apporté ta préparation, mais je ne suis certainement pas le descendant des Lavia. » Lui rétorqua vivement Mortemer.

-« Ah ? Tu n'as pas le sceau des Lavia ? » S'étonna-t-elle faussement. « Tu sais, je n'avais pas le sceau de Didymos, pourtant je savais que j'étais l'enfant du vent. »

-« Quoi ? » Aimery ouvrit des yeux aussi larges que ceux d'un elfe de maison, fixant Mohen comme statufié sur place.

-« Je suis… Didymos ! » Déclara Calista en glissant la chevalière au griffon à sa main droite. « Regarde ! »

Le bijou, trop large pour le doigt osseux, se rétrécit progressivement autour de son nouveau porteur.

-« Et toi, tu devrais porter ton sceau au doigt, au lieu du cou. C'est l'endroit le plus approprié. »

Aimery resta silencieux, ne trouvant rien à répondre. Il posa le trésor découvert par le fléreur et alla quérir de sa potion pour la tendre à la jeune anglaise.

-« Merci. » Répondit simplement celle-ci.

Elle ouvrit le flacon, comme une vieille habituée, et sans attendre les recommandations de son préparateur, avala la moitié du contenu. En rebouchant la fiole, elle ne retint pas une grimace.

-« Vraiment… infecte. Je rêve du jour où les potions régénératrices auront un goût de pomme ou de miel. »

-« Pourquoi pas de l'hydromel ! » Se moqua Mortemer. « Normalement l'effet devrait commencer à se voir d'ici quelques heures. Mais pour les marques résistantes, j'ai aussi préparé un baume. » Expliqua-t-il en posant un pot sur la table basse. « Ceci devrait pouvoir camoufler momentanément la cicatrice de ton bras par exemple. »

-« Merci, je n'attendais pas tant. » Répondit l'anglaise en observant sa main droite.

La potion semblait déjà faire effet. Petit à petit les doigts osseux devinrent plus étoffés tout en restant fins et longs, les veines bleues et proéminentes disparurent sous la chair régénérée, seule restait la cicatrice en croix, lisse mais moins voyante. Les brûlures s'estompèrent, puis l'effet remonta le long du bras et commença son travail de reconstruction sur le corps de la sorcière.

-« C'est plus rapide qu'annoncé ! » S'exclama Mortemer, de l'inquiétude perçant dans sa voix. « C'est anormal. »

-« Non, ne t'inquiètes pas, ça commence toujours ainsi. L'effet sera pleinement visible d'ici 6 heures, mais je suis tellement dépendante de cet élixir qu'à chaque fois son efficacité est plus rapide que la précédente. Il sera aussi plus rapide à s'estomper. Mais je ne peux vivre sans. » Le rassura-t-elle.

Tendant sa main gauche devant elle, Calista observa son anneau d'argent, retira sa chevalière à droite et la glissa à côté de l'anneau.

-« Double. » Murmura-t-elle.

-« Mais si à chaque fois la potion dure moins longtemps, ça signifie que tu t'accoutumes, que ton mal la combat. Elle finira par ne plus être suffisante. »

-« Non, ne t'inquiètes pas. Je ne suis pas encore dans l'autre monde. Il en faut bien plus qu'un maléfice dégénérant pour me tuer. L'imbécile qui a créé cette aberration ne savait pas à quoi il s'attaquait. Je suis comme les chats, j'ai neuf vies. Et pour le moment, il n'a pu en pourrir qu'une seule. Je suis plus résistante que j'en ai l'air. Un conseil Aimery, ne te fie jamais aux apparences. Surtout avec les sorciers. Et un second conseil, porte ton sceau ! » Dit-elle en s'éloignant. « Ce n'est pas tout, j'ai une traduction à finir. »

-« Justement, je crois que Chimrone a trouvé le vrai parchemin de Dimeh. »

Elle se tourna soudainement vers lui. Aimery rouvrit grand ses yeux en prenant conscience du don incroyable de la jeune femme. Elle pouvait vraiment se déplacer comme le vent. Calista commença par le dévisager, puis baissa le regard vers le tiroir et finalement sur le félin. Ce dernier les observait nonchalamment depuis le début, écoutant attentivement ce qui se disait sans intervenir, se demandant quand on s'intéresserait enfin à lui et à ses exploits.

Mohen revint en arrière, fixa un instant le parchemin et releva ses iris dorés, brillants d'excitation, sur son fidèle assistant.

-« Tu as prévu quelque chose aujourd'hui ? » Demanda-t-elle sur le ton de la conversation anodine.

-« J'avais vaguement un classement à finir dans un certain bureau à l'université… » Aimery répondit avec la même nonchalance que sa compagne.

-« Oublie le classement, il y a plus important. Tu lis le grec, je me trompe ? »

-« Mouais… » Acquiesça-t-il, exaspéré qu'elle devine toujours tout. Mais il crut bon d'ajouter un détail. « Mon père me l'a appris, comme l'hébreu. »

-« Faux ! L'hébreu, ton père n'a pas eu besoin de te l'apprendre, tu le connaissais déjà. Tu l'as connu de façon innée. Ne mens pas ! Cela fait partie de ton héritage magique. »

-« Comment… ? »

-« … je le sais ? Je suis comme toi, et je l'ai lu dans ton regard le soir où tu me l'as dit. J'ai su immédiatement que tu avais menti intentionnellement. Parce que tu trouves ça bizarre. »

-« Ca ne l'est pas pour toi ? » S'étonna le français.

-« Non. J'ai oublié ce qu'est le bizarre depuis plus de vingt ans. Bon, ce texte n'est en rien crypté, mais je ne peux pas le leur donner. Ni d'ailleurs leur donner celui de mon parrain. Il nous faut en créer un troisième. Un texte qui les contentera et qui ne donnera aucune information compromettante pour le trésor de Lavia. »

-« Un troisième ? » Murmura-t-il d'un ton incrédule, sourcil levé.

-« Oui, il faut les aiguiller dans le mauvais sens, trouver des mises en garde à faire frémir comme le manuscrit crypté de Black et… encodé tout ça pour que ça ressemble à celui de Black, justement. »

-« Et tu crois que ça se crée comme ça, d'un claquement de doigt ? » S'indigna Aimery.

-« Non, j'ai eu une petite idée cette nuit. » Lui répondit Calista, souriante, en posant entre ses mains un gros volume en cuir.

-« La Bible ? »

-« Oui, nous sommes au jour d'une grande commémoration. Profitons-en pour qu'elle nous inspire et qu'elle effraie nos chers amis… Tu as carte blanche et une journée ! »

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Quelques heures plus tard, Aimery Mortemer arpentait les rayonnages de la section des créatures magiques dans la bibliothèque de l'Université des Arts Magiques du Fayoum à Dionysias en quête d'une illumination sacrée.

Il lui fallait une idée ! Une idée sublime, une idée terrible, une idée pour faire frémir d'horreur ces singes d'anglais qui convoitaient le trésor de son ancêtre.

Une petite voix en lui ricana. Il était beau de parler d'ancêtre et d'héritage à protéger, quand on savait que moins d'une journée avant il ignorait tout de ses racines orientales. Le ricanement s'amplifia progressivement pour devenir un rire luciférien. Mais à l'instant où son mauvais génie lui susurrait qu'il aurait du faire l'école du rire, un souvenir d'enfance resurgit et fit tourner le rire en chuintement de ballon crevé.

Dans la pénombre du fond de la bibliothèque, la voix grave de son père résonna, ferme et douce à la fois, lui racontant l'histoire de ce chevalier, fils cadet d'un grand seigneur normand, qui partit en quête de gloire, d'or et de salut en Terre sainte. C'était l'histoire, qu'enfant, il préférait entendre conter le soir avant de s'endormir. En plus d'un don certain pour soigner les autres de ses mains, potions et onguents, Baudouin Mortemer était un excellent conteur souvent sollicité par ses deux enfants, qu'il adorait autant que sa femme les ignorait.

Dans le récit qu'il lui en faisait, au plus proche de sa mémoire, Aimery ne se souvenait pas que son père ait une seule fois mentionné le nom de Lavia. L'homme, du nom de Dankred Mortemer, avait suivit son seigneur et roi, le célèbre Richard Plantagenêt dit « cœur de lion ». Installé à Chypre à la fin de la troisième croisade, il eut plusieurs enfants avec une autochtone. Mais l'aïeul le plus célèbre fut Baldwin Mortemer, qui prit part à la septième croisade plus de trente ans après son père, monnayant son art de la guerre comme mercenaire du nouveau roi de Jérusalem, le célèbre Frédéric II. Le royaume franc de la ville sainte réinstallé, il se convertit au commerce et lors d'un voyage pacifique en Egypte, tomba sous le charme d'une beauté locale. L'histoire de son père mentionnait bien que la beauté égyptienne fut une sorcière. Selon Baudouin lui-même, il pensait que la belle, guérisseuse et préparatrice hors pair de potions et breuvages aux vertus insoupçonnables de nos jours, aurait versé un filtre d'amour dans la boisson du beau métis qui passa le pas de la porte de son père. Cette idée était pure spéculation du père d'Aimery, mais finalement, aujourd'hui, avec le temps, l'expérience des choses de la vie, il devait avouer qu'il comprenait. Cependant, il connaissait au moins une femme qui n'avait certainement pas besoin de l'Amortentia pour envoûter un homme, et en son fort intérieur, il imaginait parfaitement la petite fille d'Eyal Lavia avec un don semblable à celui que possédait aujourd'hui une certaine anglaise. La preuve était faite qu'il n'était pas toujours besoin de beauté physique pour dominer les hormones masculines.

L'histoire de Baldwin Mortemer continuait avec la chute de Jérusalem, sous l'avancée de la puissance des Mamelouk. Les francs, repoussés sur les côtes de la mer Méditerranée, se regroupèrent en petits bastions de survivants. Mais sentant la fin venir pour les royaumes francs d'Orient, Baldwin prit femme, enfants et ses dernières richesses sous le bras pour rentrer en Occident.

C'est certainement ainsi que le sang des Lavia, né de l'Orient antique, se répandit dans les veines d'une lignée cadette de la puissante famille anglo-normande des Mortemer. Aimery devait reconnaître que comme sang pur, on avait fait mieux. Les pauvres Malefoy, sa mère en particulier, qui pensaient être liés à une des familles sorcières d'Occident les plus anciennes. S'ils savaient. S'ils apprenaient que l'origine de leur magie venait de l'union d'un moldu et d'une guérisseuse égyptienne… Aujourd'hui, éclairé par la révélation de Mohen, le jeune français réalisait pourquoi son père lui avait raconté la totalité de l'histoire de son aïeul, tout en lui recommandant de n'en parler à personne, surtout pas à sa mère. Oui, son père ignorait peut-être le nom des Lavia, mais il savait que leurs origines levantines étaient importantes.

Ressortant la chevalière qu'il portait encore autour du cou, il dénoua le lien de cuir qui la maintenait et passa le sceau à son majeur gauche. D'aspect trop petite, la magie contenue dans le bijou opéra et la bague s'ajusta sans mal à son doigt fort et nerveux. Loin de ressentir un rejet, comme son père l'en avait mis en garde, il eut tout d'abord une sensation diffuse de chaleur, de douceur. Puis, progressivement une plénitude toute particulière l'envahit ainsi que des voix, des souvenirs qui n'étaient pas siens. Passées ces émotions premières, il ressentit une perception accrue des choses qui l'entouraient. Il fallait croire qu'une fois de plus Mohen avait encore eu raison.

Souriant à cette constatation, il vit surgir devant lui un lecteur assidu du secteur des créatures magiques, cheveux d'or irréprochablement coiffés, robe mauve au tombé impeccable. A l'instant même, une intuition magique le poussa vers le timide étudiant qui venait de pointer son nez, comme s'il venait d'ingurgiter une flasque pleine de Felix Felicis. Avançant vers le jeune homme, il se composa un visage de circonstance pour attirer sa proie.

-« Bonjour ! » Dit-il simplement pour installer le contact.

-« Bon… bonjour. » Répondit timidement la cible favorite des blagues de Sigfrid.

A suivre…

(NBL1)Il manque la suite, là :DDDD

(NBL2)Je crois en effet… Kalyyyyyyyyyyyyyyyyyyyy ne nous lâche paaaaaaaaaaaaaaas


Un p'tit trailer pour la suite ? (mais oui, elle va venir, faut juste être patient ! ' )

Comment voyez-vous la suite ?

L'imaginez vous… obscuuureeeuuuuhhh !

Mais qui découvrira le premier le trésor des Lavia ?

A .Mohen et ses élèves ?
B . Sigfrid en se cassant la figure sur un tesson de poterie dans le désert ?
C . Chimrone… parce qu'on a jamais fait créature plus intelligente depuis Dieu !
D . Aimery parce qu'il est l'héritier d'Eyal Lavia.
E . Pas Aimery parce que Mohen lui a dit qu'elle avait besoin de lui comme gratte-papier à la maison ! (nan mais, vous voyez Morty désobéir vous ?)

Le trésor des Lavia, qu'est-ce?

A. un attrape nigaud!

B. un manuel de potion de première année utilisé à l'école de sorcellerie de Damas par Eyal Lavia

C. un horxcrux

D. quelque chose que seul Aimery peut trouver

E. la prison du pire ennemi d'Eyal Lavia

Où se trouve en fait le trésor?

A. dans la chambre des secrets... de l'université

B. dans le bureau du directeur de l'université, il a un tel bric à broc!

C . les Pyramides, c'est pas pour rien qu'elles sont sur l'image de la fic!

D. eeuhh... en Egypte?

E. dans le moonnndeee!

F. sur la Lune! Calista aime tellement la regarder!

Quelle sera la prochaine boulette de Sig' ?

A. après la bibliothèque, va-t-il s'attaquer à la cuisine ? au salon ?

B.mettre Chimrone dans la machine à laver avec le tas de serviettes sur lequel il dormait?

C. se faire prendre en train de fumer un joint à côté du bureaudu directeur de l'université?

D. mettre du sel dans le café de Mohen?

E. se retrouver coincer dans les toilettes des filles alors qu'il espionnait Mohen?

F. foutre un pain dans la gueule d'Avery dès son premier jour d'embauche?

Qui est l'héritier de "Galit"?

A . un serpent, moi je vous dit que ça peut-être que Voldy!

B . Lucius... rien que pour faire chier Calista!

C . il est mort!

D. Harry Potter?

E. quelqu'un que l'auteur veut pas dire parce qu'elle veut garder le suspens jusqu'au bout...

F. Drago, juste pour faire chier Calista ET Lucius!

Avec qui finira Enzo:

A. avec Aimery... ils vont si bien ensemble, surtout pour se foutre de Sigfrid.

B. avec Sigfrid. Ba oui, qui aime bien châtie bien... et puis on sait pas ce qu'ils font ensemble depuis le collège, mais une amitié qui dure autant, c'est pas douteux?

C. avec Calista. Ouais, il lui fait un mec, un vrai!

D. Avec Anubis... depuis le temps que je lui trouve un air de chacal à celui là!

E . Avec Cassandra Potter… parce qu'elle a acheté l'auteur !
F. Tout sauf Cassandra Potter … parce qu'elle énerve l'auteur ! --'

Ça fait longtemps qu'on a pas vu Nikita traîner son nez quelque part, vous pensez qu'il fait quoi?

A . en fait, Nikita n'existe pas, il s'agissait de Severus déguisé en mission pour Dumby

B . il est tellement deg' de s'être fait mettre par une meuf qu'il boude dans son coin

C . son grand père lui a trouvé une occupation

D. en fait c'est lui le gratte papier dans le bureau d'Avery

A votre avis, quelle sera la fin de la première partie?

A . Calista épouse Zabini, ils vécurent heureux et eurent plein de petits chasseurs de trésor

B . Sigfrid fout un coup de boule à Zabini, Avery se casse en Angleterre pleurer dans les robes de Lucius et Aimery épouse Calista.

C. Avec beaucoup de chance Mohen et ses étudiants échappent à la mort, Zabini et Avery sont momifiés vivants, des américains trouvent leurs tombes et décident de tourner un film sur le sujet

D. en fait tout le monde crève et seul Mohen s'en sort. Aimery est en vie parce qu'il avait obéit à l'ordre de ne pas venir un mettre son grain de sable!

Zabini va-t-il enfin gagner le cœur de Mohen?

Qui va mourir avant la fin de la première partie?

Si un des trois étudiants doit mourir... qui?

A. Aimery. Un blond platiné sur terre ça suffit, surtout qu'il a déjà un fils... pitié!

B . Sigfrid. La connerie à ce point là, moi je dis que ça devient gênant!

C. Enzo. Ba oui, il sert à rien depuis le début!

D. Et puis j'aime pas les chats! Débarrassez nous de Chimrone!

E : aucun ...

Si Sigfrid doit mourir... Pourquoi?

A. parce que le Christ à dit "heureux les plus cons des cons, car le paradis des imbéciles leur est offert"

B. vraiment, pour le maléfice du tabouret, il ne peut y en avoir qu'un, et Cassie l'a battu à plate couture

C. Suicide, il n'a pas supporté le mariage de Mohen et Zabini!

D. Aimery en avait marre de son Bazard dans l'apart, il l'a tué!

E. oui mais... il va ressuscité!

L'auteur est-elle sadique de parler de morts alors qu'on connaît à peine certains personnages?

L'auteur doit-elle continuer l'histoire, même s'il doit y avoir des morts ?

Pensez-vous que la mort soit… inévitable ?

L'immortalité… c'est quoi ?

Où était Mohen quand Aimery arrive chez elle dans le chapitre 12 ?

Mais qui portait donc le sceau de Didymos avant Calista ? (ba oui, on sait que le sceau de Mortemer était celui d'Eyal Lavia… qui à son époque pouvait être Didymos ?)

Mais pourquoi le nom de « Didymos » n'apparaît pas avant… dans la liste des Justes trouvée par les trois étudiants ?

Saura-t-on un jour qui a grillé les noms de la liste des Justes ?

Quel était le nom de la mère de Calista ?

A votre avis, Calista est-elle la fille cachée de Ibn Snaï ?

Une idée pour le titre du chapitre 13 ? (un chapitre… au chiffre porte-malheur !)

Vous pensez que Sigfrid est la première plaie d'Egypte ?


Bon, voilà, je crois que j'ai assez déliré avec ce trailer, merci à Circée pour m'avoir bien aidée dans sa rédaction ! Merci à mes lecteurs et lectrices de me lire… et puis maintenant vous le savez, j'ai un grain !

Je préviens tout de même, je l'ai certainement déjà dit mais comme ça vous vous en souviendrez, je quitte la Chine dans moins d'une semaine, fin juin je serai donc coupée du net, en France je n'aurai pas de connexion immédiatement, donc attendez vous à une attente d'un bon mois et demi. Traduction: j'essaye de vous retrouver pour la suite à la mi-août 2006! Si j'ai un peu de chance, je trouverai comment passer avant, mais je ne promet rien!

Bisous à toutes et tous, et inondez moi de MP, de Review… j'adore ça et j'ai une grôôôôsse boite e-mail !