Disclaimers : C'est connu, les perso appartiennent à notre chère et tendre J.K.R. sans qui toutes ces fic n'existeraient pas...

Couples : HP/DM

Rating : Ceci est clairement une fic de rating M !


Fleur d'automne

Chapitre 2

Le jeune homme à la capuche était-il un mangemort ? Impossible. Jamais l'un d'entre eux ne trahirait Lord Voldemort or l'inconnu avait dit à Harry de fuir, ce qui revenait à le protéger d'une certaine manière.

Avait-il alors un rapport au manoir ? Probable.

Mais Harry était certain que le manoir avait quelque chose à voir avec les mangemorts. Ce qui voudrait dire que l'inconnu avait un rapport quelconque avec Voldemort mais qu'il ne devait pas faire partie de ses proches alliés voire de ses alliés tout court. Mieux, il le considérait comme dangereux.

La tête d'Harry bouillait si bien qu'il ne put s'endormir et se résigna à attendre le matin. Tout cela l'intriguait. Il voulait enquêter, peut-être que s'il arrivait à discuter avec cet inconnu il en apprendrait d'avantage sur le fonctionnement des mangemorts. Le problème était que jamais l'oncle Vernon ne le laisserait faire ce qu'il souhaite et il ne pouvait décemment pas appeler Ron ou Hermione.

Soudain, on frappa quelques coups secs à la porte. Harry se réveilla en sursaut et fut forcé de constater qu'il s'était finalement endormi. Il s'extirpa du lit en baillant et alla ouvrir. A sa grande surprise, les Dursley se tenaient dans l'encadrement, habillés, prêt à partir.

« Bonne journée, Harry, déclara alors son oncle avec un sourire trop grand. Nous partons faire un pique-nique et toi tu restes ici.

- Mais ! Protesta Dudley. Moi aussi je veux rester !

- Non, toi tu viens avec nous, répliqua son père.

- Ne t'inquiète pas, Dudlinounet, maman à penser à te prendre quatre paquets de chips pour le repas… »

L'oncle Vernon referma alors la porte, laissant un Harry encore à moitié endormi et entièrement confus dans sa chambre. Le brun devina que Dudley piquait sa crise de l'autre côté de la cloison mais ses parents ne cédèrent apparemment pas, chose rare, car ils sortirent tous les trois de l'hôtel quelques minutes plus tard.

Harry resta allongé dans son lit un peu plus longtemps, se demandant si ce n'était pas un rêve. Lui, le neveu tant détesté, avait réellement sa journée tranquille. Il était fatigué mais n'arriva pas à se rendormir tant il était excité à l'idée d'être seul pour un jour entier. Il prit alors une douche en quatrième vitesse, enfila un tee-shirt et un pantalon puis descendit. Il posa ses clés au guichet et jeta un œil au bar.

« Il y a déjà du monde à cette heure-ci ? Demanda-t-il à l'homme derrière le comptoir.

- Ils viennent boire un café avant de partir à la mine.

- A la mine ?! S'étonna Harry à qui l'idée d'une exploitation minière en Grande-Bretagne de nos jours paraissait improbable.

- Oh, ça fait longtemps que ce n'est plus une mine que l'on exploite, répondit l'homme comme s'il avait lu dans ses pensées. Ce sont des chercheurs, ils analysent la roche de la vallée et travaillent dans la vieille mine en ce moment. »

Harry savait pertinemment qu'il devait se familiariser avec alentours s'il comptait vraiment pouvoir échapper aux potentiels mangemorts qui vivaient dans le manoir mais il n'avait pas la moindre idée de par où commencer et une mine ne paraissait pas être un trop mauvais départ.

« Excusez-moi, intervint-il en s'approchant des chercheurs.

- Oui ? Répondirent les deux hommes, visiblement irrités d'avoir été interrompu dans leur conversation.

- Je suis Harry, j'ai cru comprendre que vous travailliez sur les roches de la mine.

- Et ?

- Voyez-vous, je me passionne pour les minéraux, alors je me demandais s'il était possible que je vous accompagne lors de votre travail. »

Les hommes se regardèrent.

« Impossible, répondit plus gentiment l'un d'eux.

- Et pourquoi pas ? S'étonna Harry, déçu que son plan ait si lamentablement failli.

- La mine est vieille, en tant que professionnels, nous ne pouvons prendre de risques en amenant quelqu'un sans expérience avec nous.

- Alors permettez-moi au moins de vous accompagner jusqu'à l'entrée, je trouverai sûrement quelque chose de moins dangereux aux alentours. »

Les deux hommes se concertèrent à nouveau du regard puis ils approuvèrent avec un sourire. Il ne leur fallut ensuite qu'une petite demi-heure de marche avant d'arriver à l'entrée de l'ancienne exploitation. Le sentier qu'ils avaient suivi partait du village en direction du manoir mais bifurquait au pied de la falaise pour se perdre dans la forêt sombre.

Ils se trouvaient actuellement dans une prairie entre les arbres et Harry pouvait voir le toit des maisons du village en contre-bas. Il poussa un long soupir. Son séjour s'annonçait très long, trop long. Sans compter qu'il était réellement dangereux pour lui de rester trop loin de ses amis en cette période de trouble.

L'un des hommes le tira de sa rêverie lorsqu'il annonça la séparation de leurs chemins. Le brun le remercia et les regarda disparaître derrière la grille de fer qui bouchait l'entrée de la mine. Harry continua alors à marcher sur le chemin à pas lent, prenant la direction de la forêt. Le ciel avait beau être clair et le soleil lui chauffer doucement la peau, il était d'humeur maussade.

Il réfléchissait à comment occuper ses journées lorsqu'il repéra une trace de passage entre les herbes. Un simple sillon à peine visible dans la verdure du pré. Et l'envie soudaine d'explorer les alentours le prit, la nature réussirait peut-être à le tirer de ses sombres pensées.

Il se glissa alors entre les hautes herbes sur ce petit sentier à peine marqué. Il était tellement préoccupé par l'absence soudaine de bruit alentour, comme si les insectes et les oiseaux avaient fui à l'approche d'un danger, qu'il remarqua presque trop tard le trou qui se trouvait maintenant devant lui. Il recula alors d'un pas pour mieux voir sur quoi il s'apprêtait à mettre le pied. Parmi les herbes, il distingua un tunnel creusé à la surface de la colline, à peine assez grand pour qu'un adulte courbé puisse y passer.

Harry, intrigué, essaya de distinguer quelque chose à l'intérieur mais il faisait trop sombre. Etant donné qu'il n'avait le droit de se servir de la magie qu'en cas d'extrême urgence, il attrapa une des lampes qui se trouvaient à l'entrée du tunnel et entra prudemment.

Les parois semblaient entretenues et en bon état, comme si l'endroit servait toujours. Le tunnel quant à lui descendait en pente douce, s'élargissant petit à petit, si bien qu'Harry put bientôt se tenir debout. L'inclinaison douce laissa rapidement place à un escalier tordu, aux marches inégales et de plus en plus raides.

Au bout d'un petit moment de marche, le brun arriva dans une sorte d'antichambre en coupole dont le plafond portait des gravures. Il frissonna tant l'endroit était chargé de magie mais n'arriva pas à se sentir en danger, cette magie n'était ni bonne ni mauvaise, juste là, dense comme la moiteur de l'air alentour.

Sur sa droite, Harry distingua un passage. De là où il se tenait, il entendait clairement les clapotis de l'eau qui résonnait sur les parois lisses et silencieuses du sous-sol. Il suivit alors le passage avec prudence et arriva finalement dans une grotte souterraine où coulait un ruisseau. Le torrent était étrange, tout aussi chargé de magie que l'antichambre, comme… phosphorescent.

Le brun se pencha alors au-dessus de l'eau et repéra des pierres dont émanait la lueur bleutée au fond du ruisseau. Il se redressa et regarda autour de lui, les reflets de l'eau devenus bleus se projetaient sur les parois humides dans une danse envoûtante et fantomatique. Harry éteignit alors sa lampe et resta là un moment à contempler ce spectacle de couleurs qui s'offrait à ses yeux.

Forcé de constater qu'il y voyait sans autre source de lumière que les pierres bleues au fond de la rivière, le brun se décida à suivre le chemin qui remontait le cours de l'eau. Il monta alors le long de la pente douce pendant ce qui lui sembla être une éternité et arriva devant une porte, une vieille porte en bois à la serrure rouillée.

Il s'avança prudemment et ouvrit le battant, baguette à la main. Il s'apprêtait à brandir la lampe qu'il avait rallumée lorsqu'il s'était éloigné du ruisseau mais ce n'était pas utile. Devant lui s'ouvrait un couloir étroit dont le sol parfaitement lisse était incrusté de ces pierres bleues, contrastant avec des murs sombres et inégaux, le plafond se perdait dans l'obscurité.

Harry contempla ce qu'il devait faire en silence mais il devait avouer que cette caverne l'intriguait décidemment de plus en plus. Il ne put donc s'empêcher d'avancer jusqu'à arriver à un croisement. Trois nouvelles voies s'offrirent à lui : une devant, une à droite et une à gauche, toutes plus ou moins identiques. Il se tourna et constata que, de là où il était, il était impossible de distinguer la porte par où il était arrivé.

Un labyrinthe…

Harry réfléchit rapidement. Apparemment, les trois voies étaient dallées de pierres lumineuses et, si c'était bien le cas, sa lampe ne lui serait d'aucune utilité, pour ne pas dire presque encombrante. Il la posa donc délicatement, de manière à pouvoir repérer son chemin de sortie, et se décida à procéder par ordre.

Il prit le chemin de droite et, après quelques détours, il finit par revenir sur le chemin de gauche mais quelque chose clochait. Quelque chose qui inquiétait Harry plus que tout. Prudemment, il prit exactement le même chemin en sens inverse, cependant, au lieu de revenir par la droite tout comme il était parti, il revint par le couloir central.

« J'ai dû me tromper à un croisement » Pensa-t-il. Pourtant, après quelques allés et venus semblables à celui-ci, Harry dut se rendre à l'évidence : le labyrinthe était ensorcelé. Les murs ne cessaient de bouger.

Le Gryffondor trouvait malgré tout un bon point à sa situation : il n'était toujours pas perdu. Il attrapa donc la lampe et repartit, à quoi bon se prendre la tête, il ne pourrait jamais résoudre un labyrinthe magique sans en avoir la clé.

Lorsqu'il fut enfin à l'air libre, il cligna des yeux, ébloui, et inspira une grande bouffée d'air frais. Il se sentait soudainement plus léger, comme si le poids qui pesait sur sa poitrine depuis qu'il était entré dans le labyrinthe venait enfin de se desserrer.

Pourtant, du haut de la colline, l'ombre qui avait surpris Harry dans le piège ensorcelé l'observait toujours… De loin.

.o0°0o.

Harry s'effondra sur son lit dans un soupir. Que faire de cette nouvelle journée alors que l'oncle Vernon était parti aux aurores avec Pétunia et Dudley, sans un mot. Deux choix s'offraient à lui.

Le premier était d'essayer de briser le sort du labyrinthe, ce qui était de toutes évidences une tâche des plus dures même pour un bon sorcier, mais il devait avouer être intriguer par l'existence d'un tel puzzle. Dans quel but avait-il était construit ?

Le deuxième était de chercher ce mystérieux jeune homme à la capuche et de tenter de lui soustraire quelques informations sur les mangemorts… Ce qui était en apparence beaucoup, beaucoup, plus simple. Parce que même s'il n'en avait pas l'air, cet inconnu était un sorcier et c'était sans compter qu'Harry n'avait pas la moindre idée de quand il apparaîtrait à nouveau au bar. Peut-être même que cet inconnu ferait tout pour ne pas se montrer temps du séjour du brun.

Après un moment à soupirer et à se tourner dans son lit, il se redressa soudainement illuminé. Il serait tellement facile de visiter la grotte le jour et de scruter le bar la nuit, pourquoi n'y avait-il pas pensé plus tôt ?!

Mais il ne fallut pas plus d'une journée et demie au brun pour se rendre à l'évidence, il n'était pas beaucoup plus avancé que la première fois qu'il avait visité la grotte et toujours aucune capuche noire à l'horizon. Rien de tout ça ne l'étonnait vraiment, mais ça n'en était pas moins frustrant.

Lorsqu'Harry sortit finalement de la caverne le soir du troisième jour, il faisait déjà nuit. Il se maudit intérieurement de ne pas avoir pris la lampe de poche lorsqu'il manqua de tomber pour la énième fois. Heureusement plus lui, la lune brillait haut dans le ciel ce soir-là.

Il était presque au village lorsqu'il posa les yeux sur le manoir qui était, à l'évidence, habité. Harry observa en silence les quelques fenêtres dont la lueur tentait de percer dans l'obscurité. Une en particulier attira son attention, elle était à l'opposé de toutes les autres et, l'espace d'un instant, la lumière à l'intérieur vacilla. Harry distingua clairement la vitre voler en éclats alors que quelque chose explosait à l'intérieur, pourtant, aucun bruit ne filtra jusqu'à lui. Pas même un écho de verre brisé, tout resta silencieux aux alentours.

Ce fut donc un Harry remplit de doutes et d'interrogations qui passa le seuil de l'hôtel. Il remarqua à peine le silence qui se fit lorsqu'il entra et tous les regards qui se tournèrent vers lui. Quand il redressa finalement la tête, il surprit un groupe de personnes équipées pour une sortie nocturne et qui semblaient avoir eu une discussion tendue avec l'oncle Vernon. Ce dernier, voyant Harry arriver, aborda un sourire presque satisfait :

« Qu'est-ce que je vous disais, il a bien fini par revenir tout seul !

- En effet, monsieur, répliqua l'un des hommes entres ses dents. Mais ce garçon a eu beaucoup de chance, il est vraiment dangereux de traîner dans les parages la nuit.

- Sottise ! Cessez donc de croire à vos contes d'enfants.

- Nos « contes d'enfants », comme vous dites, sont basés sur des témoignages !

- Pouah ! Des témoignages de vieux fous vous voulez dire ! »

Le ton de la conversation était monté d'un cran mais Harry y resta indifférent. Non, une certaine crainte était née en lui depuis qu'il avait constaté que le manoir était bel et bien habité. Il se racla bruyamment la gorge et l'oncle Vernon et l'homme tournèrent immédiatement la tête vers lui.

« Dites-moi, qui habite dans le manoir en haut de la colline ? Demanda-t-il aux habitants.

- Mais, plus personne n'habite ce manoir depuis des décennies, jeune homme, répondit quelqu'un avec un froncement de sourcils. Regardez donc par vous-même, il tombe en ruine. »

Harry se tourna et regarda dans la direction que pointait l'homme mais ce qu'il vit était bel et bien un manoir avec des fenêtres allumées et non des ruines. C'était ce qu'il allait répliquer lorsqu'il comprit : ce manoir appartenait à une famille de sorciers. Ce fait à lui seul expliquait les disparitions, les pertes de mémoire et le fait que les moldus ne voient du manoir que des ruines.

Le regard de l'homme resta fixé sur l'ombre de ce qu'il devait voir mais il continua à l'intention du brun :

« Quoi qu'il en soit, on dit que la dernière famille ayant habitée ici était une famille maudite, une famille de sorcier. »

Les Dursley frissonnèrent en silence et l'oncle Vernon se manifesta enfin :

« Ne me dites pas que vous croyez à des bêtises aussi… aussi grosses que ça ? »

Personne ne répondit à ça, laissant à Harry un mauvais pressentiment.

« Est-ce que quelqu'un connaît le nom des derniers propriétaires ? Demanda prudemment le Gryffondor.

- A vrai dire, seul le vieux Dave le savait mais… Il est mort avant qu'il est pu nous donner une réponse correcte.

- A chaque qu'on lui posait la question, il évitait le sujet autant que possible, répondit une femme. Une fois je l'ai juste entendu dire quelque chose comme quoi ce seraient des apôtres du diable ou je ne sais quel seigneur des ténèbres et qu'ils ne partiraient pas. Quand je lui en ai demandé plus, il avait déjà tout oublié. Il était parfois cinglé dans le sens dérangeant du terme… »

Harry se contenta de frissonner en silence. Il était coincé à la porte d'un manoir mangemort pour encore plusieurs jours. Parce que jamais l'oncle Vernon ne partirait d'ici, le brun le savait, et il ne pouvait partir seul s'en l'aide de la magie, or elle lui était encore interdite.

Le Gryffondor tenta de se rassurer en se disant qu'il avait déjà passé trois nuits dans cet endroit sans le moindre souci, avec un peu de chance, il arriverait à s'en sortir indemne. Mais, en réalité, il était de plus en plus mal à l'aise, il se sentait comme observé, comme oppressé, en danger. Tout cela, ce n'était pas une première pour lui, en revanche, ce qui le dérangeait le plus c'était qu'il était seul. Bien sûr, il avait toujours été le seul face au danger réel de Lord Voldemort mais il était toujours épaulé par ses amis.

Cette nuit-là, il eut du mal à trouver le sommeil, un sommeil agité. « Moi je te protègerai… Car tu es ma proie. » Lui murmura alors une voix dans ses rêves perturbés.

.o0°0o.

« 'Fait chier… »

Harry referma les paupières. Il chercha ses lunettes de la main en rouvrant les yeux doucement, le temps de s'habituer à la lumière.

Il avait mal dormi et sur un matelas peu confortable en plus, bien qu'il ait connu pire, il se serait passé de ce dernier détail. Son dos lui faisait si mal qu'il avait l'impression qu'il allait se briser à chaque mouvement. Il se redressa finalement, sa tête tourna et il fut pris d'un léger vertige.

Voyant que le vertige ne passait pas, Harry se leva en s'étirant. Déjà cette journée l'ennuyait. L'oncle Vernon avait fini par le confiner à l'hôtel après son escapade de la veille qui avait presque lancé une équipe de recherche à sa suite.

Il s'assit alors à la fenêtre, songeur, relisant distraitement son livre pour la deuxième fois du séjour. Un énième soupir finit par lui échapper, il s'ennuyait au point de se dire que la grotte lui manquait. Après s'être intéressé au paysage pendant un moment, il avait laissé sa pensée voyager, n'ayant même plus le courage de l'empêcher de broyer du noir. Son esprit vagabondait entre le tout et le rien, oubliant l'heure, entrant presque dans une sorte de transe qui voilait sa vue et le clouait à sa chaise, si bien qu'il ne vit pas arriver la nuit.

Harry sursauta presque lorsque quelqu'un finit par frapper à sa porte. Il se leva de sa chaise, tout engourdi et frémissant, et alla jusqu'à la porte pour l'ouvrir. Il allait demander ce que la personne lui voulait lorsqu'il s'aperçut que le couloir était vide. Il regarda à droite et à gauche mais ne vit aucun signe de vie. Il tendit alors l'oreille et distinguant des grincements de plancher sur sa droite, il devina alors que son cousin s'apprêtait lui faire une mauvaise blague. « Je me demande parfois quel âge il a… » Songea-t-il avec un soupir.

Lorsqu'Harry remonta dans sa chambre après un dîner bienvenu, il ne put s'empêcher de constater que le bar était bien rempli, des traînées de conversations s'en échapper à la manière des écharpes de fumées qui bavaient hors de la pièce. Le rythme de la musique et des rires francs créaient une atmosphère tamisée, amadouant quelque peu des consommateurs dont les esprits étaient déjà suffisamment imbibés.

Il était presque en haut des escaliers lorsqu'il crut distinguer une ombre disparaître dans la nuit. Il scruta alors plus attentivement. En effet, vêtu de noir et drapé dans la pénombre, Harry remarqua celui qu'il espérait être l'homme à la capuche qui partait du village quelque peu vacillant.

Le brun fut alors prit par l'élan de rencontrer ce jeune sorcier qui lui avait dit de fuir au risque de se faire tuer par les mangemorts. Sans réfléchir plus longtemps, il décida d'ignorer l'interdiction de sortie de son oncle et dévala les escaliers avant de s'élancer à la suite de l'inconnu. Harry sortit de l'hôtel juste à temps pour voir la cape noire disparaître dans les bois sur le chemin de la mine.

Le brun resta immobile sur le pas de la porte quelques instants, se demandant où le sorciers comptait aller dans cette direction étant donné que le sentier ne menait pas au manoir, le Gryffondor le savait pour avoir suivi le chemin pendant presque une demi-journée sans croiser âme qui vive. Harry allait donc se lancer à sa suite avant que l'inconnu ne disparaisse de son champ de vision et/ou transplane lorsque qu'un homme surgit de l'ombre et l'attrapa fermement.

« Tiens, tiens, murmura alors une voix grinçante dans son oreille. Mais ne serait-ce pas le Survivant que voilà ? »