Disclaimers : C'est connu, les perso appartiennent à notre chère et tendre J.K.R. sans qui toutes ces fic n'existeraient pas...

Couples : HP/DM

Rating : Ceci est clairement une fic de rating M !


Fleur d'automne

Epilogue

Tout était calme. Seul le bruit du vent dans les hautes herbes venait perturber ce silence, une brise lui caressa le visage. Harry ouvrit doucement les yeux. Le soleil perçait à peine au-dessus des fourrés, faisant briller les perles de rosée sur les herbes alentour. Le ciel était clair et l'air doux, une belle journée s'annonçait. Il soupira, l'impression d'avoir été réveillé au milieu d'un rêve, ou plutôt d'un cauchemar, dont il ne se souvenait déjà plus lui collait à la peau.

Le brun se redressa et observa les alentours d'un seul coup d'œil, il s'était endormi à côté de la grotte. Maintenant qu'il y pensait, il se souvenait avoir suivi l'inconnu jusqu'au labyrinthe où sûrement fait demi-tour avant de se perdre et il avait fini par guetter l'entrée toute la journée. Tout était si simple sur le papier, pourtant tout était confus dans son esprit, lui laissant un étrange arrière-goût sur la langue.

Finalement, il abandonna et décida de repartir vers l'hôtel. Il se releva et sentit douloureusement son dos, être resté assis aussi longtemps ne l'avait pas réussi. En prenant la direction du chemin, il se dit qu'il avait intérêt à trouver une excuse béton pour expliquer son absence à son oncle.

Distrait, il retourna au village, respirant l'odeur entêtante de cèdre qui l'entourait. Parfum qu'il trouva étrange car il ne voyait autour de lui que les hêtres ou autres feuillus, pas un seul conifère à l'horizon.

Lorsqu'Harry franchit le seuil de l'hôtel, l'homme derrière le guichet le regarda étrangement mais il ne lui prêta pas attention. Il monta directement à sa chambre sur le seuil de laquelle il trouva son oncle en train de marteler à la porte. Le brun l'écarta légèrement d'un mouvement d'épaule, ouvrit la porte, rentra puis la referma à double tour. Son oncle, réalisant que c'était bien lui qui était rentré, reprit son martellement de porte de plus belle, réclamant des explications pour son manque de manifestation le jour précédent. Harry ne lui accorda pas un seul instant d'attention.

Il se sentait vraiment brumeux, parfois même il avait l'impression que sa mémoire le lâchait, il oubliait le temps d'un instant certain point essentiel comme son nom ou là où il se trouvait… Les absences étaient malgré tout ponctuées de moments de lucidité. Lors de l'un d'eux, il réalisa à quel point ce sentiment était celui de lire un livre auquel il manquait une page. Il manquait une page à sa mémoire.

En début d'après-midi, il se traîna à la suite des Dursley, en direction de leur voiture. Comme il l'avait fait à l'allée, il s'arrêta sur le sommet de la colline et observa le manoir en silence.

L'éclairage étrangement rasant et faible lui donnait un air de château de glace, solitaire et triste.

Harry inspira pour la dernière fois une grande bouffée d'air pur de la vallée. L'odeur fraîche des cèdres flottait toujours autour de lui, comme si elle s'entêtait à vouloir lui rappeler quelque chose et qu'il n'y arrivait pas.

Frustré, le brun dévala la pente douce sans un regard en arrière. Il arriva finalement à la voiture et, alors qu'il jetait son sac dans le coffre, il sentit une présence derrière lui. Il fit volte-face pour ne fixer qu'un bosquet, des troncs d'arbres par dizaines et des racines couvertes de mousse entre lesquelles il crut voir briller les yeux gris acier d'une ombre.

« C'est maintenant ou l'année prochaine que tu comptes fermer ce coffre, Harry ?! Lança l'oncle Vernon avec l'amabilité qu'il se doit. »

Le Gryffondor soupira puis s'exécuta avant de monter dans la voiture. Quelques minutes plus tard, ils quittaient le chemin entouré de bosquets pour rejoindre une route goudronnée.

Caché derrière son arbre, Drago soupira de soulagement. Apparemment, le sort d'oubliette qu'il avait jeté à Harry avait marché, peut-être même un peu trop bien mais le brun s'en remettrait. Le cœur lourd, il prit finalement la route du manoir. Il savait ce qui lui restait à faire mais il n'arrivait pas à s'y résigner totalement. Pour lui, c'était comme renoncer à sa dernière chance de s'en sortir entier. « On fait des choix et on vit avec. » Mais il n'avait pas le choix. C'était ça ou courir le risque que le Seigneur des Ténèbres le découvre tôt ou tard. Ce jour-là, Drago savait qu'il payerait le prix fort pour ne pas lui avoir vendu Harry Potter quand il en avait l'occasion.

Il devait oublier ce qui s'était passé à son tour.

Le blond entra dans sa chambre avec un soupir de regret. Ce qu'il avait fait ou ce qu'il allait faire, il ne savait pas lequel des deux l'attristait le plus.

Il se débarrassa de sa cape noire et la jeta sur le sol, il savait qu'il s'en resservirait à son réveil, il irait boire jusqu'à n'en plus marcher droit, rempli d'une tristesse et d'une colère qu'il ne comprendrait plus. Il ouvrit son buffet, faisant courir ses doigts sur le bois vernis quelques instants, puis se pencha pour attraper une petit fiole à l'intérieur.

Drago alla alors s'assoir sur le bord de son lit. L'édredon vert était encore en vrac presque sur le sol, laissant apparaître les draps blanc, froissés et plissés. Il ne savait pas non plus s'il regrettait ce qu'il avait fait à Potter. Mais ce n'était qu'une question de plus qui tomberait dans l'oubli.

Il attrapa sa baguette à contrecœur et la posa sur sa tempe. Délicatement, il l'éloigna, emportant avec elle une bribe de souvenirs. Il ouvrit la fiole d'une main, posa le bout de sa baguette sur le bord avant de la refermer.

Il leva le flacon au niveau de ses yeux et admira le contenu par transparence. Que contenait ce souvenir déjà ? Il ne savait plus. Il n'eut pas le temps de penser à quoi que ce fût d'autre que déjà sa main s'ouvrait, laissant échapper la fiole. Le flacon éclata au contact du sol, se brisant en milliers de petits éclats plus coupant les uns que les autres. Le souvenir, quant à lui, s'évapora dans l'air.

Drago fut pris d'un vertige de faiblesse et tomba en arrière sur le lit. Tout s'assombrit autour de lui, tout devint silencieux, l'air refroidi lui gelant la gorge et alourdissant son corps. Petit à petit, les ténèbres se refermèrent sur lui. Seule persistait cette odeur légèrement mielleuse et sucrée qui s'entêtait comme pour lui rappeler quelque chose qu'il aurait oublié.

Le parfum de fleur.

Une fleur d'automne qui fane à l'approche des ténèbres de l'hiver.

FIN


Désolée, mais je me sentais obligée de mettre le fin parce que sinon vous auriez nourri l'espoir d'un chapitre avenir (même si maintenant que j'ai légèrement restructuré ceci est un épilogue et généralement c'est suffisamment explicité en soi). Bref !

Voilà, juste à vous mes premiers et fidèles (... ?) lecteurs et également les nouveaux (les nouveaux sont toujours bienvenus) et aux suivants potentiels, je veux votre avis, please ! ET MERCI D'AVOIR LU JUSQU'AU BOUT ! :3