-1Bonjour,

Désolée pour ne pas me manifester plus mais je n'ai guère de temps.

Je voulais quand même partager cette histoire qui m'habite depuis quelques mois, j'espère qu'elle vous plaira.

Merci pour les reviews !

Bise

Je n'ai pas de béta pour les relectures, je vous demande d'être indulgents pour les fautes ! ;D

XXXXXXXXXX

Après encore plusieurs lunes de chevauchée, Duo arriva sur les hauteurs de la Béotie. Il demanda son chemin à un berger qui était assis au bord du chemin avec les quelques mots grecs qu'il avait appris. L'homme pointa un chemin qui courrait le long du flanc de la colline. Il le remercia et guida son cheval dans cette direction. Il entendit encore ce mot prononcé à son passage et dont il ne connaissait pas la signification : "amazone".

Au détour d'un lacet, il eu le souffle coupé par le spectacle qui se déroulait sous ses yeux. Une rivière traversait la plus grande ville qu'il ai jamais vu depuis le début de son voyage. Plus au nord, un lac délimitait la ville. Elle s'étalait sur plusieurs colline. Sur l'une d'elle, une immense place était visible. Un temple y jetait son ombre. Il ne pouvait distinguer de là où il se trouvait tous les détails, mais des hommes parcouraient les rues comme une multitude de points colorés. Il s'avança vers les murailles qui protégeaient la cité de tous les côtés jusqu'au rive du lac où un port était aménagé. La rivière y entrait par une porte surmontée d'un pylône flanqué de deux tours.

Il se présenta à l'une des portes où les gardes le laissèrent passer sans poser de questions. Mais leurs regards étaient insistants et il les entendait murmurer : amazone, amazone. Les passants se retournaient sur son passage. Il croissait toutes sortes de personnes, aux costumes étranges. La couleur de leurs peaux, de leurs cheveux étaient différents. Le long des rues des marchands proposaient des marchandises dont il n'aurait pu dire ce que c'était. Mais malgré les odeurs entêtantes, il savait qu'il ne devait pas se détourner de son objectif, si près du but. Il savait qu'il était à Thèbes.

Il demanda encore son chemin et il eu un peu de mal à se diriger dans les rues tortueuses et encombrées. Il arriva enfin devant un place écrasée par le soleil. A l'autre extrémité de la place s'élevait un temple du plus pur style grec. Les colonnes qui soutiennent le fronton représentant des scènes de bataille encadraient des statues d'homme. En s'avançant à travers la place, il distinguait les détails de ces sculptures, elles semblaient s'animer. Jamais il n'avait vu de telles choses.

Un homme habillé de blanc, le crâne rasé, vint à sa rencontre en sortant de l'ombre du temple. Duo lui posa la question et l'homme lui fit signe de le suivre. Il lui parla en grec mais très vite compris que Duo ne connaissait pas cette langue. Il le fit entrer dans un espèce de grange où deux autres hommes se trouvaient déjà avec leurs chevaux. Il y avait de la paille sur le sol et des bassines remplies d'eau où les chevaux buvaient. Les deux autres, jeunes aussi et vraisemblablement des guerriers le regardèrent avec curiosité. Ils le toisaient de haut car ils étaient plus massifs que lui. Duo ne s'en préoccupa pas et s'assit dans un coin pour reprendre des forces car au fond il ne savait pas ce qu'il l'attendait.

Quelques minutes à peine après son départ, l'homme revint avec une carafe d'eau en argile assez grossière, mais l'eau était claire et fraîches. Duo se désaltéra avec bonheur. L'homme était accompagné d'un autre, habillé de la même manière qui attendit qu'il ai fini de boire pour prendre la parole. Il s'exprima dans un langage que Duo ne comprit pas, il le lui dit dans ce langue, ce qui était pu être totalement inutile. Duo l'avait appris depuis longtemps déjà. Mais à sa grande surprise, l'homme lui sourit et lui parla dans un dialecte apparemment proche du sien, car il est compris l'essentiel.

Il sentit un grand bonheur l'envahit, pour la première fois depuis des mois il arrivait à communiquer avec une autre personne ! L'homme lui expliqua qu'il était bien arrivé à la Cadmée à Thèbes. Il devait attendre le jour du soleil, septième jour de la semaine, pour prétendre entrée chez les aspirants. Les jeunes guerriers qui souhaitaient entrer dans le corps d'élite. S'il passait les épreuves avec succès, il pourrait entrer chez les novices pour sa formation. Puis le sort déciderait. Il était libre de quitter les lieux quand bon lui semblerait, la Cadmée n'était pas une prison. Il pouvait faire le choix de rester en tant que serviteur du temple. Cette dernière option ne lui séduisit pas.

Il lui expliqua encore qu'il recevrait de la nourriture et de l'eau durant les deux prochains jours, le jour du soleil étant dans trois jours.

Duo le remercia de ces explications. L'homme revint le voir les jours suivants et Duo apprit qu'il devrait apprendre le grec pour espérer intégrer le bataillon. C'était la langue qui permettait à tous de communiquer quelque soit sa contrée d'origine. C'était la seule langue qui permettait aussi de philosopher, l'homme lui traduisit par « aimer la sagesse », Duo ne saisit pas ce qu'il disait par là.

D'autres serviteurs vinrent s'occuper des chevaux et nettoyer la grange. L'homme précisa qu'il devait dire serviteurs du temple et non simple serviteurs. D'ailleurs lorsqu'un des guerriers quelque peu énervé d'attendre eu l'idée de rosser un de ces hommes, il fut après durement battu par une équipe d'hommes habillés en blanc mais dont le visage était couvert d'un masque en cuir. Ils étaient les « gardiens du temple ».

Duo se réveilla ce matin là avec les premiers rayons du soleil. Il se lava sommairement le visage et se brossa les cheveux avant de se les natter soigneusement. Il changea de tunique, utilisant celle qu'il réservait pour cette occasion. Il remit son gilet en cuir et son lourd collier.

Il nettoya ses bottes de cuir et renoua les liens qui les maintenaient.

Il mangea une des galettes de blé de la veille et bu de l'eau. Il était un peu nerveux ne sachant pas trop ce qu'il l'attendait. Les serviteurs vinrent le chercher. Il demanda pour son cheval. Celui qui le comprenait lui dit qu'ils prendraient soin de lui et qu'il pourrait le voir dès qu'il le souhaiterait. Rassuré sur ce point il les suivit. Ils réveillèrent l'autre colosse.

Ils se retrouvèrent devant le temple derrière eux la foule avait commencer à se rassembler. Des hommes pour la plupart, couverts de vêtements blancs avec des motifs bleus et des branches de feuillages dans les cheveux. Un homme d'un grand âge apparue devant la porte du temple et haranguant la foule. Il de comprit rien des mots prononcer mais la foule les regardaient intensément et des commentaires fusaient ici et là. Puis on lui conduisit dans le temple où la pénombre et la fraîcheur régnaient. Des fresques colorées couvraient les murs, des hommes à corps de cheval jouaient de la flûte, des jeunes éphèbes dansaient au milieu d'eux. Des plantes et des arbres composaient aussi ces scènes. On les fit s'agenouiller devant deux statues d'ivoire et d'or. C'est deux hommes de même stature, l'un était armé et coiffé d'un casque, l'autre était couronné de feuillages et tenait une harpe.

Le vieil homme psalmodia pendant des heures des prières et des incantations. Pendant le processus ils furent oints sur le front et les épaules par des huiles aux fragrances entêtantes.

La pièce était plongée dans la pénombre, la lumière n'entrait que par de petits orifices percés dans le plafond. Il distinguait plusieurs dizaines d'hommes à leur respiration. L'atmosphère se chargeât de cette odeur étrange et entêtante. La tête lui tournait.

Ils furent enfin conduits dans une immense pièce se trouvant derrière le temple. Ils y retrouvèrent plusieurs dizaines de jeunes hommes. Certains étaient assis devant des tablettes d'argiles, d'autre se livraient à des exercices, enfin certains s'entraînaient à la lutte. La salle soutenu par des colonnes épaisses était entièrement blanche. Des portes étaient aménagées dans le mur du fond. Le serviteur lui dit qu'ils s'agissaient des aspirants.

Lorsque Duo et l'autre nouveau furent conduit vers une des portes, les aspirants se retournèrent pour les regarder, plein de curiosité.

Ils furent conduit à une chambre où des nattes étaient disposées sur le sol. Des paniers étaient arrangés à côté. Le serviteur lui expliqua qu'il pouvait y laisser ses affaires et qu'une tunique d'entraînement lui serait donnée. Les repas étaient servis à heure fixe dans une salle plus loin. La journée était consacrée à l'étude du grec, de l'écriture, des sciences, de la philosophie et à l'entraînement physique. Toute les nouvelles lunes, des aspirants étaient présentés par des « mentors » pour devenir des novices. Les aspirants ne devaient pas quitter l'enceinte de la Cadmée pendant la durée de leur formation.

Duo commença ainsi une nouvelle vie, si différente de ses habitudes. Il n'avait jamais été enclin à la discipline, et dans les plaines la routine n'existait pas.

XXXXXXX

Du Nord venait un guerrier barbare, né aux confins des terres connus, là où même les dieux n'aiment pas s'aventurer. Ses yeux étaient aussi froid que les glaces de ses terres et les cheveux avaient la couleur de la terre. De sa mère, il avait les yeux en amande. Elle était des peuples mystérieux qui vivent au-delà du brouillard. Son père l'avait enlevée et ramené dans son harem. Elle était morte en lui donnant la vie. Odin élevait ses enfants comme le voulait la tradition : dès le plus jeune âge les garçons étaient entraînés au combat et aux conditions de survie dans un milieu hostile. Heero était l'un des rares survivants. Un soir dans la Iourte, il avait entendu les récits d'un marchant venant du sud. Alors il avait demandé à son père de porter l'honneur de son clan dans ces contrées lointaines où des prétentieux les traitaient de barbares. Il montrerait au reste des hommes la puissance du clan d'Odin.

Son cheval blanc, immense, traversait les tempêtes de neiges sans faiblir. Il rajusta ses fourrures, le froid n'était rien pour lui. Il transportait avec lui des larmes du soleil que les marchands du sud leur achetaient à prix d'or. Il paierait ainsi son voyage vers cette contrée mythique qu'était la Grèce. Il sera machinalement son glaive car il savait que ce voyage ne serait pas de tout repos. Il était orné d'un pierre bleu et de larmes du soleil mais aussi d'une corne du dieu des mers. Longue et ondulée, elle était vénérait par quiconque la voyait. Elle était le symbole de son clan. Elle s'appelait Narval.

Les arbres se firent de plus en plus nombreux et bientôt il pénétra dans d'épaisses forêts. Il se guidait grâce au soleil et à la lune. Il chassa pour se nourrir. Il tomba sur le premier village plusieurs lunes après son départ. Les habitant en eurent d'abord peur mais il arriva à se faire comprendre et ils lui indiquèrent le chemin des marchands. Ils lui offrirent l'hospitalité pour la nuit en échange de quelques récits, un des rares plaisirs dans ses contrées si rudes.

Il reprit son chemin croisant des marchands et des guerriers. Il suivit des fleuves immenses quand il arriva à une mer dont l'eau était chaude. Il pensait être arrivé au bout du monde mais un marchand qui comprenait sa langue lui expliqua qu'il faudrait qu'il prennent un bateau pour atteindre au plus vite la Grèce et de là Thèbes. Le chemin par voie de terre étant plus long et périlleux.

Il suivit ses conseils et pu payer son voyage vers sa destinée.

Il avait été étonné de rencontrer tant d'êtres humains, et tant de manière de vivre différentes. Il ne connaissait avant que les peuples des marais, dont il fallait se méfier car il sacrifiaient leurs prisonniers aux dieux des marais en les y noyant.

Il découvrit que les hommes d'ici parlaient entre eux, se livraient à des échanges. Il avait entendu parler de cette langue qui se sculptait et fut curieux de la découvrir. Il saisit chaque instant pour en apprendre davantage. Il appris aussi quelques mots d'une langues que tous les marchands semblaient comprendre. C'était à la fois excitant et terriblement inquiétant. Il prit conscience de la faiblesse de son clan, de son isolement.

Ils étaient forts, plus forts et résistants que beaucoup de guerriers qu'il avait croisé, mais ils n'étaient pas assez nombreux.

XXXXXX