-1Chapitre 3
Merci pour vos reviews ! Désolée pour le retard mais cette fic sera menée jusqu'au bout !
Spécial dédicace à Marnie qui m'a laissée une super review ce qui m'a soutenu pour écrire ce nouveau chapitre !
XXXXX
Heero fils d'Odin s'embarqua à bord d'un navire plus grand que tous ceux qu'il avait vu auparavant. Les marins venaient de tous les horizons. Ils riaient malgré leur dur labeur, malgré les dangers d'un tel périple. Le bateau transportait une lourde cargaison de blé et de d'objets en métaux finement ciselés à destination des villes grecques.
Ils firent plusieurs escales en longeant les côtes d'Italie puis de Sicile. Ils s'abritèrent dans le port d'Agrigente quand la mer se déchaîna soudainement. Le commandant du navire était un homme d'un certain âge qui avait survécu à plusieurs traversées sur cette mer traîtresse qui emportait en son sein bien des marins chaque année. Sa prudence lui dicter de patienter que la mer se calme pour ne pas risquer de perdre ses marchandises et sa vie.
Heero profita de ces quelques mois pour apprendre des rudiments de grec et les coutumes sur ce peuple. Il accosta dans plusieurs ports où il vit des hommes de toutes les couleurs, habillés très différemment. Il vit aussi des animaux exotiques, de la nourriture inconnue…Les plats avaient des saveurs variés.
Il arriva enfin en terre Grèque. Il demande son chemin et après plusieurs lunes il arriva enfin à Thèbes. La ville merveilleuse s'étendait à ses pieds. Il impatience lui étreignit le cœur, il sentait que quelque chose l'entendait ici, comme si les astres l'avait guidé et protégé pour qu'il soit là, précisément là.
Les habitants apparemment étaient habitués à l'arrivée de jeunes guerriers et lui indiquèrent sans difficulté le chemin vers la cadmée. Sur la place, baignée de soleil, le même rite s'accomplissait, à son arrivée un homme habillait de blanc allait à sa rencontre pour le conduire dans la grange.
Deux jours après on le conduit dans la salle d'entraînement. On lui explique où il va dormir et après avoir partager un repas dans la salle commune, il débute l'entraînement. Un homme âgé s'approche de lui avec curiosité. Il remarque que les autres s'en écartent avec respect et même effroi. C'est un mentor. Son bras droit est atrophié et il boîte un peu mais ses yeux sont acérés. Il le regarde sans pudeur, comme il jaugerait un cheval. Puis il se retourne et interpelle d'autres personnes au fond de la salle.
- je le prends.
Un gardien vient à leur rencontre et indique à Heero que J est désormais son mentor.
Plusieurs semaine après Heero compris pourquoi les autres traitaient ce mentor de fou.
XXXXXXXXXX
Dans les profondes forêts des celtes, un jeune homme suivait les enseignements du druide. Le vieil homme regardait son disciple si calme, si impassible, ses yeux verts profonds comme la forêt elle-même. Pour le druide, il n'y avait pas de doute, il était le descendant des dieux de la forêt. Mais quelque chose le troublait. Il avait vu lors de son dernier voyage sacrée, quand en compagnie de ses semblables il avait dansé au milieu des cercles de pierres et bu le breuvage des dieux, qu'il devait éloigner Trowa. Il devait l'envoyer sur les chemins sinon de grands malheurs viendraient. Il avait vu la fin de son monde… Il porterait toute sa vie le poids du secret… Tout ce qu'il pouvait faire était de repousser la fin des temps…Et pour cela il devait envoyé le fils de la forêt au loin, au-delà de la mer du sud vers ces hommes qui se disaient sages mais qui ne connaissaient pas le langage secret de la nature…
Trowa ne dit rien quand on lui donna son cheval et son armure. Son maître lui montra le chemin tracé par les étoiles. Il devait aller chez ceux qui écrivaient les réalités et les pensées, dans une ville appelée Thèbes, et porter fièrement les armes de son clan. Des cercles enlacés décoraient son armure ainsi que des chevaux stylisés. Enfin son casque portait le signe de la lune dans le cercle de pierres, le cercle des géants et des êtres de la forêt.
Il arriva dans la ville de Massilia. Là il put s'embarquer sur un bateau partant pour la Grèce. Les autres passagers se détournèrent rapidement de lui face à son mutisme. Il se concentrait pour apprendre le plus de choses. Il ne connaissait pas les raisons de tout cela c'est pourquoi il devait rester vigilant.
La mer fut capricieuse mais il arriva enfin en Grèce. Thèbes lui apparue comme une fourmilière grouillante de vie. Il resta quelques jours dans la grange. Son allure impassible trompait ceux qui l'entourait. Il connaissait cette capacité et en usait. Se fondre dans son milieu était la meilleure arme.
Il ne trompait pas un étrange jeune homme aux yeux turquoise et aux cheveux dorés. Il reconnu le fils du soleil, celui qui la lune avait désigné il y a si longtemps, celui qui venait du pays du fleuve. Bien avant sa naissance, un homme, un prêtre était venu dans les forêts, il disait qu'il venait du pays des dieux, des premiers hommes. Les druides l'avaient accueillis et avaient partagé ses enseignements. Ce sage venait du pays du fleuve, du pays des fils du soleil.
Trowa su que la prophétie était en marche.
XXXXXX
Bien loin de là, là où nulle forêt ne poussait, au bord du fleuve originel, vivait un jeune prince aux cheveux couleur du soleil et aux yeux couleur du fleuve. Il avait grandit dans le Kep, le harem où étaient réunis les enfants royaux. Mais cela faisait bien longtemps que la gloire des pharaons était finie. Le sable recouvrait les temples et les vestiges de l'empire. Quatre voulait aller au delà des murs de son palais. Il voulait aller dans l'autre Thèbes où désormais gravitait un autre monde, des idées nouvelles. Son secret est qu'il voulait devenir fort, fort pour ne pas être le jouet de force étrangère, pour libérer son peuple et sa vallée, pour conjurer le déclin inexorable.
Il prit son cheval et partit, on lui avait confié des ressources pour le voyage ainsi que 40 serviteurs des plus zélés. Sans compter son Lion domestique, Sandrock.
Quand il fut assez loin de son pays, il commença à enlever le lourd collier de turquoises et les bracelets. Il ne garda que sa tunique de lin et son pagne. Le khol qui protégeait ses yeux les mettait en valeur plus que ne l'imaginait son propriétaire.
Bien des gens se retournèrent sur leur passage et ils en firent une légende à part entière.
Ils arrivèrent au mont Liban. Couvert par la forêt de Cèdres millénaire. A la tombée du jour il partit seul avec Sandrock. Il ne s'éloigna pas trop du camps mais suffisamment pour ne pas être dérangé. Il s'agenouilla et son lion vient contre lui se frotter et quémander des caresses comme quand il était petit chaton. Il en coûtait à Quatre mais il était temps de lui rendre sa liberté et là où il allait, Sandrock n'avait pas sa place.
Il s'adossa à un arbre et caressa pour la dernière fois la fourrure si douce sous laquelle il sentait les muscles puissants du fauve. Puis il partit à la chasse le laissant seul. Il regarda la voûte du ciel mais les étoiles étaient cachées par la cime des arbres. Il s'endormit et refit le rêve, le même depuis son enfance. Lui qui était né au milieu des papyrus rêvait de forêt profonds, où le vert sombre dominait, il rêvait de lune blanche. Il avait rêvé d'un enfant aux cheveux couleur de terre et aux yeux verts qui jouait au milieu d'une clairière, puis il avait rêvé d'un adolescent jouant de la flûte assis sur une branche. Cette nuit il rêva d'une homme en armure sur son cheval marchant vers lui.
Il regagna le campement. Rachid lui tendit une cape de laine, car le temps ici était plus froid. Sandrock apparu à la lisière de la forêt en feulant. Mais il avait compris son maître et après un dernier rugissement disparu.
XXXXXX
Enfin de l'extrême ouest venait un homme extrêmement fier et sûr de lui. Il était jeune mais pensait savoir plus que bien des sages. Il était déjà un maître du sabre reconnu. Sa tunique de soie aussi sévère que sa personne ne cachait rien de sa silhouette gracile mais au combien trompeuse. Il traversa bien des royaumes pour trouver la fameuse armée des combattants sacrés, celle qui était connue de tous les royaumes. Il voulait en faire partie et devenir le plus grand de tous les guerriers et couvrir de gloire le clan mythique du dragon dont il était un descendant. Sur la poignée de son sabre forgé par les plus habiles artisans de son royaume, le dragon sacré était sculpté. Il laissait derrière lui une femme et un enfant qui serait élevé dans son clan. La famille lui importait peu, seul le clan et l'honneur comptait. Il avançait tête haute, mais avide d'apprendre et de comprendre toutes ces nouvelles cultures quand il arriva enfin devant les murailles de Thèbes, mais il savait que ce n'était pas dans ces pierres que résidait le pouvoir de Thèbes, car bien d'autres villes en avaient de plus puissantes, ce n'était pas ses richesses, elle palissait devant les somptueuses villes entre les deux fleuves sacrés, non c'était ses idées et son bataillon sacré, invaincu de mémoire d'hommes.
