Merci pour vos reviews !
Disclamers : les personnages ne sont pas à moi.
Duo était satisfait de lui : il était parvenu à s'accorder avec Heero pendant le combat et avait même pu déjouer une attaque vicieuse. C'est à ce moment là qu'il se senti happer par deux bras puissants. Ses yeux plongèrent dans deux orbes bleu sombre intenses. Il n'eut même pas le temps d'émettre un murmure que les lèvres charnues d'Heero se posèrent avec gourmandise sur sa bouche. Il aimait les baisers à la folie. Il rougit lorsque les sensations naissant des caresses de son amant lui rappelèrent la nuit précédente. Il s'était donné sans retenue et n'éprouvait aucun regret. Le désir renaissait tel un phénix brûlant ses entrailles. Heero n'avait pas besoin de mots pour le sentir et l'entraîna dans leur cellule. Leurs pagnes de lin étaient de bien légers obstacles et ils furent vite jetés au sol. Heero si dur dans le combat était si surprenant de douceur dans ces moments là. Il guida Duo pour qu'il s'étende sur la couche. Ce dernier écarta les cuisses pour l'accueillir. Pouvait-il s'imaginer ce qu'il provoquait en Heero à cet instant précis ? Il était si beau, si follement attirant, les cheveux éparpillés autour de lui comme un tissu chatoyant, ses yeux d'une couleur d'outre monde. Et il s'offrait à lui si simplement alors même que le feu de l'enfer n'aurait pu empêcher Heero de le rejoindre ! Il prit son temps pourtant. Ses doigts puis ses lèvres remontèrent doucement le long de ses jambes. Ils s'arrêtèrent quelques instants à la jonction sensible dernière le genoux. Ses jambes fines et nerveuses de cavalier des steppes. Les doux gémissements de Duo étaient comme du miel. Pourtant il ne voulait pas précipiter leur union, il voulait qu'il goûte dans ses bras le plaisir ultime, il voulait le rendre fou comme lui-même l'était à présent. Il savoura son sexe, et les gémissements se firent plus langoureux et plus profonds encore…Ses doigts trouvèrent enfin l'intimité et le préparèrent avec précaution pour leur union. Le léger inconfort que ressentit Duo ne fut rien par rapport à l'explosion de plaisir qui le traversa quand ils touchèrent cette partie secrète au fond de lui-même. Il se cambra sous la sensation. Heero était hypnotisé par ce corps magnifique qui ondulait sous ses caresses. Il retira ses doigts et pris les cuisses de Duo qu'il glissa sur ses hanches. Il se pencha pour capturer les lèvres entrouvertes pendant qu'il entamait la pénétration. Ses coups de hanches se firent plus fougueux car le plaisir montait en lui inexorablement. Il aurait voulu que cela dure toujours mais sa jouissance le terrassa à nouveau le laissant haletant et heureux. Il se retira doucement pour ne pas le blesser mais il ne quitta pas son flanc. Ses doigts caressaient tendrement sa poitrine où les battements du cœur de Duo s'apaisaient.
- Herro, tu es insatiable…(rire joueur de Duo)
Heero le sera plus fort contre lui. Il lui donne des baisers et lui mordille le cou, Duo se tortille en riant.
- mon petit prince des steppes n'est pas farouche ! Et tes cuisses sont si douces…
- Heero !
- ne fait pas ta pucelle (rire d'Heero) et puis c'est pour te remercier pour m'avoir protéger tout à l'heure.
Ils se font désormais face sur leur couche. Ils se tiennent par la taille. La main d'Heero joue négligemment avec les cheveux libres de son amant.
- Cela est normal, tu n'as pas à me remercier.
- Peut-être mais je ne crois pas à leur histoire de guerrier complet. Si je te protège, si je m'unis à toi c 'est parce que je le veux.
- Heero… ce ne sont pas mes croyances mais…
Duo ne sait comment continuer. Il a du mal à exprimer les mots qui correspondent à ce qu'il ressent. Ces mots d'une langue qui n'est pas la sienne.
- mais quoi Duo ?
- ressens tu ici et là (la main de Duo se pose sur le cœur d'Heero puis remonte vers le front) cette « nécessité », ce « besoin »… Il m'est plus important que mes plaines (et soudain il y a comme du désespoir dans les yeux de Duo), plus important que ma liberté, que le vent…
Heero le serre contre lui.
- N'est pas peur mon Duo… moi aussi.
Duo est bouleversé par ce qu'il est en train de ressentir, de comprendre. Les mots d'Heero sont si simples et pourtant si réconfortants, si clairs… Il s'abandonne complètement dans ses bras.
- Tu ne crois pas à ces légendes et pourtant…Si tu avais été uni à un autre guerrier… rien que cette pensée m'est intolérable…
- Duo… mais les mots d'Heero moururent dans sa gorge car c'était vrai pour lui aussi. Il le serra un peu plus fort contre son cœur. Il l'embrassa sur les cheveux. Si je devais croire qu'en une seule chose de ces grecs, ce serait cela, qu'ils sont capables de deviner la destinée.
Ils s'endormirent ainsi, enlacés, bercés par leur bonheur tout neuf.
XXXXXXX
Le lendemain, pendant le cours de philosophie, la disciple reine, il y eu une bien curieuse scène. Quatre qui était pourtant le favori des maitres de philosophie, se lança dans une bataille âpre avec les professeurs.
Q : ce sont des inepties !
P : guerrier ! Comment osez vous ! N'avez-vous donc aucune modestie ! Osez critiquer Platon, Aristote !
Q : je ne les critique pas, mais ils ne possèdent pas tout le savoir !
P : le savoir ultime est la philosophie, elle traite du tout et de l'unique !
Q : que faîtes vous de la mémoire, des savoirs de ceux qui vivaient aux temps des fils d'Horus (1)!
P : Vos savoirs sont grands mais vous n'avez pas découvert l'art de la Philosophie !
Q : vous ne raisonnez sur rien, vous ne percevez rien !
T : Quatre, calmes toi.
Le maître de philosophie suspendit son enseignement. Les guerriers regagnèrent les pièces communes. Ils pouvaient se restaurer avant de gagner les salles de gymnastique et d'entraînement.
T : Pourquoi t'es tu emporté ainsi, cela ne te ressemble pas.
Q : Pardonnes moi mais tu perçois comme moi l'ombre de l'avenir… et nous perdons notre temps avec leurs réflexions stériles. Ils décrivent pendant des heures la caverne (2) mais rien sur comment en sortir. J'ai fait ce voyage espérant découvrir autre chose que de la rhétorique !
T : tu es sévère mais je suis d'accord. Ils oublient une part de l'être et des sensations autant que la mémoire.
Q : les sensations ?
Quatre rosit sous le regard plein de sous-entendu de son compagnon.
T : je parle également de la communion avec la mère terre et ses enfants (3).
Q : Le temps approche Trowa…
T : La terre tremble, la rumeur vient de partout. L'As-tu vu le temps de l'obscurité ?
Q : Je l'ai vu dans un papyrus qui avait été recopié par un scribe de la maison de vie de Memphis.
T : as quoi cela ressemblait-il ?
Le visage de Quatre devint subitement livide.
Q : au vide. Au silence.
Trowa n'avait plus besoin de question. Il pris son amant dans ses bras et le serra très fort. L'abîme s'ouvrait devant eux, immense, insondable. Leur quête semblait si dérisoire.
Wufei gagnait la bibliothèque, méditant la scène à laquelle il venait d'assister. Le prince d'Egypte qui n'était pas un colérique s'était emporté. Sa logique et son instinct s'accordait pour y voir une raison précise qui lui demeurait cependant inconnue. Le fil de ses pensées fut brusquement interrompu par le couple qui discutait dans l'ombre de la cour intérieure.
Il reconnu immédiatement l'homme qui lui faisait dos et qui était partiellement caché par la colonne contre laquelle il s'appuyait. Ces longs cheveux d'or étaient à Zech. Son vis-à-vis n'était pas un inconnu mais il l'avait très peu vu. C'est le guerrier Treize de Sparte. Un peu plus grand que le prince de Thèbes, il se penchait vers lui et parlait doucement. Il jouait négligemment avec une longue mèche soyeuse.
Wufei se colla contre le mur et malgré sa fierté, et un sentiment qu'il ne voulait pas admettre encore, il écouta le conversation à laquelle il n'était pas convié.
(1) Les temps des origines dans l'Egypte ancienne, les rois de cette période sont mythiques.
(2) Mythe de la caverne de Platon
(3) référence à certaines cultures celtes
