Les personnages ne m'appartiennent pas, tout est à S. MEYER.
Voici le 1er chapitre, bonne lecture.
Lundi - 6H30
Une nouvelle journée en enfer
Je viens à peine de me réveiller et l'envie de vomir est déjà là. Cette nuit était semblable à beaucoup d'autre.
J'ai encore peu dormi, j'ai passé la plupart du temps entre mes cauchemars lorsque je fermais les yeux et la réalité aussi affreuse lorsque je les ouvrais.
Cela fait bien longtemps que je n'ai pas dormi plus de 3 heures d'affilées.
Malgré les cauchemars, au moins cette nuit, il m'a laissé tranquille dans mon lit, c'est déjà ça.
Je reste le plus longtemps possible couché, afin, de retarder le moment de sortir et où je devrais affronter la présence de tout les autres. En plus, aujourd'hui, c'est la rentrée. Une année de plus au milieu de ces ados insouciants qui ne pensent qu'à flirter. Cela renforce d'autant plus mon sentiment de ne pas appartenir au même monde qu'eux.
Je jette un œil au réveil, je dois me résoudre à me lever si je ne veux pas être en retard, je n'ai pas besoin de me faire remarquer dès aujourd'hui.
De plus, cela ne ferais que renforcer sa colère envers moi et je n'ai pas besoin de ça.
J'attrape rapidement mes affaires de toilettes et mes vêtements. Un simple jean avec un tee-shirt et un pull noir, histoire de me fondre au maximum dans la masse.
Je prends une grande bouffée d'air et ouvre ma porte. Il y a déjà pas mal d'agitation dans le couloir, les autres courent partout, se bousculent et sont énervés.
Un jour de rentrée normal, en somme.
Je me dirige vers la salle de bains d'un pas rapide, non pas que je sois impatient d'arrivé là-bas mais simplement parce que j'ai horreur d'être au cœur de l'agitation.
Depuis le jour où il a posé ses mains sur moi, je ne supporte plus les contacts avec les gens. Dès que quelqu'un pose sa main sur moi, je suis pris de panique et je me renferme immédiatement.
C'est la seule façon que j'ai trouvé pour me protéger. J'évite donc au maximum d'entrer en contact avec mes pairs.
Cette peur m'a réduit à la solitude, mais ce n'est pas plus mal, moins je fréquente de personne et moins elles sont susceptibles de me faire du mal.
C'est la première règle que j'applique pour pouvoir survivre.
Je me concentre donc pour essayer d'oublier la cohue qui se trouve autour de moi et je continu mon chemin.
J'arrive enfin à destination. Ici, il y a 4 salles de bains par étage, sachant que l'on est 20 à chaque niveau, je suis donc obligé de partager cette salle de bains avec 4 autres garçons.
J'ai horreur de ce moment. Je me sens si vulnérable face à leurs regards. Etre obligé de m'exposer face à eux me révulse. Je sens déjà la panique me gagner. Ils sont là, tout les 4. Je ne leur adresse jamais la parole et eux non plus et ça me convient parfaitement.
Ils sont loin d'être intimidants : Peter a seulement 12 ans et est plutôt petit ; Noam et Eli, les jumeaux ont 14 ans et sont toujours en train de se disputer et de se faire des blagues ; Matthew est le plus âgé des 4, il a 16 ans, comme moi, il est calme et c'est le seul qui arrive à canaliser un peu l'énergie des jumeaux. Ces deux là sont en admiration devant lui et le respecte énormément alors dès qu'il parle, ils l'écoutent. Son autorité a permis plusieurs fois d'éviter de grosses bagarres entre Eli et Noam.
Quand je rentre, aucun ne m'adresse un regard. Après de nombreux efforts, j'arrive à être, le plus souvent, invisible aux yeux des autres.
Je m'avance vers une des cabines de douche, toujours la même, la plus éloignée des autres. Je pose mes affaires sur la chaise qui se trouve à côté de la cabine et bien sûr je rentre à l'intérieur pour me déshabiller.
Il est hors de question de le faire en face d'eux. Tout d'abord, j'ai horreur de m'exposer, je suis quelqu'un d'extrêmement pudique mais surtout, je ne voudrais pour rien au monde qu'ils puissent apercevoir les nombreuses marques sur mon corps. Si quelqu'un les voyaient, il poserait forcément de nombreuses questions et je devrais alors inventer une histoire crédible et ce n'est pas si facile.
Je ne veux surtout pas éveiller les soupçons.
En me déshabillant, je vais doucement, certaines des blessures les plus récentes me font encore souffrir. Avec le temps j'ai appris à passer outre la douleur, sans cela je serais certainement à cet instant, au fond de mon lit sans pouvoir faire un seul geste.
Et puis si je laisse la douleur s'insinuer, je ne pourrais pas empêcher les souvenirs de remonter et je veux absolument éviter cela.
J'ouvre l'eau chaude et la laisse couler le long de mon corps en espérant que celle-ci arrivera à détendre mes muscles contractés, à tel point qu'ils me font souffrir. Je me force à respirer le plus calmement possible pour atténuer la sensation de brûlure que je ressens lorsque l'eau passe sur mon dos meurtri.
Au bout d'une dizaine de minutes, je me résous à arrêter l'eau et je m'habille rapidement à l'abri des regards.
Je finis ma toilette en me brossant les dents et en essayant tant bien que mal de coiffer mes cheveux.
Je me presse pour aller ranger mes affaires dans ma chambre et je descends pour la deuxième épreuve de la journée : le petit-déjeuner.
Le réfectoire est une pièce assez vaste avec une dizaine de tables. Je prends seulement une barre chocolatée et une pomme et je file m'asseoir dans un endroit isolé.
Encore une fois, je prends une grande respiration pour empêcher la panique de me gagner.
Imaginez 40 gamins affamés et surexcités dans la même pièce.
Le brouhaha me donne déjà mal à la tête, pour ajouter à mon malaise je dois accepter d'être en contact rapproché avec les autres pensionnaires. Bien sûr, personne n'ose m'adresser la parole, chacun sait que moi et les relations sociales ça fait deux et il n'y a aucun courageux pour tenter d'entrer en contact avec moi. Tout ceux ayant déjà tenté, on vite renoncé en voyant mon expression inexistante quand il me faisait un semblant de conversation. Mon plan pour m'entourer de solitude fonctionne à merveille.
Malgré le fait que je ne ressente aucune envie de manger, je me force à avaler mon petit-déjeuner histoire de remplir vaguement mon estomac. Après avoir supporté de longues minutes le bruit incessant du réfectoire, je me décide à remonter dans ma chambre en attendant l'heure de partir au lycée.
Quand l'heure arrive enfin, j'attrape mon sac de cours et me dirige rapidement vers la sortie.
Enfin, je vais pouvoir oublier pendant quelques heures cet endroit maudit même si la perceptive de passer 8 heures au lycée ne me réjouit guère, c'est toujours mieux qu'ici.
Je passe la porte et pendant un instant je me sens soulagé, presque libéré. Bien sûr, je sais que cela ne va pas durer longtemps, l'étau qui chaque jour compresse mon cœur ne va pas tarder à réapparaître.
Je savoure donc ce bref instant de répit.
Ce bref instant pendant lequel j'oubli l'horrible Foyer Andrews.
Ce foyer est pour moi ce que l'on qualifie de maison. Une maison étant pour chacun, le lieu où l'on vit avec sa famille, où l'on est heureux et surtout le lieu où l'on se sent en sécurité, je ne peux décidément pas qualifier Andrews de maison.
Non seulement, je ne vit pas en famille et je suis loin d'être heureux mais surtout je ne me sens pas du tout en sécurité ici bien au contraire.
J'habite dans ce foyer depuis 9 ans, soit depuis le jour où mes parents ont péri dans un accident de la route faisant de moi un orphelin. Mes parents n'avaient aucune famille et par conséquent moi non plus. J'avais seulement 7 ans lors de leur décès et personne pour prendre soin de moi.
De ce fait, la responsabilité du fragile petit garçon que j'étais a été confiée à ce foyer, et plus particulièrement, à son directeur, l'ignoble Mr James.
Ce jour de Juillet 1999 m'a mis entre les mains de ce sale type et en 9 ans, jamais personne n'est venu pour m'en sortir.
Oh bien sûr, j'ai compris depuis longtemps que ma vie n'intéresse personne et même si l'envie d'espérer me prend, ce cher Mr James se fait un plaisir de me rappeler qu'il n'y aura jamais personne pour venir à mon secours.
Et que moi, Edward Masen, je suis et je serais toujours à sa merci.
Perso je le trouve pas super ce chapitre mais ce qui compte c'est votre avis alors reviews please !!!
