Les personnages ne m'appartiennent toujours pas malheureusement.
Voilà le 2ème chapitre comme promis.
Ceci étant ma 1ère fic, soyez indulgent surtout que mes chapitres sont écrient entre 2 et 4 heures du matin. C'est le seul moment où j'ai l'inspiration alors désolé pour les fautes éventuelles.
Merci à tous ceux ayant laissé une review ou m'ayant mis en alertes !
Bonne lecture !!!
Chapitre 2
Après 20 minutes de marche, j'arrive aux abords du lycée. La torture commence. Il y a déjà pas mal de monde sur le parking. Tous heureux de retrouver leurs amis et de raconter leurs fabuleux souvenirs de vacances.
Toute cette euphorie m'horripile. Evidemment, je n'ai aucun ami à retrouver et encore moins de souvenirs de vacances à raconter.
J'ai passé tout l'été enfermé dans ma chambre, à lire et écouter la musique. J'aurais bien aimé trouver un job mais pour cela il faut obtenir l'accord de James, et bien entendu, il me l'a refusé. Il a invoqué tout un tas de raisons, comme quoi on ne peut pas me faire confiance et que de toute façon j'avais déjà assez à faire au foyer avec toutes les corvées qu'il m'avait assigné. Il a omis, sans surprise, de donner les véritables raisons. Tout d'abord, il me déteste alors forcément la moindre chose me permettant un peu de liberté, il ne peut pas me l'accorder. Mais ce qu'il voulait par-dessus tout, c'est pouvoir m'avoir pour lui pendant 2 mois sans problèmes. En effet, la moitié des gamins étaient partis en famille d'accueil le temps des vacances et les autres étaient au camp de vacances organisé par les éducateurs du foyer. Dès que vous atteignais l'âge de 12-13 ans, trouver une famille d'accueil s'avère mission impossible. Personne ne veut s'encombrer d'un adolescent à problèmes. Le camp de vacances étant réservé aux garçons de 5 à 14 ans, je n'y avais pas ma place, heureusement. Passer l'été à faire des jeux débiles entouré de mômes euphoriques, très peu pour moi. J'étais donc coincé ici avec trois autres garçons et James. Matthew, lui, avait obtenu l'autorisation de travailler. Il avait trouvé un emploi dans un garage. Les deux autres, Brendan et Calvin, tous les deux 15 ans, passaient leur temps ensemble à se balader et traîner dehors. Dans tout ça, j'avais parfois l'impression d'être seul au monde, malheureusement pour moi, James a bien profité de l'absence des autres. Au final, j'ai eu peu de répit. Voilà ce qu'on été mes vacances, il n'y a franchement rien dans tout cela que je souhaiterais partager avec quiconque.
Je suis sorti de mes pensées par la sonnerie qui annonce le début des cours. Ayant reçu mon emploi du temps 2 semaines auparavant, je le connais par cœur. Je commence donc par 1 heure de maths. Le professeur, Mr Myers, ne s'encombre pas des formalités de rentrée et préfère commencer directement le cours. Cela m'arrange, j'ai horreur de ces fiches de renseignements, à chaque fois je me retrouve bloqué par ce que je dois écrire. Pas facile d'expliquer ma vie si complexe, en quelques mots. J'essaie toujours d'être vague, car il n'y a rien de pire que de lire la pitié dans les yeux des profs quand ils voient que je suis orphelin.
J'ai horreur de ça. Le cours passe assez rapidement et je me dirige donc vers ma salle d'histoire. Le trajet jusqu'à la salle est éprouvant. Tous les élèves sont déchaînés dans les couloirs et je dois faire beaucoup d'efforts pour ne pas me laisser submerger par l'angoisse à chaque fois qu'un élève me touche.
Heureusement, j'arrive rapidement et comme d'habitude je m'installe au fond, seul. Mme Roberts a décidé de nous faire remplir ces maudites fiches de renseignements malgré le fait qu'elle nous connaisse tous. D'habitude seuls les nouveaux professeurs les font remplir. Mais bon, Mme Roberts a ses petites manies et celle là en fait partie malheureusement. Je m'applique pour la remplir et pour ne pas mettre trop de détails. Je termine en quelques minutes et j'en profite pour observer mes camarades. Pas de nouvelles têtes cette année, toujours les mêmes visages. Lauren et Jessica partagent ce cours avec moi, je déteste ces filles. Elles ont tenté plusieurs fois de m'approcher dans l'espoir de sortir avec moi. Apparemment, elles me trouvent craquant et le fait que je ne parle à personne me rend mystérieux selon elles, et elles adorent. Evidemment, elles n'ont aucune chance, il est hors de question que je me lie à quelqu'un et encore moins que je sorte avec une fille, surtout elles. J'espère que cette année, elles auront renoncé à me poursuivre mais à en croire les petits coups d'œil qu'elles me lancent, elles n'ont toujours pas compris. Tant pis pour elles, elles se heurteront à un mur comme toujours. Je continu mon observation, je remarque qu'Alice Cullen est aussi dans mon cours. Cette fille est très bizarre, encore plus que moi. Elle est toujours souriante et excitée par tout, tout le temps. Une vraie pile électrique. Je me demande comment une personne peut être aussi heureuse, on dirait que rien ne l'atteint jamais. En tout cas, elle a de la chance d'être si enjouée. Tout le monde ayant fini de remplir les fiches, Mme Roberts les ramasse et commence son cours. La Guerre de Sécession, vraiment passionnant, à tel point que je suis presque en train de m'endormir sur ma table. Conséquence de mes nuits agitées, j'ai du mal à rester totalement concentré et éveillé toute la journée. Heureusement, le cours se termine. Je n'aurais pas pu en supporter davantage. Direction le cours de biologie pour les deux dernières heures de la matinée.
Je rentre dans la salle et m'installe à une paillasse de libre, malheureusement pour moi cette année nous sommes un nombre pair cela veut dire que je serais obligé d'avoir un partenaire de labo. Je commence à gribouiller sur mon cahier en me demandant qui va oser s'asseoir à mes côtés. Au bout de quelques minutes, le tabouret à côté de moi, est tiré, je sens que quelqu'un s'installe. Par curiosité, je lève les yeux pour voir qui a eu le courage de prendre Edward Masen pour partenaire. Je me retrouve face à deux magnifiques yeux chocolat braqués sur moi.
Tellement je suis envouté par ces yeux que j'en oubli la gêne d'être observé par quelqu'un. Elle est magnifique, je n'arrive plus à détacher mes yeux d'elle. Je n'ai jamais vu une fille aussi magnifique qu'elle.
Son visage est parfait. Ses lèvres roses ont l'air si douces et ses joues sont légèrement teintées de rouges. Ses cheveux ondulés et son parfum, une odeur de fraise, presque alléchante.
C'est elle qui brise le silence de cet instant magique :
« - Salut, je suis Bella Swan »
Je secoue la tête de droite à gauche pour revenir à la réalité. Je lui réponds d'un air le plus détaché possible.
« - Moi c'est Edward Masen »
Avec regrets, je me détourne d'elle et retourne à mes gribouillages. J'aurais adoré discuté un peu plus avec elle, mais c'est impossible.
Je ne dois pas m'attacher. C'est au-dessus de mes forces, je dois avant tout me protéger et pour cela je ne dois pas me lier, à personne, même à une beauté pareille. Je sens qu'elle aussi se détourne. J'ai l'impression qu'elle à l'air vexé ou déçu du fait que j'ai rompu aussi rapidement l'échange. C'est mieux comme ça. Pourtant, malgré tout, je passe les deux heures à lui jeter de petits regards, le plus discrètement possible. Je ne me lasse pas de la contempler et à plusieurs reprises, je vois qu'elle aussi m'observe. Étrangement, au lieu de m'angoisser, cette attention me fait plaisir. Je n'avais jamais ressenti cela. D'habitude, quand quelqu'un m'observe, je me sens affreusement mal à l'aise et je dois fournir de gros efforts pour ne pas paniquer. Là, c'est différent. J'apprécie son regard sur moi et pour une fois je regrette d'entendre la sonnerie de la fin du cours. Bella ramasse ses affaires et se dirige vers la porte après m'avoir fait un petit sourire et dit un timide « salut » de sa voix si douce. Je la regarde s'éloigner et me décide moi-même à sortir.
C'est l'heure de la pause déjeuner, je vais donc à la cantine. Après m'être servi une simple salade avec une bouteille d'eau, je m'installe à une table vide. Comme d'habitude, je suis obligé de me forcer pour avaler quelques bouchées. Pour la première fois depuis longtemps, je me surprends à regarder les gens autour de moi, d'ordinaire je garde la tête dans mon assiette tout en essayant d'oublier que je suis entouré de centaine d'autres personne. Au fond, je sais pourquoi je fais ça, j'espère simplement pouvoir l'apercevoir de nouveau. Mon effort est récompensé, elle apparaît à l'entrée de la cantine. J'en viens à me demander pourquoi je ne l'avais pas remarqué auparavant. Au final, je ne suis pas étonné, j'ai tellement l'habitude de m'enfermer dans ma bulle que j'en oubli parfois jusqu'à la présence des autres. Elle s'installe à une table pas très loin de la mienne. Elle n'est pas seule, je remarque qu'elle est en grande conversation avec Alice Cullen. D'ailleurs, toute la famille Cullen les accompagne. Il y a les jumeaux Jasper et Rosalie qui sont en Première et Emmett, l'aîné, qui est en Terminale. Après qu'ils se soient tous installés, je continu à l'observer. Elle lève la tête et son regard croise le mien. Lorsque elle finit par me faire un petit signe de la main accompagné de son irrésistible sourire, mon cœur fait un bond tellement fort que j'ai l'impression qu'il va sortir de ma poitrine. Je ne peux pas empêcher un léger sourire de s'installer sur mon visage. Le geste de Bella attire la curiosité d'Alice qui lève la tête à son tour pour voir à qui elle s'adresse, gêné je baisse la tête et finit rapidement mon déjeuner pour pouvoir prendre l'air.
Quand je me retrouve enfin à l'air libre, je respire calmement en réfléchissant. Qu'à telle de particulier pour m'obséder à ce point ? Je n'arrive plus à contrôler mes émotions et pendant un instant j'avais l'impression d'être heureux lorsqu'elle me regardait. Non, c'est impossible, le bonheur ce n'est pas pour moi. Je suis malheureux depuis tellement de temps que je ne vois pas pourquoi tout à coup je serais heureux. Il faut que j'oublie tout ça, après ce sera trop dur et je finirais par souffrir comme toujours, ou pire c'est elle qui souffrira.
C'est décidé je dois oublier Bella Swan.
Après l'épisode du déjeuner, la fin de journée est passée très lentement. Toute l'après-midi, j'ai tenté de ne pas pensé à Bella mais cela s'est avéré impossible. Cette fille me possède entièrement, je n'ai qu'une envie, la revoir même si je sais que je ne dois pas. J'accueille avec joie la sonnerie annonçant la fin des cours et c'est avec toutes mes pensées tournées vers Bella que je prends la route pour rentrer. J'arrive vite au foyer et décide de ne pas m'attarder. Je monte directement dans ma chambre. Surtout, je veux à tout prix éviter de rencontrer James. Je me penche sur mes devoirs pour en être débarrassé. Comme tout à l'heure, je ne peux m'empêcher de penser à elle. J'en viens à me demander ce qu'elle fait en ce moment et, si elle aussi, pense à moi. C'est absurde, pourquoi penserait-elle à mon insignifiante personne. Sans doute, a-t-elle voulue, lors du cours de biologie, être simplement polie. Après tout nous allons être partenaire pendant toute l'année alors elle voulait juste se présenter pour le bien de notre collaboration. Et moi, je suis simplement un idiot qui prend ses rêves pour la réalité. Je stoppe mes réflexions lorsque je m'aperçois qu'il est l'heure du dîner. J'expédie rapidement celui-ci, comme à l'accoutumée, je n'ai pas faim du tout, et je suis obligé de me forcer. A peine suis-je sorti du réfectoire que Ryan, un des éducateurs, m'apostrophe :
« - Et Edward, Mr James a demandé à te voir, il t'attend dans son bureau.
- Ok merci, j'y vais tout de suite.
- D'accord, bon courage et j'espère pour toi que tu n'as pas fais de connerie ! »
Sur ce, il s'éloigne en rigolant. Non, je n'ai rien fait mais James va bien trouver un truc à me reprocher. La journée était trop calme, presque bonne, il fallait bien qu'il y fourre son nez. J'espère simplement qu'il ne va pas trop s'énerver. Je m'approche rapidement du bureau, si je le fais attendre ce sera pire. Autant en finir rapidement. J'arrive devant la grande porte en bois sombre et me résout à frapper.
« - Entre Edward »
Preuve qu'il m'attendait.
J'ouvre la porte et le trouve dos à la porte en train de regarder par la fenêtre. Je m'avance légèrement vers le bureau et il se retourne pour me faire face. Il affiche un petit sourire qui me fait froid dans le dos.
« - Assieds-toi Edward. Alors dis-moi comment s'est passé ta première journée au lycée ?
- Bien
- Tu ne t'ai pas fais remarquer j'espère.
- Non, comme d'habitude.
- Bien, sinon tu sais que je serais obligé de te rappeler comment tu dois te comporter. » Me dit-il tout en contournant son bureau.
Il se retrouve derrière moi et met ses mains sur mes épaules.
Ce geste me fait sursauter et je prie intérieurement pour qu'il mette fin à cette conversation. Au lieu de ça, il resserre sa prise sur mes épaules au point de me faire mal. Demain, j'aurais sûrement de beaux bleus à ce niveau. Il finit par me lâcher et d'un mouvement brusque, il attrape mon visage avec sa main droite. Il me force à lui faire face et je vois qu'il affiche toujours son sourire.
Il me dit, avec sa voix sadique :
« - Bien sûr, nous savons tout les deux que tu finiras par faire quelque chose de mal et à ce moment là je serais forcé d'intervenir. N'est-ce pas Edward, tu finis toujours par faire une erreur ! »
Je ne prends même pas la peine de répondre. De toute façon, je sais qu'il n'attend aucune réponse. Je sens les larmes au bord de mes yeux mais je me force à les contenir. Je ne veux absolument pas lui faire ce plaisir. Mais je vois dans son regard qu'il sait que ses paroles ont eu l'effet escompté. La peur se lit dans mon regard. Il finit par me lâcher et retourne à la fenêtre.
« - Tu peux y aller Edward, bonne nuit ! »
Je me lève et me dépêche de sortir de ce bureau. Arrivé dans le couloir, je reprends ma respiration pour me calmer. Malgré tout, je ne peux pas empêcher mes mains de trembler. Je remonte rapidement dans ma chambre pour essayer de trouver une ambiance plus sécurisante. Je m'installe sur mon lit et repense à ce qu'il m'a dit. Je sais que je ne pourrais pas y échapper. Finalement, ce soir a été facile par rapport à ce qu'il peut faire d'habitude. Pour échapper à toutes les horribles images qui remontent à la surface, je laisse mon esprit se concentrer sur Bella. Le fait de me rappeler son visage m'apaise immédiatement. Ma respiration saccadée reprend un rythme plus régulier mais je suis comme même obligé d'utiliser mon inhalateur pour vraiment me calmer. A chaque confrontation avec James, mon asthme se manifeste toujours. Je suis asthmatique depuis ma naissance mais depuis mon arrivée ici, il n'a fait qu'empirer. Après plusieurs inhalations, ma respiration est définitivement calmée. Je me mets donc au lit en espérant passer une meilleure nuit qu'hier car je suis épuisé. Je tombe rapidement dans le sommeil et inévitablement mes rêves se portent sur elle.
Ce fût la première fois que je rêvais de Bella Swan.
Comme d'habitude laissé votre avis, merci !!!!
