Voilà le chapitre 4, tout juste terminé.

Merci encore à tout ceux ayant laissé une review et m'ayant mis en alerte ou favori !

Pour ce chapitre je me suis essayé au pov Carlisle, alors dites moi s'il est réussi !!!

Bonne lecture !!


Pov Edward

Etant venu de nombreuses fois dans cet hôpital, je le connaissais bien. Certaines des infirmières m'étaient familières, même si je ne leur adressais pas la parole. Moins je parle, moins on me pose de questions. A notre arrivée, l'une des infirmières, une certaine Katy, pas très causante ce qui m'arrangeait, nous avez amené dans une chambre.

« - Installe-toi sur le lit ! »

J'avais toujours beaucoup de difficulté à respirer, pour me soulager, elle me plaça un masque à oxygène. Celui-ci eu pour effet de rendre ma respiration moins douloureuse.

« - Le médecin va arriver ! » à peine avait-elle dit cela qu'elle avait disparu.

Comme à son habitude, Mr James m'avait fait ses recommandations.

« - Tu n'as pas intérêt à trop en dire. Trouve une bonne excuse pour le déclenchement de la crise et fait en sorte de la calmer rapidement que l'on puisse partir d'ici. Si jamais tu amènes quelqu'un à se poser des questions, je te préviens qu'à côté de ce que je te ferais, la punition de tout à l'heure te paraîtra bien douce ! »

Sur ces douces paroles, il sortit de la chambre. Il en avait de bonnes, comment voulait-il que je me calme s'il me faisait des menaces. Je tentais d'enrayer la panique qui commençait à me gagner. J'espérais que le médecin qui s'occuperai de moi serait le Dr David. C'est lui que je voit en général et il a l'habitude du fait que je ne veuille pas trop qu'il me touche. Il ne pose pas de questions et m'ausculte au minimum. Avec lui, c'est facile de cacher mes blessures. Malheureusement pour moi, ce n'était pas lui qui entrait dans la pièce.

« - Bonjour, je suis le Dr Cullen. Edward, c'est ça ?

- Oui.

- Bien, tu peux me dire depuis combien de temps la crise a commencé ?

- 30 minutes environ.

- Très bien. »

Tout en disant cela, il prenait des notes en lisant mon dossier. Après avoir tout noté, il reposa mon dossier sur la table se trouvant face au lit. Il s'approcha de moi dans une perceptive évidente de m'ausculter et je n'avais aucune idée de comment faire pour qu'il renonce sans éveiller les soupçons. Pendant les quelques secondes que lui prit son approche, les paroles de James me revinrent en mémoire. Si je laissais ce médecin me poser trop de questions, j'allais souffrir. Alors que j'avais réussi à calmer ma respiration, la vague de panique qui m'envahit à la pensée de l'éventuelle punition rendit ma respiration douloureuse et difficile. Evidemment le Dr Cullen s'en aperçut immédiatement.

« - Tu devrais te calmer Edward. Respire calmement. »

Il accompagna ses paroles d'une caresse sur mon front dans le but de m'apaiser. Je ne pu m'empêcher de reculer vivement pour rompre le contact de sa main sur mon visage. Il continua pourtant de me dire doucement des paroles rassurantes tout en veillant à ne plus me toucher.

« - Allez, calme-toi Edward, respire. Voilà c'est bien, c'est mieux. »

Je devais avouer que le Dr Cullen a un don pour apaiser. En quelques minutes, il avait réussi à me calmer et ma crise était beaucoup moins violente même si elle restait douloureuse.

« - Bien maintenant, je dois t'ausculter Edward. »

Il fit un geste pour relever mon tee-shirt et s'il faisait cela, je n'aurais aucun moyen de lui mentir. Alors que sa main n'était qu'à quelques centimètres de mon dos, je le regardais suppliant.

« - Non c'est bon, je me sens beaucoup mieux.

- Oui, mais je dois quand même t'ausculter, ce n'est pas normal que tu ai eu une crise si violente. »

Il allait relever mon haut et j'avais les larmes aux yeux. Je paniquais, il ne fallait surtout pas qu'il voit mon dos sinon ce serait la fin. J'avais trop peur de ce qu'il pourrait arriver.

« - Non s'il vous plaît, s'il vous plaît ! »

Je n'arrivais même plus à retenir mes larmes. J'étais littéralement terrifié. A la vue de mes larmes, le Dr Cullen se recula et me fixa avec un air protecteur.

« - Très bien Edward, je ne te touche pas. Calme-toi, mais dis-moi ce qui te fais aussi peur ! Je ne te ferais pas de mal et je ne dirais rien à personne non plus si tu ne le souhaite pas ! »

J'aurais aimé le croire mais même si je lui raconté, que pourrait-il faire contre James ? Je devrais quand même retourner au foyer avec lui et il me le ferait payer. Je ne pouvais rien dire à personne, jamais. Je tournais la tête et fixé la fenêtre tout en essuyant mes larmes d'un geste rageur. Devant mon absence de réaction le Dr Cullen continua.

« - Edward tu devrais me dire si quelque chose ne va pas. Je pourrais peut-être t'aider. Tu peux me faire confiance. »

Je continuais de fixer la fenêtre en priant intérieurement pour qu'il arrête ses questions et surtout qu'il ne demande rien à James.

« - Bien, je vois que tu ne veux rien me dire mais je voudrais savoir quel événement a déclenché cette crise ? C'est important ! »

Je lui fis face et bredouillais un piètre mensonge.

« - Je…rien de particulier. Je montais…je montais les escaliers et d'un coup j'ai eu du mal à respirer.

- Tu es sûr de toi, je ne crois pas que le simple fait de monter les escaliers puisse déclencher une crise si violente.

- Si, je vous jure que ce n'est que ça ! »

Je voyais dans son regard qu'il ne me croyait pas du tout. Pour autant, il décida de ne plus aborder le sujet voyant que cela m'angoissait. Il allât rapidement chercher quelque chose. Lorsqu'il revint, il m'enleva le masque en me disant que je n'en aurais plus besoin. Il me tendit un cachet.

« - Tiens prends-ça, tu iras mieux après. »

Je pris le médicament et le verre d'eau qu'il me tendait et l'avalai immédiatement. Après cela, le Dr Cullen reprit d'une voix douce.

« - Maintenant, je vais t'ausculter. J'y suis obligé. »

Voyant mon regard apeuré, il ajouta

« - Je suis obligé de te toucher mais si tu veux, tu n'enlèveras pas ton tee-shirt. Et si je fais quelque chose qui te dérange, tu me le dis et j'arrête d'accord ? »

Je ne pouvais pas refuser sinon cette fois, il se poserait trop de questions. Il avait dit que je ne serais pas obligé de retirer mon haut, c'est le plus important, masquer mes blessures. Bien sûr, le fait qu'il doive me toucher, me dérangeait mais je n'avais pas le choix alors, j'acquiesçais. Je savais ce qu'il allait faire, prendre ma tension et écouter mon cœur. Pour le premier examen, il n'y avait pas trop de problèmes. Il me mit rapidement le brassard du tensiomètre et en me concentrant sur autre chose, j'arrivais à occulter le fait qu'il me tenait le bras, et que cela me mettait mal à l'aise. Quand vint le moment du deuxième examen, je savais que cela allait être plus dur. Tout d'abord le Dr Cullen, plaça son stéthoscope sur mon torse, il me demanda d'inspirer et d'expirer ce que je fis. Ensuite, il voulut placer le stéthoscope sur mon dos. Lorsqu'il l'appliqua, je ne pu retenir un gémissement de douleur, ni les larmes de couler de nouveau. Les récentes blessures et la pression que le médecin exerçait était abominable pour mon dos. Malheureusement, le Dr Cullen remarqua mon attitude. Il arrêta son examen et se remit face à moi.

« - Quelque chose ne va pas Edward ? Je t'ai fait mal quelque part ?

- Non tout va bien. » Arrivais-je à marmonner au milieu de mes sanglots.

« - Ne dis pas ça, je vois bien qu'il y a un problème. Dis-moi pourquoi tu pleures ?

- Rien, je vous dis, ça va vous pouvez continuer.

- Edward, pourquoi ne me laisses-tu pas regarder ton dos ?

- Non, je n'ai rien s'il vous plaît. »

Une fois de plus, je le regardais suppliant alors que les larmes continuaient de couler.

« - Très bien, je ne vais pas te forcer mais si tu as un problème tu devrais m'en parler.

- Je vais très bien, vraiment.

- Non, tu ne vas pas bien ! Je ne suis pas aveugle Edward. En plus, je te trouve trop maigre et ta tension est assez basse.

Tu manges correctement ?

- J'ai pas trop faim.

- Et pourquoi tu n'as pas d'appétit ?

- Je sais pas.

- Bien, tu as l'air épuisé, tu as du mal à dormir ?

- Un peu.

- Pourquoi ?

- Je fais des cauchemars quelquefois.

- Tu veux m'en parler ?

- Non, je n'en ai pas vraiment envie.

- Très bien, comme tu veux. Si tu changes d'avis, tu sais où me trouver. Tu vas rester ici cette nuit, tu pourras rentrer chez toi demain matin. Je vais demander à une infirmière de te donner un médicament pour t'aider à dormir.

- Merci. »

Il me salua et partit. Je ne comprenais pas ce qui m'avait pris. J'en avais trop dit et je savais qu'il avait compris, en partit, ce qui n'allait pas. Pour autant, je ne paniquais pas. Je faisais confiance à ce médecin, j'avais la certitude qu'il garderait ses doutes pour lui. Il ne ferait rien tant que je ne lui aurais pas demandé de l'aide. Pendant un moment, je me pris à penser que peut-être ce docteur était la solution à mes problèmes. Après tout, c'était la première fois que j'accordais ma confiance à un adulte depuis très longtemps. James entra alors dans la pièce et mis fin à mes pensées. J'appréhendais ce qu'il allait me dire, j'avais peur de m'être trompé et que le Dr Cullen lui ai fait part de ses doutes. James mis rapidement fin à mes craintes.

« - Le médecin m'a dit qu'il te gardait pour la nuit. Je viendrais donc te chercher demain matin. Je suis fier de toi, le médecin ne m'a posé aucune question embarrassante. Tu as su tenir ta langue, c'est bien. »

En disant cela, il mit sa main sur ma joue, ce qui me fit grimacer. Malgré tout, je ne me dégageais pas. James est le seul avec qui je ne le fait pas car si j'osais faire cela, il le prendrait très mal et se mettrait ne colère. Je préférais avoir sa main sur ma joue que goûter encore de sa ceinture. Après quelques secondes, il se décida à partir et je me retrouvais seul dans ma chambre, au calme. Je repensais à l'attitude du Dr Cullen, il était si compatissant, doux presque paternel. A aucun moment je n'avais eu peur de lui, alors que d'habitude me retrouver seul avec un adulte, un homme de surcroît, me terrifiait. Avec lui, je m'étais presque senti à l'aise. La preuve c'est la première personne à qui je confiais le fait que je faisais des cauchemars et même si je lui en avait peu dit cela m'avait grandement soulagé. Oui, la présence du Dr Cullen m'avait fait me sentir en sécurité, j'étais rassuré pour la première fois depuis la mort de mes parents.

Un peu plus d'une heure après, une infirmière vint m'apporter mon repas. Je ne dérogeais pas à mes habitudes et ne touchait pratiquement pas le plateau. Une demi-heure après, quelqu'un entra dans la chambre, pensant que c'était l'infirmière qui venait récupérer le plateau je continuais de fixer la fenêtre.

« - Et bien Edward, tu n'as pas beaucoup mangé. »

Je tournais vivement la tête et m'aperçut que c'était le Dr Cullen.

« - Tu devrais manger un peu plus.

- J'ai pas faim.

- Tu as raison la nourriture des hôpitaux n'est pas terrible. »

Il émit un petit rire et malgré moi, un petit sourire anima mon visage.

« - Tiens je t'ai apporté quelque chose pour dormir.

- Merci. »

J'avalais rapidement ce cachet.

« - Il devrait t'éviter les cauchemars pour cette nuit. Je dois y aller mais on se reverra bientôt. Au revoir Edward, bonne nuit.

- Au revoir Dr Cullen. »

Il quitta la chambre et je me demandais ce qu'il avait voulu dire par « on se reverra bientôt » mais le médicament faisant effet rapidement, je n'eu pas le temps de m éditer sur cela. Je sombrais dans un sommeil sans cauchemars, le premier depuis une éternité.

Pov Carlisle

Après avoir quitté la chambre d'Edward, je me dirigeais vers ma voiture. Je n'avais pas pu m'empêcher d'aller le voir avant de quitter l'hôpital. Tout en m'installant au volant et en mettant en marche la voiture, je repensais à notre rencontre. Dès l'instant où j'avais posé les yeux sur lui, je savais que quelque chose n'allait pas chez ce garçon. Il avait un air absent et ses yeux, d'un verts si intense, qu'il n'aurait du reflétait que la joie de vivre, étaient vides, tristes, presque sans vie. Son refus de contact physiques avec les autres avait renforcé mes doutes. J'avais tenté de le rassuré comme un père ferait avec son fils. J'avais réussi, un peu seulement. Ensuite, il y avait eu l'histoire du dos qui le faisait souffrir. Il avait catégoriquement refusé de me laisser regarder. Ce garçon cachait un lourd secret et j'étais presque sûr de savoir quoi, même si je préférerais me tromper.

J'arrivais finalement à la villa toutes mes pensées tournées vers Edward. Je fût accueilli par ma femme Esmée qui comme à son habitude s'enquit de savoir comment s'était déroulée ma journée. Elle me connaissait par cœur car malgré le fait que je lui dise que tout c'était bien passé, je vis dans son regard qu'elle avait compris que quelque chose me tracassait. Notre échange fut interrompu par des cris venant du salon. Sans surprises, ils provenaient de mes deux fils Emmett et Jasper, encore en train de s'affronter à l'un de leurs jeux vidéo. Après leur avoir demandé un peu de calme, je rejoignit ma femme dans la cuisine. Je l'aidais à terminer la préparation du repas puis nous passâmes à table. La vision des mes enfants, Alice, Jasper, Emmett et Rosalie, qui comme à leur habitude animaient le repas avec leurs chamailleries, m'amena à repenser à Edward. Mon attitude n'échappa pas à mon épouse qui après le dîner m'interrogea.

« - Carlisle si tu me disais ce qui t'ennui ?

- Rien ma chérie, tout va bien je t'assure.

- Je te connais mon chéri et je vois bien que tu as quelque chose en tête. »

Je parlais rarement de mon travail à ma femme. D'habitude, je faisais en sorte de séparer ma vie professionnelle et ma vie familiale. Mais ce soir, j'avais vraiment besoin de me confier à Esmée. Je décidais donc de lui parler d'Edward.

« - C'est un de mes patients, un adolescent de 16 ans. Il vit au Foyer Andrews. Je me fais du souci pour lui.

- Pourquoi, il a un problème de santé important ?

- Non, il est venu pour une crise d'asthme et même si elle était violente, ce n'était pas trop inquiétant. C'est son comportement qui m'a interpellé. Il avait l'air si malheureux. Je soupçonne quelque chose mais j'espère me tromper.

- Que soupçonnes-tu ?

- J'ai l'impression qu'il avait été battu par quelqu'un.

- Tu sais qui cela pourrais être ?

- J'ai remarqué que le comportement du directeur du foyer qui l'accompagné été étrange. Il avait l'air nerveux, comme s'il avait quelque chose à se reprocher, et Edward avait l'air terrifié quand il me parlait. Il m'a menti sur la raison de sa crise et on voyait qu'il avait peur de répondre à mes questions comme s'il ne voulait pas faire de gaffes.

- Tu as essayé d'en savoir plus sur son comportement ?

- Oui, mais il a refusé de se confier. J'ai quand même réussi à lui faire dire qu'il dormait mal à cause de cauchemars. Je crois que c'est en rapport avec ce qu'il cache.

- Bien cela veut dire qu'il te fait un peu confiance.

- Oui mais je ne sais vraiment pas quoi faire. Tant qu'il ne me parlera pas je ne pourrais pas l'aider. Demain matin, il retourne au foyer et je redoutes ce qu'il pourrait lui arriver.

- Et bien tu devrais aller lui rendre visite demain, et cette fois tenter de savoir la vérité.

- Oui tu as raison j'irais le voir demain après-midi.

- Je te fais confiance. Carlisle promets-moi de tout faire pour le mettre en sécurité. Je ne supporte pas l'idée que quelqu'un puisse faire du mal à un enfant.

- Je te le promets ma chérie.

- Si pour cela je dois préparer la chambre d'amis, tu n'auras qu'à me prévenir. J'en serais ravi. »

Après cette discussion, je m'isolais dans mon bureau. Esmée avait raison, je devais absolument savoir ce que cache cet Edward Masen. Il était hors de question que quelqu'un lève à nouveau la main sur lui car, j'étais persuadé que c'est ce qui se passait dans ce foyer. Et dès demain je mettrais un terme à cela et si pour ça, je devais emmener ce garçon avec moi alors je le ferais comme Esmée me l'a proposé. Je viendrais en aide à Edward et quoi que soit son enfer je l'en sortirai. Demain, à cette heure là, il sera en sécurité.


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