Voici le 6ème chapitre, j'espère qu'il vous plaira !!!

Un grand merci à tous mes lecteurs et à tous ceux m'ayant laissé une review !!

Merci à tous !!!

Les personnages ne m'appartiennent pas, dommage !!

Bonne lecture !



Pov Carlisle

Ma journée de travail venait de s'achever. Le moins que je puisse dire, c'est que je n'ai pas vraiment été concentré sur mes dossiers aujourd'hui. J'ai passé mon temps à m'inquiéter pour Edward. J'étais plus que certain que quelque chose clochait chez ce gamin. Et après y avoir réfléchi une partie de la nuit, mes doutes se confirmaient de plus en plus. J'avais déjà vu des enfants maltraités et Edward avait un comportement similaire à eux. Il était terrorisé par les contacts physiques, ne répondait pas aux questions et il était très malheureux. On voyait tout de suite qu'il avait peur de quelque chose ou de quelqu'un, mais quoi ? Là encore j'avais des doutes, mais pas de preuves.

Edward vivant dans un foyer d'accueil, la personne qui lui faisait du mal se trouvait sûrement parmi les employés, et, effectivement le directeur était une personne bizarre. Quand je lui avait parlé d'Edward, il avait paru peut intéressé par son état de santé mais plus par ce que le gamin aurait pu me dire. De plus, il était très pressé de le ramener au foyer, il voulait éviter de passer trop de temps à l'hôpital. Tout ces signes me montrait que lui aussi cachait quelque chose, j'étais donc presque sûr qu'il était responsable de l'état de garçon ou du moins, il était au courant et il protégeait la personne responsable. Je ne lui avait pas parlé de mes doutes n'ayant pas de preuves, en plus, si c'était lui et qu'Edward repartait là bas, il pourrait avoir plus d'ennuis. Tant qu'il ne me dirait rien de concret, je ne pourrait accuser personne officiellement. C'est donc pour cela que j'avais décidé de garder Edward pour la nuit. Cela me laissait le temps de réfléchir, et je pouvais ainsi le garder en sécurité pour un temps.

Ma discussion avec Esmée m'avait convaincu d'aller rendre visite à Edward directement là-bas. Dès ma garde terminée, à 16H, je prenais donc la direction du foyer Andrews. J'arrivais rapidement à destination, je me garais devant l'entrée. Je restais quelques minutes dans la voiture, à réfléchir. Pour la première fois depuis que j'exerçais, j'avais vraiment peur de ce que j'allais pouvoir découvrir. Les quelques minutes passées avec Edward m'avait bouleversées et je m'étais vraiment attaché à lui. Dans ma profession c'est une chose que nous devons éviter pour se protéger et ne pas souffrir lorsque malheureusement une des personnes que nous soignons, ne guérit pas. Et, jusqu'à présent, j'avais respecté cette consigne. Mais hier soir, tout avait changé. Son regard m'avait forcé à tout remettre en question et je savais qu'à partir de cet instant je ne pourrais plus laissé quelqu'un lui faire du mal. Le voir souffrir me faisait aussi mal que s'il s'agissait d'un de mes enfants. Pour toutes ces raisons, j'étais terrifié à l'idée de ce qui pouvait se dérouler dans ce foyer, et cela depuis je ne sais combien de temps. Finalement, je descendais de la voiture et me dirigeais vers la porte d'entrée. Quelques secondes après, je me retrouvais en face du directeur Mr James. Surpris, il me questionna sur l'objet de ma visite.

« - Je viens voir comment se porte Edward. Je n'ai pas pu le voir ce matin avant qu'il quitte l'hôpital.

- Il se repose dans sa chambre depuis que l'on est rentrés.

- Bien, vous permettez que je le vois quelques instants ?

- D'accord, sa chambre est au 2ème étage, c'est la numéro 15.

- Merci. »

Alors que je me dirigeais vers les escaliers, je ne pu m'empêcher de remarquer de nouveau que lors de notre discussion, le directeur était mal à l'aise. J'avais bien compris que ma présence ne lui plaisait pas tellement. Tout cela fit augmenter mon angoisse de savoir dans quel état j'allais retrouver Edward. J'espérais vraiment qu'il allait bien. J'arrivais devant la porte de sa chambre et je frappais plusieurs fois. N'obtenant aucune réponse, je me décidais à entrer. Tout d'abord, je ne vis personne. Puis, j'entendis un sanglot provenant d'un coin de la chambre. C'est alors que je le vis. Edward se tenait assis dans le coin, replié sur lui-même. Il se balançait d'avant en arrière et sa tête venait taper contre le mur. Son corps était secoué de sanglots. Je l'appelais plusieurs fois mais c'est comme s'il ne m'avait pas entendu. Edward s'était réfugié dans son monde. Ce que je craignais était donc arrivé, quelqu'un s'en était encore pris à lui. Je m'approchais précautionneusement de lui pour ne pas l'effrayer. Je posais une main sur son épaule. A ce simple contact, ses sanglots redoublèrent et son corps entier se contracta.

« - Edward, Edward calmes-toi, tout va bien. Tu es en sécurité. »

Malgré les paroles rassurantes que je lui murmurais, il continuait de pleurer. De plus, depuis que je m'étais approché, il répétais sans cesse la même chose.

« - S'il vous plaît, pitié. Je ne recommencerais plus. S'il vous plaît, pas encore. Pitié. »

Il était visiblement terrorisé et sûrement en proie à des souvenirs terribles. Je continuais donc d'essayer de le calmer. Au bout de plusieurs minutes, il semblait commencer à revenir dans la réalité. Il souleva la tête et son regard terrorisé s'arrêta sur moi.

« - Dr Cullen ?

- Oui, ça va aller Edward. Tout va bien. »

Les larmes continuaient de couler sur son visage. J'approchais ma main de lui pour les essuyer. Et même s'il se crispa légèrement, il ne se retira pas de mon contact. Cela me rassurait car ça voulait dire qu'il avait compris que je ne lui ferais pas de mal.

« - Viens te mettre sur ton lit Edward, tu seras mieux ! »

Je l'aidais à se relever et le conduisit jusqu'à son lit. Il s'assit au bord et baissa la tête. Il savait que j'allais vouloir avoir une discussion avec lui et cela ne l'enchantait guère à priori. Pourtant cette fois-ci, il était hors de question de ne pas avoir de réponses à mes questions. Le spectacle auquel j'avais assisté quelques instants plus tôt m'avait convaincu qu'Edward était en danger. J'avais fais une promesse et j'avais bien l'intention de la tenir. Je voulais à tout prix le protéger. Je savais pourtant que la discussion à venir serait difficile et que j'allais devoir insister voire le brusquer un peu pour obtenir des réponses. J'étais obligé pour pouvoir l'aider.

« - Edward, maintenant je veux que tu me dises ce qui se passe !

- Rien Dr Cullen.

- Non, ne me dis pas ça ! La dernière fois déjà, tu as clairement évité mes questions mais je suis loin d'être stupide. Je veux savoir ce qui t'as mis dans cet état.

- S'il vous plaît, je ne veux pas ! »

Il se remit à sangloter. Je savais que parler de cela était difficile pour lui, d'autant plus en se trouvant toujours dans le lieu de ses souffrances. Je comprenais qu'il ne me dirait rien tant que l'on serait ici. Il se sentait trop vulnérable et en danger pour m'avouer quelque chose. Il ne me restait plus qu'une solution pour être sûr de l'existence des sévices, même si je n'en doutais pas, il me fallait une preuve pour que lui comprenne qu'il ne pouvait plus me le cacher. C'est à ce moment que je me souvenais de l'épisode, à l'hôpital, de sa douleur au dos. Je devais donc le convaincre de me laisser regarder celui-ci. Vu la scène qu'il m'avait fait la veille, je doutais qu'il se laisse faire et pourtant il le fallait absolument.

« - Edward, écoutes-moi. Je voudrais voir ton dos, s'il te plaît.

- Non ! »

Sa réponse avait été catégorique, il en était presque venu à crier. Il s'était légèrement écarté de moi. Je voyais qu'il ne voulait vraiment pas en arriver là. Il le fallait, pour son bien.

« - Edward, laisse moi regarder. C'est important. J'en ai pour 1 minute.

- Non. Pitié, s'il vous plaît. »

Voir son regard suppliant me fit vraiment mal au cœur et je n'avais qu'une envie, mettre fin à son chagrin et le rassurer. Malgré tout, je devais voir son dos et comme il commençait à se lever du lit pour s'éloigner de moi, je lui attrapait vivement le poignet. Mon geste le surprit et à mon plus grand regret, il lui fit également peur. Je me dépêchais donc pour en finir rapidement. Tout en le retenant par le poignet, je soulevais son tee-shirt. Edward continuais à me supplier et lorsque j'eu remonté complètement son tee-shirt, il arrêta et pleura silencieusement. La vision que m'offrait son dos me donna envie de vomir. Il était entièrement recouvert de bleus et de longues traces rouges. Certaines étaient récentes et devaient vraiment le faire souffrir. Les autres étaient plus anciennes. Le fait qu'elles n'est pas encore disparues prouvait que les coups avaient été porté avec une grande violence. Comment pouvait-on faire cela à un enfant ? J'étais furieux rien qu'en imaginant que quelqu'un puisse lui porter des coups. Apparemment, ceux-ci avaient été administrés grâce à une ceinture.

« - Edward, qu'est-ce qu'il t'est arrivé ? Qui t'as fait ça ?

- Personne, c'est bon tout va bien.

- Non, rien ne va ! Quelqu'un t'a frappé et pas qu'une seule fois ! Qui ?

- S'il vous plaît. »

Il se remit à pleurer encore plus fort et je savais qu'il ne me dirait rien de plus aujourd'hui. En tout cas, ma décision était prise. Edward ne resterait pas ici une minute de plus. Alors que j'allais me dirigeais vers la porte, Edward m'interpella.

« - Dr Cullen, où allez-vous ?

- Ne t'inquiète pas, je reviens dans un instant. »

Je vis dans son regard qu'il avait compris que j'allais aller voir le directeur et il me suppliait silencieusement de ne pas le faire.

« - Ne t'inquiète pas, tout va bien se passer, d'accord. Je m'occupe de tout, il ne t'arrivera plus rien. »

Je lui fis un sourire bienveillant et quittait la chambre. En me dirigeant vers le bureau de James, je pensais à ce que j'allais lui dire. Il était inenvisageable de lui donner la véritable raison. Même si je n'avais aucune preuve qu'il était l'auteur des coups, je devais quand même me méfier. Je devais donc y aller doucement pour le convaincre de me laisser emmener Edward. Je frappais à son bureau et il m'invita rapidement à entrer.

« - Alors Dr Cullen, comment se porte Edward ?

- Et bien, il pourrait aller mieux.

- Comment ça ?

- La dernière crise la réellement épuisé. Je m'inquiète pour lui.

- Et que pouvons-nous y faire ? »

Je voyais que la conversation prenait un tour qui ne lui plaisait guère. Par contre, moi, je savais, que c'était exactement ce qu'il me fallait pour le convaincre. Faire comme si seul son état de santé m'inquiétait était parfait. Il ne pourrait pas s'opposer si c'était ce qu'il y avait de mieux pour sa lui.

« - Et bien, je pense qu'il a besoin de plus d'affection et d'attention pour qu'il aille mieux. Il lui faut un environnement stable pour qu'il se sente bien et puisse guérir.

- Je vois et à quoi songeais-vous ?

- Il lui faudrait rapidement une famille d'accueil !

- Vous savez Edward a 16 ans et trouver une famille prête à l'accueillir, surtout alors qu'il est malade, est plus que difficile.

- je sais, c'est pour cela que je voudrais vous proposer de le prendre avec moi.

- Chez vous ?

- Oui, j'en ai déjà parlé avec ma femme et elle est d'accord pour l'accueillir.

- Je ne sais pas, vous savez c'est un adolescent difficile. Il pourrait vous causer des ennuis!

- Ne vous inquiétais pas, j'ai l'habitude. Tout se passera bien. Je vous assure. Et puis, je pense réellement que c'est-ce qu'il y a de mieux pour lui.

- Bon, très bien, si vous insistait. Je prépare les papiers.

- D'accord, merci. Je vais le chercher. »

Je quittais rapidement le bureau, ravi d'avoir réussi à le persuader. J'avais bien remarqué sa tentative pour me décourager mais, heureusement, il avait cédé. En remontant dans la chambre, je passais un rapide coup de fil à Esmée pour la prévenir. Comme je m'y attendais, elle était ravie. Je prenais le temps de lui expliquer rapidement la situation d'Edward pour qu'elle puisse prévenir les enfants d'y aller doucement. Bien sûr, je lui demandais de ne pas leur parler des marques de coups pour qu'ils ne fassent pas de remarques qui puissent déstabiliser Edward. Après avoir raccroché, je me dirigeais vers la chambre soulagé de savoir que dans quelques instants Edward serait définitivement en sécurité. Lorsque je pénétrais dans la chambre, il n'avait pas bougé du lit. Visiblement, il avait été très inquiet de ce que j'avais pu faire. D'ailleurs, il me questionna aussitôt.

« - Où étiez-vous ? Qu'est-ce que vous avez fait ?

- Ne t'inquiète pas. J'ai juste été discuté avec le directeur.

- Qu'est-ce que vous lui avez dit ? »

Je sentais qu'il avait peur de ce que j'avais pu raconter à James. Je le rassurais donc immédiatement.

« - Je lui ai juste dit que je m'inquiétais pour toi et que je pensais qu'il te fallait un environnement plus stable.

- Quoi, vous lui avez dit de m'envoyer dans une famille d'accueil ?

- Oui, tout a fait.

- Pas la peine. Il n'en trouvera pas vous savez. Personne ne voudra de moi !

- Et bien, détrompes toi. Il a déjà trouvé. Je lui ai proposé de te prendre avec moi. Enfin, si tu es d'accord bien sûr.

- Je…vous êtes sûr ?

- Oui, totalement sûr. J'ai prévenu ma femme, Esmée. Et si tu le veux, tu es le bienvenue chez nous. Alors qu'en penses-tu ?

- D'accord . Merci Dr Cullen.

- De rien Edward. Ça va aller maintenant, je te le promet. Allez, je vais t'aider à préparer tes affaires. »

Nous rassemblions rapidement ses affaires et je voyais clairement qu'Edward était soulagé de quitter cet endroit. Une fois toutes ses affaires mises dans un sac, nous descendîmes. Plus on se rapprochait du bureau de Mr James, et plus je sentais Edward se tendre. Pour tenter de le rassurer, je mis une main sur son épaule. Et encore une fois, il accepta ce geste sans s'éloigner. Il arrivait même à se détendre. J'expédiais les formalités avec le directeur en ne lui laissant même pas le temps de s'adresser à Edward. Je ne voulais pas qu'il se sente de nouveau mal à l'aise. Je l'entrainais donc d'un pas rapide et après avoir rangé son sac dans le coffre, je m'installais au volant. Edward restait silencieux et je ressentais son anxiété. Après tout, je l'entrainais dans l'inconnu. Il allait vivre avec une famille qu'il ne connaissait pas. J'engageais donc la conversation.

« - Tu verras Edward, tout se passera bien. Esmée est vraiment ravi de t'accueillir et je suis sûr que tu t'entendras bien avec nos enfants.

- Vous avez des enfants ?

- Oui, 4. Deux garçons et deux filles. L'ainé, Emmett, a 18 ans. Les jumeaux, Rosalie et Jasper, ont 17 ans et Alice la dernière a 16 ans, comme toi. Ils vont dans le même lycée que toi.

- Oui, je vois qui c'est.

- Je t'assure que ça ira. Tu n'as plus a avoir peur. Tu es en sécurité avec nous. »

Je vis alors une larme silencieuse couler le long de sa joue et pour la première fois, un vrai sourire s'inscrivait sur son visage. Je savais qu'à présent il comptait sur moi et je ne le décevrais pas. Je le protégerais. Je savais que ça allait être difficile, surtout lorsque nous devrions aborder le sujet de la maltraitance qu'il avait subi mais je ferais en sorte que tout se passe pour le mieux. Je l'aiderais à aller mieux et à être de nouveau heureux. Je l'aimais déjà comme s'il était mon fils alors je serais un vrai père pour lui. Il le méritait vraiment.


Voilà, je suis pas vraiment satisfaite de ce chapitre mais bon.

Une petite review pour me donner votre avis, please !!!

Pour le prochain chapitre, je ne suis pas sûr de pouvoir le poster la semaine prochaine. Je posterais donc au plus tard dans 15 jours. Je fais le plus vite possible.