Je poste le 7ème chapitre à cette heure tardive. Désolé pour l'attente.
Merci à tous pour vos reviews.
Je rappelle que les personnages ne m'appartiennent pas et qu'ils sont tous humains dans ma fic.
Bonne lecture !!!
Etais-je vraiment en train de quitter le foyer ? J'avais du mal à le croire et pourtant. A cet instant, je me trouvais dans la voiture du Dr Cullen et je m'éloignais de James. Depuis quelque temps, ma vie prenait une drôle de tournure. Les événements s'étaient enchaînés à une vitesse folle. Je devais l'avouer, la plupart étaient plutôt bien pour moi. Le destin avait pour une fois, décidé d'être en ma faveur. Il avait mis sur mon chemin le Dr Cullen.
Etant habitué à l'indifférence des personnes, je n'osais plus espérer attirer l'attention de quelqu'un. Il a fallu que j'attende pendant de nombreuses années pour trouver une personne qui comprendrait et qui ferait quelque chose. À l' instant où j'avais passé les portes de l'hôpital, lundi soir, ma vie avait changé. Le Dr Cullen avait su voir ce que personne n'arrivait ou ne voulait voir. Lui, il avait compris en quelques secondes. Le plus important, il avait agit. Il m'était venu en aide sans que je ne lui aie réellement demandé. Je l'avais même repoussé par peur. James m'avait toujours prévenu que je ne devais pas me plaindre, à personne. Après avoir passé toutes ces années auprès de lui, je savais pertinemment qu'il ne fallait pas lui désobéir. Tant de fois, je m'étais retrouvé dans son bureau à subir sa colère alors que je n'avais rien fait, qu'au bout du compte, j'avais perdu l'envie de me révolter. Alors, j'encaisser et surtout je me taisais. Et hier soir, je n'avais pas dérogé à cette règle. Je n'avais rien avoué au Dr Cullen, il avait deviné seul. Cet après-midi, lorsque j'avais vu qu'il était venu au foyer, j'avais vraiment eu peur. Peur qu'il vienne parler à James, qu'il vienne lui dire tout ce qu'il avait découvert. Mais encore une fois, il ne m'avait pas déçu. Il s'était tu et était seulement venu pour moi, pour voir comment j'allais. Heureusement qu'il était venu, sans cela, j'aurais encore dû subir un de ces horribles moment avec James. Grâce au Dr Cullen, j'avais réchappé à ça. J'avais apprécié le moment ou il avait tenté de me rassurer. C'était la 2ème fois qu'il avait des gestes affectueux ayant pour seul but de me sécuriser. La seule personne qui le faisait et que je laissais faire, c'était lui. Même si j'avais toujours du mal avec les contacts physiques, au fond, je savais qu'il ne me ferait pas de mal. Au vu de l'état dans lequel il m'avait trouvé, il s'était posé de nombreuses questions et cette fois-ci, il ne m'avait pas laissé me défiler. J'avais refusé catégoriquement de lui répondre mais il s'y était pris autrement. Il m'avait forcé à lui montré mon dos et la seule vu de celui-ci l'avait convaincu que quelqu'un me faisait du mal. Il avait tout découvert mais encore une fois il ne m'avait pas trahi et n'avait rien dit à James. Il lui avait simplement parlé de ma santé et surtout, il l'avait convaincu de me laisser partit avec lui.
Quand il m'avait demandé si j'étais d'accord pour aller habiter chez lui, je n'avais pas réfléchi. Ma seule pensée fut que j'avais une chance de m'éloigner un temps de James. Cela me suffisait amplement, j'avais donc accepté. Voilà à quoi je réfléchissais, assis dans la voiture du Dr Cullen. Dans quelques minutes, nous arriverions chez lui et je devrais faire face à toute sa famille. Evidemment, cela m'angoissait et même si le Dr Cullen m'avait rassuré, je continuais de m'inquiétais. Surtout vis à vis de ses enfants, moi, l'associable de service, j'allais me retrouver à vivre avec 4 adolescents de mon âge. Pour rajouter à cela, je savais que l'une des ses filles était la meilleure amie de Bella. Moi qui voulais éviter qu'elle soit au courant de ma vie, c'était raté. J'avais aussi peur de la réaction des enfants Cullen. Après tout, qui me dit qu'ils avaient envie de me voir débarquer chez eux. Malheureusement ou heureusement pour moi, nous venions d'arriver et je du mettre fin à mes interrogations. Malgré moi, je commençais à trembler et ma respiration devenait plus rapide. Je n'avais aucune envie de rentrer dans cette maison et d'affronter le jugement de ses habitants.
« - Edward, ça ne va pas ?
- Si, si. Je… non rien ça va !
- Je t'ai dit que tu n'avais pas à t'inquiéter. Alors dis-moi ce qui t'ennui.
- Je sais pas. Je veux dire, et si, enfin, qui vous dit que votre famille acceptera ma présence ?
- J'ai prévenu ma femme, tu te rappelles et je peux t'assurer qu'elle était plus que ravi que je te ramène avec moi !
- Oui, mais et vos enfants ?
- Ne t'angoisse pas pour eux. Esmée a du les prévenir de ta venue et je suis sûr qu'ils sont d'accord avec ça. Je les connais alors s'il te plaît fais moi confiance. Tout va bien se passer, d'accord ?
- D'accord.
- On y va ? »
Il sortit de la voiture et je l'imitais rapidement. Pendant que le Dr Cullen sortait mes affaires du coffre, j'admirais la ville blanche qui se dressait devant moi. C'est sûr que cette maison était idéale pour cette grande famille. Elle est immense et surtout magnifique. Elle est composée de trois étages entièrement ouverts sur l'extérieur grâce à d'immenses baies vitrées. Je restais stupéfait devant la beauté de cette demeure.
« - Alors ta nouvelle maison te plaît ?
- Oui, vous avez une très belle maison.
- Merci, mais c'est aussi chez toi à présent. Allez, viens ! »
Il m'entraina sur le perron et m'invita à pénétrer dans l'entrée de la villa. L'intérieur était encore plus beau que la façade. Tout les murs étaient blancs el les meubles tous très bien assortis. Tout cela donné un style très moderne à la maison. L'arrivée d'une personne dans l'entrée me sortit e ma contemplation.
« - Bonsoir Carlisle, ça va ?
- Bonsoir ma chérie, oui tout va bien. Esmée, je te présente Edward.
- Enchanté Edward. Je suis ravie de t'avoir avec nous. J'espère que tu te plairas ici. »
Dès les premiers mots qu'elle m'adressa, je me sentis rassuré. Sa voix m'avait fait ressentir tout l'instinct maternel qu'elle possédait. Je sus instantanément qu'elle me considérait déjà comme un membre de sa famille. Son sourire bienveillant me rappelait ma mère. Et surtout, je vis dans son regard la même chose que j'avais déjà vu dans le regard du Dr Cullen, l'envie de me protéger et de m'aider. Alors, avec tout cela, il ne me vint même pas à l'idée de reculer lorsqu'elle posa sa main sur ma joue. Le seul geste dont je fus capable était de sourire.
« - Bonsoir Mme Cullen. Je suis ravi de vus rencontrer et merci beaucoup d'accepter de m'accueillir ici.
- Oh mais de rien Edward, c'est moi qui suis heureuse. Et puis, vu que tu vas habiter avec nous, plus de madame juste Esmée ce sera parfait.
- D'accord.
- Bien, les enfants sont au salon. Je leur ai expliqué qu'Edward allait vivre avec nous. Ils ont hâte de te rencontrer. »
Voilà, on y était. Ce que je redoutais le plus allait se produire dans quelques secondes. J'allais me retrouver face à 4 personnes qui devaient sûrement se poser de nombreuses questions auxquelles je n'avais aucune envie de répondre. Le Dr Cullen m'entraina jusqu'au salon. Je vis alors les enfants Cullen, tout les quatre installés sur un des canapés. Visiblement, les garçons jouaient à un jeu vidéo. Dès que nous fûmes tout les trois dans la pièce, ils cessèrent leur activité et me dévisagèrent. La seule fois ou je m'étais retrouvé face à eux, c'était avec Bella après que l'on ai travaillés ensemble. Et l'on ne peut pas dire que cela c'était bien passé. Les insinuations et les blagues d'Emmett et Alice m'avaient refroidi. Le Dr Cullen fit alors les présentations.
« - Edward, je te présente Jasper, Emmett, Alice et Rosalie. »
Tous me saluèrent rapidement sauf le petit lutin nommé Alice, qui se mit en tête de se rapprocher de moi dans le but de me prendre dans ses bras. Malgré toute ma bonne volonté, je reculais vivement pour éviter son contact. Elle s'arrêta net et me regarda. Je n'osais pas relever la tête et affronter tous ces regards interrogatifs. Une fois de plus, je sentis une pression réconfortante sur mon épaule. Le Dr Cullen connaissait mon aversion pour les contacts.
« - Ca va Edward ?
- Oui, je suis désolé.
- C'est bon, tu n'as pas à t'excuser. Alice, s'il te plaît.
- Heu… désolé Edward. Je voulais pas te, enfin, désolé. »
Toujours mal à l'aise, je jetais un coup d'œil à Alice qui reprenait sa place auprès de ses frères et sœur. A mon soulagement, ils n'avaient pas l'air trop choqués par ma réaction. Leur mère avait dû leur faire un topo sur moi comme le Dr Cullen m'avait dit.
« - Moi je dis, c'est Bella qui va être contente quand elle va savoir que son petit Eddie vit avec nous !
- Emmett, s'il te plaît. » Le réprimanda son père.
La remarque d'Emmett me ramena vivement à Bella et à la peur que j'avais de sa réaction. Forcément, je lui avais omis certains détails alors qu'elle m'avait confié beaucoup de choses sur sa vie. Je lui avais même menti lors de certaines de ses questions, histoire qu'elle ignore ma véritable vie. De toute façon je devrais lui faire face à un moment ou un autre et j'aurais le temps, demain, de penser à ce que je lui dirais. C'est finalement Esmée qui me ramena à la réalité.
« - Tu connais Bella, Edward ?
- Vaguement, nous sommes dans le même cours de biologie.
- Bien, nous allons te montrer ta chambre maintenant, viens ! »
Je suivais donc le Dr Cullen jusqu'au 1er étage. En chemin, il m'énuméra la disposition de la maison. Je savais donc désormais que le 1er étage comportait ma chambre, la chambre de Jasper, celle du couple Cullen et le bureau du Dr Cullen. Au 2ème étage se trouvait les chambres d'Alice, Rosalie et Emmett.
Esmée m'invita à pénétrer dans ma chambre et je devais avouer qu'elle était magnifique. Elle n'avait strictement rien à voir avec la chambre que j'avais eu ces 9 dernières années. Celle-ci était beige et très lumineuse grâce aux grandes baies vitrées recouvrant pratiquement deux murs entiers. Il y avait tout le mobilier nécessaire: un lit immense, étant habitué au lit une place du foyer je savais que j'allais apprécier le changement, un bureau assez vaste, une étagère et la plus grande armoire que je n'avais jamais vue. Je ne pourrais jamais la remplir entièrement, personne ne le pourrait. J'adorais définitivement cette chambre et je m'y sentais déjà très bien. Je m'interrogeais sur la présence d'une seconde porte au fond de la pièce. Esmée dû remarquer mon interrogation silencieuse puisqu'elle me dit.
« - Là c'est ta salle de bain personnelle.
- Ma salle de bain ! »
J'étais abasourdi. Ma propre salle de bains, j'avais l'impression de rêver. J'avais tellement l'habitude de partager ma salle de bain qu'en avoir une pour moi seul, représentait un vrai luxe.
« - Oui, toutes les chambres ont leur propre salle de bains.
- Ah, d'accord.
- Bien, j'espère que ta chambre te plaît Edward ?
- Oui merci Esmée, c'est parfait. Merci beaucoup Dr Cullen.
- Appelle-moi Carlisle et je suis ravi que cela te plaise. Bien, maintenant assied toi Edward. Nous devons discuter. »
Alors que je prenais place sur mon lit, mon estomac se contractait douloureusement. Je me doutais bien que le Dr Cullen voudrait reparler de ce qu'il avait découvert, et même si je n'en avais guère envie, je savais que c'était nécessaire. Par contre, le fait qu'Esmée soit encore dans la pièce me dérangeait un peu. J'ignorais de quoi elle était au courant mais parler de tout ça devant encore une autre personne me mettait mal à l'aise. Surtout, si elle était au courant, alors, peut-être que leurs enfants aussi et ça je ne le voulais absolument pas.
« - Vous avez tout raconté à votre femme ? »
En m'adressant au Dr Cullen, j'avais employé un ton de reproche ce qui montrait mon inconfort face à cette situation. Carlisle ne semblât pas se formaliser de mon ton et acquiesça calmement.
« - Mais, pourquoi ?
- Ecoutes Edward, tu es sous notre responsabilité et pour que nous puissions t'aider au mieux je crois qu'il était nécessaire de mettre Esmée au courant.
- Et les autres ?
- Nous ne leur avons rien dit, ne t'inquiètes pas. »
Malgré ces explications, je n'osais pas regarder Esmée. Après tout, je ne savais pas ce qu'elle imaginait de la raison pour laquelle on m'avait frappé et peut-être pensait-elle que je l'avais mérité. Finalement, c'est elle qui s'approcha de moi, elle s'assit à mes côtés. Je baissais encore plus la tête, j'avais honte.
« - Edward, regarde-moi. »
Je ne réagissais pas de peur de voir la déception dans son regard. Elle m'obligea donc à obéir en mettant sa main sous mon menton et en tournant mon visage vers elle.
« - Ecoutes moi, tu n'as pas à t'inquiéter. Quoi qu'il se soit passé, quelles que soient les raisons pour lesquelles on t'a frappé, ce n'est en rien de ta faute. D'accord ? »
J'hochais légèrement la tête rassuré de voir que son regard ne contenait que de la tendresse. Elle déposa un baiser sur mon front et me libéra.
« - Je dois soigner ton dos Edward ! »
Je tressaillis à cette phrase. Il l'avait vu une fois mais qu'il le revoit de nouveau me faisait angoisser. Et puis, s'il touchait aux blessures, cela allait faire horriblement mal.
« - Je suis obligé, il est hors de question que je te laisse dans cet état d'accord ?
- Oui.
- Bien je vais vous laissez seul. »
Alors qu'Esmée allait sortir de la pièce, je l'apostrophais.
« - Esmée ?
- Oui ?
- Vous… vous pourriez rester avec moi ?
- Bien sûr Edward. Je reste là si tu veux.
- Merci. »
Bizarrement, j'avais ressenti le besoin d'avoir la présence d'Esmée à ce moment. Peut-être était ce juste pour me rassurer et avoir quelqu'un auprès de moi lorsque j'aurais mal. En tout cas, elle me rassurait. Le Dr Cullen s'absenta quelques secondes, le temps d'aller prendre le nécessaire pour les soins. Il revint rapidement.
« - On y va Edward. Enlève ton tee-shirt et allonge-toi sur le lit s'il te plaît.
- D'accord. »
Je m'exécutais à regret sachant qu'Esmée allait pouvoir voir l'étendue des dégâts. Je m'installais sur le ventre dans mon lit. J'appréhendais le moment où Carlisle allait commencer. Certaines des blessures étant encore à vifs, cela allait être un très mauvais moment à passer. Je sentis Carlisle approchait.
« - Ca va être un peu douloureux mais je vais y aller doucement. »
Je jetais un regard paniqué vers Esmée qui se tenait encore debout à côté de mon lit. Elle s'assit immédiatement auprès de moi et commença à passer ses mains dans mes cheveux pour me rassurer.
« - Ca va aller Edward. Ca ne va pas durer longtemps. Je reste près de toi, d'accord.
- Avant Edward, je voudrais savoir quand on était faites les dernières blessures.
- Hier.
- C'était juste avant ta visite à l'hôpital n'est-ce pas ? C'est ça qui a déclenché la crise ? »
En repensant à cela, une larme roula sur ma joue qu'Esmée s'empressa d'essuyer.
« - Edward, c'est rien mon chéri. On n'est pas obligé de parler de cela maintenant.
- Très bien, alors je vais commencer. »
A peine avait-il débuté que la douleur m'envahit. Mon dos me brûlait encore plus que lorsque James m'assénait les coups. Les larmes coulaient abondamment sur mon visage. Esmée continua ses caresses dans mes cheveux et me parla pour me calmer. Ce qui marcha un peu. Grâce à ses doux mots de réconforts, j'arrivais à oublier légèrement la chaleur qui irradiait dans mon dos. Carlisle termina enfin.
« - C'est fini mon chéri. ca va c'est terminé.
- Tu peux te rhabiller Edward. Il faudra que j'applique cette crème tous les soirs pendant quelque temps mais cela sera moins douloureux je te rassure.
- Vien Edward, je vais t'aider à remettre ton polo.
- Merci. »
Esmée me renfila mon tee-shirt, mon dos étant encore endolori.
« - Ca va mon chéri ?
- Oui merci Esmée.
- Bien on va te laisser t'installer. Si tu as besoin de quelque chose appelle nous.
- D'accord, merci. »
Après qu'Esmée m'est embrassée, ils partirent tout les deux. Je restais seul dans ma chambre.
Aujourd'hui commençait une nouvelle vie pour moi.
J'espère que ce chapitre vous a plu. Désolé s'il reste des fautes mais à 1H du matin la relecture est difficile.
J'attends vos impressions bonnes ou mauvaises !!!
J'essaie de poster la semaine prochaine sinon à dans 15 jours. Merci !!!
