Tadam! Voici un nouveau chapitre de cette fanfiction! Basé sur l'action, il ne comportera pas vraiment de scène entre Jack et Lizzie mais j'espère qu'il vous plaira tout de même puisque j'ai pris du plaisir à le taper. Merci à Anger Lola qui me soutient depuis le début, et à lolinette pour sa fidélité! ce chapitre est pour vous!
Amicalement, Asys.
Elizabeth mordilla nerveusement une mèche de ses jolis cheveux châtains. Elle patientait depuis bientôt une quinzaine de minutes devant le portail de la grande propriété d'Yvon de Korold et Jack n'était toujours pas là.
« Et si il ne venait jamais?, s'inquiéta Elizabeth.»
Cela ne serait pas très étonnant: Jack était un pur menteur, comme tous les pirates, et un voyou détrousseur de jupons. Il ne pensait qu'à la mer, l'alcool, les femmes et sa survie.
Elizabeth allait faire demi-tour lorsque le pirate jaillit de nulle part, et se précipita sur elle, essouflé.
-Elizabeth... désolé, j'ai eu un petit problème, c'est la raison de mon retard.
-Quel genre de problème?, demanda Elizabeth en levant les yeux au ciel: elle commençait à être habituée aux mensonges du pirate.
-Embêtant, regrettable, pitoyable..., bref, un problème sans grande importance mais un problème quand même. Bon, vous êtes prête? Vous doutiez de ma venue?
-En effet, répondit Elizabeth.
-Et pourquoi donc? , demanda Jack en se rapprochant dangereusement d'elle.
Elizabeth pouvait sentir son haleine qui sentait le rhum, et voir son visage dans les moindres détails.
-Cela ne regarde que moi, répliqua acidement Elizabeth, en reculant prudemment d'un bon pas. Bon, reprit-elle, nous y allons?
-Suivez-moi sans faire de bruit, se contenta de répondre Jack.
Il contourna le portail fermé, hérissé de piques levés vers le ciel, et il se planta devant un buisson qui rasait le mur de béton qui entourait la propriété du baron.
-Grimpez, lui ordonna-t-il.
Elizabeth posa un pied sur le petit buisson, aidée par Jack, et se cramponna au haut du mur. Elle se hissa tant bien que mal, et entendit à peine Jack lui murmurer:
-Je reste là, je ne crois pas que le buisson supporterait mon poids. Bonne chance, et si ça tourne mal, criez, ou faites-le moi comprendre par n'importe quel moyen. Et n'oubliez pas les cartes!
Elizabeth tourna la tête et sauta à terre, atterrissant souplement de l'autre côté du mur, dans la propriété d'Yvon de Korold. Elle s'accroupit immédiatement, vérifia qu'il n'y avait personne dans le parc et commença à avancer à quatre pattes sur l'herbe fraiche, relevant de temps en temps sa robe.
« Quelle gourde!, pensa-t-elle, j'ai oublié de mettre un pantalon! »
Avec sa robe , elle serait gênée en cas de course ou de combat. Tant pis!
Elle continua et atteignit le château du baron.
Elle observa attentivement la petite forteresse. Une seule fenêtre était ouverte, mais elle se trouvait... tout en haut du château!
Elizabeth faillit renoncer, puis se ravisa et entama l'escalade la plus dangereuse qu'elle aie jamais entreprise.
Ses doigts, ses mains en sueur glissaient contre la roche du château, sa robe se déchiquetait petit à petit, ses jambes dérapaient...
« Pense à la fenêtre » s'ordonna-t-elle mentalement.
Quand enfin elle parvint à la fenêtre entrouverte, elle se hissa tant bien que mal sur son rebord et passa la tête par l'ouverture qui donnait sur une pièce...mais, heureusement, personne ne s'y trouvait.
C'était un petit bureau avec une table de bois, des étagères emplies de documents.
Sur le mur était accroché un sabre qui glaça le sang d'Elizabeth.
Se ressaisissant, elle entra dans la pièce, en frissonnant.
De toute évidence, si cartes il y avait, elles se trouvaient dans cette pièce.
Elizabeth commença par ouvrir un tiroir empli de lettres de correspondance. Elle fouilla ensuite un peu partout en tentant de tout remettre à sa place. Elle finit par tomber sur un tiroir de cartes.
Cartes Marines...
Les Caraïbes...
L'Atlantique...
La Fontaine de Jouvence...
Elizabeth s'empara aussitôt de la carte grossière, plus heureuse que jamais.
Elle allait repartir de cette pièce lugubre lorsqu'une voix l'arrêta:
-Les mains au dessus de la tête... Voilà, c'est bien...
Un homme se tenait devant Elizabeth. Une barbe noire mangeait son visage bronzé et couvert d'estafilades, de vieilles cicatrices. Yvon de Korold.
Il tenait dans ses mains un pistolet. Braqué sur Elizabeth.
Celle-ci avait les mains levées au dessus de sa tête, tenant toujours la carte.
Son cœur battait à tout rompre. Que devait-elle faire? Si elle appelait Jack, le baron saurait que c'était lui qui l'avait envoyée chercher les cartes.
Elizabeth prit son inspiration et cria le plus fort possible.
Le baron se boucha un instant les oreilles, tant Elizabeth avait crié fort.
Elizabeth ne perdit pas un instant: elle bondit vers la fenêtre, lança la carte au dehors, se retourna, et attrapa le sabre fixé au mur.
A présent, le baron avait perdu son rictus maléfique. Son visage exprimait de la rage:
-Petite garce! Mes cartes! De toute façon, tu n'est pas en position de force. Lâche ce sabre et dépose-le devant moi. Tout de suite.
Elizabeth, à cet instant, se rappela, trop tard, qu'elle était sensée séduire le baron et non pas entrer en effraction chez lui, lui voler sa carte et brandir un sabre devant lui.
« Maudit Jack!, ragea-t-elle intérieurement. Si seulement il m'avait fait entrer par la porte d'entrée, j'aurais été annoncée comme visiteuse normale et...mais non! Il avait fallu que monsieur la fasse passer par dessus le mur. Si seulement je ne l'avais pas écouté! Quelle gourde!, s'insulta-t-elle pour la deuxième fois de la journée. »
En deux secondes, elle avait pris sa décision.
Elle bondit vers le baron, et, d'un coup de sabre, lui fit lâcher le pistolet qui ricocha à terre avant d'aller atterrir sous l'armoire en bois de la pièce.
Le baron poussa un cri de rage, et dégaina l'épée qu'il portait à la ceinture.
Il porta un coup d'une telle force à Elizabeth qu'elle le para tant bien que mal, et le choc la fit tituber.
« Vite!, s'ordonna-telle, débarrasse-toi de lui! »
Elle para une série de coups enchaînés à toute vitesse et, à son tour, tenta de percer la défense du baron.
Elle tenta une attaque vers sa hanche, vers son cœur, vers sa tête, son ventre, ses jambes...
En vain.
Le baron semblait avoir fait une carrière d'escrimeur. Il paraît tous les coups, sans broncher, avec une efficacité redoutable.
Elizabeth savait que pour l'avoir, il lui fallait être rapide.
Très rapide.
Elle enchaîna une série de coups à toute vitesse.
Le baron, désarmé, un seul instant, relâcha son attention.
Une seconde.
Elizabeth saisit l'occasion.
Elle s'engouffra dans la faille et son épée s'enfonça dans le ventre volumineux du baron.
Lequel s'effondra à terre, les mains pressées sur le dit ventre.
Elizabeth n'attendit pas une minute de plus et s'enfuit en courant, passant de porte en porte, dévalant les escaliers pour se retrouver enfin devant la porte d'entrée du château.
Des domestiques, affolés, criaient partout, et Elizabeth n'attendit pas qu'ils la poursuivent.
Elle s'élança dans le jardin, récupéra au passage la carte qu'elle avait lancée par la fenêtre, et fonça vers la grande porte de la propriété qu'elle ouvrit d'un coup de pied.
Sous le regard incrédule de Jack, elle lui saisit le bras et lui souffla:
-Courez!
Pendant plus de trente minutes, ils coururent, et, enfin, s'arrêtèrent, à bout de souffle.
Alors, seulement, Elizabeth se tourna vers Jack.
Et, impulsivement, sans qu'elle sache vraiment pourquoi, elle se jeta dans ses bras.
Voilà voilà! Alors, ça vous a plu? Une seule manière pour me le dire: les reviews! loool! Alors, qu'attendez-vous?
Oui oui, je sais, je suis maléfique de m'arrêter pile à ce moment là... mais c'est fait exprès, pour laisser un peu de suspense.
