7 – Joy avait quitté la résidence des Van Diep sur ces dernières paroles, vidée et abattue Joy ne cherchait plus qu'une chose atteindre sa chambre sans que personne ne la croise, elle voulait se terrer se cacher loin du regard des autres. Ce séjour virait au cauchemar, elle n'avait pas prévu que les Van Diep viendraient reprendre possession de la demeure.

Un lourd silence plana après le départ précipité de Joy, Danielle s'apprêtait à s'élancer à sa poursuite quand Pierce la retint.

- « ça suffit maman, laisse la. »

- « je dois la neutraliser, elle se dresse entre moi et Largo.»

- « essaie de comprendre donc, Largo est quelqu'un de bon mais de dur il n'y a pas de demi-teinte avec lui. Hier soir son meilleur ami a failli m'abattre quand il m'a reconnu si Joy ne s'était pas interposée je serai mort à l'heure qu'il est. »

- « Rambouillet, Largo se trouvait à Rambouillet. On ne s'était pas parlé mais ils m'avaient vus avec Paola. »

- « ça peut s'expliquer. »

- « non, arrête de te leurrer. Elle a reconnu la bague et elle est très bien informée à notre sujet. Ne la provoque pas maman, tu en sortirais perdante. Largo lui semble très attachée, si tu veux une chance avec Largo ne t'aliène pas Joy. »

- « elle m'a appelée tante. »

- « parce que la veille elle m'a introduit comme étant un vague parent. »

Elle eut de la chance, elle ne croisa personne. Elle gravit les marches et s'enferma dans sa chambre. Les heures s'écoulèrent et les membres de l'Intel commencèrent à s'inquiéter de son absence.

- « Dis Largo tu sais où est Joy ? »

- « non, je l'ai laissé avec la mère de Pierce tout à l'heure mais je l'ai pas revue depuis. Je vais aller voir chez eux. »

- « je t'accompagne. »

- « non fouille les jardins, elle a peut être eu un malaise….

- « oui quelqu'un l'a enlevée. »

- « peut être qu'elle est simplement dans sa chambre. »

- « j'ai vérifié, elle ne répond pas et elle n'y est pas.»

- « je préviens Kerenski et on y va. »

Largo sortit et se dirigea vers Pierce qui se trouvait assis sur les marches de sa maison.

- « Salut Pierce t'aurais pas vu Joy. »

- « elle était là tout à l'heure mais elle est partie ça fait des heures. Pourquoi ? »

- « je ne la trouve nulle part, c'est pas dans ses habitudes de disparaître comme ça. Je te laisse je continue mes recherches. »

- « je t'accompagne. Vous avez vérifié la maison. »

- « qu'est ce que tu crois, elle s'est changée puis pfuit plus de Joy. Dis moi tu connais le domaine ? »

- « j'ai mémorisé les plans avant de venir m'installer. »

Cette remarque arracha un petit rire à Largo.

- « tu parles comme elle. »

- « qui ça ? »

- « Joy. »

- « tu lui fais confiance malgré ce que tu as appris sur elle. »

Largo lui jeta un long regard avant de répondre.

- « j'avais oublié que tu faisais partie de la commission. »

- « tu ne m'as pas répondu. Et puis tu me fais confiance au point de me suivre sans garde. »

- « je ne te fais pas totalement confiance bien que tu me sois sympathique, ces derniers temps mon approche de ces choses là m'a fait défaut. Mais je suis sûr d'une chose, Joy n'est pas du genre à se laisser guider par ses sentiments et puis je suis sûr qu'il doit y avoir au moins une personne derrière nous qui nous surveille. Alors tu sais s'il y a une salle d'arme ou quelque chose dans le même genre sur cet immense domaine. ».

- « à quatre heure il y a un stand de tir. Il est aux limites de la propriété. »

- « alors allons y….. Tu parles vraiment comme Joy. »

- « elle te fait donc tant d'effet Joy…..J'ai fait mon service militaire, j'en ai gardé certains réflexes et toi ? »

- « moi ? Non je suis contre la guerre, j'ai vu ce qu'elle pouvait faire. Simon et moi étions en Bosnie pendant le conflit, nous ouvrions le passage aux convois humanitaires. Simon n'avait pas son pareil pour neutraliser les mines anti-personnelles avec un lance-pierre. Je suppose que le groupe W et le guilde ont du se faire de l'argent en vendant à tout le monde. »

- « sans doute….. Ah voilà le stand de tir….. Dis moi Largo pourquoi tu marches avec une canne ?»

- « un souvenir de ma détention. J'en ai pour six mois au moins….. Tu sais Pierce je te trouve sympa. »

- « c'est réciproque….. Dis moi Largo tu accepterais que nous gardions le contact. »

- « j'aimerai bien. Mais crois tu que la commission te laissera faire ? »

- « tu dis que Joy est douée on pourra lui demander. »

Les deux hommes arrivèrent enfin vers le stand de tir, le stand était en fait un bâtiment construit tout en longueur.

Largo avait eu raison, Joy était bien à l'intérieur, elle avait troqué sa jupe de cuir contre un pantalon de jogging de la même couleur. Malgré le froid elle ne portait qu'un simple tee-shirt.

Joy se trouvait face aux cibles et tirait inlassablement, puis soudain ce fut le silence.

- « salut Largo. »

- « comment que tu sais que c'est moi ? »

- « c'est mon boulot, sinon je t'aurai déjà tiré dessus. »

- « sympa. Qu'est ce que tu fais ici, tu es encore convalescente et si tu avais eu un malaise? »

La voix de Largo était chargée de reproche. Il était peut être incapable de mettre un nom sur ses sentiments à l'égard de la jeune garde du corps, il savait néanmoins une chose il n'aimait pas la voir souffrir.

- « c'est gentil de t'inquiéter mais j'avais besoin de me retrouver seul, revoir tante Dany m'a rappelé Genève et ce qui s'est passé. »

- « qu'est ce qui s'est passé ? »

- « je ne veux pas me rappeler…. Oublier c'est tout ce que je demande. »

- « d'accord, mais viens maintenant tout le monde te recherche. »

Ils rejoignirent leur demeure respective et la nuit ne tarda pas à venir. La soirée s'écoula paisiblement dans son ensemble, tous firent des efforts pour mettre Alicia à l'aise, mais tous se rendirent compte que la garde du corps semblait bien loin de ces lieux.

Ses yeux semblaient être la seule chose vivante en elle, tout le reste de son corps était figé. A la fin du dîner Joy s'excusa et se retira dans le bureau, elle devait se remettre au travail.

Lorsqu'elle poussa les portes de la bibliothèque, elle s'attarda pendant un moment sur le tableau qui trônait au dessus de la cheminée.

Le bureau avait été débarrassé et en son centre un ordinateur portable attendait patiemment l'arrivée de son propriétaire.

Sans plus tarder, elle se plongea dans le travail, et le temps commença à s'écouler sans qu'elle n'y prenne garde.

Elle commença d'abord par s'occuper des agents infiltrés dans les deux clans, elle ordonna de sacrifier les opérations les moins rentables et de choisir les boucs émissaires une fois ce choix fait elle prépara la prise en charge des familles de ces hommes.

La dernière chose à faire fut de libérer ces hommes et de leur remettre les dossiers à remettre à leur agence.

Les convaincre n'avait pas été difficile, Joy comptait dans ses rangs des as de la manipulation et de l'intimidation, issus de divers services secrets et travaillant pour elle après avoir eu affaire à la commission ou simples mercenaires ces hommes excellaient dans leur travail et ne posaient pas de questions inutiles.

Cette affaire réglée, Joy s'intéressa au second volet de cette affaire, le choix des avocats à assigner à la défense des sacrifiés.

Pour l'instant c'est tout ce qu'elle pouvait faire en attendant de voir qui sera le juge qui jugera l'affaire et le type de procédure qui sera suivie.

Elle travailla sans relâche jusque tard dans la nuit, elle ne s'accorda aucun répit, elle devait reprendre le contrôle de ses émotions et des événements, trop de choses étaient survenues en si peu de temps.

C'était dans des moments pareils qu'elle regrettait l'absence de Nério. Ils s'étaient connus pendant une courte période, mais les liens avaient été denses, dés le départ il avait vu ses aptitudes et ses capacités et tel Pygmalion il les avait développées afin qu'elle puisse les exploiter à leur apogée.

En réalité Nério avait complété ce que la CIA n'avait pas eu le temps de lui enseigner. Avant de tout lui laisser Nério lui en avait parlé sous toutes les coutures, à cette époque elle et Natalia vivaient à la tour car il tenait à voir grandir sa petite fille. Monique aimait aussi l'enfant.

Les premiers mois elle avait servi d'escorte à Monique puis le divorce avait eu lieu, mais elle était demeurée au service de Nério. Lorsque celui-ci comprit qu'elle pouvait garder un secret il se dévoila, c'était un an avant sa mort elle apprit l'existence de Largo mais aussi les dispositions qu'il avait prise pour son fils et l'héritage qu'il lui laisserait, un seul point demeurait en suspens qu'allait il faire de cet empire souterrain.

Joy n'avait su quoi lui répondre, ils avaient abandonné ce sujet pour se préoccuper d'autres éléments plus importants. Ce fut le respect que se gagna Joy parmi le personnel de la sécurité et le département espionnage du groupe amena son nom en tant que prétendante possible Nério n'en dit rien il demanda l'avis de John Valence dit le ''Mécanicien'', ce dernier partageait son avis car durant les derniers mois Joy avait beaucoup travaillé avec eux à monter un piège pour l'une des sociétés écrans de la commission.

Elle s'était imposée en tant que leader sans effort apparent, elle ne jugeait pas les hommes avec qui elle travaillait mais exigeait d'eux autant que d'elle-même et lors de l'attaque elle n'abandonna personne.

Deux semaines avant sa mort Nério lui annonça qu'il faisait d'elle son héritière pour cet empire underground.

Elle accepta, rien ne l'attachait nulle part.

L'horloge affichait trois heures du matin lorsqu'elle quitta finalement la bibliothèque. A cette heure avancée de la nuit elle croyait se retrouver seule, or c'était tout le contraire le salon était encore éclairé. Précautionneusement elle se dirigea vers la source de lumière.

La partie masculine de l'Intel était là au complet. Même Kerenski, ils semblaient guetter son arrivée.

Un simple regard échangé entre eux suffit.

- « vous ne lâchez jamais le morceau. »

- « on aimerait comprendre Joy sans plus.»

C'était Simon qui avait parlé, Kerenski gardait le silence et se contentait de regarder la jeune femme de son regard perçant tandis que Largo gardait les yeux fermés.

- « d'accord, mais ensuite je partirai. »

Cette phrase lui fit ouvrir les yeux.

- « qu'est ce que tu racontes? »

- « j'ai des gens à voir et des contrats à honorer.»

- « et moi Joy ? Et Nous ? Tu vas partir en nous abandonnant. »

- « qu'est ce que tu racontes Largo ? J'ai un travail des responsabilités. Le groupe prépare un gros contrat dans le moyen orient et Sullivan m'a ordonné de m'y rendre ce n'est pas le moment d'avoir des problèmes. »

- « qu'ils envoient quelqu'un d'autre. Tu es ma garde du corps Joy. »

- « je suis la plus qualifiée pour cette mission Largo j'ai des contacts et j'ai déjà travaillé là bas du temps de Nério. »

- « et la commission, je fais comment si elle attaque à nouveau. »

- « Largo….. Essaie de comprendre…

- « Non Joy je ne veux pas comprendre. Tu pars, tu veux me quitter et ça je ne le permettrai pas. »

- « c'est l'histoire que quelques mois et puis je reviendrai vous voir.»

- « reporte ça de quelques temps. Ce n'est vraiment pas le moment. »

- « d'accord, mais tu ne pourras repousser ça indéfiniment. »

- « je sais…tu peux me parler de Natalia. »

- « Natalia…que sais tu de tes origines Largo. »

- « rien. Juste que Nério est mon père. »

- « oui, Nério est ton père. Ta mère s'appelait Danitza, sa famille faisait partie des membres les plus influents de la guilde. Il y a au moins un membre de ta famille maternelle qui siège au sein du grand conseil de la commission. Il en a toujours été ainsi, cela ne dérangeait pas Nério, il ne les craignait. pas la commission était pour lui un moyen d'asseoir son pouvoir et d'étendre son empire commercial. Puis un jour les exigences de la commission s'opposèrent aux desideratas de Nério. Il était libéral même un ultra libéral, avec les appuis de la commission le groupe était devenu encore plus puissant en l'espace d'une année il avait réalisé une croissance de plus de 50%, du jamais vu plus rien ne semblait freiner son avancée. Où que tu ailles le groupe W était présent, cela finit par inquiéter la guilde qui tenta de freiner ton père mais ils n'y parvinrent pas. C'est dans ses conditions que tu fus conçu. Danitza voulait que tu grandisses à l'ombre de la guilde mais Nério non. Il voulait que tu choisisses ta voie. Le couple traversa une crise sévère ton grand père se rangea dans le rang de sa fille, il avait été le président du précédent conseil et pour lui sa fidélité allait à la commission. Le divorce eut lieu et pendant les premiers temps tu vécus au sein de la commission, Nério semblait calmé alors que tout se calmait il t'enleva un soir et simula un accident dans lequel tu trouva officiellement la mort. Durant cette nuit, on t'évacua pour l'Europe où tu fus confié aux soins du père Maurice de Béliveau.

Cet accident scella le couple de tes parents définitivement ton grand-père effaça toute trace de ton existence. Le temps s'écoula, Nério se remaria et ta mère aussi elle eut un fils de deux ans ton cadet et une fille de cinq ans ta cadette environ. La commission n'avait pas abandonné tout espoir de récupérer le groupe, Danitza traversait une crise dans son couple, elle avait donc regagné Londres où sa famille possédait un résidence, à cette époque Nério aussi s'y trouvait, ils renouèrent et Danitza tomba enceinte. Nério n'en sut rien sur le coup mais des années plus tard lorsqu'ils se croisèrent lors d'une de ces réceptions qu'affectionnent tant les épouses de Nério. Il la vit de loin une fois c'est tout. Cette enfant conçue sur les ordres de la commission était utile, elle leur donnait un moyen de posséder le groupe, l'enfant était de Nério….

- « attends tu…. Tu veux dire que j'ai une sœur. »

- « oui, tu as une sœur. C'est cette sœur là qui est la mère de Natalia, Natalia n'est pas la fille. Mon bébé est mort dans un attentat à Genève, dans la clinique où je me remettais, le destin lui fit partager ma chambre. J'étais inconsciente alors je ne me souviens pas de son visage mais Nério qui m'avait veillé lui parla longuement et il finit par découvrir qui elle était. Pour plus de sûreté il fit faire un test de paternité qui confirma son doute. Dans cette clinique j'ai perdu mon enfant et Nério y a retrouvé le sien. Il a prévenu sa famille et nous avons quitté la Suisse avec Natalia. »

- « tu veux dire que Largo a une famille, une mère qui fait partie de la commission. »

- « tu croyais qu'il était né par une opération du Saint Esprit peut être Simon ? »

- « non… Si…. Je ne sais pas on a toujours été focalisé sur Nério qu'on en a oublié sa mère.»

- « alors elle savait mais elle a placé la commission avant moi son propre fils. »

- « mon contact au sein de la commission m'a dit que Nicky jouait à un jeu dangereux, elle a caché ta réelle filiation. »

- « mais alors, elle ne le sait pas….. Et toi tu sais qui elle est ? Joy je t'en supplie dis moi qui elle est. »

- « je ne sais pas Largo, je te le jure Nério ne m'a jamais rien dit sur elle. Tout ce qu'il m'a dit c'était que cet anneau qu'il portait au doigt pourrait me servir pour t'aider en prenant contact avec les Van Diep mais sur ta mère il ne m'a rien dit. »

- « de toute façon, je préfère ignorer qui elle est…. Même si ce que tu dis est vrai, comment peut elle en faire partie. Comment a-t-elle pu accepter qu'ils me traquent comme un vulgaire gibier. »

- « je suis désolée Largo…..

- « il n'y a pas de quoi l'être Joy, c'est ma famille qui est pourrie mais au moins j'ai une nièce…..ouah…..ça me fait tout drôle de penser ça…. En fait je vais tout ignorer, je ne vais garder que ça, j'ai une nièce…. Excusez moi j'ai besoin de m'isoler.»

- « eh bien dis donc Joy, tu es une femme pleine de surprise. Une nièce, je suis tonton là…. Allez je vous laisse, on se retrouve pour le petit déjeuner.»

Simon emprunta le même chemin que son ami quelques instants auparavant. Il ne resta plus que Joy et Kerenski.

- « tu en sais des choses dis moi. »

- « oui. Lorsque Nério s'est rendu compte que j'étais aussi seule au monde que lui et que personne ne me pleurerait, il a vu une opportunité, chaque jour il es revenu à la charge jusqu'à ce que de guerre lasse j'accepte.»

- « tu regrettes ? »

- « les regrets viennent de l'absence d'alternative, j'avais le pouvoir de refuser donc non je ne regrette rien, si ça n'avait pas été moi ç'aurait été quelqu'un d'autre. Et puis ça m'a permis de te connaître toi et les autres, rien que pour ça crois moi si je venais à mourir demain je ne traînerai aucun regret avec moi…. Si quelques uns tout de même. »

La voix de Joy était égale, aussi inexpressive que son visage et n'eut été le léger affaissement de ses épaules rien n'aurait laissé voir l'abattement et la fatigue qui l'habitaient.

- « c'est donc si dur…..

- « dur non….épuisant…je n'ai pas besoin de te dire ce qu'il en est…..tu ne dois pas donner prise, tu es dieu….tu les portes tous mais personne n'est là pour toi. »

- « nous sommes là, et je suis là. »

- « tu ne veux plus en entendre parler. Tu as relégué tout cela quand tu as intégré le groupe, c'est ce que tu as dit. »

- « et alors ? Tu aurais pu m'en parler tout de même.»

- « tu crois que je ne te voyais pas, que je ne ressentais pas quand tous tes démons ressurgissaient pour te poursuivre…. Georgi entre nous c'était pour le meilleur et pour le pire, on s'est aimé, je t'aime toujours et au nom de cet amour j'ai voulu te préserver. »

- « et pour toi qui a été là. »

- « tu as été là pour moi Georgi quand j'ai demandé ton aide. »

Le masque qu'elle avait arboré face à Largo et Simon n'était plus qu'un souvenir, face à Kerenski elle parlait d'une voix lasse et ténue. Ces deux jours avaient pris des allures de marathon.

Elle était demeurée sur le qui-vive, veillant à ne rien laisser filtrer qui puisse la trahir ni vis-à-vis de Largo ou de lady Danielle.

- « je vais devoir y aller Kerenski. Tu veux bien garder les filles ?... L'appartement 14 à la tour m'est réservé tu n'as qu'à t'y installer…. »

- « mais ensuite Joy, il est dangereux à présent de laisser Natalia derrière toi.»

- « je sais, je vais la garder à mes côtés. Elle mais aussi Azmaria quant à Damon je l'envoie dans une académie en Amérique Latine contrôlée par des gens à moi. »