Base : Sherlock, série de la BBC.
Rating :
K
Spoilers :
Saison 1
Note :
Voici le second petit prompt. Il y en aura trois autres, très rapidement ! À vous de me dire si vous avez deviner le thème de ce mini arc…

Oh et il y a une petite référence à une autre de mes obsessions du moment dans ce texte. La trouverez-vous ?

Merci à orainoco (u/2399107/) pour m'avoir trouvé un titre qui me plaise afin de regrouper mes petits prompts sous la même bannière.

Bonne lecture !


FIXATION

Son manteau. Trempé par une pluie battante de ces dernières heures. Or, ici, il n'a pas plu. L'arrière du col est mouillé aussi. Elle s'est protégée du vent. Un parapluie, mais sec et inutilisé. Un vent puissant. Trop pour tenir un parapluie. Valise plus nuit à Londres, donc pas mal de kilomètres, mais au plus trois heures de trajet, le manteau n'a pas fini de sécher. Forte pluie et vent puissant associés au temps de trajet nous donnent : Cardiff.

Fantastique.

Dès le premier jour, il a été fasciné par son intelligence hors du commun. Un esprit logique, détaché et calculateur. Cela peut être effrayant, mais ça l'a subjugué. L'entendre raisonner a quelque chose d'incroyablement excitant, comme si votre monde devenait soudain brillant et lumineux. C'est ça, Sherlock Holmes nettoie le monde.

Mais dans ces moments-là, durant ces longues minutes au cours lesquelles il s'adresse à lui comme à la créature la plus idiote foulant cette Terre, John Watson ne peut détacher ses yeux des lèvres du détective consultant. Elles aussi, elles l'ont fasciné dès leur première rencontre.

Il s'était d'abord dit qu'il comprendrait mieux s'il le regardait quand il réfléchissait. Sauf que Sherlock ne dit rien en cogitant. En revanche, quand il explique les mobiles, les cheminements de son incroyable raisonnement, alors il parle vite. Très vite, même. Et John ne veut pas en perdre une miette, de cette remarquable intelligence. Alors il ne le quitte pas des yeux.

Quand Sherlock parle, le monde, son monde, semble s'arrêter et ne plus voir que ses lèvres. Et quand il arrête de parler, John prend une profonde inspiration, ne se rendant même pas compte qu'il a cessé de respirer pendant toute la tirade de son ami. Parce que ses lèvres bougent d'une manière si particulière quand il parle que John ne veut pas en être distrait. Il les fixe, ne clignant même pas des yeux.

Et ce soir, alors que des points rouges sont braqués sur leurs fronts et qu'une bombe pourrait bien exploser à quelques mètres d'eux, John ne regarde rien d'autre que les lèvres de Sherlock.

Et il se dit qu'il voudrait bien y poser les siennes au moins une fois avant de mourir.

FIN

L'auteur accepte les commentaires avec plaisir !