Un début à tout : Partie 2.
Je voudrais qu'il arrête de boire. Je voudrais qu'il arrête de crier. Je voudrais qu'il arrête de me frapper. Mais plus que tout encore, et peu importe mes tympans et la douleur, je voudrais qu'il arrête de pleurer. Que ses larmes salées ne se mélangent plus à l'alcool. Qu'elles ne gouttent plus le long de sa joue, sur son menton, pour tomber dans son verre. Dans son verre toujours rempli à peine vidé. Je ne pouvais plus supporter de le voir comme ça, dans cette état de si grande faiblesse. Lui qui d'habitude était si fort, ou du moins le laisser croire, il semblait au bord du précipice et je ne pouvais plus supporter ça. Chaque soir, chaque nuit, j'allais jusque chez lui pour le surveiller. Pour m'assurer qu'il ne faisait pas une bêtise. Tous les objets tranchants de sa maison avait été retirés par mes soins, et ses parents, qui ne se doutaient de rien, commencer à se poser des questions sur ces soudaines disparitions. Chaque nuit, je ne pouvais me résoudre à m'endormir, alors je restais avec lui, les yeux grands ouverts, jusqu'à ce que les siens se ferment enfin, que sa respiration se calme. Comme j'aimais le faire même quand nous étions jeunes, je restais alors éveillé un long moment, à savourer ce soudain moment de calme et de sérénité, à profiter d'un Ryo apaisé, qui ne parlait pas toutes les minutes de tout arrêter, et je souriais, je priais des dieux en lesquels je ne croyais plus vraiment de me rendre mon ami tel que je connaissais. Il n'y avait qu'un point positif à tout ce temps passé avec lui : je me sentais enfin réellement important pour lui. Je n'avais plus l'impression d'être effacé par ses autres amis, je n'avais plus l'impression de ne pas compter. Ils me disaient : « Il se sert de toi, c'est flagrant qu'il se sert de toi. Il t'abandonne presque et quand il a besoin...hop, il te siffle ? » Mais ce qu'ils ne comprenaient pas, c'est qu'il ne me sifflait pas. J'allais jusque chez lui lorsque je voyais que ses parents étaient sortis, pour l'aider à encaisser et subir toutes ses crises. Il faisait tout pour me mettre à la porte mais je résistais : je voyais, au fond de son regard embué, qu'il avait besoin de moi, qu'il voulait que je reste. Cela ne durait que depuis deux semaines. J'avais l'impression d'être ici depuis une éternité. J'avais l'impression d'être assis à ses côtés, serrant sa main et l'écoutant crier, depuis toujours. Pourtant, j'aurai du être le plus affecté. En un peu plus de deux ans seulement, mon groupe perdait trois membres. Ce n'était pas vraiment glorieux. On allait même devoir faire une pause. Et puis ce n'est pas comme si ces trois, enfin surtout deux...bon, surtout une, personnes étaient mortes... Nous n'allions plus pouvoir les voir aussi souvent qu'avant. Pendant un temps indéterminé, il nous serait même très difficile de discuter. Mais internet et le téléphone portable avaient été inventés pour ça non ? Nous n'allions pas en mourir. Personne n'allait en mourir. Personne ou presque. Un verre est venu se briser pour la troisième fois contre le mur d'en face.
_C'EST DE TA FAUTE !
Ce n'était en rien de ma faute, je n'étais pas responsable de la connerie d'Uchi. Il fait ce qu'il veut de sa vie, il a été vu...et c'est bien dommage. Je l'ai laissé dire, j'ai soupiré. Je ne savais pas si c'était plus douloureux moralement ou physiquement. Il a lâché ma main et s'est relevé, envoyant valser sa chaise d'un coup de pied à l'autre bout de la salle.
_J'en peux plus, hurlait-il, j'en peux plus !
Alors il criait de rage, ou de détresse, et il se remettait à pleurer, m'empoignant par le col et me poussant de ma chaise. Je suis tombé sur le dos, j'ai grommelé mais je n'ai rien dit d'autre.
_A quoi ça sert ? À quoi ça sert que je continue ? Autant que j'arrête ce boulot de merde...autant que j'arrête...sans lui j'arrive à rien...j'arriverai jamais à rien...Alors à quoi ça sert Pi, hein ? A QUOI CA SERT !
_J'en sais rien Ryo. Lâche-moi.
Il m'a lâché et s'est jeté tête la première contre le mur, le rouant de coup de poings pour ne pas trop me frapper moi. Il empestait l'alcool à trois kilomètres...
_Je peux pas Pi je peux pas ! Je peux pas ! CA FAIT DEUX SEMAINES QUE JE L'AI PAS VU PI, DEUX SEMAINES ! Pourquoi il répond pas à mes appels !
Il s'est de nouveau jeté sur moi, et malgré tout l'alcool qu'il avait dans le sang, a réussi à me décocher sur la joue une droite monumentale.
_POURQUOI IL REPOND PAS ! DIS LE MOI ! J'en peux plus de lui écrire...j'ai besoin de l'entendre...
Il tremblait de tous ses membres, il regardait ses mains sur lesquelles s'écrasaient de grosses larmes.
_De le voir...de le toucher...
Me massant le visage, et soupirant, je me suis relevé. Il était carrément flippant. Cela aurait du m'alarmer, j'aurai du appeler nos amis et me donner corps et âmes pour qu'il aille mieux. J'aurai du tout faire pour lui rendre raison et le réconforter, pour l'empêcher de boire. Mais tout ça ne parvenait qu'à m'énerver. À m'énerver du plus haut point, et à entailler un peu plus à chaque fois la blessure déjà bien ouverte dans ma poitrine. Je n'en pouvais plus, de la façon dont il parlait de Uchi. Je me sentais si minable à ses côtés ! Il m'avait connu avant non ? Il m'avait apprécié avant, non ? Et c'est moi aujourd'hui, qui était là à ses côtés pour le soutenir, le supporter. C'est moi qui me faisait frapper. Mais au fond, je n'étais pas grand chose, pas plus qu'un punching ball, que celui qui apporte l'alcool et perd ses tympans à l'entendre hurler. Et contradictoirement, je me sentais comme...soulagé, d'être la seule personne sur qui il pouvait compter aujourd'hui. Et tous ces sentiments mêlés me mettaient dans un état de colère extrême.
_Non mais regarde toi ! ai-je explosé. Regarde-toi deux minutes ! T'es pathétique ! T'as vu dans quel état tu te mets ? Tu vas le voir moins souvent, ouais ! Mais et alors ? Il est pas mort ! Vous allez pouvoir rester en contacts quand même, vous serez toujours amis non ? Là t'es...t'es...je sais pas, mais Uchi c'est pas ta femme merde !
Il a tourné vers moi des yeux fous, ahuris.
_Que je me 'regarde' ? ...'ET ALORS' !... 'ET ALORS' ! Uchi n'est pas ma femme...
Il ricana.
_Uchi n'est pas ma femme, haha...oui en effet. C'est plus que ça.
Il s'est levé doucement, contrôlant ses gestes et ses mouvements, appuyé à la table pour ne pas tomber.
_C'est la moitié d'un tout. J'existe pas sans lui. Je suis rien sans lui.
Il avançait toujours un peu plus, et je reculais, effrayé. Effrayé était le mot. Il était effrayant. Et plus que tout il était vraiment étrange. Les choses qu'il disait ne sortaient pas souvent de la bouche de jeunes hommes normalement constitués habituellement. Mais il faut croire que Ryo n'était -et n'est pas normalement constitué. J'ai jeté un regard à l'autre bout de la pièce. Des piles de lettres, que Ryo et Uchi avaient pris l'habitude de s'envoyer comme ils ne pouvaient se voir et car Hiroki ne répondait pas au téléphone. Ces deux là étaient effrayants. Et ça me faisait atrocement souffrir.
_Arrête, ai-je dis d'une voix tremblante, t'es carrément flippant là. Tous les deux. Vous êtes trop flippant. Ce que vous dites, faites, les états dans lesquels vous vous mettez pour si p...
_SI PEU ! TU ALLAIS DIRE SI PEU ?
Sa main a de nouveau atterri sur mon visage.
_C'EST PAS SI PEU ! C'EST PAS RIEN ! Je...J'arrête tout ! J'ARRETE TOUT ! Je ne réintègrerai pas NewS ! ET JE QUITTE LES KANJANI...Les Kanjani... Les kanjani7...
Il m'a regardé, au bord de l'explosion, mais peu à peu, son visage a repris une couleur normale, sa respiration s'est stabilisée. Il a passé un long moment à me regarder, silencieux, et a soudainement éclaté en sanglot, se réfugiant dans mes bras, pleurant de tout son soûl dans mon cou, et m'écrasant contre le mur.
_Je...je peux plus bien respirer...Ryo...Att..attends...
_Je me fais peur à moi-même Pi, a-t-il sangloté, je me comprends pas...moi-même, je me comprends pas... Non mais t'as vu comment je suis ?
_J'ai vu...j'ai senti aussi...et ressenti...et puis entendu.
_Mais quand t'as habitué à être tout le temps avec quelqu'un...c'est tellement...c'est tellement impensable d'être séparé de cette personne, même pendant un temps très court...C'est tellement...impossible...ça fait que deux semaines Pi...deux semaines. Mais j'ai mal...disait-il en pleurant toujours un peu plus. Putain, j'ai vraiment mal.
Je me trouvais dans une position délicate. Encore une fois, je ne savais que dire, et la seule chose qui me vint à l'esprit fut :
_Putain...mon meilleu...mon pote est gay.
Il a rigolé et a fait non de la tête en reniflant, toujours agrippé au col de ma chemise.
_Non c'est pas ça...c'est juste que...ce mec c'est l'homme de ma vie...
_Ouais, c'est bien ce que je disais.
Il a rigolé de nouveau. J'aurai donné tout ce que j'avais pour entendre son rire encore et encore.
_Non mais...enfin... c'est juste une amitié très fusionnel. Pas de Ryo sans Uchi, pas de Uchi sans Ryo...mais c'est pas non plus comme si...Enfin...tu vois...
J'ai soupiré et lui ai donné une légère tape dans le dos.
_Ouais ouais. Je vois.
Je voyais pas du tout. Ryo a continué de pleurer un peu, et finalement, ses mains se sont desserrées et il est tombé sur le sol. C'est à ce moment là que mon portable a vibré dans ma poche. Je me suis vivement écarté dans une autre pièce.
_Mochi mo...
_T'es avec Ryo ?
J'ai soupiré.
_Oui, bonjour Uchi, tu as passé une bonne soirée ? Moi merdique, merci. Sinon, comment ça v...
_T'es avec Ryo ?
_Oui, oui, ai-je grogné, je suis avec Ryo.
J'ai cru entendre comme un soupir de soulagement au bout du combiné.
_Sa dernière lettre était sérieusement flippante, a-t-il dit. Il va bien ?
_Qu'est-ce que tu entends par bien ?
_Il boit ? Il fume ? Il est violent ? Il crie ? Il pleure ?
_Cinq oui pour le prix d'un.
Une longue plainte gémissante a répondu à ma phrase.
_Tu devrais le rappeler quand il t'appelle Uchi...
_Non, non, non, a-t-il dit paniqué, je peux pas, je peux pas ! Si je l'appelle je vais...non il faut pas que j'entende sa voix ! Il faut pas ! Je veux juste m'assurer que tu t'occupes bien de lui. Tu t'occupes bien de lui hein ?
_Et je demande à être payé cent milles yens de l'heure. C'est un minimum.
_Je...
_Je suis pas une baby-sitter Uchi, tu sais ? Ça va pas durer éternellement cette comédie.
_Mais je veux attendre que toute cette histoire se tasse. Je veux pas qu'on se voit en cachette. Je veux qu'on puisse se voir librement, et peu importe où.
_Tu sais, ai-je soupiré, vous me faites vraiment peur tous les deux.
_Si c'est pour dire ça Yamashita alors raccroche.
_Sérieusement ! Qu'est-ce que vous voulez que je pense de tout ça ! Oh ! Je souffre autant que vous ! Moi aussi, je les paye, tes conneries ! Vos conneries ! C'est sur moi que tout ça est retombé. C'est MON groupe qui est en pause. Et c'est moi qui me fait frapper ! Alors que j'y suis pour rien ! D'accord, c'est moi qui impose ma présence à Ryo mais quand même ! J'ai plus de vie avec ça !
_Je suis désolé Pi, a-t-il dit d'une voix brisée. Je suis désolé.
_Ouais, j'espère bien que tu l'es. Et puis vous êtes trop louches vous deux. On dirait un couple.
_...Et si c'était le cas ?
_Hein ? Vous sortez ensemble ?
_Non, a-t-il répondu après hésitation. Plus que ça. C'est bizarre Pi, c'est bizarre.
_Ouais, je l'avais remarqué ça, merci...
_Mais...mais ça reste de l'amitié. Il n'y a rien entre nous, je te rassure. Enfin rien de...enfin...si il y a quelque chose c'est sur mais...bon, on est pas amou...enfin...on est pas en couple quoi ! Et ça reste un ami. Juste un ami, ouais. Ami.
_C'est pas question d'être rassuré ou pas, ai-je grogné, enfin...je m'en fous de ça …
_Ah bon, tu t'en fous ? a-t-il alors dit d'une voix légèrement amusée. Je voulais quand même te le dire ! … Il est où Ryo ?
_Il est dans le salon. Il s'est endorm...D'accord, ai-je dit d'une voix soudainement paniquée, il n'est plus dans le salon.
Dans l'encadrement de la porte de le cuisine, se tenait Ryo, au sens propre car il risquait de tomber à chaque seconde. Ses yeux étaient deux profonds et brûlants puits de haine et de rage, qui me fixaient durement.
_A qui tu téléphone, a dit sa voix autoritaire.
_Je...à...ai-je bredouillé.
_Je raccroche, s'est empressé de dire Uchi.
_NON ATTENDS ! Raccroche pas !
_Raccroche pas qui ! YAMASHITA. A QUI TU PARLES ?
_Il faut que tu lui parles.
_Non, non, non, disait Uchi. Non !
_PI. DONNE MOI CE TELEPHONE, DONNE LE MOI ! DONNE LE MOI !
Il m'a poussé et je me suis cogné en hurlant contre le coin de la table, si bien que je me suis vite retrouvé recroquevillé par terre, tordu et gémissant de douleur, mais tenant toujours le portable hors de sa portée. J'allais lui tendre, forçant Uchi à lui parler, lorsque par la porte entr'ouverte, j'ai vu quelques choses qui m'a coupé le souffle. Dans le salon. Sur l'escalier menant aux chambres. Une jeune fille, quatorze ans à peine, pleurait à chaude larmes, repliée sur elle-même, serrant entre ses bras en oreiller qu'elle mordait pour ne pas faire de bruit. Une jeune fille assistait impuissante à cette scène.
_Tu m'avais dit que ta soeur n'était pas là, ai-je dit d'une voix que la rage faisait trembler.
_On s'en fout de ma s...
_Tu m'avais dit que tu étais seul.
_Donne moi ce téléph...
_Tu laisses ta propre petite soeur assister à tes crises, ai-je continué en me relevant. Ne raccroche pas, je reviens, ai-je rajouté en posant le portable sur la table.
_L'engueule pas...gémissait Uchi de l'autre côté du téléphone.
_Ta petite soeur...ta petite soeur est en train de chialer sur les marches, toute seule, effrayée, IMPUISSANTE, et tu la forces à assister à tout ça !
_Ta gueule ! Arrête de...
Je me suis jeté sur lui. C'en était trop. Il me faisait mal, il me faisait tout le temps mal, alors pourquoi est-ce que je continuais à m'accrocher ainsi à lui ?
_Tu la forces à voir son grand frère au bord du gouffre ! A voir celui qu'elle considère peut-être comme un modèle, celui qu'elle admire, tu lui donnes cette image de toi !
_Ce n'est pas...je...
_L'engueule pas Pi, s'il te plait...gémissait encore Uchi. L'engueule pas, laisse le tranquille...
_TU ES LE PIRE NISHIKIDO. TU M'ENTENDS ! LE PIRE !
_RUKA ! a-t-il alors hurlé en se retournant. REMONTE DANS TA CHAMBRE. TOUT DE SUITE ! T'inquiètes pas. Ça va, tout va bien, retourne te coucher ! MAINTENANT !
Paniquée, geignante, la gamine s'est traînée jusqu'à sa chambre où elle a sûrement du se réfugier sous sa couette, et sans même m'accorder un regard, Ryo m'a poussé et s'est emparé du téléphone. Avant même que Hiroki ait eu le temps de dire quoi que ce soit, il pleurait, criait déjà :
_T'ES LE PIRE DES CONS ! Je te déteste, je te hais ! Comment t'as pu...alors que...pourquoi t'as … JE TE DETESTE, JE TE DETESTE, JE TE DETESTE !
_Calme toi Ryo, calme-toi, a simplement dit Uchi.
Et automatiquement, Ryo s'est calmé. Cette simple phrase et il se calmait ? Moi, si je lui disais ça au Ryo, je me faisais frapper à tous les coups... c'était tellement injuste et incompréhensible que ça en faisait mal, très mal. J'ai décidé de leur laisser un peu d'intimité. Et quand je suis revenu dans le salon, quelques minutes plus tard, m'attendant à trouver un Nishikido au bord du gouffre, au bord du précipice, j'assistai à une toute autre scène. Mon ami était assis sur son canapé, les jambes tendues et la tête basculé en arrière. Un sourire fatigué était dessiné sur son visage, et son regard encore bordé de larmes était perdu dans le vague, fixait le néant, alors qu'il écoutait Uchi lui parler à l'autre bout du téléphone, en souriant. En souriant. J'ai allumé une cigarette que j'ai portée à ma bouche, enfilé ma veste et suis sorti en claquant la porte.
« Tuuut. Tuuut. » La sonnerie du téléphone a résonné dans la nuit glaciale une première fois. Une deuxième fois, jusqu'à six fois. J'ai soupiré. Bien sur qu'il n'allait pas répondre à une heure pareil.
_Ryo ? a alors grogné une voix fatiguée à l'autre bout du téléphone.
_Ah ! Non ! C'est Pi ! J'ai son portable...Je te réveille pas ?
_Si.
_Ah...Désolé...
_Ça va ? a-t-il demandé d'une voix pâteuse après un léger silence.
_Non...Besoin de réconfort.
_Ryo ? a-t-il demandé en bâillait.
_Ouais...
_Viens.
_Eh ? A une heure du matin ?
_Viens.
_M...Merci Jin.
Il a raccroché. J'ai souri. Pourquoi se casser la tête plus longtemps ? Il était là mon meilleur ami.
Cette nuit là, je la passai dans des bras apaisants.
On allait passer en 2007, et on voulait marquer le coup. Cette année 2006 nous avait apporté plein de bonnes choses, et nous étions sûrs que l'année 2007 serait encore mieux, alors on a décidé de marquer le coup et d'organiser une grande soirée chez Ryo qui venait d'avoir son propre appartement (quoi qu'il fut aussi grand qu'une maison), non loin de la maison Tokyoïte de ses parents. C'était la première fois qu'on voulait se retrouver tous ensemble : Les NEWS, les KAT-TUN, les Kanjani8, Uchi, Kusano, Toma et d'autres de nos amis non-Johnny's. On avait pensé, au début, à inviter les membres Arashi, mais au moment où j'allais appeler Aiba pour lui demander de faire passer le mot, Ryo s'emballait déjà : « QUOOIIII ? ARASHI ? Donc...donc...ça veut dire...MATSUMOTO-SEMPAI ? Mais ça va pas ? Mais vous êtes fous ? Mais je peux pas l'accueillir chez moi. Non mais vous avez vu l'état de ma maison, criait-il en montrant du doigt sa maison bordélique, même rangée à fond ce sera jamais présentable ! Faut...faut qu'on fasse tout dès maintenant ! La fête est dans une semaine, oui, ET ALORS ? Ce sera trop court ! ….Aaaahhh une semaine ! Il faut que je me trouve des vêtements tout de suite. Tout doit être parfait pour la venu de Matsumoto-sempai, vous entendez, bande de larves ? Tout ! Et le repas ! Le repas ! Aaah nooon on peut pas manger des pizzas et d'autres conneries si il vient ! Au boulot ! Allez ! Appelez le meilleur traiteur de Tokyo ! Raaah ! » etc. On a donc assez vite abandonné l'idée, et le temps qu'Uchi réussisse à calmer Ryo, on a pu continuer de tout organiser. Vingt-quatre personnes, c'était déjà bien suffisant.
En cette fin d'année 2006, tout allait bien, ou plutôt, tout allait mieux.
La « punition » de Uchi et Ryo avait été levée, et même si Uchi n'était toujours pas un Johnny's, on ne doutait pas qu'il ferait bientôt son apparition, on avait même entendu que ce serait officiel courant 2007. Les deux meilleurs amis étaient donc réunis, et je souriais face à ce spectacle heureux, face à un Ryo qui ne pleurait plus (enfin sauf hier, hier y'avait un petit chat perdu dans le quartier et il a pleuré toutes les larmes de son corps, il a refusé qu'on aille se coucher tant qu'on avait pas trouvé son propriétaire) mais souriait de toutes ses (innombrables) dents. Je souriais et j'étais exaspéré, brûlant de rage, d'amertume, d'injustice, face à ce spectacle qui semblait réjouir la terre entière, face à ces deux âmes sœurs de nouveau réunies... et alors je sentais une main apaisante exercer une légère pression sur mon épaule, je me retournais et mon regard se posait sur un Jin souriant. Une douce chaleur s'emparait alors de moi, et même si c'était dur, je n'avais plus qu'un meilleur ami : c'était, c'est, et ce serait toujours Jin. On ne s'entendait pas très bien avec les Kanjani8, on était toujours un peu réticent à l'idée de se dire qu'on devait partager notre Ryo avec eux (car oui, NewS était de nouveau là, même si maintenant nous étions NEWS et qu'on ne ferait un nouveau DVD que courant 2007), mais on avait décidé d'oublier tout ça et de s'amuser ensemble. Je m'entendais bien avec les KAT-TUN, quoi qu'il y avait encore une légère tension entre Kame et moi, mais nous pouvions la cacher parfaitement depuis que nous avions joués le maintenant trop fameux 'Nobuta wo Produce'. Arriva enfin le 31 décembre.
J'étais arrivé un peu plutôt, histoire d'aider Ryo a finir les préparatifs, mais Uchi avait carrément passé la nuit là bas, le travail était donc presque entièrement fait lorsque j'ai fait mon apparition. J'ai sorti les derniers verres, mis une tranche de foie gras sur les derniers toasts, procédé à un petit réglage musique et à vingt heures tapantes, on sonnait à la porte. Je me suis précipité pour ouvrir la porte, mais n'ai pas eu le temps de placer ne serait-ce qu'un bonjour :
_Ah ! C'est là ! J'étais persuadé qu'on s'était trompé !
_Mais je t'avais dit que c'était là, en plus je suis déjà venu, je pouvais pas me tromper !
_Mais comment tu veux que je te fasse confiance mon pauvre Junno ! Tu sais même pas lire une carte !
_Tu rigoles ? Qui s'est trompé en oubliant que dans une rue, les chiffes impairs sont d'un côté et les pairs de l'autre !
_Oh ta gueule hein ! J'aurai pas du partir avec toi !
_Oui, bonjour, ai-je murmuré, moi ? Ça va très bien, merci, je vous en prie, entrez, faites comme chez vous, soyez les bienvenus.
_Oh mais non, gémit Junno, mais fais pas la tête ! Mais désolé !
_Mais tu m'énerves toujours !
_Oh pardon...mon Dada...
_RAAAAH Appelle-moi encore une fois comme ça et je te bute !
C'est à ce moment que Ryo est sorti de la cuisine pour voir qui étaient les premiers venus. Il s'est figé sur place.
_Ah, a-t-il simplement dit.
_Coucou ! a dit Taguchi.
_Quoi ? a grogné l'autre. Quoi, ah ?
_J'avais oublié que hime venait.
_Je le fais à contrecœur, a dit ladite hime, on m'a forcé.
Ryo a souri et s'est approché de Ueda, attrapant ses joues entre ses doigts.
_Ooooh mais c'est qu'elle mordrait la princesse ! Mais non mais je suis trèèès heureux que tu sois là ma chérie, disait-il en tordant toujours ses joues entre pouce et index, ça me fait très plaisir, mais tu sais, je sais pas, ça doit être viscérale, mais quand je te vois j'ai envie de déformer ton visage, de défigurer ta petite gueule d'ange !
_Aie ! Aie ! Aaaggnnnarrête Nihikigo-kun, a...a'ête, 'a fait mal ! Ah, sh'il te plait !
_Il ne me plait pas!
J'ai rigolé quand Ryo s'est amusé à le faire tomber sur le canapé, et tout en martyrisant ses joues, à lui mordre le cou pour y laisser une belle trace de suçon.
_Ayaya ! Ah ! Hahaha, haha, a...arrêteuuuh ! Arrête !
_Je vais t'enfermer dans ma cave ! Tu seras ma chose, et je passerai mes nerfs sur toi ! Autant que tu serves à quelque chose dans la vie !
_Au secours ! Help ! Dégage ! Aie ! Hahaha !
Ueda se débattait faussement, riant et criant, quand Uchi demanda d'une petite voix :
_Vous êtes sur que vous vous détester ?
_Hein ? a fait Ryo en relevant la tête. Ah ! Ouais, ouais, je le hais ce type.
_Ouais. Moi, sa simple vision me donne de l'urticaire.
_Ah bon...eh bah on dirait pas, a dit Hiroki en souriant.
_Tu crois ? Peut-être. Je sais pas, ont-il dit en rigolant.
Puis Tatsuya et reparti en trottinant jusqu'à Junno, et Ryo dans sa cuisine. On a de nouveau sonné. Comme j'excellais dans ce rôle, je suis allé ouvrir la porte.
_LES TROIS K SONT LAAAA ! ont alors crié trois voix en même temps.
_Et Tegoshi aussiiii, a dit une autre, mais bon, Tegoshi on s'en fouuut...
J'ai souri à Yuya et j'ai fait entré les trois affreux qui se tenaient toujours côte à côte, le pouce levé.
_Uwaah ! Mes trois kékés ! Koyama, Kusano, comment ça va ?
_Et moi non, moi on me demande pas, a grogné Kato.
_Shige-chan, comment ça va ? a demandé Ryo en lui souriant et en ébouriffant violemment ses cheveux.
_Ouais, ouais, ça va, merci.
Nishikido a ensuite pris un Tegoshi un peu embarrassé dans ses bras, et les trois K ont sauté sur Uchi.
_Bah, t'es pas avec Masu...a remarqué Ryo.
_Non, il doit venir avec Nakamaru !
_Ils sont vraiment proches ces deux là en ce moment.
_Tu trouves aussi ? C'est chouette, il est sympa Nakamaru...ils devraient tourner un drama ensemble, tu penses pas ?
_Oh, à mon avis, ça ne saurait tarder.
On sonna à la porte.
_Ah bah tiens, ai-je dit en ouvrant, on parlait de vous !
Les deux nouveaux venus nous adressèrent pour salut un simple regard, et, perdus dans une grande discussion, partirent s'asseoir sur le canapé. Un brouhaha avait déjà commencé à s'installer, quelques verres se vidaient et la musique était lancée. Je suis encore allé ouvrir la porte, mais à peine ouverte, quelqu'un m'est tombé dessus, et s'est accroché à mon cou, frottant sa tête contre moi.
_Tomo-chaaan, Tomo-chaaan, coucouuu !
_Oui, oui, ai-je dit en souriant et en essayant de me défaire de cette soudaine emprise, moi aussi je suis content de te voir Koki.
Tanaka a toujours été affectueux. Pourtant, on se connait à peine, et avec les autres il est plutôt froid, mais avec moi...je sais pas, il est comme ça.
_Mais non mais c'est lui là, qu'arrêtait pas de m'embêter, pleurnichait-il.
_EH ! Quoi !
Ne pouvant cependant s'empêcher de rigoler, Kamenashi frappa Koki à l'arrière de la tête, qui se retourna aussitôt, un léger sourire sur les lèvres et un sourcil relevé.
_Tu veux jouer à ça ?
_Non mais non.
_Parce que si tu veux jouer je te rappelle que moi, de mon côté, j'ai Ueda.
_Euh...mais...je...
_Tu veux te battre avec la princesse ?
_Mais non mais c'est pas que... moi j'ai...
_Mais lui de son côté, a alors dit une voix sulfureuse que je ne connaissais que trop bien, il a moi...
J'ai sursauté et j'ai repoussé Koki qui continuait de se battre avec Kame, pour tomber dans les bras du nouveau venu.
_JIIIIIIIIIIIIIIN.
_Piii, a-t-il dit en riant. Uwah j'y crois pas ! Je suis pas le dernier !
_QUOIII ? a alors hurlé une voix de puis le salon. Jin ! Akanishi Jin ! TU N'ES PAS EN RETARD ?
_Oh Ryo, ta gueule ! a répondu Jin en riant toujours. Estime toi heureux que je vienne à te fête plutôt !
_Tomo t'aurai tué si t'étais pas venu, a fait remarquer Koki.
_Houla, oui, tu sais pas à quel point tu serais mort.
Je l'ai enfin lâché et je suis parti m'assoir avec les autres. C'est une grosse demi heure après, alors que Tanaka et Akanishi étaient déjà un peu pompette qu'on entendit sonner. J'allais me lever, mais Ryo m'a devancé.
_NON ! Cette fois c'est moi qui vais ouvrir, a-t-il crié.
_Hors de questions, c'est moi qui y vais ! J'y vais, a enchaîné Uchi.
_Non moi !
_Va-t-en, c'est moi qui ouvre !
Ils se sont finalement tout deux rués sur la poignée et ont ouvert la porte.
_Oh mon Dieu, a dit une voix, on y est enfin.
_Eh bah voilà ! Je vous avais dit qu'en toquant à toutes les portes on trouverait la bonne !
_Ouais, mais si un CRETIN n'avait pas PERDU l'adresse, on serait pas en RETARD !
_Maru-chan, te sens pas visé d'accord ?
_Je...désolé mais...mais c'est...ce... mais le papier était trop petit...NON ! Hina, me frappe pas ! Je t'en prie ! Pardon, désolé ! Itai ! Itai !
_Vous croyez qu'on entre tous en même temps par la porte ?
_Si on force un peu, ya moyen.
_On tente ?
_J'ai faim. Ça sent bon. J'espère que y'a beaucoup à manger.
_Mesdames messieurs, a annoncé Uchi, les Kanjani8 !
_COUCOU C'EST NOUUS.
On a tous éclaté de rire et on les a regardé se battre pour essayer de rentrer tous en même temps.
_Roh, c'est pas vrai, a râlé Ryo, mais pourquoi vous êtes cons comme ça ? Et puis pourquoi vous arrivez en masse ? Vous pouvez pas venir par deux, trois ?
Finalement, on les a tous fait rentrer, et j'ai ensuite pris dans mes bras les deux derniers invités.
_Ah, Toma, Yuu, je pensais que vous alliez pas venir !
_Mais si, mais si, a dit Toma en souriant, rien de tel qu'une soirée avec tous mes sempai chéris.
_Je déteste pas les Johnny's à ce point Tomo, a dit Shirota, je serais pas ton ami sinon. 3
_C'est mignon Yuuyuu, quand tu parles t'as un peu comme des coeurs dans la voix !
_Non, c'est juste l'auteure qui peut pas s'empêcher de me faire parler comme une petite fille amoureuse 3 Je peux entrer ? 3
_Non, non, reste dehors.
Ikuta a forcé le passage, et on était enfin tous là.
_BON, DOKKUN, a alors dit Subaru en tapant dans ses mains. Parlons peu, parlons bien ! Où tu caches les pornos ?
_Mais non mais Subaruuuu arrête avec çaaa !
_Quoi ? La collection que je t'ai donné pour Noël t'a pas plu ?
_EH ? a hurlé Kusano. Alors c'était CA le cadeau mystère ?
_Oh vos gueules, a grogné Ryo.
_Elle t'a pas plu alors …? a murmuré Shibutani tout penaud.
_Mais non mais c'est pas ça, a précipitamment dit Ryo. J'adore hein.
_Eh bah voilà alors ! On s'en met un ?
_NON, SURTOUT PAS !
_Bah pourquoi ?
_Ya...Ya des âmes sensibles ici...
_Qui tu considères comme âme sensible ? a murmuré Tegoshi en plissant les yeux.
_Personne, personne, allez, on change de sujet.
_Mais non Ryo-chan, a murmuré la voix douce de Uchi dans un sourire, on pourrait en regarder un...un en particulier...
Nishikido s'est précipité sur Hiroki et a plaqué sa main contre sa bouche :
_Toi ! Si tu parles encore ! Je...ok ?
On a pas tous compris, Subaru et Uchi devaient être les seuls au courant, mais n'empêche, c'était quand même marrant de voir Ryo s'énerver comme ça.
_Eh, Ryo, a alors fait remarquer Koyama, ils sont où tes chiens ?
Ryo s'est retourné vers lui et ses yeux se sont allumés. Oh non, la question à ne pas poser.
_Je les ai emmenées chez la voisine, disait-il d'une voix d'enfant, parce qu'elles sont sensibles au bruit tu comprends, et puis elles n'aiment pas trop quand il y a beaucoup de monde à la maison, elles ont de petites oreilles très sensibles tu sais ? Et j'ai trop peur qu'elles boivent l'alcool que Bakanishi va renverser sur mon magnifique canapé dans 3...2...1... Jin, tu me dois quelques millions de yens, parce que ça pourrait être très mauvais pour leur foie les pauvres, moi je voudrais pas qu'il leur arrive quelque chose parce que tu comprends, moi je les aime mes chiennes et je pense que...
_Ryo ? Tais-toi. Je ne te demanderais plus rien sur tes chiens.
_Je...oui, excuse-moi.
Jin et Koki étaient à présents tous deux en train de danser debout sur la table -quoi que Koki se retrouva bien vite endormi sur les genoux de Kame en pleine discussion avec Yokoyama- alors que la fête battait son plein depuis plusieurs heures. Koyama, Tegoshi, Junnosuke et Maruyama chantaient à pleins poumons tous les génériques de Dragon Ball Z au karaoke, et résistaient tant bien que mal face aux coups de pieds et aux : « VOS GUEULES PUTAIN » lancés par la plupart des Johnny's hilares. C'est alors que Ryo s'exclama :
_EH ! Y sont où Tacchon et truc ?
_Jsais pas...Masuuuu ? Okuraa ?
_J...Jvais voir, balbutia Yasuda en se relevant, mais en retombant aussitôt sur le canapé. En fait non, allez voir vous.
Je me suis levé en riant et je suis allé chercher dans toutes les pièces de la maison. Finalement, je suis entré dans la cuisine, et j'ai retrouvé les deux jeunes hommes assis autours de la table, en train de finir le gâteau, se dévorant de leurs grands yeux brillants.
_Vous foutez quoi ?
_On s'est...ont-ils dit tous les deux en même temps en se tournant vers moi, on s'est trouvé un point commun !
J'ai éclaté de rire. Ces deux là étaient vraiment énormes. Je suis retourné faire la fête dans le salon, pour danser avec Jin, Kusano et Toma totalement déchaînés alors que derrière moi, Subaru, Ryo, Shakkun et compagnie parlaient avec passion de films classés X. Mes yeux se sont alors posés sur Shigeaki Kato.
_Bah alors Geshi ? Ça va pas ?
_Hein ? Quoi ?
_T'as l'air dans la lune !
_Oh non, non, non, Shige ! Shige pas toi...s'est exclamé Koyama. On t'a choqué c'est ça ? Tu es choqué, tellement que tu n'arrives plus à parler ?
_Eh ? Que...eeeeh ? Mais non ! Pas du tout, c'est pas ça !
_Je savais bien qu'on aurait pas du parler de ça devant Shige, pleurnicha Junnosuke.
_Le pauvre, je me sens mal pour lui...Pauvre Shige.
_Shige est tellement sage.
_Et puis Shige est gentil.
_Et Shige est beau aussi.
_En plus Shige n'a pas beaucoup bu.
_Shige on t'aime !
_Pardon Shige !
_VOS GUEULES ! Rah, mais taisez-vous, s'écriait le principale intéressé en tachant de ne pas rire. Toujours moi ? Pourquoi toujours moi ? Alors que sérieusement j'ai pas...
_Ta gueule et mange, a alors dit Nishikido d'un ton sans appel.
Il a attrapé un bout de gâteau et l'a enfourné dans la bouche de Shige qui s'est mis à mâcher sans se plaindre mais en grognant un peu quand même. Amusé par le nouveau jeu, mon ami a attrapé un nouveau bout de gâteau et l'a fait avaler à sa nouvelle victime avant même qu'il n'ait pu finir l'autre morceau. J'ai rigolé, comme tous le monde, et j'ai soupiré aussi. Qu'est-ce que je foutais avec un type pareil, il était vraiment pas possible ! Il a continué encore et encore, jusqu'à ce que tous les invités (exceptés deux...) ne s'intéressent plus qu'à ce spectacle, obnubilé par la nourriture qui entrait dans ce puits sans fond.
_Je me demande combien de morceau il va pouvoir mâcher en même temps.
_La bouche de Shige est impressionnante.
_Oui, oui, je me demande combien de temps il va tenir.
_C'est vraiment fascinant...
_N'est-ce pas ?
_Mais vous ne trouvez pas que Shige est un peu...un petit soumis ?
_Mais qu'avec Nishikido-kun bizarrement.
_Ces deux là sont vraiment bizarres.
Ryo ricanait et continuait son petit jeu diabolique, alors qu'Uchi le dévorait des yeux avec une insistance toute particulière. Comme je n'aimais pas assister à ce regard si intense, je suis plutôt aller voir Jin. Et la soirée s'est poursuivie encore et encore, toute en chanson, alcool, rire et stip-tease (mais je n'ai rien fait, c'est pas moi c'est les autres y m'ont forcé !) Et puis un Kanjani8 s'est exclamé :
_Pf ! Continuez à fantasmer sur vos minettes sur papier glacé et grand écran, moi une fille superbe, j'en ai une vraie, et dans mon lit !
_EEEEEH ! HINA A UNE COPINE !
_Pourquoi tu parais si choqué Maru...?
_Je sais pas, je pensais que ta peau faisait fuir les gens. NON PAS TAPER ! PAS TAPER !
_Uwaaah B-Gatan est là ! Le monstre B-Gatan est là !
_Arrêtez avec ça !
_Quoi ! B-GATAN ?
_Oh non ! Subaru s'est levé ! B-Gatan est le mot de passe pour accéder à son mode Hentai-sama !
_Uwaaaah Hentai-sama et B-Gatan dans la même pièce ! Kohai yooo !
Alors que l'ensemble de la salle courait à travers toute la maison pour échapper à Hina et Baru, Ueda profita d'un léger instant de calme pour chuchoter à Nakamaru :
_Moi j'ai eu une copine dernièrement mais...elle me trompait, je crois.
Toute la salle l'entendit et Nishikido lança d'un ton sarcastique :
_Tu voulais pas dire ton copain plutôt ?
_Qu...ESPECE DE …!
Jin s'est relevé d'un bond (pour retomber aussi sec) et s'est exclamé :
_ON S'EN FOUT ! De toute façon, les femmes...c'est toutes des salopes !...Sauf Rina. Parce qu'elle était hyper douée Rina.
_Qu'est-ce qui te prend Jin ? me suis-je étonné.
_Ouais ! On les aime, et puis boum ! Elles foutent le bordel ! Dans notre coeur, dans notre tête, avec nos potes ! Elles foutent le bordel total ! Sauf Asai, elle était cool Asai.
_T'AS RAISON ! s'est alors exclamé Tanaka en se relevant d'un bond, d'une voix aiguë, hystérique. LES FILLES ! C'est toutes des...Des...des...t'as raison !
_Oui Koki, a murmuré Kamenashi en allongeant le jeune homme, il a raison. Chut, rendors-toi ou ça va encore mal se finir. Tu sais que tu dois pas trop boire.
_Oui mais...migni...mah, dodo...
_C'EST POUR CA, a continué Jin, attirant sur lui toute notre attention. C'est pour ça que … que...que je veux que tu me promettes quelque chose !
_Hein ? Eh ? Moi ?
L'autre alcoolique était en train de me parler.
_Je veux que tu promettes à moi...que tu me promettes, en fait, de pas me laisser tomber pour une minette. Que t'aies une copine...ok ! Mais que tu passes tout ton temps avec elle et pas avec moi, NAAAAN ! Bouuuh, naaan !
J'ai souri. Décidément, ce mec savait se faire adorer.
_Mais ouais Jin, c'est promis.
_Tant mieux. Parce que tu te souviens...à Noël, j'avais oublié ton cadeau.
Quelques rires et autres « Bakanishi !» fusèrent de tous les côtés.
_Ouais, j'me souviens ouais !
_Et donc...aha ! Je l'ai là ! J'ai-un-ca-deau-pour-toiii !
_Pour MOIIII ? ai-je dit en montant d'une façon exagérée dans les aiguës (merci alcool)
_Eeeh oui ! Pour TOIIII, a-t-il fait en m'imitant. Tiens.
Il m'a tendu une petite boîte que j'ai ouverte, et mes yeux se sont posés sur un bracelet en or, qui avait du coûter très cher... sur la gourmette, était gravé l'inscription : « Friends. » Devant moi, Akanishi tira sa manche et dévoila un bracelet identique, sur lequel était gravé : « Best ». Je me suis mordu la lèvre et j'ai relevé vers lui des yeux humides.
_Naaaan j'y crois pas! T'es franchement trop con ! Tu t'es souvenu du délire !
_Tu crois quoi ! Le jour où on est parti dans ce délire, je me suis dit : « Il les aura, ses bracelets! » Et voilà ! Tu les as !
_Uwaaah ! Haaan mais c'est d'un...c'est d'un...c'est d'un...C'EST D'UN KIIIITSH !
Je ne pouvais m'empêcher de hurler de rire, me tenant les côtes et tapant du pied par terre, alors que Jin tentait tant bien que mal de m'accrocher le bijou.
_Oh sur le coup, t'as vraiment géré ma chérie, merci !
_C'est rien ma belle, c'est normal.
_Bah oui parce qu'on est les meilleures copines du monde !
_Ouaiiiis haan !
_C'est trop trop bien, toi plus moi c'est pour la vie chérie !
On parlait avec une voix de fausset, on éclatait de rire, et les gens devaient se demander, perplexes, ce qu'il se passait.
_C'est quoi votre délire, depuis quand vous êtes des filles ? a murmuré Ueda un grand sourire sur les lèvres.
_Moi c'est Tomoko !
_Et moi c'est Jinette ! Ouais !
_On est les bestah for ever !
_Ouais !
_BWAHAHAHA Pourquoi on est cons comme ça !
_Je sais pas mais...mais...mais ça me fait trop rire !
_C'est normal, c'est parce qu'on se souvient de l'origine du délire mais...mais...HAHAHA !
_On leur fait la danse ?
_Oh non...Oh non quand même pas...
_Ah si, a crié Toma, si ya une danse ridicule je veux !
_Moi aussi !
_Ouais, aussi ! Allez, montrez-nous !
_Bon bon...
On s'est regardé en se mordant la lèvre et on s'est levé, hilares et poussés par l'alcool.
_T'es prêt ?
_Vas-y.
_Oh mais non je peux pas...c'est entre nous, c'est personnel !
_On s'en fout ! Allez !
J'ai pouffé de rire et je me suis concentré. Je priais pour que Ryo ne soit pas en train de nous regarder. Je ne sais pas exactement pourquoi, mais j'avais pas envie qu'il me voit. J'ai fait un signe de tête à Jin et on s'est lancé : Trois pas de top modèle et on tourne les talons pour se faire face, le déhanché et de mise bien sur, tout en chant :
_Un, deux, trois, ha ha ha !
En rythme, j'ai posé ma main droite sur son épaule gauche, ma main gauche sur son épaule droite, et on s'est dandiné en continuant la chanson :
_Bestah bestah, cha cha cha !
Il a pris ma main et a levé mon bras, nous a fait pivoter, je suis passé derrière lui et on s'est retrouvé côte à côte, bras dessus bras dessous :
_Jin et Pi c'est pour la vie ! TMTC ! Yay !
On a adressé un clin d'oeil à notre publique et nous sommes lâchés. Après un silence de quelques secondes, toutes les personnes réunies dans la salle ont explosé de rire.
_BWAAAAAHAHAHA C'était quoiiii çaaa ! Horribles !
_Vous êtes horribles !
_Aaaahh j'en ai des frissons !
_HAHAHA Mon dieuu refaites-le, faut que je filme, j'ai pas filmé !
_Oh ! Eh ! On vous emmerde ! Sorti du contexte c'est moins classe, ok ?
_Ah non mais...mais...mais c'était vraiment très classe hein...hahaha...haha !
_Plus classe tu meurs !
_De rire! Tu meurs de rire! Je vais m'étouffer !
_Au secours! De l'air ! De l'air ! Les mecs, vous êtes les meilleurs.
Uchi s'est levé pour nous applaudir, signalant au passage que les bracelets étaient beaux, et puis a gémi en riant toujours cependant :
_Pourquoi mon Ryry y me fait pas des cadeaux comme çaaa ! Ryry ? On s'invente une danse à nous deux aussi, hein ? Ry...
Un lourd silence est tombé sur la salle.
Plus de Ryo.
Une porte ouverte.
Subaru et Hiroki se sont jetés un regard paniqué. Bakanishi m'a interrogé des yeux. Puis Uchi a soupiré. Oh non, c'est pas vrai...
_Pi...à toi maintenant...
_Oh merde.
_Tu ferais mieux de te grouiller.
_Merde putain...
_Dépêche...
_C'est pas vrai...le con, mais le con !
Je suis parti en claquant la porte de toutes mes forces.
Je n'avais même pas pris la peine de prendre mon manteau. La nuit était glaciale, mais je ne sentais plus rien, mon esprit était trop occupé pour se soucier de quoi que ce soit d'autres. Si Ryo quittait une fête...sa fête, c'est que vraiment, il s'était passé quelque chose de grave. Très grave. Et la seule chose qui aurait pu l'affecter à ce point était la scène que nous venions de jouer Jin et moi. Sous ses yeux. Mais alors quoi ! Qu'est-ce que ça voulait dire ! Pourquoi réagissait-il comme ça, alors qu'il le savait bien, alors qu'il avait Uchi ? Je redoutais ce moment depuis plusieurs jours. Je savais qu'il arriverait, je savais qu'on allait être obligé de se parler sérieusement de tout ça un jour...même si ça paraissait un peu puéril, pour nous, c'était important. Je le redoutais, mais je l'attendais vraiment. Tant de questions se bousculaient dans ma tête, j'allais enfin pouvoir y répondre. J'ai couru aussi vite que je le pouvais, criant son prénom à plein poumon, mais comme je m'y attendais, je ne recevais aucune réponse, et je ne parvenais à distinguer sa silhouette que par moment. Elle se dessinait loin devant moi, dans la nuit, et je faisais de mon mieux pour l'atteindre mais je n'y parvenais pas.
_R...RYO-CHAN ! CH...CHOTTO ! REVIENS ! Qu'est-ce qui se passe ? Attends ! Je...!
J'ai couru longtemps, trop longtemps, je me demandais où il voulait se cacher comme ça, où il voulait m'emmener, je reconnaissais les lieux avec difficulté car il faisait trop sombre. Finalement il a disparu derrière un arbre, que j'ai réussi à atteindre plusieurs longues secondes après lui. J'ai regardé à ma droite, à ma gauche, merde, où était-il ! Il m'inquiétait, il m'inquiétait toujours, comme personne d'autres n'étaient capables de le faire. Je voulais savoir ce qui l'animait. Je voulais savoir à quoi rimait cette scène. J'ai alors remarqué que les branches du buisson étaient comme repoussées, comme si un trou y avait été fait, ou comme si quelqu'un avait essayé de passer. C'est alors que mon coeur s'est serré. Ma gorge s'est noué. L'arbre contre lequel je me tenais appuyé, bien sur que je m'en souvenais ! Je l'ai regardé attentivement, glissant mon doigt le long du bois. Un R et un T étaient gravés dans l'écorce. J'ai soupiré.
_Pourquoi...Pourquoi tu m'amènes ici...
Pourquoi se cacher ici, alors que c'est ici même que pour la première fois, je lui avais dit, très clairement : « Je suis trop content d'être ton meilleur am ! », que pour la première fois, je l'avais embrassé sur la joue et qu'en réponse il m'avait frappé. C'était l'endroit qui avait scellé notre statut de sois-disant « meilleurs amis »...alors maintenant que j'avais enfin encaissé notre séparation, que j'avais un ami sur qui je pouvais réellement compter, et que lui avait son Uchi...pourquoi ressasser tous ces souvenirs maintenant ? Il fallait que je puisse lui parler de tout ça. J'ai écarté les feuilles et les branches et je me suis faufilé derrière le bosquet. L'endroit se faisait assez étroit pour nous, mais nous passions encore. Il était à quelque mètres de moi, j'ai essayé d'aller le voir, mais il s'est avancé pour m'échapper.
_Attends ! Ryo !
_Dégage !
_Pourquoi tu m'as amené ici ?
_Je t'ai amené nul part ! Je...Je savais pas que tu me suivais...
Alors il était venu ici de lui même ? Alors il venait encore dans cet endroit après toutes ces années ? Sa voix était éteinte. Elle était comme brisée. Je voulais être sûr de me tromper, je ne voulais pas revivre ça. Je ne voulais pas revoir ces larmes.
_Ryo...tu...att...
_Ta gueule ! Dégage, retourne à la fête !
_Mais pourqu...
_Va t'amuser ! C'est rien, va ! Je prends l'air, je reviens tout de suite.
Il allait partir, mais je n'étais pas de cet avis. Je l'ai poursuivi et l'ai attrapé par le bras.
_Attends !
Je l'ai violemment retourné vers moi, son visage était défiguré par une moue de terrible tristesse, il pleurait.
_C'est pas...
_Repars maintenant ! Tu m'as vu pleurer, super, bravo, wouhou ! Allez c'est bon ! Le spectacle est terminé !
_J...Je m'en fous ! Juste...dis moi...dis moi pourquoi ! Qu'est-ce qui te prend tout à coup de partir comme ça en plein milieu de la soirée !
_A TON AVIS ? NE FAIS PAS COMME SI TU SAVAIS PAS.
Il était soudainement emprunt d'une colère, d'une folie nouvelle, et ses larmes me semblaient ses armes plus que ses faiblesses.
_Je...c'est...c'est à cause de Jin ?
_OUI. Ce n'était pas MOI ton meilleur ami ! C'était quoi cette danse de merde, et ce bracelet, sérieusement ?
Alors là c'en était trop. Je n'en pouvais plus de me taire, je n'en pouvais plus de m'effacer, il fallait que ça sorte, qu'il comprenne une fois pour toutes, et qu'ainsi, il arrête, peut-être, de me faire souffrir à ce point. Que je me délivre enfin de toute cette douleur.
_Alors là Ryo, c'est trop, c'est vraiment trop, tu es le pire des cons.
_QUOI ? C'est toi qui...
_Ta gueule. Tais-toi. Pour une fois, ne parle pas, écoute moi, et comprends moi. Mon meilleur ami, Ryo, j'ai toujours cru que c'était toi. Mais est-ce que tu comprends, maintenant, tu la ressens, cette douleur, ce sentiment de trahison ?
_OUI. Tu m'as...tu nous as trahis !
_ET TOI ALORS ! Tu t'imagines comme j'ai souffert lorsque tu m'as présenté Uchi comme ton meilleur ami ? Ça fait quatre ans Ryo, QUATRE ANS. Et ces images ne me quittent toujours pas. Ta voix à ce moment, ton visage si heureux, tout ça ne me quittent pas ! Alors moi...moi je n'ai pas le droit d'avoir un meilleur ami, mais toi si c'est ça ? Tu peux être jaloux, mais pas moi ! Moi je dois jurer par toi et uniquement par toi, je dois m'abaisser à tous tes désirs, et je n'ai pas le droit à un ami, un vrai ?
_C'est...c'est pas pareil...
Je hurlais presque.
_Si c'est pareil ! Je dis pas que t'es pas un bon ami Ryo. Au contraire. Sinon je suppose que je m'accrocherais pas à toi comme ça. Mais avec Jin, au moins, j'ai l'impression d'exister. Quand je suis avec Jin j'ai l'impression d'être important aux yeux de quelqu'un. Quand tu étais avec Uchi, tu n'en avais que pour lui, je n'existais plus, tu m'oubliais ! Et après tu voudrais que je continue à m'accrocher à toi ! Tu es horrible Ryo...tu es...tu es cruel, tu es injuste !
_MAIS UCHI ET MOI C'EST PAS PAREIL TU LE SAIS !
_ET ALORS ! Je m'entends aussi bien avec Jin que toi avec Hiroki ! C'est pas le même genre de relation, ok, mais je tiens autant à lui que...que toi à lui ! J'en avais marre de n'exister que quand tu avais besoin de quelque chose. QUI était là pour soutenir toutes tes crises quand Uchi est parti ? HEIN ? QUI se faisait frapper quand monsieur en avait envie, QUI supportait les colères et les larmes, QUI restait éveillé toute la nuit pour accompagner le grand Ryo qui ne voulait pas dormir, QUI se pliait en quatre pour te faire plaisir ? Je ne dis pas qu'Uchi fais pas tout ça ! Mais moi tu...te...RAAHH.
_Je m'en fous de tes longs discours Tomo ! Tu m'as déçu, tu m'as déçu ! Je pensais que c'était nous deux !
_JE T'AI DECU ? Mais tu comprends rien ! Mais t'es sourd ? T'en as rien à foutre de moi ! Tu me considères même pas comme un ami !
_BIEN SUR QUE JE TE CONSIDERE PAS COMME UN AMI. T'es pas mon ami ! T'es pas du tout mon ami !
_Et tu l'avoues en plus ! CONNARD. Salaud ! Enculé ! Je te hais, je te déteste, pourquoi je m'accroche si tu me fais autant mal, pourquoi, pourquoi ?
_T'ES PAS MON AMI ! T'es...Je...je t'ai...je t'ai toujours considéré comme plus qu'un ami ! Bien plus que ça...
C'est à peu près à cet instant que le monde s'est arrêté de tourner.
_Pi ? Tomo-chan ? Tomo ?
Une voix grave et rauque que je ne connais que trop bien me sort alors de ma rêverie.
_Hein ? Eh ? Quoi ?
Il me sourit.
_Il est minuit...
Je jette un rapide coup d'oeil à l'horloge derrière moi.
_Ah oui tiens.
_Bonne année...et bon anniversaire. Ça fait quatre ans.
_Oui...omedeto...
Il pose sa main sur ma joue et s'avance lentement vers moi, avant de m'embrasser une première fois délicatement, tendrement, et puis il prend entière possession de ma bouche, jusqu'à ce que j'en perde le souffle, comme d'habitude. Il m'allonge doucement sur le canapé, sa main remonte le long de mon bras, je ne dis rien. Il m'embrasse encore, et sa langue glisse sensuellement sur mon cou, puis brisant cette agréable tendresse, il mord ma peau à pleine dents, me laissant une magnifique trace de suçons.
_Aie ! Aie aie aie ! Mais pourquoi t'es toujours obligé de me faire ça ?
Je rigole. Il n'a toujours pas perdu cette habitude : me faire mal. Mais cette douleur là, elle me plait vraiment.
_Je veux être sur que tu me sens. Je veux laisser ma marque dans ta peau.
_Pf. Excuse bidon. T'es juste une grosse brute.
_Voui, mais t'aimes ça.
_Pas faux...
Je rigole encore et ses doigts glissent le long de mon torse, viennent effleurer mes tétons, puis sa deuxième main commence à doucement me frotter la cuisse. Les images que j'avais en tête quelques secondes plus tôt me reviennent à l'esprit.
_Ça va...? demande-t-il, inquiet de voir que je ne réagis pas à ses caresses.
_Oui oui...je me demandais juste où étaient passées notre pureté et notre innocence.
Il éclate de rire, me fait tomber et me plaque violemment contre le sol.
_Je les emmerde ces deux là !
-FIN-
Une certaine ami que je ne citerai pas voulait absolument un lemon...donc j'en ai écrit un...à quatre heures du matin...je l'ai posté en chapitre 3 mais il n'a un peu aucun rapport avec tout ça, c'était juste pour lui faire plaisir ^^ (Parce qu'elle était à côté de moi et qu'elle foutait la pression !) Allez donc le lire si l'envie vous prend ! *u*
J'espère que cette fic vous a plu. Elle est longue et j'ai mis plus de deux semaines à l'écrire aussi j'espère que vous l'avez aimé, et surtout...dites moi ce que vous en pensez s'il vous plait ^^
Akinishikido
