QUATORZE FOIS JE T'AIME


Résumé : Dumbledore/Grindelwald. Même les meilleurs amis du monde ont parfois des différends. C'est ce qu'apprendront Albus et Gellert le jour où ils voudront tous deux séduire la même fille!!!

Bonne lecture! ;)


6 février
Ce qui est à moi n'est PAS à toi!

Un été. Le jour. Chez Albus Dumbledore.

ALBUS. – Quel été caniculaire!

GELLERT, agitant un mouchoir devant son visage en sueur. – Absolument!

ALBUS. – Serais-tu bien désappointé si on remettait nos expériences magico-scientifiques à un autre jour?

GELLERT. – Point du tout, Albus. Je n'ai certainement pas la tête à réfléchir, aujourd'hui.

ALBUS. – Il en est de même pour moi! N'est-ce pas fantastique d'avoir toujours les mêmes idées, les mêmes désirs et les mêmes humeurs, Gellert?

GELLERT. – Tout à fait, très cher! Il en est bien souvent ainsi pour les bons amis.

ALBUS, choqué. – Mais nous sommes bien davantage que de bons amis, Gellert! Nous sommes meilleurs amis, pas vrai?

GELLERT, avec véhémence. – Vrai, vrai! Aussi longtemps que je vivrai, tu seras toujours mon meilleur ami, Albus!

Accolade des deux jeunes gens.

ALBUS, ému. – Que je suis heureux.

GELLERT, ému. – Moi aussi, Albus, moi aussi.

Silence.

GELLERT. – Qu'est-ce qu'on fait?

ALBUS, surpris. – Comment, qu'est-ce qu'on fait?

GELLERT. – Je n'ai point l'habitude de ne rien faire de mes journées!

ALBUS. – Je comprends; moi non plus… Nous pourrions aller en promenade?

GELLERT. – Nous le pourrions. Je suis convaincu qu'il ne fait pas plus chaud à l'extérieur que chez toi, Albus. Cette maison est un vrai four.

ALBUS, attristé. – Cela est vrai Gellert, mais nous n'osons pas faire installer la climatisation. Cela pourrait altérer la santé déjà fragile d'Ariana.

GELLERT. – La climatisation? Qu'est donc ceci?

ALBUS. – Mais, le système qui rafraîchit les maisonnées, voyons!

GELLERT. – Jamais entendu parler. C'est sorcier?

ALBUS. – Je n'en sais rien. Sûrement.

GELLERT. – Oui, sûrement. Il serait plutôt paradoxal que ton père ait été enfermé à Azkaban pour avoir attaqué des Moldus, et que vous songiez à installer ici un système non-sorcier. N'empêche qu'il est étonnant que je n'en aie jamais entendu parler.

ALBUS. – Effectivement. Mais ne parlons plus de tristes choses, tu veux bien, Gellert?

GELLERT. – Je le veux bien, Albus. Ta famille est incontestablement un sujet très triste. Parlons de quelque chose de joyeux.

ALBUS. – Oui.

Silence. Les deux adolescents réfléchissent intensément. Gellert ouvre plusieurs foi la bouche pour entamer une conversation, mais se ravise à chaque fois.

GELLERT. – Ce n'est pas aisé de trouver un sujet joyeux!

ALBUS. – Ce n'est pas aisé.

Autre temps de réflexion.

ALBUS, fou de joie. – J'ai trouvé!

GELLERT, soulagé. – Ah! Quand même.

ALBUS. – Eh bien, il y a une jeune personne tout à fait charmante qui vient de s'établir dans le quartier!

GELLERT. – Parles-tu de Minerva Catwoman?

ALBUS. – Oui!

GELLERT. – Charmante, en effet! Tante Bathilda a invité à quelques reprises Mr et Mrs Catwoman à dîner. J'ai eu l'occasion de discuter avec Minerva; c'est une jeune femme délicieuse.

ALBUS. – Délicieuse, oui, c'est le mot! Je l'ai aidée à léviter ses paquets, quand elle a emménagé avec ses parents. Elle m'a chaleureusement remercié, j'en rougis encore quand j'y repense.

GELLERT. – Nous qui cherchions de quoi nous occuper aujourd'hui; allons rendre visite à miss Catwoman!

ALBUS, sautillant de joie. – Ouiiiii!

Les deux jeunes hommes sortent.

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Même jour. Devant la maison de Minerva Catwoman.

MINERVA, délogeant d'un coup de baguette la terre qui tachait sa robe. – Gellert! Albus! Quelle surprise!

GELLERT, lui faisant un baisemain. – Bien le bonjour, miss.

ALBUS, chassant Gellert d'un coup de fesse et faisant la courbette devant la demoiselle. – C'est toujours un plaisir de vous voir, miss.

MINERVA, gloussant. – Allons, les garçons, vous n'allez tout de même pas faire de politesses à une fille en train de jardiner? Appelez-moi Minerva, et tutoyez-moi, je vous prie!

GELLERT. – Il est de mon devoir de faire politesse aux jolies femmes, Minerva, mais tes désirs sont des ordres.

ALBUS. – Gellert tient cet enseignement de moi, héhé.

GELLERT. – Que racontes-tu là, obtus personnage?

ALBUS. – Obtus?! Moi?!?

GELLERT. – Oui, toi! Il faut être bien obtus pour insinuer ainsi devant une demoiselle que c'est toi qui m'a insufflé toute notion de courtoisie élémentaire!

ALBUS. – C'est pourtant la vérité, reconnais-le! La galanterie ne fait pas partie des apprentissages de Durmstrang!

GELLERT. – Parce que c'est à Poudlard que cet apprentissage se donne, peut-être?

MINERVA, implorante. – Ne vous chamaillez donc pas ainsi! C'est une si belle journée!

ALBUS. – Pardon, chère Minerva. Je règle le compte de cet abruti, et je te reviens.

GELLERT. – Abruti?! Moi?!?

ALBUS. – Prends ça comme le compliment d'un obtus, Gellert.

MINERVA. – Cessez, s'il vous plait!

GELLERT. – Avec plaisir, mademoiselle. Je fais taire cette péninsule, et je reviens.

ALBUS. – Péninsule? En quel honneur?

GELLERT. – Je parlais évidemment de votre nez, il n'y a pas pire péninsule qui sied en un visage, Cyrano serait de mon avis.

ALBUS. – Ah, il faut se vouvoyer maintenant?

GELLERT. – Je ne tutoie que les gens qui le méritent, monsieur Dumbledore!

ALBUS. – Monsieur Grindelwald se croit peut-être bien fin parce qu'il lit de la littérature moldue?

GELLERT. – Pour votre gouverne, Edmond Rostand était sorcier!

MINERVA. – Arrêtez, c'est très ennuyeux. Allons en promenade!

ALBUS. – Edmond Rostand n'était pas un sorcier, Grindelwald!

GELLERT. – Que si, Dumbledore, pourquoi aurais-je perdu mon temps à le lire en ce cas?

ALBUS. – Parce que t'es un CRÉTIN.

GELLERT. – Et toi tu es…tu es… stupide!

ALBUS. – RHO!

GELLERT. – Parfaitement! Stupide!

ALBUS. – Raciste!

GELLERT. – Raciste?! Qui donc veut travailler pour le plus grand bien?

ALBUS. – Je…je…

GELLERT. – Ha!

MINERVA, ennuyée. – Oh, pitié…

ALBUS. – C'est tout de même toi qui en as fait un slogan!

GELLERT. – Oui, mais MOI je ne traite pas les gens de racistes après ça!

À ce moment, un jeune homme surgit devant la propriété des Catwoman sur un Nimbus 1810.

MINERVA, avec un grand sourire. – Roger!

ROGER. – Bonjour Minerva! Vous êtes en beauté aujourd'hui!!

MINERVA, en rougissant. – Merci, Roger.

ROGER. – C'est pourtant la vérité. Je venais vous proposer une petite balade, mais je vois que vous êtes déjà accompagnée.

MINERVA, jetant un regard dédaigneux sur Gellert et Albus qui se crient toujours dessus. – Oh non! Non, non, non! J'accepte votre offre avec joie!

ROGER. – Voilà qui est merveilleux, Minerva! Montez!

Il lui tend la main et l'aide à monter sur le balai. Minerva enroule ses bras autour de la taille fine de Roger et soupire d'aise.

ROGER, s'adressant aux deux jeunes hommes. – Désolé de vous ravir ainsi votre compagnie. On se retrouve pour un match de Quidditch ce vendredi, j'espère que vous serez des nôtres. Salut Dumbledore, Grindelwald!

Il décolle, suivi par un grand « Wouhooooou » de Minerva. Albus et Gellert les regardent s'éloigner, bouches bées.

GELLERT. – Est-ce vraiment ce grand sot de McGonagall qui vient de déguerpir avec l'élue de notre cœur?

ALBUS. – On dirait bien. Le malotru!

Les deux amis se lancent durant quelques minutes dans une longue discussion sur l'ingratitude de Roger McGonagall et le manque de jugement de Minerva Catwoman, puis ils se taisent.

ALBUS. – Gellert… je suis désolé d'avoir dit que tu étais abruti, crétin et raciste.

GELLERT. – Et que je n'étais pas galant.

ALBUS. – Oui, ça aussi… je n'en croyais pas un mot. C'est cette fille qui a ensorcelé mes sens.

GELLERT. – Comme toujours, je te comprends pleinement, Albus. Et moi je m'en veux de t'avoir vouvoyé et de t'avoir traité d'obtus, de péninsule et de stupide! Et tu n'es pas plus raciste que moi.

ALBUS. – À la bonne heure! Tu es tout pardonné.

GELLERT, ému. – Oh! Je te pardonne aussi, Albus.

ALBUS, ému. – Tu es toujours mon meilleur ami.

GELLERT. – Évidemment.

Accolade des deux jeunes gens.

ALBUS. – Gellert?

GELLERT. – Oui?

ALBUS. – Je crois bien que je t'aime.

GELLERT, essuyant une larme. – Oh, Albus! Je t'aime aussi!

Accolade et bisou des deux jeunes hommes.

GELLERT. – Bon… qu'est-ce qu'on fait?


La fin!
Quant au prochain O.S... c'est encore indéterminé! ;)