Les feuilles d'automnes

Notes Auteur: je ne pouvais pas m'empêcher de penser à cette premier partie que j'avais écrite et que je voulais faire une suite. Je n'étais pas sûre au début mais l'idée qui m'est venue fait une partie pour chaque saison. Eté était la partie 1. Automne est la 2. Le slash ne commencera que dans la partie trois, vers la fin. Mais je ne vais pas l'écrire de suite... A moins que ma muse me joue le même tour que pour cette partie. Je ne comprend toujours pas comment je peux écrire ça et pas la suite de mes autres histoires. Ou alors c'est parce que cette histoire-ci a une différente place dans mon coeur. C'est possible. Donc bonne lecture.

P.S: Comme d'hab.... fautes d'orthographes etc... ne faites pas attention au 's'en' au lieu de 'sans' et autres fautes de frappes et mots mélangés dans mon esprits... Je sais, impossible de ne pas faire attention. Quand je relie trois jours après je les vois toujours. Mais je suis du genre à publier aussi vite que j'écris de peur de changer d'avis. Pardonnez moi.



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Harry éteignit son alarme en se demandant pour la millième fois pourquoi il avait un réveil quand il n'avait aucune responsabilité qui le forçait à se réveiller. Après tout, ces deux derniers mois n'avaient pas apportés beaucoup d'activités à ses matinées. Les premiers jours avaient été plus chargés, mais dés qu'il eut réglé toutes ses affaires, il avait eu droit à une vie de repos et... fainéantise. Il fallait bien dire que pour la première fois de sa vie, il pouvait profiter d'une maison bien à lui, où il n'était ni détesté ni utilisé. Sans compter qu'il n'avait pas à aller à une quelconque école où sa vie était en danger.

Au début, il s'était inquiété de comment organiser ses études. Dans quelle institution magique il pouvait aller dans ce nouveau pays qu'il ne connaissait pas? Mais les gobelins de cette branche de la banque Gringotts l'avaient rassurés assez vite. Maître Caboom, qui avait dignement gagné ce nom en faisant exploser plusieurs ennemis des gobelins à l'aide d'une potion de son cru (ne lui demandez jamais les ingrédients, ce serait vu comme une grave offense), lui avait expliqué que Poudlard était malheureusement très en retard sur les sociétés magiques étrangères. De ce fait, Harry n'avait pas le quart des connaissances nécessaires pour entrer dans une école ici. Néanmoins, il pouvait toujours engager des tuteurs, ce qui lui offrirait de nouveaux avantages. Il s'avérait que son titre de Lord Potter, ainsi que celui de Lord Black, avaient autant de pouvoir à l'étranger qu'en Angleterre. Malgré qu'ils aient été offerts par une lointaine reine anglaise lorsque les monde moldus et sorciers étaient encore en contact. Si Harry avait tenté d'aller étudier dans un lycée de ce pays, il aurait donné une mauvaise impression des deux familles dont il portait les noms. Les autres élèves l'auraient vu comme une disgrâce à ses deux nobles familles et en apprenant qu'il était Lord ils auraient relégué les deux titres de Lord au plus bas de leur société. Il ne suffit pas d'avoir un titre et de l'argent pour être respecté. Donc, Harry devrait apprendre par correspondance de nombreux sujets, et avec un professeur privé pour les choses les plus importantes. Harry avait pris le risque de demander aux gobelins de lui enseigner eux-même la politique et les finances, sachant que personne ne savait mieux qu'eux comment gérer ces côtés matériels du monde. Le respect qu'il leur avait donné ainsi que le compliment sincère avait été reçu avec un plaisir bien caché, et une réponse positive. Au moins il serait plus apte à diriger ses deux familles à la fin.

Le premier mois d'études avait été entièrement réservé aux gobelins. Harry après sa demande avait été entraîné vers un portail gravé dans un mur et n'avait même pas eu le temps d'avoir peur de se cogner contre ce qui était tout de même des pierres. Il était passé à travers le solide matériaux, comme il l'avait fait chaque année en traversant le passage menant au train qui l'avait conduit à Poudlard. Il bafouilla quelques mots avant de vraiment demandé comment il se faisait que les gobelins aient ce système à disposition et où ils étaient arrivés. Un gobelin amusé répondit que cette magie appartenait aux nains qui l'avaient inventé. Les sorciers pouvaient bien cacher des entrées et autres avec leurs pouvoirs, mais faire qu'un mur soit solide pour certains et un passage pour d'autres.... cela était une particularité n'appartenant qu'aux nains. Les gobelins avaient la chance d'y avoir accès parce qu'ils avaient un contrat avantageux entre nations de créatures. Et pour la seconde question de Harry, ils étaient arrivés dans une montagne qui servait de demeure aux gobelins. Les nains n'étaient pas les seuls à apprécier la sécurité et la beauté de la pierre.

Dans cet endroit gardé secret des sorciers, Harry fut tenu 'prisonnier' pour tout un mois. Il avait prêté serment de ne jamais rien révéler sur les gobelins, mais cela n'avait pas empêché qu'il avait interdiction de quitter la montagne tout le temps de son séjour. Chaque journée était une interminable leçon de vie. De l'aube jusque tard dans la nuit, Harry se soumettait à l'entraînement des vicieuses créatures. Non contentes de l'éduquer dans le domaine financier, elles lui avaient annoncé qu'il n'arriverait à rien s'il ne savait pas comment botter quelques derrières avec force. Il ne suffisait pas de pouvoir menacer un adversaire de milles maux s'il se mettait sur sa route, il fallait aussi pouvoir appuyer cette menace dans la vie réelle. Alors Harry appris à se battre. Pas de froufrou avec des épées pour respecter les manières des vieilles familles sorcières. Non, il avait été entraîné à lutter à main nue. Et, suivant les conseils de ses instructeurs, il avait engagé un artiste martial compétent pour le mois prochain. Il ne ferait rien de poussé parce qu'il n'allait certes pas devenir un super humain en quelques semaines, ni aussi tard dans sa vie. Il allait juste apprendre plus de discipline et de calme qu'il n'avait. Plus quelques techniques simples pour repousser une attaque et pouvoir fuir. Après tout, pourquoi se battre et être blessé si vous pouviez courir assez vite pour vous mettre à l'abri? Donc, Harry pourrait appuyer ses menaces par des actes s'il en avait besoin. Il comptait bien éviter à tout pris les conflits à partir de maintenant. Après avoir vu à quel point un être pouvait être dangereux, bien plus effrayant que Voldemort avec tous ses sortilèges, il n'était pas pressé d'attirer à nouveau les ennuis. Les gobelins étaient terrifiants dans le domaine du combat. Si les sorciers s'en apercevaient un jour ils changeraient leur attitude à l'égard des créatures.

Le mois s'était écoulé. Chaque minute remplie d'apprentissage et de douleur... se faire botter le derrière faisait très mal. A part les quelques heures de sommeil qu'on lui accordait, Harry n'eut pas le temps de penser à la perte subit cet été. Ce n'est qu'en dormant que le visage fatigué mais curieux de sa petite princesse apparaissait. La première fois qu'il vit le bébé sur le dos d'un dragon haut dans le ciel, Harry se réveilla en sursaut et tomba de son lit. Il aurait juré que la vision était réelle. Il avait sourit à cette idée en se rappelant de ce qu'il avait appris au rituel effectué avant son départ d'Angleterre. Mais sans s'appesantir sur ces souvenirs il s'était levé plus tôt que prévu pour profiter de quelques heures supplémentaires entre les mains de ses professeurs. Un mois peut paraître très court, mais peut devenir terriblement long si chaque seconde est utilisée pour remplir le crâne de connaissances.

Le mois suivant, Harry avait reçu trois de ses nouveaux tuteurs. Il avait été décidé de ne pas faire plus de trois matières par mois et d'étirer le temps comme il l'avait fait avec les gobelins. De ce fait, la banque lui avait trouvé une maison avec suffisamment de places pour que ses professeurs puissent habiter avec lui le temps de ses études. Il partagea ses journées en trois: de 6 heures à 10 heures une matière, de 10 heures à 14 heures la seconde, un court repas, puis de 15 heures 19 heures la troisième matière. Le tout balancé entre pratique et théorie. De 20 heures à 22 heures il s'épuisait avec le professeur d'art martial puis allait s'effondrer sur son lit. Parfois il n'atteignait pas sa chambre et s'endormait dans le salon.

Le troisième mois, qui venait de commencer, lui avait porté un grand changement. Sans doute parce qu'il avait fini par craquer après une séance avec maître Li. Il était sorti d'une méditation avec des larmes pleins les yeux et n'avait pas pu se retenir. Toutes ses peines des dernières années avaient profité de sa fatigue pour enfin sortir totalement de lui, enlevant enfin de ses épaules le poids qui lui restait depuis le début de sa guérison cet été en compagnie de Fumseck et Phoenix. En cet instant il avait laissé allé tous les sentiments associés à ses mémoires de sa vie, et les souvenirs s'étaient enfin rangés dans leurs propres tiroirs dans son esprit. La méditation avait eut l'effet recherché. Pour atteindre l'état de paix que Maître Li lui décrivait Harry avait du se plonger en lui-même et essayer d'effacer toute pensée. Mais pour ce faire, il avait été obligé d'arrêter de tenter de contrôler son esprit et simplement laisser le flot couler vers la place qui était sienne. Une fois chaque image dans les étagères de son esprit, il avait pu trouver cette place calme en lui. C'est pourquoi en rouvrant les yeux, les larmes avaient coulées. Parce que le barrage qu'il avait imposé à ses sentiments n'avait plus lieu d'être. Maître Li n'avait pas hésité à le prendre dans ses bras et lui offrir de sa force pour ce moment. Et au matin, trop fatigué pour se lever du lit dans lequel on l'avait déposé, Harry s'aperçut de l'épuisement qu'il avait atteint ses derniers mois.

Pour cette raison, Harry avait tous ses matins pour se détendre. Sauf qu'il avait pris l'habitude de mettre son réveil à 8 heures pour ne pas perdre sa journée. Il se leva, ses muscles protestant de la séance de combat de la veille, puisqu'il continuait une version plus douce de son entraînement avec maître Li. Une douche rapide lui permis de finir son déjeuner avant 9 heures et de sortir de la maison. Harry s'avança dans la rue parcourue de couleurs dorées. Il avait eu le choc quelques jours auparavant de se rendre compte qu'il était en plein automne en voyant les arbres parcourant son voisinage. Les magnifiques feuilles jaunes, or, et autres teintes de cette saison lui rappelaient beaucoup Fumseck et Phoenix. La mélancolie de cette douce mort avait pourtant le don de le laisser dans l'état le plus paisible qui soit. Il savait que les plantes mourantes renaîtraient plus tard.

Le pas léger, il marcha dans sa nouvelle ville. Il avait été surpris de toute la nature qui grandissait dans ce milieu urbain. Il semblait que la société d'ici encourageait les démarches écologiques. Cela l'arrangeait, parce qu'il s'émerveillait des paysages et de la vie qu'il croisait. Passant devant un café, il décida de s'offrir quelques minutes de détentes au chaud puisque l'air était plus froid qu'il ne l'avait cru en sortant. Il entra et commanda un chocolat chaud. Maître Li l'avait absolument accroché à cette boisson en lui offrant une tasse chaque soir avant de le laisser aller dormir. Il disait que c'était bon pour le corps, mais Harry savait que le maître craqué seulement pour tout ce qui était chocolat et qu'il essayait de convaincre le monde de suivre son exemple. Il avait beau être un artiste martial, il n'était pas non plus obligé d'être parfait et de ne pas avoir de défaut. Poursuivre son étudiant avec une tasse de chocolat n'était absolument pas en-dessous de lui. Du coup Harry en était venu à raffoler de ce liquide sucré. Il supposait que la douceur des souvenirs associés au chocolat y était pour beaucoup. Se détendre après une dure journée en absorbant la chaleur contenue dans une tasse de lait au chocolat... Il était drogué à son tour. Et ne s'en plaignait pas.

Harry pris la tasse entre ses mains pour les réchauffer et observa les piétons par la fenêtre. Il s'était mis à cette table pour mieux voir le monde extérieur et peut-être en apprendre plus sur son nouveau pays d'adoption.

Après un long temps à siroter et regarder, son reflet dans la grande vitre attira son regard. Il était surpris aujourd'hui encore des changements de son corps. Il avait grandit, enfin. Il n'était pas aussi grand que d'autres de son âge, mais il ne ressemblait plus à un garçon de douze ans dont le corps ne semblait plus vouloir évoluer. Ses cheveux, grâce à la potion de Neville, tombaient au-dessous de ses épaules. Il les avait attachés en une natte serrée. Il avait appris très vite à les coiffer de façon à ne pas être gêner dans ses études plus 'physiques'. Ses yeux avaient finalement perdus la lueur qui magique qui leur donnait la couleur du sort de mort. Il remerciait celui qui l'avait ainsi changé tous les jours. Surtout quand ses yeux tombaient sur son reflet et sur l'absence d'une cicatrice en forme d'éclair sur son front.

Tout était du au rituel qu'il avait accompli après les adieux de Fumseck à la banque de Gringotts. Il n'aurait jamais pensé réussir en entrant dans cette pièce profondément enfouie dans la banque. Et pourtant... Il s'en rappelait comme s'il venait de vivre l'évènement.

Harry était entré dans la pièce et la porte s'était refermée et scellée magiquement. Il avait précisé aux gobelins que personnes ne devait pouvoir entrer, et que lui seuls pourraient sortir une fois le rituel terminé. Il avait pris l'écaille de dragon que les gobelins avaient fournis. Il ne voulait pas utiliser de couteaux ou autre lames de métal pour ce qu'il prévoyait, et il pensait que les dragons étaient assez proches de la famille du serpent pour gagner un peu plus de magie dans ce rituel. Il avait décidé de faire une demande de sang. C'était une cérémonie sorcière interdite par le ministère depuis des siècles. Il servait à appeler ses ancêtres avec son sang. Mais Harry l'avait modifié.

Le jeune sorcier s'ouvrit les palmes des deux mains avec l'écaille acérée. La déposant sur le sol où il s'était agenouillé, il commença à tracer des runes avec son sang tout autour de l'objet. Il ne s'arrêta qu'une fois la salle remplie de cercles dans d'autres cercles de runes. Il avait perdu beaucoup de sang, mais avait prévu avant d'entrer dans la pièce en avalant une potion pour accélérer la reconstitution de ce qu'il venait de donner. Posant une potion faites à partir du venin d'un serpent magique sur ses blessures, il laissa les entailles se refermer avant de continuer le rituel.

Il se leva en faisant bien attention de ne pas effacer ses dessins, et marcha de cercles en cercles vers le milieu de la pièce et l'écaille posée là. A genou entre elle et le premier cercles de runes, il commença à réciter une longue incantation en fourchelang. Ou plutôt une demande. C'était très simple à partir de là, il se contenta de demander ce qu'il voulait dans la langue des serpents.

"J'en appelle à Mehen, père de mon sssang. Je demande Mehen, sssouverain de mon âme. Je supplie Mehen, Dieu ssserpent du monde sssouterrain. Entend la voix de ton enfant qui demande à être guidé. Vient."

Un long sifflement, et le son d'un corps sinueux glissant sur le sol rempli l'air. En regardant la série de cercles autour de lui, Harry vit les runes se lier les unes aux autres et prendre la forme d'un corps de serpent qui se serait enroulé sur lui-même et prenant toute la place disponible dans la salle. Un immense serpent. La queue entourait complètement l'espace autour de Harry, le plaçant au centre de tout. L'écaille se mit à palpiter et le cou, puis la tête du serpent se formèrent de sa matière. L'immense créature cligna des yeux, comme à la sortie d'un long sommeil, et fixa son regard sur la seule vie présente à ses côtés. Les yeux d'émeraudes, réellement de la même couleur que les pierres précieuses, et tout aussi brillants, embrasaient le jeune sorcier de leur puissance.

"Ahhhhh." Soupira la créature dans la langue des serpents. "J'ai attendu longtemps d'être rappelé en ce monde par mon sssang."

Le serpent abaissa son long corps sur Harry et le jeune homme se trouva à lever sa tête vers celle triangulaire de la créature juste au-dessus de lui. Il ne pouvait ni parler, ni bouger plus. Harry était pris dans le regard inamovible de l'être. Le serpent lisait en lui, passait toute barrière de son esprit et de son âme avec facilité. Soudain...

Le serpent fondit sur lui et mordit son épaule avec force. Plantant ses crocs dans la chair et injectant son venin. Harry sentit un feu incroyable le parcourir. Chaque cellule s'embrasait douloureusement à l'intérieur de lui. Ses yeux se fermèrent lentement et son corps s'affaissa, retenu par la mâchoire toujours serrée du serpent.

Il ne savait pas combien de temps avait passé avant qu'il ne revienne à lui. Harry était allongé contre la peau écailleuse du grand serpent. La tête de la créature était posée au sol tout près de son visage. Harry cligna des yeux. Il n'avait pas vraiment envie de bouger et ne ressentait aucune peur à l'encontre de son étrange gardien.

Un sifflement ressemblant étrangement à un rire s'éleva de la créature avant qu'elle ne se rapproche un peu plus de Harry.

"Ahhhhhhh. Enfant. Tu n'as pas peur parce que tu n'as rien à craindre de moi. Ta magie et ton sssang te le disent."

"Mehen." Murmura Harry dont la voix ne voulait pas dire plus.

Le rire repris de plus belle.

"Ahhhhhh. Oui. Tu m'a appelé après tout."

Harry n'avait même pas envie de rouler des yeux au Dieu.

"Ahhhhhh. Ssssentir l'air du monde à nouveau. Ressssspirer la vie. Sssssi différent de la mort de mon domaine." Dis le serpent. "Et enfin revoir un de mon ssssang. Un de mes enfants bénis."

Harry se releva lentement, restant son dos contre les écailles, en position assise. Retrouvant un peu de sa voix.

"Merci d'être venu."

"Je suis venu, j'ai vu... et j'ai vaincu." S'amusa Mehen.

Harry secoua la tête douloureusement, ressentant toujours le feu en lui, bien qu'atténué quelque peu.

"Quoi?" Fut la réponse peu intelligente du sorcier, provoquant un nouveau rire du Dieu.

"Je suis le Dieu guide des âmes mortes. Je vois à travers elles toutes leurs vies, passsées et présentes. Tout leur essssprit m'est ouvert. Que crois-tu que j'ai fait en arrivant enfant?"

Harry observa Mehen un long moment à la recherche d'une réponse sur les traits figés du serpent. Rien ne venait jusqu'à ce que... dans une grande inspiration de cet air que le serpent aimait tant:

"Vous avez vu ma vie. Vous avez regardé par delà tout masssque de chair et d'esssprit."

"Il ne peut en être autrement. Je suis le Dieu guide des âmes. Il n'est pas un inssstant où je ne vois pas 'vraiment' une âme pour ce qu'elle est. Je sssuis venu à ton appel. J'ai vu ton exisssstence dans un regard. Et j'ai vaincu la noirceur qui cachait et teinté ton être. Tel que tu l'essspérait. Et tel que je le voulais pour l'un de mes précieux enfants."

Harry se sentit réchauffé par ces mots, différente chaleur que celle du feu circulant en lui. Son corps tremblait sous le pouvoir du venin le parcourant encore. Et lisant l'inconfort sur son visage Mehen expliqua.

"La lignée de mon Ssserpentard est depuis longtemps passsée. Le cadeau du sssang sssalit par chaque génération après lui. Mon sssang ne fait pas l'âme qui le porte. Il n'empêche pas la noirceur d'exissster. Mon présent était juste un don de plusss. Mais le don ne pouvait exisssster sssans le courage et le coeur. Sssans le feu d'âme qu'avait mon Sssserpentard. Mais avec le temps, je voulais attendre avant d'enlever mon cadeau à la lignée. J'essspérais revoir l'esprit de mon protecteur et filsss. J'ai fais une erreur en leur laissssant mon sssang. Parce que par peur de mon jugement, ils ont décidés de ne plus jamais m'appeler. Laisssant leurs desssscendants m'oublier pour asssurer qu'aucun ne pourrait plus jamais m'appeler. Depuis mon Ssserpentard, un seul de ssson sssang a fait un peu de bien. Ssssalazar, en créant cette école avec sssses amis, a permis la sssurvie d'enfant qui sssans éducation aurait été détruit par l'ignorance de leurs familles ou par ceux sssans pouvoir qui les craignaient. Vois-tu mon enfant, le don de magie est aussssi le cadeau d'un Dieu. Mais pendant longtemps le sssavoir n'a pas été transssmis. Ssssalazar portant mon don plus celui de magie, a accompli un peu de son devoir aux deux dons en donnant à d'autres accès à la connaissssance. Mais il a été trop blesssé par la perte de ses enfants aux mains des ssssans magie, et la folie l'a pris. Après lui, plus aucun Ssserpentard n'a honoré mon don..."

Harry regardait le grand serpent attentivement. Son coeur emportait par l'histoire dévoilée. Il savait que Salazar Serpentard avait du être un homme noble pour devenir ami avec trois si différentes personnes et bâtir une école avec eux. Ce qu'il n'avait jamais compris était la dispute dont les récits parlaient à propos des nés moldus. Parce que Harry ne pouvait s'empêcher de penser qu'avant de construire Poudlard, les quatre fondateurs avaient sûrement parlés entre eux de ce qu'ils voulaient, abordant ainsi le sujet des élèves qui seraient autorisés dans leur école. Il pouvait comprendre cette raison d'un changement de Salazar après un drame. Que la folie emmenée par la perte d'êtres chers lui ait fait haïr toute une société pour le crime de quelques uns.

Harry tressauta en sentant la langue fourchue de Mehen sur sa joue. Il resta immobile et calme.

"Tu sssens comme mon Ssserpentard. Le même feu coule en toi. Aucun des autres ne l'a. Ouiiiiii. Je peux voir à présent ce à quoi je ssssuis resté aveugle. Mon sssang ne fais pas tout. Ssssi mes enfants n'ont pas ce feu, il ne sert qu'à blessser. Ouiiiii, je ssssui fière de mon choix cette fois."

"Cette fois?" Demanda Harry, les yeux plongés dans les deux émeraudes à quelques millimètres de lui.

"Cette fois mon enfant, j'ai donné le don avec une condition. Il ne passsssera qu'à ceux qui ont le même feu dans ta lignée à venir."

Le coeur de Harry fit un bon. Le feu dans son sang. Le feu du venin était le don. Et Mehen avait renouvelé le don en lui, avait bénis à nouveau un enfant du sang de Serpentard.

"Ahhhhhhh. Oui. Je t'ai bénis précieux petit ssserpent. Et j'ai lié le don à ton feu. Sssseul ce feu activera le don chez tes desssscendant. Ainssssi, seuls les coeurs bons et courageux comme mon Sssserpentard pourront garder mes sssssecrets et mon art. Et parce que tu étais lié à l'autre, au dernier de cette lignée maudite, par cet éclair sur ton front, j'ai pu lui retirer ssssson don sssssans être appelé par lui."

La main de Harry vola vers sa cicatrice et il trembla de plus en plus fort en sentant ou plutôt en ne sentant pas l'éclair qui l'avait marqué toute sa vie.

"Qu'a-t-il perdu avec le don?" Fit sa voix hésitante.

"Tout." Répondit Mehen. "Le pouvoir qui ss'était ajouté à sssson don de magie. Et tout ce qui allait avec. Plus aucun ssserpent ne sera compris de lui. Et parce qu'il t'a blesssé je l'ai maudit en retour. Aucun de mon sssang il ne pourra plus jamais approcher. Aucun de mes ssserpent ne voudra l'approcher. Et par ce sort qui te lie à tous ssssorciers qui leur a fait t'oublier, je leur ai fait oublier qu'il était dessscendant de Ssserpentard et parlait la langue des ssserpents. Je leur ai fait oublier à jamais que Fourchelang était assssocié de noir jusqu'à ce jour. Ainsssi mon don ne sssera plus rejeté s'ils l'entendent à nouveau dans leur monde. Quoique je ne pensssse pas que ça arrivera de ssssi tôt, A moins que tu doive un jour retourner ne ssserait-ce que pou peu parmi eux. L'autre quant à lui, ne ssssauras jamais pourquoi les ssserpents le rejettent et le fuient. Il ne sssauras plus qu'il a un jour parlé ma langue."

Des larmes de libération coulait sur les joues de Harry. Il avait toujours craint son don par la faute des sorciers qui y voyaient une marque de mal absolu. Mais depuis le serpent du zoo qui lui avait parlé cet été, il avait commencé à voir le don qu'était vraiment ce langage. Et en cet instant Mehen lui avait donné cette liberté de 'parler' de cette voix qui était bénie. Une partie du poids qui lui restait encore à porter s'envola encore. Il ne doutait pas non plus qu'avec le temps, toutes ses souffrances deviendraient mémoires et leçons apprises. Un jour il serait léger comme le vent.

La langue du grand serpent lava l'eau salée de ses joues. Enleva le goût d'amertume et lui donna un peu plus de chaleur. Durant leur discussion, Harry avait regagné des forces. Son sang s'était régénéré et, nettoyé par le venin sacré, le remplissait de pouvoir et d'énergie. Harry sourit au Dieu serpent avec le même amour qu'il avait montré à Phoenix. Parce que son sang appelait et répondait au sang du Dieu et les liait. Et parce que Harry ressentais l'amour que Mehen avait pour lui il pouvait lui donner le sien en retour. Il n'y avait aucun mensonges dans leur lien, et aucune barrière. Tout était vrai et béni entre eux.

Mehen releva son long 'cou' et se dressa de toute sa hauteur, sa 'voix', son sifflement devenant plus profond.

"Je ssssuis Mehen, Dieu Sssserpent, Dieu guide. Je sssuis venu, j'ai vu, et j'ai béni. Qu'à ce jour mon sssang coule dans cette lignée de vie et du feu de ces coeurs à venir brille sssur le monde." Alors une puissante lumière envahi la pièce et les entoura d'un cocon de magie. "Ainsssi sssoit-il." Finit Mehen. Et le serment, le don, la bénédiction furent scellés.

Harry cligna des yeux contre la lueur fadant. La forme du grand Dieu serpent s'évanouissait lentement.

"Au revoir mon petit ssserpent."

"Attendez!" S'écria Harry. "Que dois-je faire? Le don? Le serpent du zoo a dit que je devais transmettre le savoir du Dieu serpent et son sang."

"Mon précieux enfant. Tu sssais déjà comment passsser le sang. Il y a tant de moyen de faire des couvées dans ce monde." Fit la voix amusée. "Pour ce qui est de mes connaisssance, ce n'a jamais été de donner au monde le récit de ma vie. Mon don est un cadeau qui nous unit, une bénédiction du coeur de celui que j'ai choisit. Ce que je veux qui ssssoit transssmis n'est pas mon nom, mais ce qui fait que mon Sssserpentard et maintenant toi me ssssont précieux. Je veux que tu transssmette le feu dans ton âme. Donne au monde ta chaleur et ton courage. C'est ausssi ssssimple que ça petit ssserpent."

"Mais comment?" Fit la voix brisée de Harry. Il avait été perdu depuis si longtemps dans cette vie. Il ne savait pas comment donner. Parce que jamais personne n'avait accepté ce qu'il avait à offrir. Ils avaient pris oui, ils avaient volés, ou ils avaient transformé Harry comme ils le voulaient mais alors ses offrandes n'étaient plus bénies par ce feu qui était en lui. Et comment donnait-on un feu intérieur?

La forme transparente et disparaissant de Mehen se pencha sur lui et la créature lui donna un baiser sur le front. "Tu ssssauras comment donner. Il n'y a pas de limite de temps ou de conditions. Tu donnera de toi et tu ssssauras que l'a fait. Tu découvriras ta voie sur cette terre mon béni. Je n'en demande pas plus. Trouve ton coeur et laissses-le parler pour toi. C'est ausssi cela mon don. Fourchelang est la langue de vérité. Tu ne peux ni mentir à un autre dans cette langue.... ni te mentir à toi-même. C'est cela qui compte. Tu as déjà donné une fois."

"Quand?" Demanda Harry.

"Tu as donné et guidé une jeune âme cet été."

"Phoenix." Murmura le sorcier.

"Elle babillait à propos de dragons et de phénix. Et de toi. D'aventures avec son sorcier. Elle vole avec les dragons maintenant. Elle vole comme tu lui as promis." Et la voix s'effaça sur ces derniers mots. Et le fantôme d'un dernier baiser scella leur rencontre. Harry parcourut la pièce des yeux.

Il n'y avait plus de cercles de runes, plus d'écaille de dragon, et plus aucune trace du Dieu. Les murs de pierres de la pièces souterraines semblaient avoir été 'lavés'. Ils étaient plus lumineux en quelque sorte. Parce que tout ce que touche un Dieu ne peux en sortir inchangé. Tout comme Harry... dont le feu brillait à présent en lui et autour de lui, visible à tous ceux qui voulaient bien voir. En sortant de la salle, Harry vit dans la réaction des gobelins que cette force qu'il avait n'était plus cachée au fond de lui.

Harry secoua la tête, se sortant de sa mémoire. Il sourit à son reflet dans la vitrine du café. Il n'avait pas rêvé aussi longtemps qu'il le croyait, parce que son chocolat était encore chaud. Il pris son temps pour le finir avant de se relever et sortir à nouveau dans l'air froid. Cet automne était plus proche d'un hiver qu'autre chose. Si ce n'est qu'il ne neigeait que des feuilles jaunes et non des flocons blancs. Mais l'atmosphère était agréable et les poumons soumis à l'air de la ville en sortaient rafraichis.

Le jeune homme repris sa promenade, laissant ses souvenirs d'autres automnes couler à travers lui. Il finit par atteindre un parc que lui avait conseillé Maître Li. Il s'installa sur un banc et regarda les enfants qui envahissaient le bac à sable et les balançoires. Il n'était pas le seul à apprécier l'étrange qualité de l'air froid aujourd'hui. Les mères des petits s'étaient réunies dans un coins. Même lorsqu'elles discutaient avec animation un petit nombre gardait l'oeil sur leur progéniture. Il était bon de voir l'attention protectrice de ces dames. Cela rappelait à Harry qu'un jour aussi sa mère l'avait regardé ainsi, et veillé sur sa sécurité.

Sortant un carnet de la sacoche qu'il portait en bandoulière, il réfléchit longuement et commença une liste de ce qu'il pourrait faire de sa vie. Il n'avait pas besoin de travailler étant donné les deux fortunes de ses familles, mais il n'aimait pas l'idée de ne rien faire et il cherchait toujours comment donner de son feu au monde. Son regard ne cessait cependant de tourner vers les enfants. Chaque tête blonde réveillait les images de bébé Phoenix. Dans un soupir, Harry se pencha sur la feuille devant lui et la tourna pour ne plus voir les quelques 'métiers' qu'il y avait inscrit. Un court instant après avoir fermé les yeux sur les souvenirs de Phoenix, il les rouvrit et commença à écrire. Il perdit tout sens de ce qui l'entourait et laissa son coeur guider ses mots. Maître Li lui avait dit que même hors de son état de méditation, il serait pris d'un calme soudain aux moments les plus inattendus. Du moins pendant quelques temps encore, à cause de son actuelle fragilité morale. Alors Harry ne se posa pas de question et suivi le courant qui portait son esprit.

Il écrivit pendant une heure. Si courte heure pourtant si longue à vivre. Une petite voix l'appela et Harry releva la tête en clignant des yeux.

"Oui?" Demanda-t-il au petit garçon qui était apparu devant lui. C'était un petit bonhomme aux cheveux bruns et aux yeux noirs.

"Qu'est-ce que tu fais?" Fit la curieuse petit voix.

"J'écris." Répondit Harry avec humour.

"T'écris quoi?" Persista l'enfant.

"Es-tu sûr de vouloir une réponse?" S'amusa Harry.

"Oui Oui." Insista encore le garçon en sautillant sur place.

"J'écris l'histoire d'un bébé, un sorcier et un phénix." Répondit Harry.

"Racontes moi." Ordonna le petit bout d'énergie.

Harry rit légèrement et hocha la tête: "D'accord."

Il était amusé et ne pouvait refuser au bonhomme ce plaisir. Harry avait aussi besoin de lire ces mots à quelqu'un. Ce qu'il avait écrit n'était ni sombre ni adulte, et donc n'était pas inadapté aux oreilles d'un enfant.

"Voici l'histoire d'un bébé, d'un sorcier et d'un phénix. Bébé était une petite fille...très petite. Elle ne se préoccupait pas de sa taille parce qu'elle était de l'âge où cela n'avait aucune importance. Tout ce qui lui importait était qu'elle voulait voyager. Mais bébé ne pouvait pas. Car bébé ne savait pas marcher. Elle était très jeune. Couchée dans ce morceau de son monde, elle ne savait plus quoi faire pour pouvoir voir l'endroit qui l'avait vu naître. Ses yeux n'allaient pas plus loin que le plafond et les bords de son berceaux. C'était très triste. Surtout que bébé était toute seule. Tous les bébés de son monde naissaient parce que quelqu'un rempli d'amour souhaitait leur naissance. Hors bébé était apparue très loin de l'endroit où la personne qui l'aimait l'avait souhaitée. Elle ne le savait pas mais la magie avait mis son berceau dans un abri au bord d'une vieille route. Un jour qu'il pleuvait, des pas se firent entendre. Un inconnu courait pour échapper à l'eau tombée du ciel. Bébé avait les yeux grands ouverts quand un homme se pencha sur son petit lit. L'être avait un chapeau pointu et un long manteau d'un vert profond, aussi vert que les yeux qui la regardait avec étonnement. L'homme demanda à bébé ce qu'elle faisait là et elle lui expliqua son problème."

"Mais les bébés ne parlent pas!" Protesta le garçon.

"Mais vois-tu. Ce bébé parlait. Elle parlait la langue des serpents. C'était un don qui lui avait été donné, et l'homme qui l'avait trouvée avait le même don. Alors il pouvait la comprendre, parce que tous les bébés qui parlent serpent ne babillent pas comme les autres bébés. C'est une magie très rare et très précieuse. Il y avait un grand pouvoir caché derrière cette rencontre. L'homme se rendit compte qu'il ne s'était pas présenté au bébé. Il lui annonça en ôtant son chapeau et en la saluant, qu'il était un sorcier. Le sorcier pouvait faire de la magie, faire apparaître ce qu'il voulait, faire bouger les choses, et transformer les gens en ce qu'il voulait. Dés que la pluie s'arrêta, le sorcier pris bébé dans ses bras et l'emmena hors de l'abri dont elle n'était jamais sortie. La tête posée contre l'épaule de son sorcier, bébé regardait le paysage passer dans leur longue promenade. Elle appris de la bouche du sorcier le nom de chaque chose. Les arbres, les fleurs, les animaux. Tout. Le voyage était pour bébé une grande aventure. Ils virent des loups et des géants, des licornes et des serpents. Les serpents leur indiquait un chemin et bébé et son sorcier prenait cette direction sans question. Entre parleurs de la langue des serpents il y avait un lien qui faisait d'eux une famille. Tout était merveilleux, mais bébé était de plus en plus fatiguée et malade. Quelque chose n'allait pas. Le sorcier ne savait pas quoi faire et était effrayé. Un jour qu'il se reposait avec bébé au pied d'un grand arbre, un doux chant envahi l'air."

"Qu'est-ce que c'était?" S'impatienta l'enfant.

"Patience, il va apparaître."

"Qui? Qui?"

Harry pris une grande inspiration et s'amusa de voir le petit garçon anticiper les mots suivants en sautillant encore plus sur ses petits pieds.

"L'oiseau. Un magnifique oiseau aux ailes couleurs d'or et de lumière. Ses plumes brillaient, scintillaient, reflétaient le soleil ou étaient de la couleur du soleil. Il était si beau que le sorcier en resta ébahis. Bébé s'était réveillée en entendant une musique comme chantonnée dans un long murmure. Ses yeux s'étaient fixés sur l'oiseau et elle avait aussi tôt tendu les bras vers lui pour le toucher. L'oiseau curieux s'approcha et..."

"Quoi? Quoi?"

"Posa sa tête contre le front de bébé et la laissa entourer son cou de ses deux petits bras. Il regarda bébé un long moment avant de s'adresser au sorcier en murmurant dans son esprit. Il dit à l'homme que bébé avait besoin de l'amour qui l'avait fait naître, et qu'il devait trouver cet amour et l'y emmener de suite. Le sorcier ne savait pas comment trouver l'amour destiné à bébé. Alors le phénix lui dit qu'il le guiderait. C'était une nouvelle aventure pour bébé, son sorcier, et son phénix. Parce que pour elle le phénix autant à elle que l'homme. Ils marchèrent longtemps."

"Ils avaient mal aux pieds alors." Interrompit le garçonnet en hochant la tête à toute vitesse. "J'ai toujours mal aux pieds quand je marche looongtemps." Fit-il en prolongeant le mot 'longtemps'.

"Le sorcier avait très mal aux pieds. Mais bébé était dans ses bras et le phénix était sur son épaule. ça ne dérangeait pas le sorcier parce qu'il aimait profondément bébé et s'attachait rapidement au phénix. Pour eux il marcherait aussi longtemps qu'il le devrait. Il regrettait juste que son amour ne sois pas celui qui avait fait naître bébé. Parce que alors il aurait pu la soigner. Le voyage dura longtemps, puis le phénix s'arrêta au bord d'un lac et leur dit d'attendre. Bientôt une barque glissa sur l'eau jusqu'à eux. Un serpent guidait le bateau. Il leur demanda où ils voulaient aller et le phénix répondit que le sorcier savait. L'homme hésita étonné puis se dit qu'il ne risquait rien à demander. Il annonça qu'ils allaient là où se trouvait l'amour de bébé. Le serpent les fit monter à bord et poussa la barque sur l'eau s'éloignant du rebord. Cette partie du trajet fut plus rapide. Un brouillard les avait entourés quelques secondes et quand il disparut ils étaient au bord d'un nouveau terrain. Les trois amis descendirent et remercièrent le serpent pour son aide. Le bateau repris position sur le lac et partit. Le sorcier voulut poursuivre le voyage mais le phénix l'arrêta et lui dit qu'ils n'avaient plus qu'à attendre ici. Le sorcier s'inquiétait parce qu'en face d'eux il n'y avait que de grandes montagnes et personnes n'était visible dessus."

"Alors pourquoi ils devaient attendre?" S'inquiéta l'enfant.

"Parce que... ceux qu'ils attendaient ne venaient pas des montagnes, ni du lac. Une ombre tomba sur le groupe leur faisant levant les yeux. Au-dessus d'eux, un grand dragon volait. Il se posa devant eux et s'approcha du sorcier. L'homme n'avait pas peur parce que la minute où le grand dragon était apparu, bébé avait tendu les bras et son visage avait perdu toute trace de maladie. Il posa bébé à terre et bébé pour la première fois rampa. Elle alla aussi vite que ses petites jambes sans expériences le permettaient, vers la créature. Le dragon la renifla et reconnu l'odeur de celle qu'il avait souhaitait. Car c'était l'amour du dragon qui avait fait naître bébé."

"Ohhh." S'émerveilla le garçon.

"Le grand dragon remercia le sorcier et le phénix. Mais le sorcier était triste parce que le temps était venu de se séparer de bébé. Elle avait trouvé son amour et le sorcier avait encore une longue aventure à vivre. Bébé tendit ses bras vers lui et il la souleva et la serra doucement contre lui. Puis sur cet adieu la déposa sur le dos du dragon où la magie de bébé la tiendrait en place pour son nouveau voyage. Le sorcier regarda le dragon s'envoler avec bébé. Il les regarda disparaître dans le ciel, emportés par les ailes du vent. Il était triste de ne plus avoir bébé avec lui, mais il était heureux qu'elle soit avec celui qui l'aimait et l'avait fait naître. Le phénix accroché à son épaule chanta pour lui, et rempli son coeur de courage et de force. Le sorcier remercia le phénix de son aide et lui demanda ce qu'il allait faire. Le phénix lui dit qu'il allait rejoindre sa maison, mais que si le sorcier avait jamais besoin d'aide il reviendrait. Le sorcier lui souhaita un bon voyage et regarda partir son second ami. Mais dans son coeur la voix de la magie lui parlait d'une grande aventure qu'il allait vivre. Et le sorcier compris ce qui l'avait mis sur la route de bébé et du phénix. Bébé avait trouvait son amour, et Phénix avait une maison, alors..."

"Alors quoi?" S'impatienta le petit bonhomme.

"Alors c'est ce que la magie voulait lui montrer. Que chaque personne avait quelque part une maison remplie d'amour qui l'attendait. Et que le sorcier devait partir à la recherche de cet amour qui n'était que pour lui. Il venait d'avoir la preuve que cet amour existait vraiment. Il n'avait plus qu'à partir le trouver... fin."

"Mais et le sorcier? Il faut qu'il trouve son amour." S'indigna l'enfant.

"Ahhh. Mais il ne fait que commencer son voyage, et comme il ne l'a pas encore finit, je ne peux pas l'écrire. Il faudra attendre."

Le garçon croisa les bras et râla de sa petite voix à propos d'un voyage qui prenait trop longtemps alors qu'il voulait savoir la suite.

Des rires s'élevèrent tout près du banc où Harry était installé et il tourna la tête dans leur direction. Il se mit à rougir furieusement en voyant le groupe de maman debout non loin, avec tous leurs enfants assis par terre devant elles. Ils avaient écoutés son histoire dans le plus grand silence. Harry, trop pris dans son récit n'avait pas remarqué leur arrivée. Il ne savait pas que un par un les enfants s'étaient rapprochés et avaient entendus l'histoire, ni que les mamans inquiètes avaient suivies. En peu de temps il avait toute une assemblée accrochée au bout de ses lèvres. Mais pour éviter qu'il ne s'arrête en les voyant, le groupe était resté muet.

"Vous avez vraiment écrit cette histoire?" Demanda une maman. Etant donné que le petit garçon bruns la regardait avec gêne d'avoir parlé à un inconnu, il s'agissait de sa mère.

"Oui. En fait je l'ai écrite aujourd'hui. Mais je suppose que l'idée est née cet été." Finit-il doucement. Oui, l'idée était né cet été... avec Phoenix. Il sourit légèrement. "Je m'excuse d'avoir attiré l'attention de votre fils. Mais quand il m'a demandé ce que j'avais écrit.... je n'ai pas pu résister à lui raconter."

"Oh, vous n'avez rien à regretter. C'est mon fils qui sait très bien qu'il ne doit pas parler à un inconnu. Il a de la chance que vous soyez une personne gentille." Reprocha-t-elle à son fils par ces mots indirects. Elle avait raison, l'enfant n'aurait jamais du s'approcher de quelqu'un qu'il ne connaissait pas. Il était heureux que Harry soit un être d'honneur et de coeur.

Il sourit à la femme pour signifier qu'il comprenait. Le petit garçon remuait inconfortablement sous le regard de sa mère. Puis soupira bruyamment quand elle se tourna vers Harry.

"Vous devriez publier." Conseilla-t-elle sérieusement. Et toutes les mamans hochèrent la tête en accord.

"ça veut dire quoi publi er?" Demanda une petite voix.

"ça veut dire qu'il devrait mettre l'histoire dans un livre que nous pourrions tous avoir à la maison ma puce." Répondit une autre femme.

Et sur ce tous les enfants hochèrent la tête comme l'avaient fait leurs mères.

"Vous devez pu bli er." Tenta un enfant avec ce nouveau mot.

Et les enfants d' hocher la tête une seconde fois.... et les mamans souriante de refaire de même.

"Les enfants ont toujours raison." Commenta une mère.

"Ciel ne dit pas ça, après ils croiront avoir raison sur tout!" S'indigna une autre voix.

"Oups!" S'exclama la coupable.

Harry rit avec les autres. Et dans son esprit, il se disait qu'il aimerait bien que d'autres puissent lire l'histoire de Phoenix. Et si ce groupe aimait déjà, alors cela voulait sûrement dire que d'autres aimeraient. Il espérait.

"Je vais y penser." Finit-il par répondre à la question. Les mères souriaient et finirent par éloigner leurs enfants en lui souhaitant une bonne journée. Lorsqu'il ne resta plus que le premier petit garçon et sa maman elle posa un bras autour des épaules du garçon et regarda Harry attentivement.

"Vous devriez vraiment le faire publier. C'est une très belle histoire."

Harry sourit et courba la tête en un petit salut. "Je vous promet d'y réfléchir. Il me faut un peu de temps. Cette histoire était pour quelqu'un que j'ai beaucoup aimé."

Et la mère sembla comprendre la peine dans ses yeux. Elle le salua à son tour et lui dit au revoir. Elle n'eut aucun mal à emmener son fils, parce que le garçon restait muet de peur qu'elle ne se rappelle qu'elle allait devoir le punir pour s'être adressé à un inconnu.

Harry rit à nouveau, étonné de cette étrange expérience qu'il venait de vivre. Il se leva et rangea son carnet dans son sac. Puis, lentement, continuant de regarder les feuilles d'automnes tomber à terre, il entama son retour vers sa maison.

Ce soir-là, il sortit le matériel de dessin qu'il avait acheté en cours de route, et s'installa dans son bureau privé. Il avait annulé l'entraînement avec maître Li. Juste pour ce soir il voulait pouvoir laisser son coeur le guider un peu plus longtemps. Maître Li avait été compréhensif... et lui avait donné un rendez-vous pour une session de quatre heures samedi (aouch). Harry pris un crayon et commença à dessiner. Il n'était pas un artiste très doué, mais il sentait que cette fois cela importait peu. Si son travail semblait enfantin à la fin, ce serait parfait pour son récit. Alors il passa le reste de la nuit à dessiner. Et au petit matin, il avait entre ses mains un paquet de pages remplis de mots et d'images. Sur la première feuille il y avait écrit en grand 'un bébé, un sorcier et un phénix', et en-dessous du titre chaque personnage était présent. Le sorcier tenant bébé dans ses bras et le phénix perchait sur son épaule. Dans le ciel la forme d'un dragon et en arrière plan de nombreuses créatures parcourant le récit.

Harry se pencha sur le livre finit. Si beau dans ses couleurs et ses mots. Et tout d'un coup les feuilles de l'automne n'étaient plus celles jaunes et mourantes des arbres, mais celles blanches qui venaient de donner la vie à l'histoire 'un bébé, un sorcier et un phénix'. Et il y avait tant de lumières et de joies dans ce récit, que la mémoire de son petit ange perdu en était illuminée d'une douce chaleur.

Oui, peut-être qu'il devrait le publier finalement.

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Note Auteur: J'espère que c'est aussi réussi que la première partie. Je n'avais vraiment pas prévu que ma muse me fasse écrire une suite si vite.