Une vie un printemps

Note auteur:Ma muse a voulu revenir pour ce chapitre de cette histoire... que j'ai du couper court parce qu'il est minuit 40mn... et que je n'y vois plus assez clair pour corriger toutes mes erreurs. Vive le correcteur automatique qui remarque les mots où les lettres sont inversées.

Ce chapitre est la saison du printemps, ou du moins sa première partie. Le crossover promis de love mode n'arrive qu'à la fin et donc la rencontre que je veux n'aura lieu que dans la deuxième partie que je n'ai pas écrite parce que je n'y vois plus clair... (ai-je été claire?).

Donc PARTIE 1 du printemps.

J'espère vraiment que cette partie va quand même vous plaire... trop fatiguée pour trop m'inquiéter mais demain je vais en baver parce que je n'aurai pas écris plus comme je le voulais... ou parce que je verrai toutes les erreurs que j'aurai la flemme de corriger... et je parle pour ne rien dire alors je m'arrête ^^ Bonne lecture j'espère.


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Une vie Un printemps Part 1

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Les saisons passent. De l'été à l'hiver à l'automne. De si nombreux printemps faisant renaître le cycle du temps. Qui aurait cru trois ans plus tôt... que finalement, la dernière saison viendrait. Trois longues années... belles de vie, tristes de morts. Pour arriver à Ce printemps.

Harry se souvenait encore du lointain été où il avait perdu une vie. De cet automne où les feuilles mortes avaient pris vie sous sa plume. De cet hiver où sa famille avait grandie et l'amour réchauffé son coeur. Il avait attendu ensuite... que le printemps arrive. Mais le cycle magique de ces quatre saisons c'était interrompu pendant trois années. Il ignorait pourquoi il ressentait cette sensation que le cycle n'était pas terminé. Pourquoi le printemps qui avait suivi n'avait pas été assez... ni pourquoi celui qui arrivait après si longtemps était le bon. Il savait et c'était tout ce qui importait.

Etait-il surprenant que vous faire venir le printemps... la personne qui était parti en hiver entre dans sa vie une nouvelle fois? Maître Li. Son professeur devenu ami. Ils n'étaient pas restés en contact car comme l'avait dit maître Li, ils n'auraient pas pu se débarrasser du lien professeur/élève qu'ils avaient. Il fallait pour Harry que la séparation soit totale. Ainsi Harry s'était retrouvé un jour sans aucun adulte pour lui enseigner et le guider, et il avait réalisé que son temps était venu d'être aux commandes de sa vie, de décider quel serait son chemin. Il n'avait pas fallu trop de temps pour arriver à faire son choix. Il avait déjà les bases de son avenir dans ces livres pour enfants qu'il écrivait. Et ce qui manquait à sa vie, il l'avait découvert ce même hiver: une famille, ou du moins le début d'une famille.

Le printemps magique s'annonça par une lettre. Le premier jour à la première heure, un hibou aux plumes grises tachetées de blanc se posa sur la fenêtre d'une chambre au première étage d'une maison... La demeure était grande, pas un manoir mais de quoi accueillir une famille large avec beaucoup d'enfants. Le jardin était plus comme un parc divinement organisé en plusieurs compartiments: comme des quadrillages contenant une miniature de pays différents... un pont au-dessus des carpes et des lotus dans une eau bleu saphir, avec un banc et un décor relaxant. Un labyrinthe de fleurs plus loin, des roses de variétés plus différentes les unes que les autres. Une fontaine entourée d'un bord de pierre servant de banc, cachée sous le couvert d'arbres plantés en un cercle serré. Un lieu secret. Quelques fenêtres étaient ouvertes, y compris celle de la cuisine dans laquelle un homme au cheveux blancs chantonnait en cuisinant. Il était détendu et à part la couleur de ses cheveux, ne paraissait pas avoir plus que la quarantaine. De la fumée s'échappait d'une ouverture menant aux chambres souterraines installées en un grand laboratoire privé. Un homme aux cheveux et aux yeux noirs mélangeait le contenu d'un grand chaudron d'or. Il murmurait les étapes à suivre, vérifiant de temps en temps ses notes pour assurer la réussite de son expérience.

Et bien qu'il y ait des accès aux deux pièces que ses individus occupaient, l'oiseau après avoir jeté un coup d'oeil s'était dirigé vers cette fenêtre fermée mais aux rideaux grands ouverts. Celui qu'il voulait voir était là. Bien qu'occupé et l'animal intelligent ne voulait pas le déranger. Du moins pas encore. Ce que l'homme faisait était après tout plus important que la lettre que le hibou portait. Les oiseaux messagers des sorciers avaient des connaissances qu'aucun hibou non magique possédait. Ils pouvaient trouver le destinataire d'un courrier juste avec son nom, bien que l'adresse soit toujours d'une grande aide. Ils pouvaient savoir si la lettre était suffisamment importante pour interrompre un sorcier dans ses activités (les hiboux n'étaient pas fous et quelques uns après avoir échappé à un mauvais sort avaient compris le danger d'un sorcier mécontent). Hors... le parchemin ne valait vraiment pas la peine d'être rôti d'aussi bon matin... juste pour avoir empêché le sorcier dans cette pièce de... s'accoupler... (après tout c'était là le terme dont usaient les animaux et la cérémonie d'union pour faire des petits ou lier deux époux était vraiment vitale dans leur existence). Certes les deux individus dans cette pièce ne pouvait pas porter d'enfants, cela n'empêchait pas qu'ils étaient liés comme seuls deux compagnons de vie pouvait l'être. Les anneaux dorés aux doigts de leurs mains occupées confirmaient les pensées du hiboux. Ces deux-là n'aimeraient vraiment pas être interrompus. Alors comme tout bon messager qui se respecte il tourna le dos et attendit. Tôt ou tard il pourrait annoncer sa présence.

Dans la chambre, le jeune couple baignait dans la chaleur brûlante de leurs caresses qu'un amour de trois ans n'avait fait qu'enflammer chaque jour jusqu'à cette incroyable semaine qui venait de s'écouler où ils s'étaient promis l'éternité devant témoins. Neville, Luna, grand-mère, Severus et Remus, avaient assistés à l'échange de voeu magiques et au bonheur d'enfin appartenir que les deux jeunes hommes avaient obtenus. Mari et mari. Drago et Harry. Malgré les amis qu'ils avaient gagnés avec le temps, seul ce petit groupe avait pu participer à leur journée. Parce que seul ce groupe connaissait toute la vérité de leur longue histoire. De leurs luttes d'enfances qu'ils étaient les seuls à garder en mémoire après le sort que Harry avait jeté sur le monde pour être oublié. A leur romance inattendue et si bienvenue qui avait menée à ce jour d'union. Et depuis... sept jours avaient presque passés et ils étaient dans la phase qu'ils n'avaient pas quitté en trois ans: l'amour fou, passionné, et avec des réveils remplis d'activités.... Ils étaient tellement pris dans le regard et les gestes de l'autre qu'ils ne remarquèrent jamais l'arrivée du messager. Peut-être se serait-il arrêtés pour recevoir et lire le parchemin... ou peut-être pas.

Drago serra son étreinte sur le jeune homme qu'il gardait prisonnier sous lui. Il observa l'instant où les yeux verts roulèrent de plaisir et son époux se perdit dans les sensations qu'ils créaient. Et puis, à son tour il se laissa aller, sûr d'être rattrapé dans les bras de son bien aimé. C'est alors qu'il reprenait sa respiration l'oreille contre le coeur trépidant de son mari, qu'un bruit vint interrompre le pur bonheur de leur union. Le noble Malefoy leva des yeux meurtriers vers la fenêtre de leur chambre.

Le hibou de son côté maudissait le stupide oiseau de malheur qui venait de se poser à côté de lui et avait tapé son bec contre la vitre sans attendre. L'espèce d'imbécile avait même le toupet d'être hautain et de lui jeter des coups d'oeil condescendants. Cet intrus déshonorait vraiment la race des hiboux messagers. Un rire profond ramena le premier hibou à l'objet de sa longue attente. Un jeune homme à peine couvert d'un drap vert s'était soulevé sur un coude et partageait son attention entre la fenêtre et le blond qui tentait toujours de tuer les oiseaux d'un regard.

Le brun souriait gentiment dans la direction du hibou gris dont il semblait comprendre le dilemme. Ses beaux yeux émeraudes brillaient de vie et de bonheur. Il posa une main sur la joue du blond, le forçant à rediriger son attention sur lui.

"Je m'occupe d'eux pendant que tu va préparer notre bain." Murmura-t-il à sa tendre moitié.

Bain... leur bain... il y avait toute une promesse dans les doux mots et le doux sourire qui fit perdre toute colère au blond qui s'empressa de se lever et courut dans la salle de bain. Enfin, il marcha dignement un peu plus vite que d'habitude. D'après lui. Harry n'avait aucun doute qu'il avait bien vu son mari courir, mais il ne dirait rien. Harry se leva et sécurisa le drap autour de sa taille. Il marchait un rien plus difficilement après les activités du matin mais son visage restait lumineux. Il ouvrit la vitre et pris la précaution de s'écarter du chemin du hibou à l'air hautain qui essaya en vain de se poser sur son épaule. D'un geste de la main Harry l'envoya vers la table installée près de la seconde fenêtre. Il avait le sentiment qu'il savait de qui venait cet intrus et son message. Le hibou hulula avec mécontentement mais fit comme ordonné. Le sorcier avait du pouvoir et l'utiliserait sans hésitation. Le second hibou sautillait toujours sur le rebord extérieur, les yeux remplis de doute et jetant un regard indigné à l'attitude de l'autre.

"Oui je sais. Il ne représente pas toute votre race. Heureusement. J'avais..." Et là le jeune homme s'arrêta un instant. "J'avais une merveilleuse amie qui m'avait pris pour sorcier et ami. Elle était blanche comme la neige et adorait porter mes messages."

Le hibou le regarda avec de grands yeux compréhensifs. Il n'y avait pas de doute que cette amie avait été un noble hibou, digne de ses devoirs dans le monde sorcier.

"Elle a disparue il y a trois ans. Je sais qu'elle est vivante mais je n'arrive pas à la retrouver. Il y a sûrement une raison, mais elle me manque beaucoup."

Le hibou hulula pour le rassurer. Il pouvait sentir le lien magique entre l'homme et sa compagne absente. Si le lien était toujours là alors aucun des deux ne cherchait volontairement à éviter l'autre ou lui faire du mal. Quelque chose retenait l'amie du sorcier. Mais un jour elle reviendrait. Le hibou ignorait comment il savait que c'était vrai, alors il se contenta de hululer à nouveau pour soulager le sorcier.

"Merci." Murmura Harry. Son coeur se fit plus léger et il se pris à penser que Edwige le trouverait et ils ne se quitteraient plus jamais. Il sourit à l'oiseau et lui offrit son bras, provoquant un son indigné du messager hautain dans la chambre. Il se retint de peu de rappeler Drago pour qu'il s'occupe de l'intrus. Déposant son passager sur lit il rejoignit l'autre hibou à la table et d'un geste de la main sa magie détacha le parchemin de la patte du hibou. Un second geste envoya l'animal voler dans l'air et par la fenêtre ouverte qui se referma au nez de l'imbécile.

Un hululement venant du lit sembla dire 'bien fait', ce qui rendit à Harry son sourire. Un nouveau mouvement de ses doigts fit briller l'enveloppe qu'il n'avait toujours pas physiquement touché. Elle devint d'un rouge cramoisi qui le fit reculer.

"Maudit Dumbledore!" S'exclama-t-il.

"Harry?" Fit la voix inquiète de Drago depuis le seuil de salle de bain qu'il venait de passer. Le blond regardait Harry avec inquiétude.

"Encore un mot de Dumbledore... avec un portoloin intégré."

"Je suis désolé..." Dit Drago en fermant les yeux. La seule raison pour laquelle le vieux directeur pouvait les joindre était l'ordre qu'il avait obtenu de la cour anglaise de garder le contact avec lui afin de vérifier que Drago et Severus étaient toujours sous contrôle de Lord Potter et non quelque part à faire de la magie noire. Le vieux fou en profitait pour envoyer des portoloins régulièrement, pensant un jour pouvoir duper Harry ou bien l'un des membres de la maisonnée et les avoir à nouveau sous la main en Angleterre.

Une main posée sur sa joue coupa ses pensées noires.

"Ce n'est pas de ta faute s'il est si tenace. S'il se rappelait qui j'étais il essaierai encore plus fort. Le simple fait que je sois un Potter est assez pour le faire persévérer. Mais s'il découvrait que je suis celui qui a fait échouer tous ses plans: son sauveur disparu... là nous aurions des problèmes. Que tu sois avec moi n'est qu'un bonus pour lui. Enfin... il ne sauras que demain que tous ses nouveaux plans ne valent plus rien, une fois que les sept jours de mariage auront passés." Les derniers mots étaient dit avec tellement d'amour et de joie enfantine que Drago ne put s'empêcher de saisir son époux entre ses bras et de faire tomber le drap qui le recouvrait afin de donner à ses mains libre accès à la peau douce. Le baiser était à deux doigts de devenir bien plus lorsqu'un hululement timide se fit entendre. Drago haussa des sourcils en agacement mais Harry souriait encore.

"Ah ah! Autant pour moi, j'ai oublié mon ami." Annonça le brun provoquant un haussement de sourcil plus prononcé de son époux.

Harry se dirigea en rougissant vers l'oiseau posé sur le lit, conscient qu'il était entièrement nu mais n'osant pas se baisser pour ramasser le drap sous peine de ranimer le désir de Drago et de ne plus pouvoir lui échapper. Hors il voulait vraiment savoir ce que ce message là contenait. Il enleva gentiment le fardeau du messager et fit apparaître un bol d'eau et un peu de nourriture pour son invité. Car le hibou avait tout d'un invité pour lui, ce qui le gênait encore plus d'être ainsi découvert.

L'écriture sur l'enveloppe le laissa paralysé sur place rendant Drago plus inquiet encore. Mais le murmure de la voix de Harry l'empêcha d'attraper le parchemin dans sa crainte d'un mauvais coup de Dumbledore.

"Maître Li."

D'une main tremblante, s'appuyant sur le torse de Drago qui s'était placé derrière lui, Harry ouvrit le message.

Mon ami,

Trois années ont passées. Il est loin le temps de l'enseignant et son élève. J'ai observé de loin, avec l'aide de nos très cher conseillers gobelins. Heureux de savoir que vous faisiez de même de votre côté. Je ne serais pas surpris que vous sachiez déjà la majorité de ce qui m'est arrivé depuis. Autant les bonnes que les mauvaises nouvelles.

Tout comme je sais tout de vos mésaventures avec un certain vieux sorcier qui aura son dû le moment venu. Ainsi que la merveilleuse nouvelle de votre union secrète dont j'espère les résultats seront tels que vous les souhaitez tous deux. Après tout, une fois devenu votre égal votre époux n'aura plus à répondre à cette parodie de justice du gouvernement anglais.

Comme vous voyez mon ami, j'ai réellement suivi votre vie de près.

Je dois vous avouer que j'avais prévu de ne vous contacter que lorsque tout dans ma vie serait réglé , sans jamais vous avoir mêlé à mes ennuis. Mais vos actes, vos gestes d'amitié sont arrivés juste à temps pour nous éviter le pire à ma famille et moi. J'ai été surpris par votre générosité, même en connaissant si bien votre coeur je ne m'y attendais pas. Vous êtes apparemment devenu plus sage que moi. Et je suis dans votre coeur plus que je ne croyais pouvoir mériter. Comment espérer autrement d'un coeur tel que le votre?

Alors j'ai accepté ce don de vous qui nous a sauvé pour quelques temps. L'avocat a annulé le contrat de mariage qu'a exigé une famille ennemie sous prétexte d'une dette de vie. La dette a été prouvé inexistante, leur coutant un dédommagement important. Malheureusement avant que nous ayons pu obtenir le 'divorce', le mariage avait été consumé. Ayant été alors mariée ma fille n'a pas pu porter plainte contre celui qui l'avait forcée. Même si cette famille l'a enlevée et mariée avant que j'ai pu la retrouvée, notre justice ne peut rien faire car ma fille a signé les papiers. Peu importe qu'on lui ai fait croire que je devais une dette de vie quand ça n'était pas le cas.

Maintenant nos ennemi attendent impatiemment qu'un autre mois s'écoulent car après deux mois ils pourront vérifier si la potion de fertilité qu'ils ont fait boire à mon enfant a marché ou non. Si oui... après nos tentatives pour porter plainte ils pourront annoncer que nous ne voulons pas d'un enfant d'une telle union et de leur sang. Et ils obtiendront la garde. Simplement parce que nous ne reconnaissons pas le mariage nous serons vu comme réfutant nos droit à l'enfant.

Bien qu'il nous reste un mois, nous avons déjà la preuve au vu des signes que ma femme a observé que notre fille porte un enfant.

C'est pour cela que je demande votre aide à présent. Parce que vous m'avez traité comme un membre de votre famille plus qu'un simple ami. Pour ce fait et pour l'amour que je sais vous portez à tout enfant qui croise votre route. De nos longues discussions où vous parliez déjà de fonder une famille avec beaucoup d'héritiers. De l'amour pur que vous avez réservé dans votre coeur pour ces vies que vous attendez de voir entrer dans la votre. L'une des solutions dont nous avions parlé: l'adoption par potion me vient à l'esprit. Bien entendu le juge a posé un sort sur ma fille pour que nous ne puissions pas altérer le sang de tout enfant qu'elle porterait. Mais nous avons un secret. Un que nous ne passons que dans notre famille, dans laquelle vous êtes déjà inclus.

Peut-être plus un neveu qu'un ami à la fin.

Ce secret est simple: une potion rare qui n'a été faite que deux fois dans toute l'histoire de la magie et uniquement par ma famille dans le plus grand secret. Aujourd'hui je ne peux pas la faire de par la surveillance constante sous laquelle ma justice nous a placé. Mais vous avez dans votre maisonnée un individu qui pourrait.

Alors je vous demande ce service, sachant le danger dans lequel vous vous soumettrez si vous acceptez. Et non seulement pour faire cette potion mais comme je l'espère pour prêter votre sang et devenir le 'père' du bébé. Ma fille a accepté à la condition que je trouve une personne de confiance et qui la laissera voir son enfant, de faire croire qu'elle sert de mère porteuse à un autre couple. Hors vous êtes le seul mon neveu en qui je crois assez. Et le seul qui je sais aimera cet enfant et l'élèvera dans notre grande famille unie. L'union de ma lignée et de la votre.

J'espère de tout coeur que votre époux sera d'accord, car je sais que seule son opinion peut vous faire refuser.

Dans le cas d'une décision positive j'ai joint les instructions pour la potion, qui devront être brûlées après utilisation. Ce n'est que par chance que j'ai pu accéder à cet hibou pour ce long voyage de mon pays au votre. Un ami précieux m'a laissé profiter d'une de ses visites pour passer mon message. Personne ne saura que je vous ai contacté. Je demande encore l'impossible mais si vous acceptez et ajoutez votre sang à la potion, vous aurez aussi à trouver le moyen de me faire parvenir la fiole sans que personne ne s'en aperçoive. Je ne pense pas que le hibou de mon ami peut revenir sans être détecté dans ma demeure et je ne verrai pas mon ami pour le mois à venir afin de ne pas éveiller les soupçons.

J'attends et j'espère votre réponse sous toute forme qu'elle prendra.

Votre oncle Ruiao Li

Et en effet, la potion était décrite sur la page suivante. Harry s'était de plus en plus appuyé sur son époux pour le soutient qu'il savait pouvoir obtenir de lui. Par-dessus son épaule Drago lisait. Il pris la recette des mains tremblante de son mari et la parcouru des yeux. Puis il déposa un baiser sur le front d'Harry et s'écarta de lui.

"Je vais donner le parchemin à oncle Sev. Je te rejoindrais dans le bain dés qu'il l'aura." Harry rit un peu à la mention du nom que son époux donnait à leur oncle favoris. Il était le seul à l'appeler ainsi. Comme Harry était le seul à appeler Remus 'papa Remi'. Le plus souvent se contentant de 'papa' puisqu'il était la première personne qu'il pouvait appeler ainsi dans sa vie. Harry laissa Drago partir et abandonna le hibou à son repos bien mérité après son voyage depuis le japon. L'animal semblait parfaitement heureux de rester perché sur le montant du lit alors Harry se retira dans la salle de bain où il se glissa dans l'eau chaude et parfumée qu'avait préparé Drago.

Il resta ainsi sans penser à quoi que ce soit quelques minutes. Il se rappelait de ce qu'avait dit le dieu serpent de ses devoirs. Tout en comprenant qu'il pouvait les accomplir quand il voulait ou plutôt quand il serait prêt. Il n'était pas forcé d'accepter un bébé et de lui donner son sang. Il était en paix avec son désir de fonder une famille et l'amour qu'il savait posséder pour tout enfant à venir. Alors ce qu'il lui restait vraiment à se demander n'était pas les raisons qu'il aurait d'accepter ou de refuser mais à partir de quand préparer la chambre du bébé, s'ils restaient vivre ici ou s'ils emménageaient au Japon pour permettre à la jeune mère de voir son enfant. S'ils partaient? Remus et Severus viendraient-ils avec eux ou resteraient-ils ici? Avec un sursaut il se rendit compte que s'ils allaient au Japon Severus serait forcé d'aller avec eux de par le décret anglais qui faisait de Harry son gardien. Il ne pouvait pas lui faire ça, lui faire quitter son laboratoire et le conseil des maîtres de potions. Et il y avait l'hôpital où ils étaient tous volontaires. Harry secouait la tête violemment dans son agitation lorsque deux mains posées sur chaque joue bloquent son mouvement.

"Chhh." Murmura Drago contre son oreille. "Severus a déjà décidé. Tout ira bien Harry. Tout ira bien."

Et Harry laissa couler ses larmes, réalisant quel choix avait été fait. Severus savait trop ce qu'était de souffrir des actions des autres pour laisser une innocente vivre la même chose. D'autant plus que la jeune fille n'était que cela: une jeune fille pas encore adulte, tout juste de l'âge officiel de mariage et n'ayant pas encore terminé ses études. Ils avaient tous suivi avec Harry ce qui arrivait à Maître Li. Le dernier mois et les souffrances de l'homme qu'ils ne pouvaient partager que de loin était ce qui avait poussé Drago a demander la main de Harry. Réalisant que le temps qu'ils passaient ensemble était trop précieux pour attendre plus. Les bénéfices de leur mariage était un bonus inattendu auquel ils n'avaient pas pensé. Les gobelins avaient du leur mettre un livre poussiéreux sous le nez pour qu'ils découvrent que l'union allait libérer Drago de l'Angleterre. Seul Severus restait prisonnier. C'est pourquoi Harry ne voulait pas le faire souffrir en changeant sa vie ainsi.

Mais ils n'avaient plus le choix. Une adolescente et un bébé avaient besoin d'eux.

La potion fut envoyé le lendemain. Severus avait passé la nuit au chevet de son chaudron favoris. Il y avait longtemps qu'il ne s'était pas senti aussi libre. Parce qu'il avait pris cette décision en toute connaissance de cause et par ses mots avait choisit la voix que prendrez Harry. C'était le sacrifice et le don d'un oncle pour son neveu. Il savait que Harry aurait essayé de trouver un moyen de le laisser libre et dans ce pays où toute sa nouvelle vie était déjà assurée. Il y serait peut-être arrivé. Qui pouvait dire ce que Harry pouvait ou non faire? Mais pour la première fois Severus avait compris ce qu'avoir une famille signifiait. Sacrifice et don. Les deux si étroitement liés que la plus grande peine pouvait aussi faire naître le plus grand bonheur. Cet enfant à venir, il le sentait, serait une bénédiction dans leur vie. Une nouvelle étape, une renaissance.

Alors l'homme passa la nuit à créer la potion, prenant plaisir à savoir qu'il n'était que le troisième au monde de toute l'histoire de la magie à la réaliser. Elle était simple pour le peu de temps qu'elle prendrait, car qu'est-ce qu'une nuit quand certaines potions prenaient des mois. Et compliquée par le mélange rare et explosif d'ingrédients tout aussi rares. Il était bon que Harry ait mis à sa disposition les meilleurs et plus précieux ingrédients possibles. La plupart venant très étrangement d'une même source: un jeune homme à la main verte qui avait même offert quelques plumes d'un phoenix qui les avait donné volontairement. L'expérience de cette nuit fut révélatrice pour Severus. Il découvrit qu'il y avait encore des secrets de par le monde qu'il pouvait apprendre pour s'améliorer et créer. Certes il était le plus jeune maître de potion en Europe, ainsi que dans ce pays qui l'avait abrité pendant trois ans, mais il n'avait jamais quitté ces frontières. Jamais visité les autres cultures ayant concentré son attention sur l'Angleterre. D'après ce qu'il voyait de cette potion, il pouvait déjà corriger certaines des erreurs qui l'empêchaient de trouver des cures pour des maladies sorcières et moldues. La tête pleine d'idée il s'imaginait tout ce qu'il pourrait accomplir. Il avait du talent et pouvait s'adapter sans difficulté. Le monde ne saurait jamais ce qui l'avait frappait.

Au matin, dés que la potion fut finie, il appela un certain phoenix et lui confia la précieuse fiole à laquelle Harry avait ajouté son sang. Bientôt il y aurait plus de vie dans leur famille et Severus ne put s'empêcher de sourire à son neveu et son filleul. Le couple en resta muet de surprise. Il y avait un sens de joie et de liberté chez cet homme pourtant prisonnier. Harry se prit à espérer. Le printemps avait commencé.

Pendant un mois le silence n'eut rien d'oppressant ou de terrifiant. Peut-être parce qu'il était rempli de sons à longueur de journée. Des pieds courant d'une pièce à l'autre pour rassembler les derniers objets et fermer les malles. Les vêtements et autres nécessités gardés pour les dernières minutes avant le départ. Au lieu de fermer le laboratoire comme il avait redouté devoir faire, Severus se vit passer un contrat que Harry avait entièrement écrit. Ces papiers mettraient la guilde des maîtres de potions à la tête du laboratoire tout en restant sous le nom de Severus et Harry en tant que son gardien. Severus pourrait passer ses découvertes depuis le Japon et même commencer une nouvelle chaîne de fabrication sur place avec de nouveaux employés. Ce qui le mettait en possession d'une entreprise en devenir. Et au lieu de devoir être engagés dans un autre pays pour découvrir le métier des potions ou se perfectionner comme les maîtres de potions faisaient depuis des siècles, il y aurait maintenant un lien entre plusieurs pays. Etre apprenti dans un pays sous le logo des laboratoires de Severus permettrait d'entrer dans un autre pays à condition de rester dans les laboratoires de l'homme. Il n'y aurait plus tout ces secrets que gardaient chaque culture sans vraiment le réaliser. Seules les potions les plus importantes passaient les frontières tandis que les plus petites et pourtant plus efficaces d'un pays à l'autre étaient ignorées. Severus était en train de faire plus qu'aucun maître de potion avant lui. Tout ça parce que le système ressemblait trop aux systèmes de laboratoires scientifiques moldus pour être considérés par les familles pur sang. De plus avec la fin de cette dernière guerre, la croissance ne pouvait qu'augmenter et ouvrir de nouvelles portes pour tous.

Harry trouva des volontaires parmi les apprenti du laboratoire pour continuer leur soutient aux enfants malades de l'hôpital. Certains avaient même contactés les membres non magiques de leur famille pour ceux qui étaient de parents moldus et avaient commencé un calendrier de volontariat. Il n'y aurait pas un jour où l'hôpital serait vide de vie et de magie.

Drago avait demandé aux gobelins de trouver une personne de confiance pour continuer son travail sur les finances du bâtiment pour éviter qu'un autre criminel ne vole les caisses. Le directeur lui en était très reconnaissant. Surtout qu'il avait appris l'année d'avant l'existence du monde magique lorsque Severus lui avait demandé de servir de lieu test à certains des médicaments qu'il avait créé à partir d'herbes moldues et quelques plantes magiques dont l'ajout serait maintenu secret par le gouvernement. Grâce à ces essais ils avaient pu sauver des vies. Pas toutes les vies des enfants malades mais suffisamment pour faire une différence. Après cette présentation au monde sorcier le directeur aurait grand besoin de garder contact avec les gobelins pour garder accès aux rares médicaments que Severus créait. Les traitements n'étaient pas encore disponibles au reste du monde mais étaient en bonne voie de le devenir.

Remus qui s'était concentré sur l'hôpital et la maison n'avait rien de particulier à régler alors il aidait qui voulait de leur famille. Il avait profité de ces trois années pour reprendre des forces et profiter de la vie comme il n'avait jamais fait avant. Il s'occupait avec soin des repas avec Harry, servait d'assistant à Severus de temps en temps, et parlait avec Drago lorsque celui-ci avait besoin de conseils sur une certaine personne dont le nom resterait secret. Il verrait s'il chercherait un travail une fois à destination. Harry lui avait fait comprendre qu'il pouvait prendre son temps et vivre simplement, pour rattraper toutes les années perdues aux mains de Dumbledore, la guerre, et leur ancien pays. L'homme loup avait pris en compte son avis avec succès. Remus était libre, heureux et avait une meute famille. Il était vivant.

Ils attendaient tous avec impatience d'entendre les nouvelles du Japon. La fille de maître Li devait faire croire aux autorités qu'elle avait involontairement avalé une potion de grossesse destinée à sa mère qui avait accepté d'être mère porteuse pour un couple d'amis. Ne pouvant avaler de sérum de vérité ils ne pourraient pas prouver qu'elle mentait. Plus: une fois le test de paternité terminé, ils auraient la 'preuve' qu'elle avait dit la vérité. Puisqu'elle n'avait pris aucune potion pour changer le sang du bébé et rien n'indiquait que la potion de fertilité qu'on l'avait forcé à avaler n'avait pas interféré avec la potion de grossesse au lieu de la création d'un enfant après le mariage annulé. La jeune fille avait toutes les raisons au monde pour réussir à passer cette épreuve devant la court de justice.

Et une fois les parents biologiques de l'enfant déclarés, maître Li devrait appeler le couple ami pour les informer de l'incident. Harry et les siens s'empresseraient alors de venir. Ils vivraient chez la famille Li le temps de trouver une maison et à ce moment-là les gobelins enverraient les malles et meubles de leur dernière demeure. C'était simple mais tellement de choses pouvaient mal tourner dans leurs plans.

La chance semblait-il était de leur côté. Le test de paternité provoqua de si fortes protestations que le juge fut forcé de faire arrêter trois des membres de la famille ennemie. Ces hommes étant les chefs de famille, les femmes profitèrent qu'ils soient momentanément enfermés pour se libérer des divers contrats de mariages et autres qui les avaient maintenues prisonnières depuis des années. Il fut découvert que cette lignée forçait toutes ses femmes à entrer dans la famille de façon illégale. Certaines d'entre elles, qui n'avaient jamais pu révéler leur secret à leur famille de sang ne voulant pas les faire souffrir avec elles, furent libérées avec compensations de leur servitude secrète et de leur souffrance. Des vingt hommes qui composaient la lignée, aucun n'avait vu venir cette rébellion étant coincés dans les couloirs du gouvernement pour faire libérer leurs chefs de famille. Tous furent arrêtés en même temps pour le même crime et vingt familles différentes, liées aux diverses jeunes femmes, apprirent avec stupeur les tortures infligées à leurs filles, soeurs,nièces, petites-filles. Ils avaient la chance que les enfants nés des vingts union soient tous sous l'âge auquel les hommes de la lignée commençait leur 'éducation'. Les quelques préjudices qui avaient pu être passés pouvaient être oubliés avec le soutient nécessaire.

L'affaire était telle qu'elle toucha les journaux moldus. Il ne fut jamais fait mention de magie bien sûr. Mais le nombre de moldus dans les différentes familles était tel que le secret ne pouvait être gardé. Les crimes d'enlèvements et de torture furent mis à jours dans les papiers, le gouvernement magique échappant de peu à la révélation de son existence. Le procès qui avait provoqué la suite d'évènement du relâcher une version corrigée des débats et interrogatoires. Dans les journaux on pouvait lire qu'une jeune fille avait été enlevé 'après' avoir accepté d'être mère porteuse pour des amis de sa famille. Elle était d'âge à pouvoir prendre ce genre de décision si soutenue et conseillée par sa famille aussi la situation ne fit-elle pas grand bruit. Ce qui choqua la population fut son enlèvement et le mariage forcé ainsi que 'la nuit de noce' par une lignée qui apparemment n'en était pas à sa première fois. On ne parlait plus que de ça dans les rues et du soulagement de la jeune fille en apprenant que son bourreau n'était pas le père de l'enfant qu'elle portait grâce à l'insémination qu'elle avait subit avant l'enlèvement de par sa propre décision.

L'enfant était vu comme une bénédiction et par respect aucun nom ne fut donné ce qui permettait à la jeune fille inconnue de rester dans l'ombre et d'avoir une vie aussi normale que possible.

Ce fut dans cette atmosphère qu'arriva la famille Rogue-Malefoy-Lupin-Black-Potter. Harry et Drago se présentèrent devant le juge responsable de l'affaire qui voulait s'assurer de leurs intentions au sujet de l'enfant à venir et la famille de la mère. Il fut surpris d'apprendre le nom des jeunes hommes qui par décision commune avaient pris le nom Black pour leur mariage. Parce qu'ils étaient tous deux liés à ce nom, ce nom les liait un peu plus. Hors les Black étaient très connus au Japon pour leur immense richesse et la variété de propriétés qu'ils possédaient dans le pays. Ils avaient beau être des pur sang sorciers ils avaient su gérer leur argent sans s'occuper de la provenance de leurs possessions. De plus si un jour le monde magique était révélé et les purs sangs parvenaient à gouverner le monde alors ils auraient bien besoin de ces terres et demeures.

Harry présenta une déclaration de revenu au juge lui permettant de savoir que le jeune homme était l'héritier et gardien des fortunes Black ainsi que d'autres familles dont au moins deux noms étaient connus dans le pays. L'une de ces familles était étrangement celle des Prince dont Severus était le descendant et héritier mais que Harry gérait à cause du décret anglais que leur famille maudissait chaque jour. Une Eileen Prince avait disparue mystérieusement après avoir passé plusieurs mois dans ce pays. Un homme d'influence avait essayé de la retrouver en vain pour raison inconnue. Le fait qu'une étrangère ait ainsi attiré l'attention d'un homme qui était riche et soupçonné d'activités illégales quoique jamais prouvées, avait fait le tour des officiers de police puis des bureaux des juges. Cet homme était apparemment l'un des plus surveillés et inatteignables du pays avant sa mort. Sur le moment Harry ne posa pas plus de question, gardant les informations dans un coin de son esprit pour les transmettre à Severus plus tard. Il ne savait pas que ce n'était que le début de révélations qui allaient changer la vie de l'homme.

Le juge impressionné les laissa partir et ferma cette page de l'enquête, heureux que la jeune victime aurait au moins une fin heureuse à son histoire. Le jeune Lord Black avait signé un contrat dans lequel il promettait d'assurer la sécurité financière de la mère en devenir jusqu'à la fin de ses jours. Ce n'était pas une grande dépense pour Harry et Drago avec leurs deux fortunes réunies. Et la fille de maître Li méritait ce geste et cette sécurité.

Au soir de leur arrivée au Japon, Harry put enfin retrouver celui qui lui avait tant enseigné.

"Oncle Li." Murmura-t-il devant l'homme toujours aussi impressionnant et digne.

L'homme soupira de soulagement au nom qui lui donnait enfin une place dans le coeur de Harry. Il s'était attaché au jeune homme mais avait craint que ses demande ne soient de trop pour leur amitié. Encore une fois il s'était trompé quand à la profondeur de cet être rare. Harry ne se rendait même pas compte que toute autre que lui n'aurait pas agi comme il l'avait fait. Qu'un autre aurait demandé le remboursement de cette dette un jour ou l'autre, aurait tenu l'enfant à venir en otage d'une manière ou d'une autre. Un autre que Harry aurait fait souffrir les Li là où le jeune homme leur donnait liberté et espoir. Et il avait même agrandi leur famille.

"Mon très cher neveu." Répondit oncle Li en serrant le garçon contre son coeur. "Merci." Et il posa sa main sur la bouche de l'autre pour interrompre ce qui aurait pu amoindrir ces derniers mots.

"Parfois." Annonça-t-il. "Il faut savoir accepté d'être remercié."

"Parfois seulement alors." Sourit Harry ce qui fit rire le vieil homme. Le garçon n'avait pas changé de ce côté là. Plus mature, plus sage, plus sûr de lui, mais certainement toujours aussi modeste.

Oncle Li se tourna vers une jeune demoiselle aux grands yeux et aux longs cheveux noirs. Elle était une beauté ce qui expliquait pourquoi un homme l'avait voulue au point de l'enlever. Drago la regarda avec étonnement avant de se tourner vers son parrain. Il n'avait jamais remarqué que Severus possédait un rien de traits orientaux. La noirceur de ses yeux et leur profondeur avaient cette touche un peu étrangère qui à première vue passait inaperçue. Et même en connaissant l'homme si on ne savait pas pour quoi chercher on ne voyait rien. Pourtant c'était bien là et Drago se dit qu'il devrait en parler plus tard avec son oncle de coeur. Son oncle Sev.

"Bonjour." Fit la voix timide de la demoiselle. Harry s'avança doucement et tendit la main vers elle, dirigée vers le ventre encore plat. C'était à elle de décider s'il avait le droit ou non de la toucher. Après ce qu'elle avait vécu ce geste était bienvenu. Et pour cette raison elle n'eut aucune hésitation. Elle reçut un choc cependant quand la main se posa comme un papillon sur son estomac. Une magie frôla la sienne et toucha l'enfant en elle. Elle sentit le lien se créer entre ce Harry et le bébé. Le même lien qu'elle sentait déjà en tant que mère et soudain elle sut que le bébé serait vraiment à ce jeune homme qui l'élèverait. Que même si elle était liée par cette moitié de sang et de coeur, lui avait donné son âme à l'enfant. Le lien était plus profond et plus important. Elle ne savait pas pourquoi mais dans cette seconde elle l'acceptait et même se sentait soulagée. Heureuse que cet enfant serait aimé sans limite et protégé. Il y avait plus que de la magie en action, il y avait un pouvoir béni qu'elle ne reconnaissait pas mais qu'elle savait dépasser tout ce qu'elle serait jamais pour ce bébé. Il n'y avait pourtant aucun regret mais une grande joie de pouvoir faire partie, ne serait-ce qu'un peu, de ce lien. Harry lui sourit et elle sut qu'elle serait à jamais une part de cette famille et qu'elle serait autant acceptée que l'être qu'elle portait.

"Harry je te présente ma fille Sakura. Sakura ton cousin Harry." Annonça Oncle Li. Il n'y avait plus besoin de formalités entre eux. Lui aussi avait senti le lien qui se créait avec l'enfant et reconnaissait la magie qui semblait n'appartenir qu'à Harry. Un don dont il ne savait rien de plus qu'il était important.

Sakura pris la main de Harry, puis avec hésitation celle de Drago qui fut présenté comme son époux, et les conduisit avec un pas presque enfantin dans ses sautillements enthousiaste dans le salon. Sa mère était partie chercher le thé pour leurs invités aussi la jeune fille pris sur elle d'être l'hôte digne et respectueuse. Son père la regardait avec amusement mais comprenait qu'elle essayait d'être aussi responsable que possible pour prouver qu'elle serait une bonne influence sur l'enfant qu'elle ne pouvait pas élever.

Ce fut Drago qui détendit sa 'cousine' puisqu'à présent qu'il était marié à Harry tout ce qui était au brun était au blond à égalité. Il aborda le sujet qui était sûr de prendre toute l'attention de Sakura: la chambre du bébé. Entre un maniaque de la mode et une adolescente à la même caractéristique... il était fatal qu'ils s'entendent sur ce sujet. Harry osa tout de même donner son avis, faire quelques demandes qu'il espérait seraient acceptées. Il voulait qu'un mobile magique avec des serpents multicolore soit installé au-dessus du berceau. Il l'avait fait fabriquer par les gobelins et s'était assuré que les serpents chantaient une berceuses. C'était un objet qu'il voulait être transmis de génération en génération, sa contribution à la lignée qu'il commençait. Il avait peur que son idée soit stupide mais Drago savait bien que c'était un symbole de rassurance qui lui avait manqué étant bébé lorsqu'il avait commencé à vivre dans le placard sous l'escalier chez sa tante. Le mobile, qu'il avait pu voir, était en fait assez comique avec ses serpents aux couleurs arc-en-ciel et ses sifflements doux qui avaient réussis à endormir Harry lorsqu'il l'avait mis en marche pour la première fois.

Harry voulait donner à ses enfants une enfance merveilleuse, pleine de magie et de rêve. Il y aurait bien assez d'épreuves dans leur vie avec l'histoire des membres de leur famille et les précautions qui devraient être prises pour assurer leur sécurité. Surtout tant que Dumbledore essaierai de mettre la main sur Harry ou qui que ce soit de son sang. Les enfants sauraient ce qu'est de vivre dans la réalité tout en étant offert des rêves inoubliables.

Sakura sentait les non dits de la conversation et voyait la tristesse dans le regard de son nouveau cousin et père de son enfant. Il ne pouvait y avoir qu'une raison pour laquelle le sujet de l'enfance soit aussi douloureux pour lui et elle se promit de l'aider au mieux qu'elle pourrait à faire pour le bébé tout ce qui lui avait manqué à lui.

Oncle Li et son épouse Samara, qui était d'origine indienne et qu'il avait rencontré par pur hasard dans sa jeunesse, étaient aux anges. Les mois de peur et douleur venaient enfin de se terminer et la joie qu'avait apporté ce petit groupe d'hommes guérissait leurs âmes. Les plans pour l'enfant était simplement un moyen de plus de les unir. Mais même sans ça, oncle Li avait souvent parlé de son ancien élève à sa famille jusqu'à leur faire réaliser qu'il souhaitait être plus qu'un professeur pour le jeune homme. Voir son voeu se réaliser en même temps que voir la fin d'une longue épreuve étaient annonceur d'un printemps rempli de vie. Il y avait longtemps qu'une saison n'avait pas été aussi vrai dans sa description qu'en ce moment.

Sauf pour oncle Li qui avait vécu un automne avec son jeune élève et avait vu la magie qu'il pouvait apporter aux saisons. Il n'était pas sûr que sans lui le printemps ait pu prendre d'aussi belles couleurs pour eux.

C'est ainsi que passèrent les premiers jours de cette nouvelle saison. Les bourgeons fleurissaient et les habitants de la demeure des Li s'épanouissaient avec eux. Il était facile d'être heureux après avoir été libéré d'une prison de malheur. C'était encore plus vrai pour Drago qui n'était plus sous la responsabilité de Harry mais au contraire était son égal et hors de la juridiction anglaise pour le restant de ses jours. Ce qui était encore mieux était la découverte des avantages de prendre la nationalité japonaise pour Severus. Surtout au vues de son talent en potion dont le gouvernement voulait profiter maintenant qu'il était dans leur pays. Hors rien de mieux pour lui faire apprécier leur magnifique pays que de faciliter sa vie ici. C'est avec un cri de joie que personne n'avait jamais entendu de Severus Rogue qu'il réveilla un jour toute sa famille, y compris une mère en devenir quelque peu grincheuse avec l'arrivée des nausées matinales.

Severus était libre. Le gouvernement japonais refusait de faire valoir le jugement anglais sur son sol. Personne ne pouvait l'extrader ou venir le surveiller. Il pouvait agir comme il voulait, prendre ses propres décisions, et vivre comme il l'entendait au Japon. Si avec ça il n'aimait pas ce pays alors les japonais voulaient bien en manger leurs baguettes. Ils ne savaient pas que non seulement ils avaient gagné un citoyen de génie à vie, mais aussi toute sa famille qui n'avait jamais eu la chance d'être aussi bien traités de toutes leur vies. Même mes lois sur les créatures n'étaient ici rien de plus qu'une alliance avec les sorciers sans aucune des restrictions connues en Europe. Remus n'avait eu qu'à se présenter au porte parole loup garou pour être inscris sur la liste de leur population et accueilli comme tout autre être magique dans ce pays.

D'après Remus les valeurs japonaises s'étaient basées sur l'existence des démons dans leur culture et tout le paranormal qui y existait. Pourquoi se faire un ennemi d'une race oppressée quand on pouvait en faire un allié?

Un autre des avantages était la parfaite intégration des sorciers dans la sociétés 'mondaine' comme ils appelaient les non magiques. Les mondains ignoraient leur existence sauf pour les quelques exorcistes et autres gens de pouvoir qui étaient 'acceptés' comme 'normaux' dans la vie japonaise. Les personnes qui apprenaient que des sorciers vivaient parmi eux étaient par la suite moins effrayés que dans un endroit ou toute magie était réfutée. Et au moins, même s'ils avaient leurs propres écoles, les sorciers maintenaient leurs connaissances mondaines et parfois travaillaient dans le monde non magique tout en conservant leurs pouvoirs. Ce n'est pas parce qu'ils étaient sorciers qu'ils n'avaient aucun droit à la même vie que ceux sans magie.

De ce fait, les familles nobles étaient autant connues chez les sorciers que les mondains bien que pour différentes raisons. Lord Harry Black était vu comme un Lord gris par les sorciers. Parce que né d'une famille de lumière il avait accepté les ténèbres d'une autre lignée tout en refaisant naître toute sa noblesse par ses actions positives dans le monde, sans discrimination pour la race ou les choix de magies de ceux qu'il croisait. Il n'y avait pas eu de Lord gris depuis près de mille ans. Personne n'avait eu le pouvoir politique ni le sang et le nom voulu pour atteindre cette position. Harry avait été élu deux jours après son arrivée au Japon sans sa connaissance. Les titres de Lord de lumière, de Lord noir et Lord gris étaient votés par le peuple sous certaines conditions. Le vote pouvait être à l'unanimité de tous les pays, à l'unanimité du conseil de sorciers, ou à l'unanimité du peuple entier d'un seul pays quel qu'il soit. Ce qu'il fallait était que pas une seule voix qui ait voté ne soit contre. Hors de tous ceux qui avaient votés au Japon aucun n'avait dis non. C'était un défaut assez important de la loi sorcière du monde. Lord Voldemort était devenu LE Lord noir parce que tous les anglais avaient décidés qu'il l'était tellement ils avaient peur de lui. Pourtant il existait d'autres sorciers au potentiel de Lord noir non par leur cruauté mais par leurs pures connaissances des arts noirs. Ce n'est pas parce que vous savez tout d'un certain type de magie que vous êtes mauvais.

Il en avait été de même pour Dumbledore devenu Lord de lumière alors que d'autres avaient un meilleur potentiel. Hors une fois voté la place n'était libérée qu'à la mort du porteur du titre. Les japonais avaient profité du vote pour choisir le nouveau Lord Noir: une personne noble et digne de respect qui représenterait les utilisateurs du même type de magie avec beaucoup plus de succès que Voldemort ne l'avait fait. Les sorciers noirs du monde, à part les anglais qui n'avaient toujours pas compris la différence entre magie noire et pure cruauté humaine, étaient rassurés ce jour-là.

Bien sûr Harry protesta... et personne ne l'écouta. Drago haussa les épaules, attrapa son mari et le porta hors du ministère sur son épaule. Les cris d'indignation de Harry et sa position précaire ne firent rien pour diminuer le respect de ses pairs. Au contraire, la rougeur de ses joues confirmait que la vie de couple était une vie comblée... dans tous les sens du terme. Rien de mieux qu'un Lord parfaitement équilibré pour faire le bonheur de son peuple. Et il n'y avait pas de doute que les sorciers gris du monde était le peuple de Harry.

Severus passa la journée suivante à regarder Harry sous toutes les coutures avant d'annoncer: "Le potentiel est là." C'était le plus beau compliment que Harry recevrait jamais de cet homme, du moins en mots, parce que comme on le sait tous les actions parlent mieux que toute autre chose. Severus avait déjà en trois ans dit plus à Harry qu'il n'avait prononcé de mots. Il était fier du jeune homme qu'était devenu le fils de Lili.

Remus embrasse son fils et lui prépara un gâteau au chocolat... enfin, il était plus destiné à Sakura qui avait des envies bien plus tôt que les livres n'annonçaient chez une femme enceinte. Ou peut-être profitait-elle d'être choyée à longueur de journée par cet homme qu'elle voyait comme une oncle. Elle qui n'avait plus que ses parents jusqu'à de récents jours était vraiment ravie du tour qu'avaient pris les évènements. Même si elle avait du souffrir pour y arriver.

Drago... et bien nous savons tous ce que fit Drago pour féliciter son mari... disons que si un hibou intelligent venait à avoir un message pour eux, il serait en train d'attendre le dos tourné à la fenêtre.

Une semaine passa très vite... puis deux... puis trois. La première avait été remplie de tribunaux, ministère, recherche d'une maison bien vite abandonnée en voyant que la demeure des Li était faite pour accueillir une large famille et qu'ils étaient tous heureux avec l'arrangement présent.

La seconde, plus difficile avait vu la mise en place d'un laboratoire au sous-sol. Severus avait eu la chance de trouver les pièces sous la maison totalement vide quoique poussiéreuses et avait fait appel à des elfes de maison pour rendre l'endroit parfait à son usage. Les gobelins avaient transférés l'équipement de leur ancienne maison en quelques heures. Les chambres et autres étaient la parfait reproduction de ce qu'ils avaient eu dans leur pays d'accueil de trois ans. Y compris un salon privé puisqu'ils avaient à disposition toute une aile de la vaste maison ayant plus la taille d'un manoir qu'autre chose.

La troisième semaine fut simplement une course à la chambre pour bébé, bien qu'en avance par rapport aux deux mois et quelques semaines de grossesse. Au moins tout serez prêt à temps. Les boucliers magiques autour de la demeure furent renforcés notamment pour empêcher un vieux fou de pouvoir les trouver. A vrai dire ils n'avaient pas à s'en inquiéter puisque les japonais avaient été jusqu'à interdire accès à leur pays au Lord de lumière et tous ses sbires. Personne ne viendrait voler quoi, ou qui, que ce soit sous les ordres de Dumbledore ou l'un de ses hommes.

Mais à la fin de ce premier mois, l'intégration parfait du monde magique et du monde mondain emmena le début d'une longue épreuve pour la famille Li-Black. Ou plus précisément pour un certain Severus Black puisqu'il avait pris le nom de son neveu de et de son filleul pour mieux unir toutes leurs familles en une. Même Remus était devenu un Black.

Drago et Harry avaient parlé à Severus de ce que le juge avait dit et de ce que Drago avait remarqué de son apparence. Drago était assez intelligent pour savoir que si un homme poursuit une femme et que cette femme a un enfant qui possède des traits n'appartenant ni à sa mère ni à son 'père déclaré', il y a une chance pour que l'homme inconnu soit le véritable parent. Il avait avec Harry cherché tous les indices possible. C'est un cheveu du défunt père de Severus, conservé dans un médaillon qui avait appartenu à sa mère, qui avait prouvé que Tobias Rogue n'était pas le géniteur du maître de potion. D'où sa décision de ne pas garder le nom d'un homme qui non seulement n'était pas son père mais en plus l'avait torturé toute son enfance et adolescence. En plus du fait que Sirius Black devait se retourner dans l'au-delà à la nouvelle de Severus entrant dans sa famille... ce n'est pas parce qu'il aimait Harry qu'il n'allait pas profiter d'un moyen de se venger. Quoique son choix était plus par amour de sa famille choisie que par un quelconque reste d'inimitié avec quelqu'un qui n'était plus là.

Malheureusement, les recherches du jeune couple avait atteint les oreilles de certaines personnes qui parlaient trop, et la nouvelle que le fils d'Eileen Prince était venu s'installer au Japon arriva sur le bureau d'un détective sous la forme d'un message d'une source grassement payée.

Ce détective travaillait depuis des années pour la même famille, quoique celui qui l'avait engagé était mort son fils l'avait gardé pour son efficacité dans son domaine. Il pouvait retrouver n'importe qui ou presque. Eileen Prince était l'une des rares tâches sur son CV. Mais à présent il avait plus qu'une piste, il avait une suspicion. Il y avait là dehors un homme né neuf mois après la disparition de Eileen. Hors le détective savait tout de ce qui s'était passé entre la jeune femme et son patron, et la véritable raison de sa fuite soudaine. Néanmoins, c'était un dossier dont il n'avait jamais pensé à parler au fils de son ancien employeur. Peut-être parce qu'il avait toujours cru que l'héritier de cet homme avait été informé du secret? Ou peut-être parce qu'il n'aimait pas parler de son échec à trouver la femme occidentale.

Toujours est-il qu'en ce jour il se présenta dans le bureau de l'homme qui l'avait gardé à son emploi.

"Reiji-sama?"

"Hashiba." Répondit l'homme en se redressant calmement. "Quelle est la raison de cette visite?" Aoe Reiji avait toujours été direct avec Hashiba et il lui montrait peu de respect à cause de certaines de ses méthodes. Hashiba savait qu'il n'était pas le seul détective à son emploi et que lorsque son patron avait besoin de quelqu'un de confiance il allait voir un autre que lui. Cela n'empêchait pas qu'il était très bien payé et pouvait vivre sans travailler jusqu'au restant des ses jours de la seule paye donnée par cet homme s'il le voulait. De plus Aoe Reiji était peut-être plus dangereux que ne l'avait été son père. Parce qu'à la différence du froid et contrôleur défunt, Reiji-sama avait une raison de se battre contre le monde: des êtres précieux dans sa vie pour lesquels il était prêt à écraser tout ce qui se mettrait sur son chemin.

"Je n'était pas certain quand vous m'avez gardé comme détective si vous aviez connaissances de toutes les enquêtes que votre père m'avez confié?" La question évidente dans sa voix fit hausser un sourcil à l'homme d'affaire en face de lui.

"J'avais dans l'idée que vous arrêteriez tout ce que mon père avait demandé et que je ne m'occuperez plus que de vous faire chercher ce dont j'avais besoin." Sous-entendu que ce que son père avait voulu n'avait pour lui aucune importance.

Hashiba hésita, mal à l'aise toujours debout au milieu de la pièce parce qu'on ne lui avait pas offert de s'assoir. Il finit par sortir de sa sacoche le dossier qu'il avait gardé toute ces années. Il ne remarqua pas quand le jeune secrétaire debout à côté d'Aoe Reiji se tendit comme prêt à une attaque. Reiji regarda son employé avec un amusement caché avant de retourner son attention au détective qui relevait la tête. L'homme n'était pas dangereux, sauf s'il était à la recherche d'information à donner à l'un de ses clients. Mais comme la famille d'Aoe était son meilleur client... il n'y avait vraiment aucun risque venant de là. Aoe s'en était assuré en le gardant à son emploi.

"Ceci contient tous les renseignements que j'ai pu trouver à l'époque sur la femme que votre père cherchait..."

"Et qu'avez de particulier cette personne?" Pourquoi son père voulait-il la trouver.

"Et bien..." Bégaya le détective.

Plus les secondes passaient moins Reiji aimait l'idée d'entendre la réponse. Et pourtant:

"Hashiba. Aujourd'hui ou jamais." Son ton froid libéra l'individu de son incapacité de parler.

"Votre père avait obtenu une nuit d'elle en échange de l'annulation des dettes de son mari. L'homme devait près d'un million qui s'était accumulé sur quelques années. Il les avait obtenus en Angleterre où il vivait et était venu au Japon pour un voyage sans même penser qu'il risquait d'attirer l'attention de celui à qui il devait tant. En voyant une photographie de la jeune femme votre père a décidé qu'il la voulait et l'a rencontrée pour lui proposer ce marché."

"Et si elle refusait?" Fit Reiji curieux.

"Je ne sais pas ce que votre père avait décidé et elle n'a pas eu le temps de faire un choix ou de poser des questions parce que son mari était dans la pièce voisine et est entré aussitôt. Il n'a pas crié ou protesté. Il s'est tourné vers elle et lui a ordonné d'obéir sinon... il n'a même pas eu à finir sa phrase que la jeune femme baissait la tête et acceptait. D'après votre père la situation avait tout d'un mari abusif et se femme aimante incapable de le quitter. La situation parfaite pour obtenir ce qu'il voulait."

"Mon père a toujours aimé pouvoir manipuler les gens et les blesser autant qu'il pouvait. Une belle femme à briser était un jouet de choix pour lui. Donc il l'a eu et après?" Interrompit Reiji. Il savait qu'il n'aimerez pas le reste mais il devait savoir ce que son père avait laissé derrière lui qu'il devrait régler à sa place.

"Après cette nuit votre père a contacté l'homme pendant près d'un mois. En échange d'une nuit avec sa femme il lui offrait un million. Il avait décidé qu'il paierait l'individu quand il en aurez assez de jouer ou quand l'homme l'agacerait trop. Pendant un mois,une fois par semaine il a eu ce qu'il voulait. Puis... un jour ils ont disparus. Il ne leur avait même pas donné l'argent, ce qui lui a fait porter plus d'attention qu'il n'aurait autrement. Il n'y avait aucune trace du couple quittant le pays, ils ne vivaient plus à l'adresse indiquée en Angleterre et n'avaient rien loué ou acheter d'autre sous leurs noms. Tout ce que j'ai pu trouver en ce temps était que la famille Prince dont elle était issu avait de l'argent et que pour que son mari la vende à un autre homme tout contact était sûrement coupé entre ses parents et elle. Mais même les quelques preuves d'une fortune importante ne m'ont donné aucune piste pour trouver cette femme ou un membre de sa famille. Il n'y avait jamais aucune adresse ni aucun document officiel à leur nom à part ces quelques investissements plus que bien placés qui les rendait riches. C'était comme si les Prince n'existaient pas. J'avais dés le début arrêté de chercher sous le nom du mari parce que les quelques personnes qui donnaient des informations n'avait rien sur lui mais beaucoup de rumeurs me venaient pour les Princes. Mais au bout d'un moment c'est comme si j'avais été bloqué par quelqu'un de haut placé. Une personne n'aimait pas que je cherche. Rien que votre père essaie ne marchait contre ça parce qu'il n'y avait personne d'apparent à payer pour avoir accès aux informations." Finit l'homme à court de respiration.

"Qu'est-ce qui a changé?" Demanda Reiji sans lui laisser le temps de récupérer.

"Un homme venu s'installer dans le pays a lancé des recherche sur cette femme. D'après ce que j'ai obtenu... il voulait savoir pourquoi votre père cherchait sa mère avec tellement d'insistance qu'on s'en rappelait encore des années plus tard." Le détective s'agitait perceptiblement.

"Je ne suis pas mon père et n'ai aucun intérêt à retrouver cette femme pour la simple curiosité de lui demander ce qui l'a faite fuir. Après je comprend qu'elle ait voulu échapper à mon père." Il ne voulait pas en entendre plus sur cette affaire.

"C'est à dire que..."

"Parlez ou partez. C'est aussi simple que ça Hashiba." S'énerva Reiji.

"L'homme est né un peu moins de neuf mois après la disparition de sa mère."

Reiji n'allait pas s'abaisser à remarquer qu'elle était mariée et probablement sexuellement active avec son époux. Il savait que c'était une possibilité mais que ce que le détective pensait pouvait aussi être vrai. La femme pouvait avoir pris peur de porter un enfant et d ignorer qui était le père. Et son mari pouvait avoir craint de se faire tuer parce que sa femme n'avait pas su éviter la grossesse. S'il n'était pas le père il ne pouvait pas savoir ce que ferait un homme qui avait acheté sa femme pour quelques nuits. Un homme qu'il savait être dangereux.

En cet instant Reiji savait... quelque part au Japon se trouvait un homme qui était peut-être son demi-frère.

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Note auteur: toujours trop endormie pour ne pas arrêter de parler pour ne rien dire... donc je voulais dire: est-ce que c'était bien? ou nul? Ou?.... bon ben je vais aller dormir ou lire jusqu'à ce que je m'endorme. Sauf que quand je commence à lire je n'arrive plus à dormir... bon d'accord j'y vais ^^ J'aime ma muse ce soir qui est venue me rendre visite toute la journée pour ce chapitre et j'espère demain pour la suite... sinon un jour ^^