Une vie Un printemps 2

Note auteur: il est très peu fait mention de la mère de Kiichi dans le manga ou même de celle de Reiji. Et même s'ils sont frère, j'ai eu l'impression à un certain passage qu'ils n'avaient peut-être pas la même mère.

Violette88 J'espère que le crossover te plaît pour le peu que j'en ai fait pour l'instant ^^

tenshi-no-yoru J'ai eu du mal à remettre Neville plus tôt à cause de tout ce que j'avais prévu devait arriver à Harry et les autres. Normalement je voulais faire apparaître Neville dans ce chapitre mais me suis aperçue qu'étant donné le nombre de lecteurs qui ne savent rien de Love mode je devais donner quelques informations... Du coup ce chapitre est presque entièrement du côté des Aoe avec un coin Severus... Le prochain peut-être... en tout cas j'ai des plans pour Neville (de bon plans ^^)

Important: Finalement la saison du printemps fera plus de deux chapitres. J'avais même pensé quatre comme les quatre saisons pour finir l'histoire... mais.... rien ne va comme j'avais prévu. Peut-être parce que c'est un crossover et que j'ai du mal avec ce genre. Le fait qu'il y ait deux fandoms et non un semble avoir doublé les chapitres prévu donc il y en aura peut-être huit pour ce que j'en sais.

La saison du printemps prend de grandes proportions par rapport aux autres. Ici: toujours pas de rencontre entre Aoe et Severus. C'est plus une vision des deux camps avant la rencontre je dirai. J'espère que ça vous plaira quand même.

P.S: la plupart des couples sont homosexuels. Mais en général je suis très vague sur leur vie privée (leurs activités en chambre lol). Mais je marque beaucoup de gestes amoureux: une main qui caresse une joue, un baiser. Donc si vous pouvez supporter c'est très bien pour vous. Sinon... c'est dommage. Mais comme j'ai déjà dit pour moi ce qui compte dans un couple c'est que leurs âmes s'aiment (le corps, la race, le genre, ne sont que des complications de la vie ^^)


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Printemps: Partie 2

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"Tu ne peux pas échapper à ton héritage. Plus vite tu t'en apercevra, moins faible tu seras." Se moqua la voix. Le souvenir lointain d'une voix maudite. "Tu m'appartiens Reiji. Tu es né pour prolonger mon oeuvre, pour porter mon nom à ma suite. Ou préfèrerais-tu que ton frère hérite?"

Mais Reiji savait même en ce temps-là ce qu'hériter de cet homme qui étais leur père signifiait. C'était un sacrifice qu'il souhaitait à tout prix éviter à son frère. Reiji avait eu la preuve de ce dont leur père était capable. Et ce que ses fils représentaient pour lui: des pions et rien de plus. Son frère ainé, Kiichi, avait été manipulé et jeté dans les mains d'un dangereux maniaque pour le besoin de faire chanter un autre homme. Reiji s'en souvenait encore. Comment leur père avait cassé la clavicule de son frère afin d'avoir une excuse pour le garder enfermé dans leur demeure. Comment il avait forcé Kiichi à faire pousser ses cheveux le plus long possible... Parce que leur père savait que le fils d'une de ses cibles avait une obsession pour les hommes aux cheveux longs. Comment poussé à bout cette obsession avait poussé cet individu qui avait été employé comme tuteur privé pour Kiichi pendant qu'il recouvrait de sa blessure, à enlever Kiichi pour assouvir ses désirs. Comment Kiichi n'avait échappé au pire que grâce à une seule personne. Et leur père n'avait pas fait un seul geste pour secourir son enfant après l'avoir mis dans une telle situation.

Leur père... Aoe Shougo. Le monstre qui avait fait de leurs vies un enfer sur terre. Et qui aujourd'hui encore venait les hanter.

"Reiji?" Fit une voix depuis le seuil de son bureau.

"Kiichi." Répondit l'homme à l'apparence froide, ne montrant aucune trace de son dilemme intérieur.

"Qu'est-il arrivé?" Demanda Kiichi sans préambule. Mais son frère se retenait rarement de parler et toujours parvenait à ses fins. C'était une chose qu'il avait appris de leur père: garder le contrôle sur tout ce qui l'entourait. Mais au contraire du vieil homme Kiichi n'essayait pas de manipuler les autres pour les blesser mais au contraire pour les protéger. Kiichi était doué pour guider les âmes perdues à bon port. Pour se faire il devait savoir observer son environnement et agir avant les autres. Il devait voir la vérité en un regard, en une seconde. Comme d'habitude la personne qu'il connaissait le mieux et savait lire à merveille ne pouvait rien lui cacher.

Quoique Reiji se demandait si son secrétaire favoris n'avait pas informé son frère de l'impromptue visite qu'il avait reçu de ce détective? Un homme auquel il n'avait à faire que pour tout ce qui concernait les vieilles affaires de Shougo Aoe. Et dés que le nom de leur père ou son passé apparaissait dans leur vie, Kiichi était toujours présent aux côtés de son frère pour le soutenir et l'aider. Reiji pouvait même apercevoir la silhouette de Haruomi Kashima le garde du corps et compagnon amoureux de Kiichi qui par respect était resté hors de la pièce.

Pendant plusieurs minutes ils ne dirent mots. Kiichi ne reformulant pas sa question et Reiji ne répondant pas. Kiichi savait que tôt ou tard son frère parlerait ou bien courrait le risque de subir ses foudres.

"Tu te souviens comme notre père disait sans cesse que nous étions nés parce qu'il l'avait voulu. Parce que nous n'étions qu'un plan de plus vers la réalisation de ses buts? Que sans sa décision nous ne serions pas de ce monde?" Dis Reiji.

"Oui." Répondit Kiichi sans inflexion dans la voix.

Reiji se leva de sa chaise de dirigeant du meilleur club de rencontre gay du pays. Héritage de son père qui avait été moins respectable avant qu'il ne reprenne les rênes. L'homme se plaça devant la baie vitrée qui s'ouvrait sur une vue de la ville de l'étage le plus haut du bâtiment. Il semblait plus vieux que ses trente ans. Il avait vu trop de choses. Mais malgré son air distant il était aussi grand de coeur que de taille. Du haut de son mètre quatre-vint sept, Reiji était un homme impressionnant et dangereux pour ceux qu'il ne connaissait pas, ceux qui n'était pas de sa 'famille'.

Kiichi senti un frisson le parcourir. Cela faisait longtemps qu'il n'avait plus peur de souffrir et que ce qui lui importait le plus était les quelques personnes qu'il avait choisi pour combler sa vie. Surtout son frère qui était autant lié par le sang que par le coeur. Ils étaient proches de par leurs épreuves, et s'étaient encore plus rapprochés dans leurs bonheurs de ces récentes années. Kiichi craignait que les récents évènements mettent ces jours heureux en danger. Bien qu'il ignore encore de quoi il s'agissait, rien de ce qui venait de leur père ne pouvait être bon.

Reiji se tourna de son étude de la ville, le dos droit et les yeux froids. Mais si comme Kiichi le faisait on regardait plus près, on pouvait voir une émotion que l'homme n'avait pas eu depuis des années. De la peur.

"Reiji?" Demanda à nouveau Kiichi.

"Il semblerait que notre père ait fait une erreur. Il a fait un enfant sans en avoir l'intention. Un fils dont il n'a jamais rien su."

Le coeur de Kiichi se ferma. Il ne se serra pas, il se ferma. Les barrières qu'il avait du créer pour survivre les manipulations d'un père dangereux se levèrent totalement autour de son coeur, bloquant toute peine et tout sentiment au dehors.

Un autre fils. Un troisième Aoe. Comment était-il? Comme leur père: avide et cruel? Comme Reiji: froid et distant? Comme Kiichi: mère poule veillant avec humeur et sans gène sur son poulailler familial? Ou bien était-il sa propre personne? En tous les cas ce qui était le plus à redouter était la venue d'un nouveau Shougo qui ne les verrait que comme des sacrifices pour s'enrichir et gagner du pouvoir. Kiichi attendrait de voir pour décider de ses actions. En attendant son coeur resterait fermé, tout comme l'était déjà celui de son jeune frère.

"Que sais-tu de lui pour l'instant?" Reprit Kiichi. Plus ils en sauraient mieux ce serait.

"Pas grand chose pour l'instant. Mon très cher secrétaire t'as fait venir trop vite." Annonça Reiji. A l'extérieur du bureau on entendit le son d'une personne se prenant les pieds dans une chaise puis de sa chute. La porte était toujours ouverte puisqu'il n'y avait dans l'autre pièce que Haruomi et son jeune frère, Shuuhei, secrétaire de Reiji. Les deux Kashima étaient très proches des Aoe, leur famille ayant servi celle des Aoe depuis longtemps. Si Reiji avait voulu garder la discussion secrète il aurait fermé la porte. De là où se tenait Reiji, on pouvait voir la partie supérieure d'un corps allongé au sol dans l'embrasure de la porte. Le plus jeune homme , au visage rouge d'embarrassement à sa maladresse causée par les dernières paroles de son employeur, fit un grand sourire et se releva à la va vite, courant se réfugier derrière son grand frère qui s'était rapproché de l'entrée au cas où les Aoe auraient besoin de lui. Haruomi eut un sourire fugitif à la réaction de son frère. Shuuhei savait que Reiji ne lui en voulait pas vraiment de son indiscrétion puisqu'il n'avait parlé qu'à la personne de confiance qu'était Kiichi. Cependant il n'aimait vraiment pas l'idée de décevoir son employeur et il n'était pas certain de ce que pensait Reiji Aoe en ce moment. Autant se cacher le temps que tout se règle.

Reiji reprit, autant à l'attention d'Haruomi que de Kiichi:

"Notre père avait 'acheté' plusieurs nuits avec la femme d'un homme qui lui devait de l'argent. L'individu n'ayant aucun scrupule et sa femme étant très belle, le marché lui convenait apparemment mieux que de demander l'argent. Mais après tout Shougo n'avait pas vraiment besoin de plus d'argent qu'il n'avait et il aimait assez jouer ces jeux de chantage quand il pouvait. Cependant après quelques nuits étalées sur plusieurs mois et avant qu'il n'ait pu payer la somme supplémentaire que l'homme avait gagné en vendant sa femme, le couple disparut. Shougo n'était curieux que parce que l'individu avide qui lui avait vendu sa femme était parti sans rien recevoir. Les circonstances étaient telles que le mystère avait rendu notre père assez intéressé pour payer un détective. Pourtant le détective ne trouva rien. Il savait que le couple venait d'Angleterre et que le nom de jeune fille de la femme était Prince. Mais rien de plus. Il ne trouvait rien sur aucun d'eux. C'était comme s'ils avaient disparus."

"Un peu comme cet homme qui avait enlevé l'un des garçons du club et qu'on n'aurait pas retrouvé sans l'aide de cet 'ami' qui avait des entrées dans la société secrète qui n'est ouverte qu'à peu d'hommes au Japon?" Fit Shuuhei avec inspiration. Il avait pensé à ce que le détective avait dit toute la journée sans être capable de comprendre ce qui lui semblait familier dans la situation.

Reiji sembla réfléchir avant de hocher la tête: "Il est bien possible que ce soit le cas. Dans ce cas nous pouvons obtenir plus d'informations grâce à cet ami."

"Et si... notre frère... fait parti de cette société à laquelle nous n'avons pas accès?"

"Je ne sais pas." Avoua Reiji. Ils ne pouvaient pas dire ce que faisait cette société. Si elle était dangereuse ou non. Une sorte de mafia ou quelque chose de plus légal? Qui pouvait dire? Et tant qu'ils n'en sauraient pas plus ils devraient rester vigilant pour éviter de tomber dans un piège ou d'affronter un clone de leur père décédé.

Ils n'avaient aucune idée qu'au même instant, leur demi-frère avait accès au dossier le plus complet et secret qui soit sur la famille Aoe.

Harry Potter rentra dans la demeure Black-Li avec un air d'épuisement qu'il n'avait pas eu depuis plus de trois ans. Plus depuis qu'il avait quitté le stress d'un monde sorcier trop exigeant. Il abandonna ses chaussures au bon soin de l'elfe de maison qui apparut dés son arrivée et avança pieds nus sur le bois ciré du plancher de l'entrée. Il aimait marcher ainsi sans aucune barrière entre son corps et le noble matériaux. La douceur du bois sous ses orteils était un luxe qu'il n'avait jamais eu enfant et dont il profitait maintenant avec bonheur.

Quelques pas avaient suffis à le détendre un peu. Jusqu'à ce qu'il entre dans le salon à décor oriental dans lequel attendait un Severus inquiet. Même avec la liberté qu'il possédait au Japon, le maître de potion n'avait pas pu avoir accès aux renseignements que seul Harry Potter Black pouvait obtenir. De tous les sorciers de ce pays, un seul avait pris le temps et avait trouvé les moyens de compiler le dossier qui se trouvait entre les mains de Harry. Et ce sorcier n'aurait jamais prêté ces documents si ce n'avait été pour le nom des Potter que portait Harry. Il était énervant pour Severus d'avoir du attendre. C'était sa vie qui venait d'être retournée. Logiquement il était heureux d'avoir Harry à ses côtés, mais devoir relier sur lui après avoir juste retrouvé sa liberté dans leur nouveau pays était frustrant. Harry comprenait. Se savoir enfin libre mais être restreint par de nouvelles contraintes était reconnaître que personne n'avait de réelle liberté en ce monde... Certains perdaient tout espoir à cette réalisation. Néanmoins, grâce à sa famille, Severus ne pouvait perdre espoir. Plus jamais son monde ne manquerait cette lumière qu'offraient les liens de coeur.

Severus ferma ses yeux pour retrouver son équilibre puis fit signe à Harry de s'assoir. Souriant de voir le jeune homme trébucher de fatigue. C'était la preuve que son neveu avait vraiment retourné des montagnes pour lui venir en aide.

"Est-ce que tout s'est bien passé?" Fit l'homme avec une touche d'inquiétude. Après tout Harry était parti rencontrer un homme dont ils ne savaient rien de plus qu'il avait une dette envers les Potter.

"Le ministre de la magie avait raison. Cet homme voulait pouvoir payer sa dette et ne plus rien devoir à ma famille. Les descriptions que nous avions de lui étaient toutes justes. Sévère et indémontable. Si la montagne ne viens pas à lui.... il enverra une bombe pour mieux la faire bouger." Sourit Harry. Il ne faisait que répéter les mots de l'une des sources que le ministre leur avait présenté. De plus, bien qu'épuisante la rencontre avait été intéressante et riche en nouvelles pour leur famille.

"Et dangereux aussi." Dit Severus. Il fallut un moment à Harry pour se rendre compte qu'il ajoutait à la description qu'on leur avait donné de son hôte d'aujourd'hui.

"Dangereux." Murmura Harry avec un hochement de tête. "Mais pas pour nous."

"Pour quelle raison?" Le sorcier inconnu jusqu'à aujourd'hui venait d'effacer toute dette qu'il avait eu pour les Potter. Rien ne l'empêchait plus de les attaquer s'il le voulait.

"Il a malencontreusement obtenu une nouvelle dette d'un des membres de notre famille."

"Qui?"

"Toi oncle Severus."

Le maître de potion cligna des yeux. Une fois, deux fois... non Harry était toujours assis sur ce même fauteuil et venait bel et bien de dire ce qu'il avait entendu.

"L'une de tes potions a sauvé la vie de plusieurs personnes qui lui étaient chères. Si tu as un jour besoin de son aide, en acceptant il n'auras payé qu'une fraction de ce qu'il te doit."

"La fièvre du dragon?" Demanda l'homme à son neveu gentiment. C'était une fièvre qui réapparaissait tous les cents ans et à laquelle personne n'avait jamais trouvé de remède avant lui. Il avait réussi cette potion après de nombreuses recherches sur des traitements moldus. Il était le premier à penser regarder du côté moldu pour plus de résultats sauvant ainsi plus de vies que quiconque avant lui. Avant lui, cette fièvre faisait disparaître la moitié de la population sorcière japonaise à chaque résurgence. C'était un drame qui l'avait touché profondément le mois qui avait précédé leur venue au Japon. Il avait cherché ce qu'il pourrait offrir à ce pays qui allait les accueillir et était tombé sur les photos d'enfants mourant. Il ne lui avait ensuite fallu que deux jours pour découvrir l'origine des images et s'apercevoir que l'une de ses multiples recherches de ces dernières années pouvait fournir une solution à la maladie. Plus triste encore: il n'avait eu besoin que d'une journée pour faire la potion et l'envoyer aux autorités du pays. Une potion qu'il suffisait de disperser dans l'air au-dessus du pays. La fièvre qui faisait des dégâts depuis près de deux semaines s'arrêta brusquement quelques jours plus tard. Un cinquième de la population était perdue mais tellement plus avaient été sauvés.

"Oui." Murmura Harry.

Severus hocha la tête puis fit signe à Harry de lui passer le dossier. Le jeune homme le fit glisser sur la table entre eux puis s'enfonçant dans le fauteuil trois places qu'il avait décidé de squatter un peu. Severus lui jeta un coup d'oeil amusé avant de commencer à lire.

Le maître de potion était tellement absorbé par les documents qu'il ne vit ni n'entendit Drago entrer et s'installer aux côtés de Harry dis minutes plus tard. Son filleul pris place sur le coin du fauteuil dans lequel Harry avait fondu comme neige au soleil. Son époux était tout bonnement allongé entre les confortables coussins, presque caché par eux dans ses efforts de se 'fondre' avec le décor. Drago pouvait voir la fatigue sur le visage aimé. Il traîna un index sur la paupière close qui avait échappé à la tentative de disparaître de Harry. L'oeil s'agita sous la peau douce mais Harry ne se réveilla pas, se retournant même suffisamment pour que la main de Drago puisse frôler l'autre paupière. S'il venait de rentrer et de s'assoupir, il était définitivement mort pour le reste du monde. Du moins jusqu'à l'heure du repas pour lequel il serait tellement affamé qu'il se déplacerait comme un éclair dans la maison pour atteindre la salle à manger. Drago connaissait bien son mari. Quand Harry mettait toute son énergie dans un projet comme il l'avait fait ces deux derniers jours, une fois son but atteint il ferait deux choses: s'effondrer sur l'objet horizontal le plus proche et le plus moelleux, et revenir à lui le temps de manger un cheval (ou un ours). Drago préférait quand l'objet moelleux était son propre corps ce qui lui permettait de profiter d'une sieste avec son époux et du calme que cela créait en lui. Il n'y avait rien de plus apaisant qu'un instant de repos avec Harry.

D'ailleurs, à l'observer si innocent dans son sommeil, drago ne pouvait que se laisser envahir par la paix que le bonheur d'avoir une famille lui donnait. Il était plus que jamais heureux que leur mariage soit maintenant reconnu par la loi. Aussi bien sorcière que moldue. Il aimait présenter Harry comme étant son époux. C'était définitif et montrait au monde que l'autre homme n'était lié qu'à lui pour l'éternité. Enfin, pour ceux qui savaient que leur union magique rendait tout divorce impossible parce qu'ils avaient choisis l'un l'autre de s'appartenir pour toujours. Cela semblait stupide pour ceux qui pensaient que les mariages n'étaient pas toujours durable et que les gens changeaient d'avis avec le temps. Mais pour Harry cela avait eu toute une autre signification. Harry était comme les loups qui n'avaient qu'un seul compagnon toute leur vie, de par le sang du dieu serpent dans se veines il ne pouvait choisir et aimer qu'une seule personne. Et une fois sa décision prise et son amour donné il ne pouvait le reprendre. Heureusement la magie pouvait voir si une union était faite pour exister ou non. Et le dieu serpent veillant sur son héritier parmi les hommes s'était assuré que Drago ne quitterait jamais Harry.

Etre avec le choisi du dieu serpent était comme faire un voeu d'éternelle fidélité. Cela n'avait pas gêné le jeune serpentard parce que comme tous les sangs purs il avait été élevé avec l'idée qu'une fois marié son épouse ne pourrait jamais le quitter. Pas une grande différence avec l'état actuel des choses.

Un mouvement dans le coin de son champs de vision attira son attention. Son parrain venait de déposer le dossier sur la table basse et se frottait maintenant le visage avec fatigue.

"Bonnes ou mauvaises nouvelles?" Demanda Drago. Le léger sursaut de son oncle lui révéla à quel point celui-ci avait été pris par les informations du dossier.

"Je ne sais pas vraiment." Soupira Severus. L'homme regarda son filleul un long moment puis sourit en voyant la main que le jeune homme avait doucement posé sur les yeux de son époux, comme pour les maintenir fermés. "Est-ce une méthode vérifiée pour le garder endormi?" S'amusa-t-il.

Drago rougit en pensant au nombre de fois où il lui avait suffit de garder sa main sur les yeux de son époux pour l'empêcher de se réveiller de toute autre manière que ce qu'il avait prévu pour lui certains matins. Oui la méthode était plus que vérifiée. Ce n'est pas pour autant qu'il allait répondre à la question de son oncle.

Severus rit doucement, fier d'avoir rendu son filleul muet d'embarrassement. Puis il revint sur ce que Drago lui avait demandé.

"Je ne suis pas sûr de vouloir attendre que tout le monde soit là pour parler de ce que je viens de lire."

"C'est parce que tu as besoin d'un autre avis que le tien maintenant. Par peur de perdre le fil de tes pensées sur ce que tu as découvert." Fit Drago compréhensif.

Prenant une profonde inspiration le maître de potion pris une décision.

"L'homme qui... mon... père... était à la tête d'une 'entreprise'." Le ton sarcastique de Severus toucha profondément Drago. Severus n'avait pas fait preuve d'autant d'amertume depuis leur procès en Angleterre. "Il semblerait que je ne sois pas tombé si loin de l'arbre que je croyais."

"Oncle Sev..." Commença Drago avant d'être interrompu par un coussin volant qui frappa son oncle de plein fouet. Le jeune homme se retourna vers l'homme qu'il avait cru endormi et réalisa qu'il avait retiré sa main des yeux fermés à un moment ou à un autre. Il hésitait entre agacement à son échec à maintenir Harry endormi et amusement à l'action enfantine. Mais comme il était rare que Harry agisse ainsi sans raison, et qu'il avait lui aussi eut envie de frapper son oncle avec ce qu'il savait être la vérité, il laissa le geste immature de l'autre calmer son irritation envers lui-même.

"Si j'avais un moyen infaillible de te faire voir le courage et l'honneur dont tu as fait preuve après cette seule erreur d'avoir choisi Voldemort, j'en userai chaque seconde de chaque jour. Tout pour que tu arrête de te rabaisser ainsi. Tu n'es pas et n'as jamais été un être cruel, arrogant, avide ou quoi que ce soit que ton père 'adoptif' et ton père de sang aient été. Tu as sauvé des vies, t'es battu pour tes choix. Et tu as tout fait pour ne pas blesser ceux que tu aimais et pour les protéger. ET..." Harry interrompit Severus avant qu'il n'ait pu dire un mot. "Ne met pas l'histoire de mon père et mon parrain sur le tapis. C'était une querelle d'adolescents qu'aucun de vous ne voulait oublier. La faute était pour vous tous pas seulement pour toi. Tu n'as pas le monopole de la stupidité, ça nous arrive à tous. Mais au contraire de toi, nous sommes fier de toi. Et si tu n'as pas assez confiance en toi, alors nous aurons cette confiance pour toi. Maintenant que j'ai remis les pendules à l'heure tu peux nous dire ce que ce fichu dossier contient." Et pour la peine Harry attrapa un autre coussin et le lança sur son oncle Severus, pour lui remettre les idées en place.

Drago clignait des yeux, son coeur se réchauffant de fierté et de bonheur à avoir dans sa vie ce magnifique être humain. Tandis que Severus essayait de parler sans succès, ne sachant ni comment répondre ni s'il devait répondre... ou s'il devait se contenter de reprendre le fil de conversation de quelques minutes plus tôt. Finalement.

"Bien... Shougo Aoe a fait sa fortune sous un règne de terreur et chantage. Pour lui rien d'autre que son empire ou sa personne n'avait d'importance. Il est marqué là" Fit-il en désignant le dossier. "Qu'il a un jour décidé qu'il était temps d'avoir un héritier pour assurer la longévité de sa création. Son premier enfant, un garçon, ne convenait pas à sa vision de celui qui devrait un jour reprendre les rênes. La mère a essayé de le faire passer pour une fille afin de garder Shougo à ses côtés sous prétexte de pouvoir lui faire un autre enfant qui serait cette fois-ci un fils."

Au frissonnement de Drago qui se rappelait de plusieurs histoires qui se racontaient dans les familles de sang pur anglaise, Harry annonça: "Notre source m'a dit que nous trouverions des choses personnelles et dérangeantes là-dedans. Il a vraiment passé des années à en apprendre plus sur cette famille. Il voulait se venger de Shougo mais n'en a jamais eu l'occasion et après la mort de l'homme et avec tout ce qu'il savait des deux fils Aoe, il ne voulait pas s'en prendre à eux. Quelque chose à propos de ne pas faire tomber la responsabilité des crimes du père sur ses fils."

"Il a poussé ses recherches très loin ce qui nous donne plus d'informations que je n'aurais voulu en apprendre. Mais... c'est trop important pour que nous agissions sans réfléchir." Reprit Severus. "Pour ce qui est du second fils de Shougo. Il est né d'une autre femme sur laquelle très peu est dit. Dans tous les cas, cet enfant était le bon. Shougo l'a éduqué comme l'héritier qu'il voulait qu'il soit. A part que Reiji Aoe avait l'esprit combattif et résistait aux ordres de son père. Shougo a souvent utilisé le lien entre ses deux fils pour garder Reiji sous contrôle. Kiichi a eu moins de chance. Son père a usé de lui pour mettre un homme dans une position idéale pour du chantage. En tout et pour tout, sans entrer dans trop de détails: Shougo n'a eu des enfants que pour avoir plus de pions à manier dans son jeu d'échec souvent mortel. Il y a d'autres choses sur la vie des fils Aoe avant puis après la mort de Shougo mais je ne pense pas que nous ayons le droit de les lire. J'ai préféré ne pas tourner ces pages là. Je voulais seulement savoir si je mettais ma famille en danger en essayant de les contacter."

"Il n'y a plus qu'à savoir quelle décision tu prends avec ces informations en main oncle Sev."

"Drago..."

"Je sais que je ne te perdrais pas à ces... frères que tu découvre. Je n'ai pas peur de ne plus t'avoir dans ma vie parce que si tu partais je te suivrais et te remmènerais avec l'aide de mon complice favoris."

Harry leva la main avec enthousiasme à ces derniers mots, indiquant sans aucun doute qui viendrait aider Drago dans son plan. Le sourire innocent, malgré l'étincelle joueuse dans les yeux émeraudes, et le battement de cils qui se voulait charmeur finirent de provoquer l'hilarité des deux autres hommes. La tension se dissipa et les craintes passèrent à l'arrière plan de leurs pensées. Ils avaient beaucoup à faire depuis qu'ils étaient arrivés au Japon. Mais leur plus importante mission était de profiter de cette famille qu'ils avaient gagnés.

Sakura choisit ce moment pour entrer dans la pièce et trouvant les deux personnes qu'elle avait cherché toute la matinée, saisit leurs mains et les tira à sa suite dans la grande demeure. Harry, resté seul sur le confortable fauteuil les regarda partir avec étonnement. D'habitude il était celui que la jeune mère en devenir venait voir et embarquait dans ses projets pour le bébé. Enfin, il verrait bien plus tard ce que Sakura voulait aux deux hommes. Pour l'instant il avait du sommeil à rattraper aussi s'allongea-t-il à nouveau, s'assoupissant dans la seconde qui suivit.

Harry était encore dans cette même position (enfoui quelque part sous les multiples coussins avec un pied qui dépassait) quand Severus revint dans la pièce chercher le dossier délaissé sur la table basse. L'homme n'avait jamais autant sourit que ces dernières années. Il ne se retenait plus, n'avait plus de réputation à maintenir certes mais surtout il était 'content'... heureux à chaque instant de cette nouvelle vie. L'adoption par Harry avait vraiment donné à l'homme une nouvelle existence et ses rêves avaient été plus comblés en trois années que tout ce temps passé au service de trois maîtres différents: son père, Voldemort et Dumbledore. Alors voir ce jeune homme, qu'il aurait pensé haïr de par son parentage et les fausses idées qu'il avait de lui, marié à son filleul et offrant tant de vie et de magie autour de lui. C'était comme voir un éternel printemps de renaissance et renouveau, de don et de bonté.

Sa crainte de bouleverser le bonheur de leur famille en rencontrant ces autres dont il ne savait rien s'estompa. Il n'était pas seul et comme le disais souvent Harry: 'une famille ne connais pas un bonheur parfait mais des instants de joies dans un univers d'épreuves. Et le seul moyen d'aller d'un bonheur à l'autre sans trop de dégât est de rester uni.' Severus comprenait enfin que son malheur sans fin n'avait existé que dans sa solitude, et que depuis qu'il avait ses neveux et son frère les joies se succédaient dans l'adversité. Se battre et survivre étaient devenus combattre et vivre.

Le maître de potion posa une main sur la cheville livre de tout coussin. Il serra doucement avant de repartir d'où il était venu, ayant laissé dans le silence un brin de vie: une odeur de potion qui volait dans l'air rappelant à Harry dans son sommeil que lui non plus n'était plus seul.

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"Propriétaire?" Appela Haruomi Kashima, le garde du corps de Kiichi Aoe.

"Kashima." Répondit Reiji la tête penchée sur les contrats devant lui. Il avait pris l'habitude dés le début d'être appelé propriétaire par tous ses employés que ce soit au club de rencontre ou aux autres entreprises qu'il possédait et dirigeait. Au début le mot avait été sale, de par le fait qu'il renforçait l'idée que tout et tous ceux sous ses ordres lui 'appartenaient' corps et âmes parfois. Son père, Shougo Aoe n'avait eu aucun scrupule à acheter qui il voulait. Il suffisait qu'une personne soit désespérément à la recherche d'argent, pour une raison ou une autre, et il le leur donnait à condition qu'ils lui appartiennent. Reiji avait fait la connaissance de telles personnes parmi ceux qui travaillaient maintenant pour lui. Et avec le temps il avait rendu le terme 'propriétaire' plus noble quoique toujours valable. Beaucoup de personnes se retrouvaient sans le sous du jour au lendemain avec plus de problèmes qu'ils ne pouvaient supporter. Ces gens-là Reiji les prenaient un peu sous son aile. Il s'assurait que les dettes étaient payées, que les familles étaient le moins blessées possible par leurs épreuves puis continuait son travail et sa vie pendant que ceux qui lui étaient redevable travaillaient pour lui.

Quelques rare cas étaient employés du club de rencontre. Et bien que certains pensent que vendre son corps soit sale, ces hommes dans le besoin y trouvaient un refuge. Tous les hommes du club ne couchaient pas avec leurs clients. Le club mettait à disposition des accompagnateurs pour les soirées les plus chics, des hommes dont la tâche principale était d'écouter leur client parler comme s'il était la plus importante personne au monde. Conversation, détente... et selon les demande des clients ou la disposition des employés du club, une nuit de passion.

Avant Reiji, au temps de Shougo, le club était plus une maison close qu'un bâtiment respectable. Tout avait changé avec l'homme que tout le monde appelait aujourd'hui 'propriétaire'. Il était donné à ce mot un grand respect pour les accomplissements de Reiji. L'homme se rappelait encore quand il avait enfin compris qu'il avait réussi à à ne pas être comme son père, à rester un être humain avec une âme. C'était ce jour où son frère était apparu en pleine journée dans son bureau avec un tout jeune adolescent dans les bras. L'embrasse protectrice que son frère avait sur le garçon catatonique et le regard hanté qui lui rappelait ce temps où leur père était encore leur bourreau, l'avait fait agir sans réfléchir. Reiji avait fourni une chambre pour le garçon avec tout ce dont Kiichi aurait besoin pour le soigner. Il avait appris plus tard que Son invité, nommé Izumi, avait été attaqué sexuellement à plusieurs reprise et avait été à l'hôpital où Kiichi était docteur jusqu'à ce qu'un autre drame arrive. Izumi avait besoin d'un endroit où il serait protégé. Mais sachant que l'esprit brisé de l'adolescent reproduisait constamment son agression et qu'il essayait inconsciemment de la revivre physiquement en se proposant à d'autres hommes, il n'y avait en ce temps pas de meilleur choix que le club.

C'était un choc de voir la fragilité du garçon. Son immense détresse et désespoir. Izumi avait fait confiance à Kiichi et avait signé un contrat qui le mettait sous la protection des Aoe. Avec le temps, Izumi avait commencé à guérir. Bien qu'il donne son corps à d'autres hommes ceux-ci étaient clients et soumis à un contrat très stricts par Reiji. Si le jeune homme avait été relâché de l'hôpital sans ce soutient il serait allait dans la rue pour obtenir ce que son esprit voulait. Revivre ce jour qu'il ne comprenait toujours pas et qui le tourmentait sans relâche. Le revivre pour comprendre et peut-être arriver à échapper à son cauchemar de lui-même. Avec Reiji et Kiichi, Izumi ne risquait plus rien.

En le voyant se remettre malgré les circonstances, Reiji avait comprit à quel point ce qu'il avait construit été plus un refuge que l'usine de prostitution que Shougo avait commencé un jour.

Ce jour-là, il avait pris totale responsabilité de son héritage. Sachant que s'il n'était pas celui aux commandes un autres viendrait qui serait peut-être, même sûrement, comme Shougo: un destructeur avide. Alors Reiji était devenu le propriétaire qui possédait toutes ces vies et faisait en sorte qu'ils soient tous saufs sous sa bannière. Aoe était peut-être le nom de famille d'un homme détesté mais le pouvoir qu'avait eu ce nom avait beaucoup servi et avait été sublimé avec les années grâce aux deux frères. Propriétaire vraiment était un titre empli de sens, double sens, donné avec honneur à un homme d'honneur.

"Kanbayashi-sensei est arrivé." Répondit Haruomi. Normalement il était toujours aux côtés de Kiichi ou à s'occuper de la maison des Aoe, mais Kiichi était à l'hôpital et Reiji avait besoin d'une personne de confiance pour aller chercher leur meilleur client, leur spécial VIP (very important person = personne très importante).

"Fais le entrer. Shuuhei aurait besoin de ton aide pour finir la révision des contrats de printemps." Ces contrats faits au printemps étaient revus chaque année à la même période. La tâche était longue mais en valait la peine quand un de ses employés était suffisamment remis sur pied pour prendre le chemin de vie qu'il avait toujours voulu. Au contraire de Shougo, Reiji n'empêchait personne de quitter leur travail et ne faisait pas de leur vie un enfer ensuite. Haruomi fit entrer un vieil homme vêtu d'un kimonos gris taillé à la perfection pour montrer son standing en haute société. Il tenait à la main un éventail qui, Reiji savait, ne le quittait jamais. Se levant respectueusement Reiji accueilli le vieil homme, ami de sa famille depuis des années. Il attendit de voir Kashima se glisser hors de la pièce et fermer la porte avant de s'adresser à son invité.

"Kanbayashi-sensei. Je vous suis reconnaissant de vous être déplacé." Il s'inclina profondément puis offrit un siège au vieil homme.

Agitant son éventail gentiment pour se donner de l'air, le plus âgé s'installa avec un hochement de tête en remerciement et refusa la tasse de thé tendue avant d'annoncer:

"J'ai entendu d'intéressantes rumeurs sur vos dernières activités Reiji. Et bien que je ne les crois jamais sans preuve, celles-ci sont trop importantes pour être ignorée."

"Si vous parlez de mes recherche sur un homme d'un certain nom présent au Japon... Les rumeurs sont vraies."

"Mais qu'elles sont vos raisons? Je vous ai dit le jour où vous avez eu besoin de mon aide que cette société devait rester secrète. Que vous n'aviez pas le pouvoir d'en apprendre plus et que ce que vous en saviez était déjà trop."

"Vous êtes un ami précieux Kanbayashi-sensei. Kiichi et moi devons beaucoup à votre aide après la mort de notre père."

"Mais... ?"

"J'ai toujours pris vos conseils en compte et évité tous les dangers dont vous m'avez prévenu. Mais... pour une fois je dois affronter ce danger. Cet homme dont j'essaie d'apprendre plus porte probablement le sang Aoe."

Le vieil homme resta sous le choc de cette révélation. Il n'avait pas prévu en venant d'entendre ça.

"Que voulez-vous dire Reiji?"

"L'une des enquêtes confiées à l'ancien détective de mon père était pour trouver une jeune femme que mon père avait acheté pour quelques nuits et qui avait disparue avec son époux sans avoir reçu paiement."

"Suffisant pour rendre Shougo curieux." Commenta Kanbayashi-sensei.

"Sauf qu'elle et son mari étaient introuvables jusqu'à il y a peu. Le détective m'a contacté avec des nouvelles. Cela concerné un fils qu'elle aurait eu et qui serait né environ neuf mois après l'affaire avec mon père."

"Un frère?" Fit le plus âgé surpris. "Impossible."

"Et pourtant." Fit Reiji. "Malgré les précautions habituelles mon père a été victime de ce minuscule pourcentage qui fait qu'aucune protection n'est parfaite. Pour quelle raison sinon la femme aurait-elle fuit avec son mari sans réclamer son du? Enfin le mari aurait réclamé... elle était plus une victime dans toute l'histoire."

"Je vois." Répondit son invité. "Quel est le nom de l'homme? J'utiliserais le droit d'entrée que je possède dans cette société pour en apprendre autant que possible. Mais je vous préviens dés maintenant: si cet homme refuse d'avoir quoi que ce soit à faire avec votre famille, je ne pourrais rien vous donner sur lui et vous devrez tout arrêter. Cette fois le danger serait bien plus grand pour vous que dans nos cercles habituels." Voyant le regard têtu de l'autre il interrompit: "Non. Cette société a le pouvoir de vous faire totalement tomber en quelques heures, sans effort. De vous détruire si vous êtes jugé un danger pour leurs vies."

Le sérieux du vieil homme, ses yeux pleins d'angoisses pour l'avenir de Reiji et des siens, ainsi que la conviction dans ses paroles en dirent plus à Reiji qu'il n'aurait voulu en savoir. Et pourtant il devait réussir cette mission. Il s'agissait de sa famille. Si le temps venait où il sentait un trop grand risque était pris, il abandonnerait. Il espérait juste que cela viendrait le plus tard possible ou pas du tout. Il hocha la tête positivement, acceptant les mots de cet ami si précieux à sa famille.

Kanbayashi-sensei soupira tristement. Il avait lu les intentions de son hôte et ne pouvait rien faire de plus. A part peut-être convaincre ce 'frère' découvert de voir Reiji et Kiichi avant de se décider. Peut-être alors les Aoe seraient-ils reçu comme connaissance de la société secrète et contacts entre le monde magique et le monde mondain. Il suffirait que la rencontre ait de cette magie qui lie parfois des familles, pour que tout soit révélé. Il savait que Reiji et son frère étaient des personnes de confiances qui e trahiraient pas les sorciers. En plus du fait que tout mondain prêtait serment de silence en entrant dans le monde magique.

"Son nom?" Reprit le vieil homme.

"Prince." C'est tout ce que le détective a pu tirer de ses sources.

Kanbayashi-sensei cligna des yeux, une fois, deux fois, puis: "c'est déjà beaucoup trop. Pourquoi fallait-il que ce soit lui?" Dans son étonnement il n'essaya pas de cacher sa réaction à l'autre.

"Kanbayashi-sensei?" Fit Reiji en se redressant un peu plus dans son fauteuil, intéressé.

"Enfin... si c'est bien celui que je pense la tâche va être encore plus difficile. Je ne devrai même pas être surpris. Il a un caractère parfait pour entrer dans votre famille." Apercevant le doute dans les yeux de Reiji il reprit: "Rien à voir avec votre père. Rien de plus que l'apparence sombre et sévère. Des yeux d'Onyx, des cheveux tout aussi noirs, grand et digne. Pour le reste, un savant mélange de froideur comme la votre dans les moments importants, l'attitude protectrice de Kiichi mais cachée sous un extérieur insensible. Un avide désir d'échapper à la destinée choisie par un autre. Un profond besoin d'une famille à aimer et pour l'aimer."

"Vous semblez bien le connaître..."

"Pas du tout. Je ne l'ai jamais rencontré." S'amusa l'invité. 'Seulement, son nom est l'un des plus prononcé dans le pays en ce moment. Du moins le nom qu'il a aujourd'hui. Prince est..."

"Le nom de jeune fille de sa mère je sais. Mais rien n'apparaissait sous celui de son père."

"Plutôt normal. Il a pris un autre nom avant d'entrer dans le pays. Il a été adopté dans une famille importante pour sa sécurité. Mais j'en ai déjà trop dit. Et avant que vous n'essayez de tirer plus de moi... sachez que si j'arrive à le contacter ce sera son choix et non le mien de vous en dire plus."

"Avec cette discussion je me sens si proche de toutes les réponses qu'il me faudrait." Commenta Reiji.

"Cette fois il vous faudra être patient Reiji. La décision n'est plus entre vos main. Mais... je sais qui est cet homme et peut le rencontrer. S'il accepter puis qu'il confirme être votre frère, ce dont il a le pouvoir de vérifier et qu'il a sûrement déjà fait, alors il y a une grande chance que vous puissiez organiser une réunion de famille bientôt. Juste... soyez patient." Finit Kanbayashi.

Fermant les yeux pour penser un instant Reiji donna sa réponse en s'inclinant malgré sa position assis: "Je vous confie le destin de cette rencontre Kanbayashi-sensei. Je sais que vous ferez tout ce qui est en votre pouvoir."

Le vieil homme se leva et s'approcha du jeune homme au corps courbé. Posant une main sur la tête de Reiji en signe d'amitié il dit: "Je ne vous décevrez pas Reiji. S'il est en mon pouvoir d'ouvrir ces portes pour vous, je le ferai." Sur ces mots le vieil homme recula et se retourna, sortant de la pièce.

Reiji soupira en levant la tête. Il s'appuya sur le dossier du fauteuil et ses yeux se tournèrent vers la grande baie vitrée de son bureau. Tellement de choses dépendaient de ce qui allait arriver maintenant. Sa famille en dépendait. La crainte d'un autre Shougo avait au moins été effacée par la description fournie par son invité. Mais s'il le frère inconnu était quelqu'un de bien, voudrait-il les rencontrer? Tous les crimes prêtés au nom Aoe reviendraient-ils les tourmenter en effrayant ce frère? Quelqu'un utiliserait-il ce nom contre eux? Comme avait été le cas pour son jeune époux Nayoa qui avait failli être séparé de lui? Et si leur nom ne les séparait pas avant même qu'ils ne se soient rencontrés... les circonstances de sa naissance ne pousseraient-elles pas l'homme à ne pas les approcher? Sa mère avait été vendu par son père adoptif. Il y avait tant de si. Tout ce que Reiji savait été que s'ils avaient un frère là dehors, ils ne pouvaient pas le laisser 'seul'. Reiji et Kiichi avait appris qu'une famille était importante qu'elle soit de sang ou choisie. Mais si elle était de sang alors il ne fallait pas la lâcher. Car elle était donnée aux premiers jours de vie, à chérir coûte que coûte. Ensuite la vie brisait ou cémentait ces liens.

"Propriétaire?" Fit la voix d'Haruomi qui était de retour.

"Dis à Kiichi que Kanbayashi-sensei fera ce qu'il pourra." Ces mots suffirait à son frère pour comprendre que ce n'était plus entre leurs mains. Mais qu'un individu de confiance avait pris le relais.

Haruomi quitta le bureau laissant la place à son frère Shuuhei portant les contrats révisés. Il ne lui restait plus qu'à rejoindre son autre moitié, celui qu'il avait finalement épousé après que leur type d'union ait été reconnue légale. Enfin... Kiichi trouverait bien quelque chose pour s'occuper l'esprit en attendant plus de nouvelles. Haruomi finirait probablement dans un lit avec un mari très demandant ou sur toute surface disponible que choisirai Kiichi. Quel meilleur moyen de ne pas penser à ses problèmes après tout. Haruomi ne s'en plaignait pas mais son époux était un véritable petit diable. Il aurait de la chance de ne pas être attaqué en public pour faire rougie les nouvelles infirmières qui n'avaient toujours pas compris que Kiichi était pris. Maintenant qu'il y pensait, Haruomi n'était pas certain que son mari ne ferait justement pas cette chose précise... Il ne saurait pas tant qu'il n'irait pas le rejoindre. Et comme rien ne le déciderait à ne pas voir son mari il subirait ses plans comme il en avait l'habitude.

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Kanbayashi-sensei entra dans sa voiture ce soir-là après avoir visité toutes ses connaissances du monde sorcier. Il avait été introduit à cette 'société secrète' à la mort de son fils. Son héritier avait été tué par le sorcier noir sévissant en Angleterre plusieurs décennies plus tôt. Voldemort avait à l'époque voulu tester les eaux internationales. Voir si les communautés magiques du reste du monde

pouvaient tomber sous sa coupe avant l'Angleterre ou non. Le fils de Kanbayashi avait été marié à la fille cracmol (non magique) d'un couple sorcier. Pour cette raison elle avait fait parti des cible privilégiée du sorcier noir. Son fils avait simplement défendu son épouse, la protégeant des tortures que les attaquants avaient prévu. Kanbayashi était arrivé alors que ces inconnus en manteaux noirs et masques blancs disparaissaient de la demeure. Les voir ainsi s'évanouir dans l'air et être témoin de cette marque au-dessus de la maison: ce serpent sortant de la bouche d'un crâne, l'avait paralysé sur place. Il n'était resté ainsi qu'une minute avant que d'autres apparaissent sur le terrain devant la maison comme par magie. Des japonais vêtus d'uniformes de combats ninjas dont il apprit plus tard qu'ils étaient une force spéciale de sorciers de première défense dans leur pays. Kanbayashi ayant reprit ses esprits s'était précipité dans la maison. Il ne savait pas que la seule raison pour laquelle les hommes ne l'avait pas traité comme un possible danger était que les sorciers du Japon apprenait tout du gouvernement et des célébrités japonaises mondains et de ce fait l'avait reconnu. Kanbayashi avait trouvé le corps de son fils serrant celui de sa jeune épouse. Le couple aurait eu l'air endormi si ce n'était pour les traces de sangs sur leurs vêtements déchirés. Leurs visages pourtant avaient l'air si paisibles. Il ne saurait jamais que le couple avait vu venir ses derniers moments non avec peur mais avec soulagement que leurs tortures s'arrêtent. Tout ce qu'il aurait en mémoire était le dossier médical décrivant les fractures et autres blessures. Et l'espoir que l'expression sur leur visage voulait vraiment dire qu'ils étaient en paix quelque part dans le ciel. Parmi les autres étoiles.

Le Japon ne faisait rien comme les autres pays. Ici on n'effaçait pas la mémoire de tous ceux qui apprenaient l'existence des sorciers. Au contraire, il suffisait de prêter serment de silence et de devenir un contact entre les deux mondes. Magique et mondain. Kanbayashi avait été surpris du peu de personnes ayant accès à ce secret. Et soulagé de ne pas être seul et de ne pas avoir à chercher la vérité sur ce qui était arrivé. Il apprit plus les mois suivant qu'il n'aurait voulu savoir mais au moins on ne lui avait pas menti. C'est ainsi qu'il en était venu un jour à aider Reiji à retrouver l'un de ses employés enlevé par un sorcier et qu'il avait ouvert les portes de ce secret qui allait être révélé. S'il n'avait pas permis la libération de la victime, se faisant laissant glisser l'existence d'une société cachée, Reiji n'aurait pas su à qui demander de l'aide pour ce nouveau problème. Quoique connaissant les deux Aoe, ils auraient finis par mettre la main sur le secret tôt ou tard.

Kanbayashi sortit de sa mémoire lorsque la portière de sa limousine s'ouvrit brusquement. Il reconnut immédiatement l'homme qui venait d'entrer et fit signe à son chauffeur que tout allé bien et qu'il pouvait fermer la fenêtre entre les parties avant et arrière.

"Lord Mesugachi." Commenta Kanbayashi calmement.

"Mon vieil ami." Fit l'autre homme. Il était aussi vieux, quoique paraissant plus jeune, sans doute grâce au sang sorcier dans ses veines. Il était vêtu d'un long kimono noir brodé d'un dragon argenté au niveau du torse. Ses longs cheveux noirs étaient maintenus en un chignons serré sur le dessus de sa tête. Une plume argentée s'échappait de la coiffure et venait tomber sur le côté de son visage sévère. Son regard était froid et calculateur. Bien que Kanbayashi était l'un de ceux qui pouvait voir la chaleur réservée à quelques rares amis. L'homme avait eu une vie difficile. La dernière fois qu'ils s'étaient vus... pensa Kanbayashi avant de se reprendre:

"Cela faisait longtemps Lord Mesugachi. Je ne pensais pas avoir le plaisir de vous revoir."

L'homme se pencha depuis le siège en face de lui et posa ses longues mains de chaque côté de la tête de Kanbayashi. Envahissant son espace d'une manière presque agressive. Avec un légère grognement le Lord répondit:

"Inutile de me jeter mes erreurs à la figure. Je sais très bien que mon absence dans ta vie est de ma propre responsabilité."

Kanbayashi sentit son coeur se serrer: "Je t'ai fait choisir entre ton désir de vengeance et... mon amitié. C'est autant ma..." Il ne pu finir sa pensée avant qu'une bouche qui ne s'était jamais posée sur lui vienne fermer la sienne en un baiser. Quand il pu reprendre sa respiration l'autre homme le regardait d'un air passionné qu'il ne lui avait jamais montré.

"Cela faisait longtemps que je voulais faire ça mon ami." Dit le Lord en caressant le visage âgé. Il sourit à l'air consterné de l'autre.

"Kanbayashi. Ce jour-là, j'étais si près de me venger de l'homme qui avait détruit ma fille que j'en ai oublié tout le reste. Tu m'as retenu par deux fois. La première lorsqu'il était encore en vie. Et le voir mourir peu de temps après a failli me rendre fou. Je perdais toute chance de le faire souffrir. Puis la seconde fois quand j'ai voulu m'en prendre à ce qui restait de lui: ses fils. Mais tu avais raison. J'avais oublié que ma fille étais la mère de l'aîné. J'avais oublié qu'il portait son sang à elle aussi. J'aurai pu le blesser sans ton intervention."

"Tu n'avais jamais rencontré ses fils. Tu ne pouvais pas savoir qu'ils n'avaient rien en commun avec cet homme." Murmura Kanbayashi.

"Mais tu étais le seul à pouvoir m'arrêter. Après ça... je n'étais pas prêt à oublier ma rage. J'avais vu ma fille perdre toute raison. Elle m'avait coupé de sa vie pour l'épouser. J'ai appris bien plus tard ce qu'elle avait essayé de faire pour le garder alors qu'il allait divorcer. Mais lorsqu'elle a essayé de le tuer plutôt que de le laisser partir, se fichant totalement de son fils, et qu'il l'a faite enfermée... je suis allé la voir et j'ai vu la folie dans ses yeux. Elle ne parlait que de cet homme. J'aurai du me rendre compte alors qu'elle ne pensait même pas au fils dont il avait gagné la garde. Tous les plans que ma fille faisait n'était plus que des moyens de reprendre cet homme à ses côtés. Elle ne disait rien de Kiichi. Pour moi rien ne me reliait à l'enfant. Il n'était que le fils de Shougo. De celui que je détestais. Si je ne pouvais plus avoir Shougo je devais au moins détruire son sang."

"Et maintenant?" Demanda Kanbayashi toujours pressé contre le dossier de la voiture.

"J'ai mis des années à voir ce que tu avais voulu me montrer. Et je dois avouer que je n'aurais pas compris sans les récents évènements. Je me suis tenu à l'écart de mon petit-fils et son frère, observant de loin leurs actions. J'étais mitigé de les voir gérer l'héritage de cet homme hais. Les voir diriger ce que Shougo avait créé me faisait détester l'idée d'être en leur présence. Au cas où je surveillait, prêt à faire de leurs vies un enfer s'ils faisaient du mal à qui que ce soit. Mais jamais ce jour n'est venu. Ma rage s'est abattue. Pourtant j'avais passé tant de temps à maintenir la distance que je ne savais plus comment essayer d'entrer dans leurs vies. Et je n'étais pas certain de ne pas être rejeté. Cette partie de moi qui ne supportait pas de voir ce qu'il restait de Shougo n'a pas aidé mes décisions non plus." Fit l'homme en maintenant son regard sur l'autre.

"Qu'est-ce qui t'as fais changer d'avis?"

Lord Mesugachi rit alors à gorge déployée. L'ironie de ce dernier mois ravivant plus d'émotions qu'il n'avait eu toutes ces années dans l'ombre.

"Leur frère a sauvé ma famille."

Kanbayashi se redressa, son visage à quelques centimètres à peine du sorcier.

"Comment?" Fit-il avec étonnement.

"La fièvre du dragon est revenue cette année. Nous étions en train de perdre la moitié de notre population. De nombreux de mes cousins, neveux et nièces en étaient victimes."

"La cure du maître de potion. Alors j'avais raison? Severus Black est bien leur frère?"

"Oui, il l'est. Je n'ai su ce fait qu'en recevant la demande de celui qui l'avait adopté pour des informations sur les Aoe. Je n'ai accepté de donner ce que j'avais que pour deux raisons: payer ma dette envers l'une des familles dont cette personne était l'héritier et à condition qu'il me dise pourquoi il voulait mon dossier sur eux. Quand il m'a dit que Severus Black était leur frère... j'ai cru que mon coeur s'était arrêté. Cela fait trois ans maintenant que les sorciers ne parlent plus que de ce maître de potion anglais qui fait des miracles. De ce qu'il a vécu dans son pays. Tout est connu de son passé et des ses choix et actions. Ses erreurs aussi bien que ses accomplissements. J'avais pensé bien avant qu'il ne vienne vivre au Japon avec cette potion miracle que ce serait un honneur de le rencontrer. Sachant tout ce que je savais de lui, je pensais qu'il était digne de tous les honneurs que le Japon lui donnait. Apprendre sa parenté était un choc qui m'a réveillé. J'ai pu comparer sa vie à celle de ses frères. J'ai pu voir ce que j'avais refusé jusque là: tout le bien qu'ils ont fait autour d'eux. D'accord Reiji est à la tête de cette entreprise peu respectueuse..." Il s'arrêta au regard outragé de l'autre homme... dont il se rappela alors qu'il était en contact avec Reiji et le fameux club de rencontre. Il cligna des yeux et reprit. "Malgré son travail il a pris soin d'un certain nombre de personnes que seules ses méthodes pouvaient aider. Des gens plein de bonté qu'il a remis sur leurs pieds. Kiiji est un docteur dans le meilleur hôpital de la ville. Et Severus a sacrifié toute sa vie pour sauver tout un pays et plus si on pense à ce qu'aurait fait Voldemort une fois l'Angleterre sous sa coupe."

"Des jeunes hommes d'honneur." Dit Kanbayashi en fermant les yeux. "Tu sais qu'il est peut-être trop tard?"

"Pour que je sois accepté par mon petit-fils et sa famille? Oui. Pour leur donner ce coup de main et avoir peut-être une chance avec ton aide? Je peux leur faire ce cadeau au moins. Et aussi..." fit-il en caressant la joue de l'homme en face de lui.

"Et aussi?" Demanda Kanbayashi. Sa respiration presque difficile dans l'atmosphère lourde de la limousine. Ou peut-être étais-ce l'assaut de sensations et sentiments sur ses sens?

Lord Mesugachi se pencha à nouveau et embrassa à nouveau Kanbayashi. Il s'écarta le temps de murmurer: "Et aussi de te retrouver." avant de reprendre possession des lèvres de l'autre.

Kanbayashi pensa juste avant d'être emporté par le baiser: 'peut-être y a-t-il une chance après tout pour un meilleur lendemain. Pour Kiichi, Reiji, Severus... et peut-être aussi pour moi?'

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Note auteur: Ma muse voulait vraiment mettre Kanbayashi-sensei. Parce que depuis que je l'ai vu apparaître dans le manga je me demandais souvent quelle était son histoire à lui. Ma muse a pris mes pensées comme raison de lui donner une vie en rapport avec les deux séries de livres. Il vient de Love Mode mais a sa place dans Harry Potter aussi après ce chapitre. J'espère que ça vous a plu. Et à bientôt pour un prochain chapitre. Je dois juste demander à ma muse pourquoi elle revient juste pour cette histoire. Je n'ai toujours pas compris comment elle fonctionne. Lol.