Chapitre 23, Le processus s'accélère.

– Naël viens voir !

Akira riait aux éclats alors que la télévision passait les informations de dernière minute. Nezu s'y trouvait, accompagné de All Migt et d'autres héros. Le tunisien grogna et commença à repartir dan la cuisine, mécontent.

– Allez quoi regarde avec moi ! Je me sens tout seul c'est pas drôle !

– Je fais à manger.

– Mais Naël…

Voyant que rien n'y faisait, Akira gonfla ses joues et croisa ses bras en murmurant des insultes. L'arabe soupira. Il ne changeait pas.

« Que pensez-vous de l'affaire « Cauchemar » ? En saviez-vous quelque chose ?

– Nous avons tous été surprit, non seulement par les horreurs qu'ont vu les victimes et le nombre de mort, mais aussi par la fait que les deux vilains qu'on nomme 'Fiction' et 'Rêve' serait d'un autre monde. C'est une sombre histoire et personne ne devrait avoir à vivre ce qu'ils ont vécu. »

– Oh, ils sont désolés pour nous ! Trop drôle, il l'était moins quand on vivait ça !

– Éteins ça.

– Non regarde comme ils se justifient !

« C'est une décision qui a été difficile, mais à partir d'aujourd'hui nous les considérons comme des vilains. il y eut une huée et le représentant eut du mal à aligner d'autres mots pendant un moment, Je comprends votre incompréhension, mais si nous faisons une exception alors tout le monde deviendra des exceptions.

– Ils ne viennent pas de notre monde, comment comptez-vous les traiter après les avoir capturés ? »

– Oh, ça devient intéressant !

« Une fois que nous les auront attrapé, nous comptons les mettre dans une maison de rétablissement et leur donner les soins nécessaires suite aux traumatismes qu'ils ont. D'après nos informations, ils sont encore mineures alors nous ferons tout notre possible pour les aider à s'intégrer dans notre société. »

– « S'intégrer dans notre société ? » Il désire la mort lui ?

– Akira calme-toi.

– Me calmer ?

Le jeune homme rit aux éclats pour faire une rupture brutale et abordait un visage sérieux. Il se retourna doucement vers Naël alors qu'il se sentait bouillir. Il pouvait sentir la rage venir de ses tripes lui contracter les muscles, son corps tremblait et s'enfonça ses ongles dans ses cuisses à en saigner. L'arabe le regarda faire sans rien dire.

– Ils nous traitent comme de la merde, ils nous discriminent et nous torture et maintenant quoi ? Ils sous-entendent que nous sommes comme eux ? Pour qui se prennent-ils ?

Akira arrêta de trembler soudainement et se leva d'un coup. Le sang coula de ses cuisses alors qu'il se dirigeait vers la porte d'entrée, furieux. Il prit un sweet bleu et balança un rouge sur Naël.

– Bientôt ses bâtards de Yueï vont avoir une petite fête dans leur établissement… Et si on faisait un tour, de quoi voir comment les détruire de l'intérieur ?

– Pourquoi Yueï ?

– Ils sont les numéros un… Quoi de mieux que détruire les premiers, les plus forts, l'élite de la société pour faire trembler les autres ?

Naël se renfrogna. Il était cassé, triste et furieux, oui, mais il ne voulait plus de vengeance. Une voix en lui lui disait que ça ne servait à rien si ce n'est ressasser le passé. Il observa son ami, le doute commençant à s'emparer de lui.

– Tu ne crois pas précipiter les choses ?

– Non, j'accélère juste le processus.

Naël se tut et se contenta de continuer à le fixer. Il soupira et mit le vêtement alors qu'il partait éteindre la plaque de cuisson dans la cuisine, totalement exténué.

Louise leur manquait terriblement, et Akira devenait de plus en plus fou. Lui, il se contentait de suivre les dires du japonais sans penser à autre chose que les ordres. Les jours passaient sans qu'il ne le voit, trop absorbé par la douleur constante qu'il ressentait à la poitrine pour dire quoi que ce soit.

Il soupira une dernière fois alors que les larmes lui venaient.

– Louise, donne moi de la force, je t'en supplie…