Chapitre 27, La Nostalgie.

Louise était dans le supermarché avec Jirou, Mina, Ochako et Momo. Elle n'avait pas vraiment comprit pour quelle occasion elles étaient ici, mais ce n'était pas grave. Elle profitait du moment sans se poser plus de question, la tête dans les nuages. Elle aurait aimé voir les garçons avec elle et plus le temps avançait plus elle voulait les voir.

– Na, regarde ! Mina lui montrait un haut rose, Comment il me va ?

La jeune fille secoua la tête positivement en souriant. Assis dans son fauteuil, c'était Jirou qui la guidait à travers les rayons et les deux filles regardaient les trois autres choisir des tenues. Un Samedi comme les autres, dans lequel la blonde devait avouer qu'elle voulait un peu plus d'animation. Chose souhaitée, chose faite. Mina s'éclata le nez à terre soudainement, laissant du sang couler. La rockeuse et la française se figèrent un instant, surprise, puis éclatèrent de rire avant d'aller vers l'alien qui murmurait quelque chose dans sa barbe.

– Comment tu as fait pour tomber, il n'y avait littéralement rien !

– Je sais pas, je jurai avoir sentie un truc s'agripper à ma cheville !

Jirou rit de nouveau et Momo arriva à ce moment là, un haut à la main.

– Les filles, que pensez-vous d-

Sans en dire plus, elle tomba à terre de la même manière que Mina alors que Jirou fronçait les sourcils, suspicieuse. Une fois oui, mais pas deux. D'instinct elle se tourna vers la blonde, pour s'assurer qu'elle était intacte et laissa la rose relever la brune. La jeune musicienne en profita pour regarder avec attention les alentours, sans succès.

– Mina reste avec Natsu. Momo, vient avec moi faire le tour du magasin on va chercher Ochako.

Les deux filles hochèrent la tête et la déléguée se plaça derrière Louise et la sortit du magasin en reposant tous les articles qu'elle avait prit. Elles se posèrent pas loin du magasin, la jeune fille sur ses gardes alors qu'elle achetait une glace à Louise. Celle-ci lui sourit en remerciement et entama son met, contente.

– Alors ?

Jirou se gratta la tête, pensive. Mina en profita pour répondre qu'elle n'avait rien vu d'étrange et Ochako vint poser un ruban sur la tête de la blonde. La japonaise lui offrit un sourire tout en accrochant deux à ses poignets. Louise les regarda avec attention et ferma les yeux un instant, nostalgique.

Le ruban dans ses cheveux était rouge, celui à gauche était jaune et celui à droite était bleu.

Un petit débat fut engagé et les filles conclurent qu'il était l'heure de rentrer et que ce centre n'était pas très sûr. Même si c'était l'œuvre d'un petit farceur, elles préféraient être prudente plutôt que se retrouver face à des vilains.

– Momo ?

La jeune fille se retourna et fit face à Jirou, Ochako et Mina qui étaient droites. La déléguée se figea et tourna son regard vers les filles à côté d'elle. Personne n'était là. Elle se retourna vers ses camarades de classe et elle fut aussi confuse qu'elles.

– Mais vous étiez juste là, avec moi…

– Non, on vient juste de sortir du magasin.

– Où est Natsu ?

Silence.

Momo regarda à côté d'elle avant de tourner le regard vers les filles. Le fauteuil roulant était vide mais encore chaud. Sans un mot de plus, les filles comprirent et Mina sortait son téléphone pour appeler Aizawa alors que les autres se séparaient, à la recherche de la blonde.

Même blonde qui souriait de toutes ses dents, serrant fortement un jeune homme qui la portait. Jeune homme qui pleurait et tremblait tant ce moment lui semblait irréel.

– loulou, loulou, loulou…

Il ne cessait de répéter son nom sans s'arrêter, comme si elle pouvait s'envoler à chaque instant.

– Oui Naël, c'est moi. Je suis là, je ne pars plus. Je suis là Naël, tout va bien maintenant.

Elle ne cessait de répétait ça, pour le rassurer comme elle le pouvait.

– Bonjour Louise.

La blonde regarda par dessus l'épaule du basané les yeux pétillants. Surprise, elle offrit ensuite son plus beau sourire à son interlocuteur qui la regardait avec une douceur infinie.

– Bonjour, Akira.

– Ma Lou à moi, ma loulou…

– On rentre à la maison Louise.

– Tu ne partiras plus loulou, on te tient tu ne peux pas t'échapper.

– J'en suis ravie mes amis.

Ensemble, passant à travers la foule de manière inconnue, les trois enfants sortirent du centre alors que les apprenties-héroïnes continuaient à chercher leur amie, sans nouvelle. Mais ça, Louise n'en avait plus vraiment conscience, son monde se refermant automatiquement sur ses deux amis de fortune.